jeudi 17 septembre 2009

Cherche pauvre désespérément


Discours surprenant de nos gestionnaires de fonds d’aides, et du RSA en particulier. Ainsi, dans l’Ain, il n’y a que 7 000 personnes qui ont sollicité le RSA alors que l’on en attendit 3 fois plus. C’est scandaleux, je voulais aider vingt milles personnes, et seuls sept milles acceptent ! Au secours, aider moi ! Pourquoi me fuient-ils ? Ils ont le droit d’être aider, c’est leur devoir de quémander! Ou sont passés les pauvres ?
Pour partie dans des calculs idéologiques. Durant des années, le seuil de pauvreté s’établissait en dessous de 50% du revenu médian (méthode qui signifie clairement que plus le pays s’enrichi, plus il est susceptible de compter de pauvres). À ce compte, il y avait 15% de pauvres en 1970 et 6,5% en 2006. En 35 ans, le nombre de pauvres est divisé par deux, ce qui est intolérable aux yeux des misérabilistes qui prétendent en permanence que le nombre de pauvres augmente sans cesse. Donc et dorénavant, le seuil de pauvreté est relevé à 60% du revenu médian, ce qui double ipso facto le nombre de pauvres à sauver à la grande satisfaction des prophètes de malheur.
Pour partie dans la présentation qui est faite du RSA et qui fait que beaucoup croient qu’il faut avoir relevé du RMI pour prétendre au RSA, ainsi que pour la lourdeur du dispositif qui fait fuir certains.
Ainsi donc, faut-il sauver 10 000 ou 20 000 pauvres ? la question doit être posée, et je la pose.
Enfin les pauvres, telles qu’ils sont décomptés ont-ils envi d’être sauvés malgré eux ? Faut-il les aider de toute force pour satisfaire aux caprices de certains et entrer dans les statistiques (je suis plus social que toi car j’ai plus de pauvres que toi) ? En se monde biblique (aide-toi et le ciel t’aidera) est-il interdit aujourd’hui de se contenter de ce que l’on a ?

dimanche 6 septembre 2009

Contribution Climat Énergie

Certains sont contre une taxe carbone, mais pour une Contribution Climat Énergie. Certains l’ont rêvé, le gouvernement l’a fait. La démagogie et le détournement de vocabulaire n’est pas d’hier. Tous nos politiciens ont signé des deux mains le pacte de Nicolas Hulot, mais dès qu’il est question de mettre en application, il n’est pas question de laisser faire les autres (Je suis pour, mais pas comme ça !).
Pour ceux qui considèrent que le projet est illisible et qu’il y a cacophonie dans la majorité, ils oublient la méthode du gouvernement actuel. Toujours annoncer les projets dès le départ et engager publiquement le débat. Ne serait-ce le comportement de certains qui s’ingénient à en déformer le sens, le débat public est fondamental. C’en est fini des décisions bâties en petits comités et présentées toutes ficelées au Bon Peuple. C’est ainsi que certains projets ont sensiblement évolué.
Quant au sondage d’opinion, qui n’est pas un référendum, il est aisé de dire que Le Peuple est contre de nouvel impôt. Le Peuple est d’ailleurs toujours contre tous les impôts qui le concernent. Il est tout de même agréable de constater que 1/3 des Français a conscience de l’importance du projet et considère qu’il est nécessaire. Encore un peu de pédagogie, et l’adhésion progressera.
Considérer que c’est un coup tordu que de ne pas taxer l’électricité (qui reste l’usage le plus onéreux de l’énergie), c’est refuser d’accepter qu’en France, grâce au nucléaire et aux nombreux barrages, l’électricité doive très peu aux énergies fossiles. Que n’aurait-on entendu si l’on avait considéré que la TIPP suffisait pour ne pas en ajouter au prix du carburant !
Dire que taxer les Français, qui représentent si peu dans la consommation mondiale, est inutile, c’est oublier que si aucun pays ne fait rien ne se fera, que d’autre pays se sont déjà engagés sur cette voix et que d’autres s’y préparent. Si chacun balaye devant sa porte, c’est toute la ville qui est plus propre. Penser globale, agir local. Reste à considérer les mesures pour inciter les autres pays à suivre (quel bilan carbone pour un produit de Chine ou des USA ?).
Je suis chagriné de devoir compter avec une contribution supplémentaire, mais je dois aussi considérer qu’elle est nécessaire pour faire avancer le bon sens.

lundi 31 août 2009

retour en enfance

Juste pour sourire à la veilles de la rentrée scolaire.

Mesdames Charlotte de Turkein, Laurence Boccolini, Valérie Damidot symboles de la forme féminine de chef d'établissements scolaires pour les producteurs de série télévisée.

Dernièrement une Isabelle Adjani soufflées aux cortisones pour incarner un enseignant psychotique.

Pourquoi ces profils de femmes fortes plutôt que des silhouettes effilées?

Je ne sais ce qu'en pensent les vrais professionnelles de la mission, mais il me semble y voir quelque réminiscence des complexes d'adolescents face à l'autorité scolaire, voir un règlement de compte sournois avec cette institution qui ne leur a peut-être pas apporté tout le bonheur qu'il y attendaient.

Un sujet pour un futur thésard?

samedi 29 août 2009

La vengeance du mâle

Étrange décision d’une cour de justice européenne que celle qui confond égalité et égalitarisme et nie totalement la réalité physiologique qui différentie les sexes. Le système de retraite français bonifie les carrières des femmes de 8 trimestres par enfant. Il m’avait semblé que c’était une reconnaissance à la maternité qui, jusqu’à preuve du contraire, est un événement spécifiquement féminin.
Il est vrai qu’au fils du temps, cet avantage, comme tant d’autres, a été détourné, puisqu’il n’est maintenant reconnu que si la naissance, mais aussi l’adoption, est suivi d’un nombre minimum de vie commune avec l’enfant.
C’est donc dans cette brèche que se sont engouffrées certaines associations du toujours plus, et des juges probablement masculins, pour faire considérer que cette vie commune concerne aussi, éventuellement, le mâle de la maison et que l’équité et la justice doivent lui reconnaître les mêmes avantages.
C’est évidemment s’asseoir sur la réalité où la carrière féminine est presque systématiquement sacrifiée au profit de la famille, sans même parler de l’autre réalité, bien physiologique et strictement féminine, de la grossesse. C’est en compensation de cette là réalité que “l’avantage enfant” a été défini en son temps. J’abonderai dans le sens égalitariste le jour ou le hommes souffriront du cancer de l’utérus et les femmes de la prostate.
Donc, s’il faut revenir dessus, il faudra prendre en considération la réalité qui n’a rien à voir avec l’égalitarisme d’une pseudo justice : qui assume la grossesse (avec d’adoption et en ces temps de projet de gestation pour autrui, il est important d’y penser), qui assume l’allaitement, qui sacrifie plus ou moins sa vie professionnelle pour s’occuper des enfants ?

mercredi 26 août 2009

Grippe A

Il y a un siècle, une certaine grippe espagnole a provoqué des millions de morts. Une vrai épidémie et une catastrophe humaintaire. Aujourd’hui, avec une population mondiale triple, on cherche à nous inquiéter avec quelques décès !
Le principe de précaution conduit à des comportements extraordinaires. La découverte d’une nouvelle variante de virus de la grippe relance une surenchère de mesures.
Le plus surprenant est l’incohérence du discours, qui ne semble pourtant surprendre personne !
La grippe “aviaire” s’était développée dans le sud-est asiatique, en zone tropicale, et nous prenions moult précautions dans notre Europe très tempérée. En pure perte puisque d’épidémie, il n’y en eut guère.
La grippe H1N1 (porcine, mexicaine, A ?) est tout autant d’origine tropicales, et c’est à nouveau l’effervescence dans notre Europe très tempérée, et l’enrichissement assuré de certains laboratoires. Je passe sur les opportunistes qui en profitent pour massacrer les troupeaux de porcs au nom de la pureté islamique.
On nous annonce un développement aux antipodes, en précisant que là-bas, c’est l’hiver austral (en plein tropique !) et que nous pouvons craindre le pire dans quelques mois lorsque la température baissera chez nous (vous avez vu la météo de Nouméa ?). Ou sont les morts des zones tempérées sud ? Aucune catastrophe annoncée en Nouvelle-Zélande comme en Patagonie.
Je suis donc serein quant aux risques en Europe, et il faudra certainement un médecin très persuasif pour me faire vacciner.
À crier au loup sans cesse, bientôt, aucune annonce ne sera crédible.
Alors le pire sera vraiment à craindre.

Pour qui roule notre épargne ?

Depuis quelque temps, le grand public découvre l’arrière-cour nauséabonde des banques. Par la même occasion, il découvre aussi, même s’il s’en doutait un peu, que son épargne rapporte infiniment plus à d’autres qu’à lui-même. En ses temps où le livret A ne rapporte que des fifrelins, les opérateurs de banques encaissent un tiers des profits engendrés avec notre argent. Il reste d’ailleurs surprenant de se voir encore proposer des crédits à la consommation à 20% ! Il est évident que si prêter aux entrepreneurs rapporte dix fois moins que de spéculer sur les variations de consommations en fonction du risque de grève, ou sur les risques de variation du cours du pétrole en fonction de la spéculation, il est compréhensible que certaines banques boudent la vraie vie pour le virtuel.
La titrisation (instauré en France par le gouvernement Bérégovoy !) est l’ultime avatar du système, puisqu’il consiste à refiler la patate chaude des crédits accordés en gagnant au passage.
Il y a quelque chose de pourri dans le système. Nous dire qu’il faut en passer par là pour conserver ces génies de la magouille me laisse extrêmement septique. L’excès étant la pire des choses, promettre des montagnes de billets à certains est certainement le meilleur moyen de pousser au maximum de risques, avec les conséquences que l’on supporte.
Alors que l’intéressement est très sérieusement encadré dans la vraie vie (pas plus de 10% de la masse salariale), le système bancaire déverse 1/3 de ses profits à ses spéculateurs salariés.
Le vrai problème est que tout ceci se passe avec notre argent, et que les banques nous ponctionnent largement pour cette gestion qui leur rapporte tant. Je ne prends pas beaucoup de risque à considérer que, compte tenu des profits réalisés avec notre argent avec la spéculation, le service des comptes courants pourraient être totalement offert.

jeudi 30 juillet 2009

découpage électoral

Grosse émotion autour du nouveau découpage électoral. C’était pourtant une nécessité, après plus de 20 ans, pour tenir compte de l’évolution de la population. Ce devrait même être sytématique après chaque élection. Il est vrai que certains n’ont même pas eu le courage d’y toucher, même après avoir furieusement critiquer ”le charcutage Pasqua” pourtant établi avec la bienveillance du Président de l’époque.
Je trouve pour ma part que nous avons beaucoup trop d’élus et que s’aurait été une excellent occasion que réduire, au moins progressivement, la voilure.
577 Députés et 343 Sénateurs pour 65 millions de Français et 736 Députés pour 495 millions d’Européens, c’est d’une part 1 élu pour 70 000 et d’autre part 1 pour 673 000. C’est surtout plus d’élus nationaux en France que d’élus Européens ! Ce rapport de 1 à 10 a quelque chose d’indécent. Un peu comme nos communes !
Ne pourrions-nous nous satisfaire d’un député et un sénateur par département ? Même à ce compte, nous aurions encore 1 élu pour 325 000 Français, soit encore deux fois plus que pour gérer l’Europe. Certainement un peu mois de désordre dans nos instances législatives, et beaucoup moins d’amendements de blocage !
Dans ces conditions, ce remaniement est un peu un coup à blanc.
Pour ceux qui font des calculs savants pour savoir si tel parti sera gagnant ou lésé, qu’ils n’oublient pas que les circonscriptions n’appartiennent pas aux partis, mais aux électeurs (sinon pourquoi voter !) et que ce sont des personnes qui sont élues, assez souvent au-delà du parti (confère certains parachutages).
Je ne pense pas qu’un député de plus dans l’Ain (mon département) lui confère plus d’honorabilité.
Je pense par contre que découper des petites villes (Bourg-en-Bresse) entre les circonscriptions relève de la bêtise. Il est vrai que ces villes sont déjà découpées en cantons, ce qui relève de l’absurde (le principe du canton étant d’avoir une compétence intercommunale, un vote proportionnel au niveau de la commune serait plus judicieux).
Notre démocratie a décidément encore des progrès à faire.

Contribution Climat Énergie

C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour “le consommateur ordinaire”, celui qui ne se préoccupe pas de la vraie valeur des choses et pour qui “le moins cher est le mieux”. C’est aussi une mauvaise nouvelle pour les plus bas revenus pour qui toute hausse des coûts devient une réelle contrainte.
C’est aussi l’occasion de constater un florilège de “bonne raison” de la refuser :
Les opposants considèrent que c’est un impôt de plus sans contrepartie. Un impôt injuste car non progressif. Comme si la progressivité de la ponction était un signe de démocratie ? Nous sommes un des rares pays à le pratiquer, et seulement sur l’IRPP qui ne concerne plus que la moitié de la population. Les plus gros consommateurs sont bien les plus gros revenus qui disposent des plus grands logements et des voitures les plus puissantes.
Un impôt qui frappe à la campagne plus qu’à la ville, comme si c’étaient les plus mal lotis qui décidaient de s’isoler à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail urbain.
Curieusement, personne ne constate que si cette contribution frappe les carburants et autres combustibles fossiles, elle s’ajoute à une plantureuse TIPP pourtant destinée dès sa création à nous dissuader de consommer.
S’est-on autant ému en 2007 de la hausse du prix des matières premières ont sérieusement ponctionner tous les revenus ? Juste pour constater que l’on n’y pouvait rien et qu’il faudrait prendre des mesures compensatrices (hausse des revenus, baisse des taxes, …). Mais aucun n’a prévu que cette hausse serait un des moteurs de la crise économique et financière mondiale.
Depuis 35 ans, nous savons que les énergies fossiles sont épuisables et que leur usage immodéré nuit gravement à notre unique petite planète. Mais depuis ! Mais depuis 35 ans, nous raisonnons comme si c’était aux autres d’agir en se serrant la ceinture (au sens propre d’ailleurs dans certains pays étranglés par le prix des énergies).
Certains critiquent la politique de diversification des énergies lancée dans les années 70 la France, refusant le nucléaire sans contreparties alors qu’il nous assure , sans CO2 et avec les barrages l’essentiel de notre électricité à un prix encore sans concurrence. Certains prônent la décroissance sans chiffrer la population à supprimer pour y parvenir.
La Contribution Climat Énergie est un des multiples volets du grand Grenelle de l’Environnement, avec les crédits d’impôts aux investissements réducteurs de consommations et ceux d’engagement dans les énergies renouvelables, avec la disparition de certaines ampoules à incandescence, avec le bonus malus énergétique sur les véhicules, ….
Je suis chagriné de devoir subir une autre taxe sur mes consommations d’énergies, mais je continuerai à rechercher le véhicule qui correspond le mieux à mon usage avec la moindre consommation, je continuerai à améliorer mon habitat pour réduire encore et toujours ma dépendance énergétique.
Mon souhait, et pourtant, comme retraité dans la moyenne, je n’en serai certainement pas bénéficiaire, est que cette contribution soit redistribuée en compensation vers les personnes les plus dépendantes des énergies fossiles, et en aide au développement des énergies renouvelables. Je souhaite que cette CCE, la TIPP, ainsi que les 12% de taxes locales ponctionnées sur les consommations électriques soient utilisés à la promotion des énergies renouvelables. Actuellement, ce pactole est une danseuse électorale dans de nombreux départements, son but initial d’électrification rurale est atteint depuis des décennies. Les Syvu qui la gèrent rivalisent d’imagination pour le consommer : réseau gaz, nième réfection de réseau, Internet haut débit, et toutes choses n’ayant plus aucun rapport avec l’objet initial.
Cette CCE est, à mon sens indispensable, et si l’actuelle opposition était au pouvoir elle l’aurait aussi mise en place, ne serait-ce que pour satisfaire leur alliés écologistes.

dimanche 26 juillet 2009

Arbitre

Je trouve très dangereuse la dérive ces relations sociales actuelles.
Séquestrer cadre ou patron, menacer de saborder l’outil de travail, sont des méthodes mafieuses alors qu’il existe en France un Code du Travail et des arbitres (les Conseils de Prud’Hommes) pour le faire respecter.
Encore faut-il que les salariés, eux-mêmes, ou plus précisément les syndicats qui les représentent ne scient pas la branche qui les supporte. Dans de nombreux départements, depuis les dernières élections (décembre 2008), les Délégués Prud’hommes de certains syndicats de salariés refusent de siéger en contestation de dispositions encadrant le fonctionnement des Conseils. Cette grève (mais est-ce une grève où un déni de mandat, puisqu’ils sont élus ?) contre le pouvoir législatif porte gravement préjudice aux salariés comme aux employeurs. Et cette action de blocage peu duré puisqu’elle ne porte pas atteinte à ce contre quoi elle prétends combattre (Député et Sénateur, eux aussi élus démocratiquement, ne subissent aucun préjudice dans cette action). Et, faute de rendre justice, tout reste en suspends et de nombreux salariés, de nombreux employeurs, sont privés de la reconnaissance de leurs droits.
Les Conseils de Prud’hommes sont les arbitres du droit du travail. Pourquoi séquestrer un cadre pour contester une sanction estimée injuste puisque le CPH peu donner la juste réponse ? Pourquoi menacer de faire sauter une usine pour une prime licenciement si le CPH peu évaluer la juste indemnité ? Probablement parce que certains groupes préfèrent le spectaculaire (médiatique !) à l’efficace, la violence (révolutionnaire !) au droit (d’essence démocratique et paritaire). Dans notre société, celui qui ne déteint pas (plus !) le pouvoir s’estime en droit de violence alors que depuis 30 ans, moult outils de médiations sont là pour le protéger et le défendre.
Notre démocratie est malade de son pouvoir trop fort et de la déliquescence des contre-pouvoirs et de l’opposition. Sans arbitre, tout combat est voué à la revanche, pire, à la vendetta sans fin.

jeudi 23 juillet 2009

prix agricoles

Propos tenu par un responsable agricole : « en 2007, avec l’augmentation de la demande internationale qui a entraîné une augmentation du prix du lait, nous étions alors au bon prix. En 2008, la surproduction pose à nouveau problème »
Autrement dit, puisque ce qui est rare est chère, il faut créer et entretenir la pénurie. Je trouve le propos assez inacceptable.
Les prix agricoles ont augmenté de 30% en 2007 et baissé de 20% en 2008. C’est tout de même une hausse de 10% sur 2 ans, ce que peu de particuliers comme d’entrepreneurs peuvent revendiquer en ces temps de crise (crise dont les prix agricoles de 2007 ne sont pas totalement étrangés).
D’autant que, quoi que l’on fasse, il y a matière à critiquer :
L’établissement de quota permet de maintenir un prix de marché élevé avec comme contreparties : un prix défavorable au consommateur, une production limitée contrariant les producteurs les plus dynamiques, lesquels réclament la liberté de produire.
La liberté de produire, et donc la liberté des prix, surtout après une pénurie, conduit à une augmentation de la production, ce qui induit une baisse de prix. Les mêmes qui voulaient la liberté réclament alors l’encadrement.
Qui se souvient des prix yoyo des pommes de terre ou des choux-fleurs dans les années 50 et 60 ? Qu’une année marque une forte hausse des prix, et l’année suivante tout le monde voulait produire, ce qui conduisait imancablement à une chute spectaculaire des cours. 1/2 siècle plus tard, il semble que certains n’aient rien appris !
De plus, il est beaucoup question des prix agricoles, jamais des revenus des agriculteurs. Or, les gains de productivité ne sont pas des légendes. Les gains de productivité ont permis de passer en 2 siècles de près de 50% de la population attacher à l’agriculture à moins de 5%, et cette productivité continue encore à progresser visiblement. Si les prix étaient restés identiques, le pain serait au prix du homard, et les dépenses alimentaires consommeraient encore l’essentiel des revenus.
Enfin, dès le 19e siècle, les agriculteurs se sont regroupés en coopératives pour contrôler leur prix face à des acheteurs pratiquant l’entente. Aujourd’hui, face aux puissantes centrales d’achat des grands réseaux de distribution, ces coopératives semblent impuissantes. Existent-elles encore ? Remplissent-elles encore ce rôle de régulateur ? Les agriculteurs ne se sont-il pas tirer une balle dans le pied en les court-circuitant (pour gagner, quelques temps, quelques sous de plus en vendant directement aux centrales d’achat) ?
Dans une économie mondialisée, il est illusoire de demander à l’Europe, encore moins d’un État, de créer une zone de protection.

vendredi 17 juillet 2009

Seuil de pauvreté

L’évaluation de la pauvreté en France (et dans les pays « développés ») est source de polémique permanente. Toutes les statistiques vérifiées montrent que la pauvreté est en baisse continue depuis la fin de la dernière grande guerre. Mais la manipulation des chiffres permet d’affirmer le contraire en permanence. Ainsi, selon le seuil de pauvreté, qui détermine les personnes qui perçoivent moins que la moitié du revenu médian des français (autant de Français qui gagnent plus que de Français qui gagnent moins), c’est en 2006 6,3% des Français qui sont concernés. (sur les mêmes bases, ils étaient 15% en 1970). C’est déjà beaucoup trop, mais au regard de certains, le chiffre n’est pas assez alarmant et ils modifient les règles et calculent sur la base de 60%, et doublent ainsi le nombre calculé de pauvres. Les mêmes qui comparent les anciens chiffres sur la base de 50% aux nouveaux sur la base de 60% se gardent bien de dire que toute choses égales, les chiffres baissent régulièrement et continûment.
En même temps, comme les aides sociales progressent pas à-coups et les revenus régulièrement, selon que l’on calcul avant ou après réévaluation, le nombre de pauvre augmente ou régresse.
Caricature : À chaque fois que les lobbys obtiennent des hausses de revenus (des salariés, des agriculteurs, des fonctionnaires, des retraités, …), ils augmentent mathématiquement le nombre de pauvres. Ainsi, si le nombre (calculé) de pauvres augmentent, c’est que les revenus de l’ensemble de la population augmentent. Les revenus des uns font la pauvreté des autres, et annoncer l’augmentation du nombre de pauvre, ce n’est pas annoncer l’augmentation de la pauvreté mais l’augmentation de la richesse de l’ensemble de la population. Mais ceci est politiquement très incorrecte.
Méfions nous des chiffres et allons toujours chercher les données à la source.

mardi 7 juillet 2009

La belle excuse

Selon le BEH (!), chez les primo-inscrits à l’université, un étudiant sur quatre serait concerné par des troubles psychiatriques avec un retentissement important sur leurs études, ce qui pourrait en partie expliquer le taux d’échec.
Alors, évidemment, dans ces conditions, ni les enseignants, ni le mode d’organisation de l’université ne sont responsables de l’épuration en fin de première année. Ce n’est même pas de la faute des étudiant puisqu’il sont malade ! Il faudra tout de même nous expliquer pourquoi seules les universités publiques françaises sont touchées par ce syndrome et que ni les IUT, ni les grandes écoles ne sont concernées. À ma connaissance, il n’y a pourtant pas d’examens psychiatriques à l’entrée de ses filières.
L’échec de l’université vient de l’absence dramatique de sélection à l’entrée de la première année, ce qui conduit à une sélection par l’échec plus tard, avec la pression qui va avec, et surtout avec l’absence d’adéquation entre les formations délivrées et les capacités de l’étudiant. Ce reliquat de mai 68 ou l’université doit être ouverte à tous sans restriction montre ses limites avec 80% d’une classe d’âge au niveau du Bac.
Il n’y a rien de psychiatrique là-dedans, sauf peut-être pour ceux qui ont conduit cette étude bizarre et qui semble surtout destinée à dédouaner un fonctionnement universitaire anachronique.
Il est urgent de réformer cette institution, et surtout de contrôler les capacités et les connaissances de ceux qui poursuivent des études au frais du contribuable.

dimanche 5 juillet 2009

Des dangers de notre société

Certaines associations antitout considèrent que le nucléaire doit être banni sous toutes ses formes. Dernier argument en l’air : la distribution de pilules d’iodes à proximité des centrales électriques serait la preuve que le pire est envisagé, et qu’à leur avis, il serait donc inévitable. À ce compte, il est nécessaire de reconsidérer tous les cas de mesures préventives : supprimer les voitures car airbag et ceinture de sécurité sont la preuve que l’accident est envisagé, supprimer l’électricité car les disjoncteurs …, supprimer les feux car les extincteurs …, supprimer les constructions car les mesures parasismiques …, supprimer les rapports sexuels car les préservatifs…, ….
Dans tous les cas, dans nos pays extrêmement précautionneux, en prévision des risques, naturels comme industriels, le pire n’est qu’envisagé que pour en limiter la probabilité et réduire le danger en cas de survenance.
Le risque zéro n’existe nulle part.

OGM

La preuve par la pratique.
Certains prétendent que le maïs OGM est néfaste pour la nature et serait susceptible de créer des variétés sauvages indésirable. Faut-il rappeler que le maïs est un étranger et un envahisseur en Europe et que c’est globalement lui qu’il faudrait bannir, OGM ou pas. De même pour les pommes de terre, les tomates, les platanes, et quelques autres produits introduits, volontairement ou non, par opportunisme ou par inadvertance, sur le vieux continent. Il est donc totalement improbable qu’une variante de cette plante puisse avoir une interaction avec une plante locale (l’hybridation naturelle implique un minimum de points communs). De plus, comme nombre de ces nouvelles variétés, ce maïs est un hybride dont les graines sont stériles, ce qui exclus toute prolifération accidentelle comme volontaires.
Le reste est probablement à l’avenant, car on ne devient carotte en mangeant des carottes. Depuis des années, les plantes OGM sont consommées de par le monde sans qu’il apparaisse seulement le début d’un problème.
Le maïs est l’exemple type de ces envahisseurs qui nous ont fait du bien, et tout progrès sur cette plante me semble bienvenu.
Il est évident qu’il faille vérifier la non toxicité de toute nouvelle plante destinée à l’alimentation. Considérer à priori qu’elle est néfaste relève du procès d’intention et de l’obscurantisme.
À mon sens, le véritable coté néfaste des OGM à caractère productiviste est commun à tous les produits hybrides : Ils sont stériles ou instables et rendent les agriculteurs captifs de sociétés très envahissantes, elles.

La confusion des genres

L’ouverture à la concurrence des services aux publics mérite une véritable différentiation des missions. L’exemple de confusion des genres vient d’être rappelé par France Télécom. Parce qu’il lui est demandé de partager ses équipements, cette société à vocation de service public décide de cesser ses investissements dans le câblage optique. Conséquence, le service public est en panne et d’autres opérateurs labourent les villes et la nature pour proposer du service là ou c’est le plus rentable.
La position actuelle de France Télécom (ou faut-il dire Wanadoo, ou encore Orange ?) qui assume à la fois la responsabilité des tuyaux et la relation clients utilisateurs est forcément source de position dominante et de tous les abus que cela suppose. Il y aurait certainement aussi de très grosses économies d’échelles à faire en gérant collectivement les multiples réseaux qui se déploient. Qui se déploient avec chacun leur protocole pour mieux capter clientèle et services ! Dans ce domaine aussi, FT veut imposer sa loi, même si elle est à la limite de l’obselescence.
À l’image de RFF (Réseau Ferré) et de RTE (Électricité haute tension), il me semble urgent de mettre en place un service public de transport des informations qui soit totalement indépendant de la gestion des contenus. Sur le même principe que les autres réseaux, ceci implique des protocoles communs établis par une autorité indépendante.

vendredi 26 juin 2009

Principe de réalité

Il serait difficile de taxer la CGT de d’attitude antisociale. En effet, voici plus d’un an qu’elle accueille (qu’elle subit !) dans ses locaux des travailleurs sans papiers. De réunion en occupation, d’occupation en résidence (squat !), la CGT a mis le doigt dans une action louable et s’y est fait prendre le bras.
Des mois qu’elle propose des solutions. Des mois qu’elle tente de convaincre que cette situation est insupportable pour tous. Mais quoi de mieux qu’un logement gratuit ? Nombre de travailleurs sans papier trouvent des solutions d’habitation qui, à défaut d’être digne, sont pour le moins acceptable en payant régulièrement (et parfois au prix fort) ce droit au logement. Certains considèrent que tout leur est dû et que le logement, le chauffage, l’énergie, la nourriture doivent être librement et gratuitement accessible à tous dans notre pays qu’ils ont préféré au leur ou tout ceci leur était refusé.
La CGT se trouve donc confronté au principe de réalité qui veut que notre société ne peut accueillir qu’avec un minimum de respect mutuel. Il arrive nécessairement un moment ou il fait se faire respecter.
La régularisation de ces travailleurs est un noble combat auquel j’adhère, encore faut-il que ces victimes (qui sont tout de même hors la loi) ne pourrissent pas la vie de leurs bienfaiteurs et se comportent en citoyens honnêtes.

mardi 23 juin 2009

Permis blanc

Une décision au plus haut niveau autorise un professionnel de la route à conduire sans permis en attendant une décision de justice. C’et donc un retour 17 ans en arrière et un coup bas contre le permis à points.
Retour arrière puisque cette pratique permettait de ménager un peu d’humanité face aux trop fréquents retraits administratifs qui prévalaient avant l’instauration du permis à point. Et coup bas contre celui-ci puisque la notion de tolérance incluse dans le permis à points est alors considéré comme insuffisant, voir obsolète. C’est la porte ouverte aux démarches administratives et judiciaires en vue de laisser les plus mauvais conducteurs à continuer à pourrir la vie des honnêtes citoyens.
Pour ma part, et j’ai fait partie des gros rouleurs avec plus de 50 000 km par an, je considère le permis à point comme un espace de tolérance considérable et assez bien adapté. En effet, le nouveau conducteur est plus contraint et est donc incité à plus de vigilance, le conducteur moyen se voit excuser d’une parties des fautes liées à sa faible pratique, et un professionnel, par nature, devrait être exemplaire. Dans tous les cas, la faute comme la récidive ne sont tolérées qu’avec modération.
Fort de cette appréciation, je ne suis pas certain que les professionnels de la route soient plus exposés que les autres à la perte de leur droit à conduire. Donc considérer qu’il faille leur accorder plus de tolérance me semble en totale contradiction avec leur professionnalisme. Plus grave, il est à craindre que ce précédent n’induise un sentiment d’impunité pour des professionnels sans scrupule et les conduisent à se plus mal conduire encore. Danger.

dimanche 21 juin 2009

Sinistre tartuferie

Toutes les religions passent par une phase d’interprétation littérale de leur texte. Le phénomène est d’autant plus flagrant que leur organisation est décentralisée, ce qui induit une course frénétique à l’orthodoxie.
Dans le même temps, les hommes, sensibles à la beauté des femmes (cette beauté est là pour çà), et très peu sur de leurs comportements, transfèrent vers les autres leurs propres pulsions et craignent pour leurs épouses. Ne croyez pas que l’islamisme étriqué de certains soit une novation. Relisez Tartufe, regardez l’époque Victorienne, voyez certaines congrégations chrétiennes.
Hors des lieux de prière, rien dans les textes religieux n’impose de véritables contraintes vestimentaires aux hommes comme aux femmes. Il leur est seulement recommandé de ne pas provoquer, et chaque lieu, chaque époque, détermine la convention. Au début du XXe siècle en Europe, il était indécent d’exposer la moindre parcelle de jambe et la gorge était couverte, fusse de dentelles. Aujourd’hui, sur les plages, seuls les organes sexuels restent généralement cachés, mais en ville même les hommes ne sauraient être torse nu. Le Moyen-Orient très musulman a inventé la danse des 7 voiles et le climat induit des tenus très légères, mais au moment des prières, l’humilité implique de voiler son corps.
L’attitude actuelle de certaines branches musulmanes à enfermer leurs femmes (par la persuasion ou la contrainte) sous des voiles masquant toute forme humaine est une sinistre tartuferie et montre l’hypocrisie de personnes qui n’ont pas confiance en leurs contemporains, et doutent certainement d’eux-mêmes.

lundi 8 juin 2009

Et le vainqueur est…

L’abstention était certainement le score le plus attendu. Hélas pour l’Europe, le record a encore été battu en frisant les 60%.
En conséquence, le résultat de chaque parti n’est guère représentatif de l’électorat. Chercher une attitude ceci ou cela dans l’abstention n’est que se chercher des excuses à ses propres déboires. Les abstentionnistes sont soit inciviques, soit indifférents. Le drame est que ce laissez faire ouvre des portes aux extrémistes. Que ceux qui se revendiquent des abstentionnistes considèrent qu’en matière politique “qui ne dit mot consent” et se souviennent du 21 avril 2002.
D’autre part il serait illusoire de créditer la gauche de la totalité du résultat des verts car il semble qu’à l’exemple de moi-même, au moins 1/4 des votants pour les verts européens aurait voté à droite pour des élections nationale. C’est en effet le seul groupe qui ait fait campagne uniquement sur le thème de l’Europe (L’UMP n’a que vanté son action et les autres n’ont que tiré sur le Président). Ils récupèrent le fruit de leur travail, même si à plusieurs titres ils n'ont pas la perfection qu'ils prétendent.
Les électeurs européens, et français en particulier n’ont donc pas suivi tous ceux qui prônaient le vote sanction. Que ceci serve de leçon aux politiciens de tout poil qui pensent que la gloriole, la vindicte ou la haine peuvent être des moteurs électoraux.
L’Europe a donc le Parlement que ceux qui ont eu le courage de s’exprimer lui a donné. Que les autres en prennent acte et se taisent.

jeudi 4 juin 2009

Ils vont tous gagner

Ils vont tous gagner !

Les élections Européennes se solderont par un festival de victoire.

Le parti qui aura le plus de voix, quelqu’en soit le pourcentage, aura gagné la première place.

Les partis qui ont fait campagne contre le gouvernement pourront totaliser leurs scores et prétendrent qu’ils ont mis le Président en minorité, quand bien même ce n’est pas l’objet de l’élection et que cela n’aura certainement pas d’incidence notable sue la politique nationale (sauf à rallier au gouvernement encore quelques notoriétés).

Les partis qui auront progressé pourront pavoiser, même sans élus.

Coup de chance, aucun parti ne prône l’abstention, car alors lui aussi pourrai alors très certainement sabrer le champagne pour avoir battu son record.

Il n’est pas certain, par contre, que La Politique en sorte grandie.


Plus que moi tu meurs

Sauf erreur, il n’y a pas d’imposture. Il me semble cependant que “plus que moi tu meurs” est la règle dans la campagne électorale. Sur les 30 listes candidates, beaucoup se revendiquent de la même orientation.
- Front de Gauche, Communistes, NPA, LU, Parti humaniste, le PS, PRG, et même L’UMP (si, si “la gauche moderne”), s’annoncent de gauche.
- Europe décroissance, La terre sinon rien, Mouvement pour la France-Chasse, Alliance écologiste indépendante, Europe décroissance, Europe écologie se disent toutes écologistes.
Dans les deux cas, chacune des listes se prétend la plus pure dans son projet et dénonce les autres comme traître, imposteurs ou dissidents.
Dans les deux cas, il est manifeste que la multiplication des listes ne peu que desservir tout le monde. Il est fortement probable que nombre de tête de liste n’obtiennent pas leur visa pour le Parlement Européen.
Comment choisir ? La notoriété des têtes de liste ? Nombre sont d’illustres inconnus, voir des ONVI en politique. La qualité de leur projet ? Nombre des professions de foi se ressemblent outrageusement, jusque, pour beaucoup, dans le positionnement anti-gouvernemental, ce qui n’est pas en soit un projet pour l’Europe.
Dans tous les cas, le parti de l’abstention risque de gagner, et c’est bien dommage pour l’Europe.

mercredi 3 juin 2009

Quelle écologie ?

Belle profession de fois écologiste que les anti-éoliens (EPAW). Récapitulons : Sans sortir des énergies renouvelables, si nous prenons en compte les anti-éoliens pour cause d’esthétique (comme si les moulins à vents dataient d’hier, et comme si TOUS les oiseaux allaient venir s'y suicider), les anti-canaux parce que dans leur jardin (et par démagogie électoraliste), les anti-barrages pour sauver les saumons sauvages de France (vous en avez vu sur les étals ?), les anti-photovoltaïque à cause de métaux lourds (il ne me semble pas que nous les jetions n'importe ou), les anti-bio-carburants pour lutter contre la faim dans le monde (comme si cultiver nos jachères nous privait de quoi que ce soit, même s'il est vrai que certains pays ont choisi de mauvaises solution), les anti-bois-énergie pour sauver les forêts (disent-ils, mais laisser pourrir sur place est générateur de méthane 80 fois plus polluant), je cherche vainement comment créer les milliers d’emplois qu’ils promettent dans les énergies renouvelables.
Qu'en reste-t-il d'ailleurs?
Car, si nous écoutons chacun de ses anti-xx au non du principe de précaution, il ne nous reste plus qu'à retourner nous coucher et attendre tranquillement la fin du monde.
Tous ces Anti-xx raisonnent généralement comme si seul ce qu’ils rejettent était destiné à tout remplacer et démontrent ainsi que c’est matériellement impossible, excessif et insupportable. Effectivement, à ce compte le tout-xx est inacceptable, même le nucléaire ne saurait dépasser les 80% sans poser de sérieux problèmes de gestion.
Mais l’écologie est justement l’art de tirer parti de tout et seulement selon les disponibilités. Donc des éoliennes là ou il y a du vent, donc un peu partout, le solaire itou, des barrages là ou il y a de l’eau, le bois pour utiliser les restes, les canaux pour éviter les camions, … . Alors là, il y a des emplois en puissance. Enfin il ne faut pas oublier que la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Donc : ne voyager que par nécessité, limiter le chauffage, le froid, la vitesse, l’éclairage, …. Mais est-ce créateur d’emploi ?
L’avenir passera certainement aussi par moins de monde sur terre, mais c’est un autre débat.

mardi 5 mai 2009

Il a tout compris

Oui, le PS a tout compris. Augmenter le SMIC, créer 100 000 emplois aidés, verser 500 € « aux pauvres », dépenser 50 milliards de plus en croissance verte ( ! j’ai pourtant cru comprendre que l’avenir selon les verts était la décroissance !), baisser encore plus les recettes de l’état en baissant la TVA (comme si 1 point de moins ferait baisser les prix !), annuler le « paquet fiscal » (les salariés vont lui dire merci en payant plus d’impôts), porter à 3% du PIB le financement de la recherche, un plan de lutte contre les déserts médicaux, l’indexation des retraites, … 32 pages d’un programme qu’il faut évidemment avoir lu.
Il est vrai qu’en d’autre temps, autre crise, un certain gouvernement Maurois, exemplaire, avait : bloqué le SMIC, inventé les TUC, supprimé l’indexation à l’inflation des retraites, des allocations logement (on voit le résultat) et les allocations familiales, relevé brutalement le plafond cotisations sociales, divisé par 2 les formations de médecins et d’infirmiers (d’ou le désert médical en devenir), divisé par 3 la construction de logements sociaux (expliquant l’essentiel de la pénurie actuelle), bloqué tous les projets de construction et de rénovation des prisons (on voit les conséquences), fermé des postes de chercheurs, …, ….
Alors évidemment, sans pouvoir de décision, le PS semble avoir tout compris, compris surtout que les promesses sont toujours pleines d’avenir, et n’engagent évidemment que ceux qui veulent bien y croire.
Mémoire courte et méthode Coué ne sont pas de bonne gouvernance.

Paradoxe

Alors que le PS a généralement le soutien du monde artistique (il est vrai ce celui-ci lui doit l’avantageux statut des intermittents du spectacle) le voici qui l’oubli totalement par principe d’opposition politique en voulant faire capoter la loi contre le piratage des œuvres par téléchargement.
L’argument serait qu’il est trop tard pour rétablir l’ordre (il est vrai que l’ordre n’est pas non plus leur première préoccupation) et qu’il serait préférable de taxer aveuglément tout le monde avec l’instauration de la « licence globale ». Autrement dit, vous auriez le droit de voler puisque vous auriez payé par avance une amende forfaitaire.
Le PS n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il est l’inventeur des taxes sur les supports d’enregistrements. Petit rappel pour certains : même les microcassettes qui n’ont jamais servi qu’aux enregistreurs de messages téléphoniques ont été (et sont encore) taxées. Il faut remonter XIIe siècle (il me semble) pour retrouver un tel système d’indulgences, à savoir payer avant pour avoir le droit de fauter. Peut-être qu’ensuite, chacun pourra évaluer le montant de sa faute et payer en conséquence pour obtenir l’absolution de la justice terrestre ! Il est vrai que les socialistes ne sont pas nécessairement férus de Droit Canon, car peut-être alors auraient-ils évité de le plagier.
Je ne suis pas un farouche partisan de la loi ATOPI que je considère inadéquat (c’est celui qui met en ligne qu’il faut sanctionner, pas celui qui ramasse ce qui traîne), mais au moins elle ne dédouane pas à priori, ce qui est une marque de droit et d’équité.

mardi 28 avril 2009

Technocratie

Faut-il laisser le pouvoir aux professionnels?
À les entendre, eux seuls savent, donc eux seuls ont le droit de décider et de penser pour nous. Nous voici donc engagé sur un projet de technocratie révélée. Face à des élus faibles, nous avions une administration forte, avec toutes les dérives constatées : Éducation nationale aux mains des syndicats, Enseignement supérieur déserté par les chercheurs, hôpitaux occupés par des mandarins dans leurs services privés, syndicats de fonctionnaires dictant leur loi dans la presse et les transports contre l’intérêt général. Face au renforcement des décisions politiques, voici surgir la fronde de ceux qui possèdent ces pouvoirs occultes et que la démocratie commence à leur contester.
Il semble aujourd’hui nécessaire de combattre avec nos parlementaires, avec notre gouvernement, pour que le politique l’emporte enfin sur le technocrate. Dernier ne date, les “chefs de clinique” dont le pouvoir serait enfin contesté face à un conseil d’administration “civil” qu’ils ne pourraient noyauter. Il est temps de rendre l’hôpital public au public. Il est temps de mettre les médicaux sous contrôle. Leur savoir ne doit plus nous asservir.

Voulons-nous vraiment de l’Europe ?

Ici, ou là, surtout dans l’opposition, mais aussi chez les aigris qui se disent de la majorité ou d’ailleurs, la campagne électorale pour le renouvellement des parlementaires européens prends un aspect étrangement hexagonal. Pas ou très peu de propositions pour faire avancer l’Europe, beaucoup de critique contre le gouvernement en place, et tout particulièrement contre Notre Président (qui quoi qu’en disent certains est bien celui de TOUS les Français). Celui-ci (Gouvernement, Président!) en ferait trop et donc ne ferait rien de bon.
Combien de Français, combien d’Européens voteront ?
Pourtant, sans l’Europe, nous serions tous des Islandais, voire pires. Avons-nous pris la mesure de la protection que nous apporte l’Euro (combien aurions-nous payer notre énergie avec un Franc faible face au Dollar?), des emplois générés par un marché intérieur de près de un demi milliard habitants ? Ne prenons nous pas la mesure de 60 ans de paix intérieure, tout au moins pour les pays qui étaient dans le cercle ?
Combien ont conscience que l’essentiel de nos lois est transcription de directives adoptées par les Eurodéputés (même si chaque pays s'est jalousement réserver la solidarité et nous permet d'accuser l'Europe d'en faire l'impasse) ?
Si tout se passe comme espéré, le Traité de Lisbonne est mis en application en janvier 2010, les Députés Européens disposeront d’autant de pouvoir que nos Députés Nationaux et l’Europe trouvera une vrai souveraineté pour parler dans le concert mondial. Ne les élire que contre une situation politique internationale dont on accuse le gouvernement en place est injuste pour eux.
Les partis politiques de tous bords semblent se complaire dans cette absence de fond, et n’y engagent d’ailleurs pas leurs meilleurs éléments.
Voulons-nous vraiment de l’Europe ?

samedi 25 avril 2009

Réprimande

N’importe quel citoyen reconnu coupable de 17 ans de séquestration arbitraire sur plusieurs personnes relèverait de la cour d’assise et serait susceptible d’une condamnation à vie.

N’importe quel salarié coupable d’une telle erreur professionnelle serait susceptible d’un licenciement pour faute grave.

N’importe quel policier coupable d’abus de garde-à-vue serait au minimum mis à pied et soumis à l’audition de l’Inspection Générale des Service.

Mais un juge, mais des juges jugés entre eux ne sont, pour les mêmes motifs, passibles que d’une simple réprimande. Autrement dit rien si le juge concerné ne fait rien de répréhensible durant quelque temps. Quel mépris pour les victimes d’un tel manque de jugement, d’un tel arbitraire.

Il semble fortement probable que lorsque l’on est jugé par ses paires, la clémence prévale. Pour que la justice soit vraiment indépendante et impartiale, il est nécessaire qu’elle ne se juge pas elle-même. Je suggère, que pour de telles décisions, ce soit un collège de jurés civils, comme pour une cour d’assise, qui auditionne et sanctionne les « maladresses » des juges professionnels, car une justice libre est une justice sous contrôle des citoyens.


dimanche 19 avril 2009

l’effet Salengro

Les biographies ont la particularité de renforcer l’impression de déjà vue.
Ainsi, le lynchage médiatique qui a conduit Roger Salengro au suicide (reconstitution historique FR2 le 14 avril) rappel celui tout aussi tragique de Pierre Bérégovoy (probablement détruit par ses propres “amis”), et de quelques autres de droite comme de gauche dont le souvenir s’estompe trop vite.
Il fait aussi penser au comportement actuel de certains qui n’ont de cesse de salir le gouvernement en place et le Président démocratiquement élu.
Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose. Au nom de la liberté de la presse, certains périodiques se permettent des licences dont ils devraient avoir honte et qui rappellent trop “Gringoire” et “L’action Française”. Il ne suffit pas de se cacher derrière l’immédiateté de l’Internet pour se défendre des propos propagés. Lorsqu’en plus, certains personnages politiques de premier plan reprennent des propos supposés pour vanter leur francitude à travers le monde, la politique prend des relents nauséabonds.
Comme les promesses en politique, les propos n’engagent que ceux qui les divulguent, et il leur appartient d’en prouver l’authenticité à peine de diffamation.

samedi 18 avril 2009

Ceci n’est pas une pipe

Certains s’autorisent des choses étranges au nom de la loi. Ainsi, par crainte de tomber sous le coup des lois anti-tabac, un publicitaire iconoclaste a dénaturé une photo d’art immortalisant Jacques Tati, son solex et sa pipe. On se croirait au temps des repeints de pudeur cachant seins et sexes des œuvres des grands peintres d’antan. À ce compte, il faut interdire la diffusion de quasiment tous les films du 20e siècles, tous plus enfumés les uns que les autres. Il faut flouter toutes les photos de Gainsbourg, Pompidou, Mao, Castro, Le Che, et même De Gaule. Il faut voiler le célèbre tableau de Magritte, lequel prends pourtant la précaution de préciser que ce n’est pas une pipe, mais bien une simple image.
Les images du passé nuisent gravement à l’esprit de certains. Prendre une œuvre d’art pour de la publicité relève de la psychiatrie. Il est a espérer que le ridicule tue (médiatiquement) pour nous épargner de telles récidives.

vendredi 10 avril 2009

acte manqué ?

Il me semble que c’est ainsi que l’on désigne une situation comme celle qui vient de survenir à notre chambre haute. Le projet de loi Hadopi ne semblait avoir l’assentiment d’une bonne part des députés de la majorité. Mais comment ne pas paraître en opposition avec le gouvernement que l’on soutient et rejeter un projet de loi que l’on n’approuve pas ? En évitant d’être au bon endroit au bon moment, aidé de plus par un mode rare de vote individuel à main levée ou les seuls présents sont comptés.
Acte manqué donc pour certains députés, mais vrai acte de démocratie et d’indépendance de nos législateurs face au gouvernement.
Au surplus, l’opération reste bonne pour celui-ci : Les directives Européennes en désapprouvaient certains aspects qu’il aura donc loisir de passer à la trappe, si ce n’est tout le texte, sans paraître se déjuger face au lobbys.
Vous avez dit acte manqué ?

jeudi 26 mars 2009

Un doyen pour l’Europe

Le comportement et les propos du patron du FN méritent quelques efforts pour éviter de le voir présider la journée d’ouverture de la nouvelle mandature Européenne.
La solution est simple, évidente et totalement démocratique (tout au moins dans le respect des règles électorales) : Il suffit qu’une liste présente en position assurément éligible une personne plus âgée que ce sinistre individu. Les règles de fonctionnement de la chambre Européenne permettant de démissionner et d’être remplacé par un suivant de liste, cette élection pourrait être totalement opportuniste. Mais à opportuniste, opportuniste et demi.
Comme en tant d’autres sujets, plutôt que de polémiquer et de s’agiter, il est urgent d’agir efficacement.

mardi 24 mars 2009

100 SMIC

Vous avez dit parachute doré ?
Il y a vraiment toutes les raisons de monter du doigt ces nouveaux fermiers généraux qui s’octroient ou se font octroyer des rémunérations faramineuses.
La prime de départ (de démission ?) du président de Valéo, 32 000 000 € est expliquée : c’est 2 ans de rémunération. Un simple calcul à rebours permet de comprendre que son salaire mensuel est de 133 333 €. Très exactement cent fois le SMIC brut.
Il est possible de comprendre les rémunérations exceptionnelles de certains sportifs ou d’artiste en vogue car leur vedettariat est souvent très éphémère. Au surplus, là aussi, ce ne n’est pas dans leur poche que tombe le plus gros des recettes.
Mais un responsable de société qui n’a, en général, personnellement pas investi un Euro dans l’affaire, comment lui attribuer 100 fois plus qu’au travailleur de base ?
Évidemment, me dira-t-on, sans gros salaire point de grosses dépenses. Sans gros salaires, adieux voitures de luxe et avions privés, ainsi que les emplois induits.
Certes, si l’entreprise est prospère, il parfois de bon ton d’entretenir « une danseuse », mais en ces temps de disette et de réduction d’emplois, de telles prodigalités deviennent totalement déplacées, surtout si l’entreprise réclame le soutien de l’État pour sauver sa trésorerie, perd 207 millions d’Euros et souhaite supprimer 5 000 emplois.
La vie de PDG n’est certainement pas un lit de roses, mais une telle prime de départ pour un tel fiasco est plus qu’indécente.

mardi 17 mars 2009

Gaullistes ?

43 ans après avoir voté contre la décision du Président De Gaulle de quitter le commandement de l’OTAN, les socialistes deviennent Gaullistes et contestent le projet de réintégrer une gouvernance mondiale de la sécurité. Les arguments sont aussi bizarres que l’anti-américanisme malgré la Présidence Obama ou l’indépendance de la France malgré l’Europe. En somme ils sont contre en tout état de cause parce que la décision ne leur appartient pas.
À entendre certains arguments, nous vivons dans un monde binaire. Si nous entrons dans l’Otan, nous bradons l’Europe et la France. Est-il vraiment impossible de concilier une participation à l’Otan et la construction d’une gouvernance militaire Européenne ? Je ne le pense pas.

mercredi 11 mars 2009

téléchargement

Est-il licite d’accepter ce que l’on vous offre ? Qui est le malfaisant ? celui qui donne ce qui ne lui appartient pas ou celui qui accepte sans nécessairement connaître l’honnêteté du donateur ? La question n’est pas neutre, il y a tellement de services (musiques, filme, logiciels, …) librement accessibles en toute légalité sur la grande toile qu’il est toujours possible d’être surpris dans sa bonne fois.
Donc à mon sens, poursuivre le destinataire d’un document piraté est se tromper de cible. C’est celui qui met à disposition de manière illégale qui est le malfaiteur à traquer. Il est vrai que dans certains réseaux, les fournisseurs et les clients sont les mêmes, c’est d’ailleurs un des modes de “contribution” que de mettre à disposition pour avoir le droit de se servir. Et dans ce cas, les pirates sont sur place, et en réprimant la mise à disposition illicite, le piratage se tarit de lui-même. Et que l’on ne me dise pas “les pirates ne sont pas sur le territoire français”, c’est faut dans le cas précédent des réseaux, et il est toujours possible de d’empêcher l’accès à une adresse car les internautes Français passent nécessairement par des routeurs du territoire.
La loi nouvelle est inapplicable car son mécanisme est trop compliqué (les Firmes traquent les adresses et demandent à l’Autorité d’agir, mais quid des cybercafés, du Wifi collaboratif, … ?) et ne touchera que très ponctuellement. Mais peut-être est-ce là l’objectif que de donner l’impression de donner raison aux Firmes tout en ne se donnant pas les moyens d’appliquer.

vendredi 6 mars 2009

l’option facile

Les revendications des résidents de nos départements d’outre-mer semblent trouver satisfaction. Mais à quel prix !
Alors que les autorités disposaient de la réponse pragmatique de la baisse des prix par une baisse, mieux une suppression, des multiples taxes et par une véritable gestion de la continuité territoriale, elles ont retenu la réponse démagogique de donner plus à ceux qui travaillent. À ceux qui travaillent, et c’est bien le problème. En augmentant les rémunérations, les prix vont nécessairement faire de même (les salaires sont des coûts) et manger le petit avantage grignoté après des jours de grève. De quoi s’attendre dans quelque temps à retrouver les mêmes éternelles revendications pour aboutir à l’éternelle même course inflationniste. Sans parler que ces semaines de désordre auront fait disparaître quelques entreprises et quelques centaines d’emplois (qui n’auront donc pas le bénéfice de la revendication), disparitions qu’il sera facile de mettre sur le dos de La Crise.
Il est évident que la solution sage n’est certainement pas la plus prisée des élus. Se priver d’une manne invisible du commun, sans reporter sur d’autres la raison de la vie chère, est un exercice d’abnégation rare. Mais la vraie réforme de la vie outre-mer devra nécessairement passer par là. En même temps, cette option de basse des taxes ne répondait pas directement aux revendications de hausse des revenus, et n’aurait donc probablement pas été entendue.
Le bon sens ne l’a pas emporté, ni d’un côté, ni de l’autre, mais l’option facile n’est jamais durable.

mercredi 4 mars 2009

Délit de vieillesse

Sujet cyclique de discutions : Faut-il interdire aux vieux de conduire ? Car il faut présenter crûment les propos du genre “Est-il normal de laisser conduire après 65 ou 75 ou 85 ans ?” Dans le même temps, le code du travail interdit aux employeurs une mise en retraite d’office avant 70 ans et l’Etablissement Français du Sang repousse à plus de 65 ans le droit de donner son sang. Incohérence dans les propos.
Au surplus, les conducteurs professionnels qui continuent à passer leurs visites médicales obtiennent généralement le maintien de leur permis professionnel très au-delà de 65 ans (pour exemple certains conducteurs occasionnels de car ont plus de 80 ans).
Je préfèrerais que tout le monde soit soumis tout les 10 ans à des visites médicales et des contrôles de connaissances pour valider ce droit à conduire. De notoriété publique, l’erreur humaine est la première cause d’accident, et seuls les véhicules sont sérieusement contrôlés. Sans compter que les statistiques donnent tort à ceux qui pensent que l’âge augmente le risque d’accident. Seulement, il roulent généralement un peu moins vite ce qui agasses les fous de vitesse Incohérence des décisions.
Il serait temps de ne plus considérer l’âge comme un délit ou un critère de sénescence. La recherche médicale montre que si l’espérance de vie s’allonge, l’espérance de vie en bonne santé s’allonge encore plus vite. De quoi donner espoir pour notre système de santé, et de quoi crier silence aux anti-vieux.

dimanche 22 février 2009

Le prix des Îles

Les revendications de nos concitoyens des territoires lointains révèlent la sclérose de notre belle administration.
A : D'une part, il y a des aides très importantes pour réduire le coût des transports et assurer la fameuse continuité territoriale. D'autre part, il y a des taxes très élevées (au profit des collectivités locales) à l'entrée des produits dans ces territoires. De quoi inciter les collectivités locales à exporter les produits locaux (ce qui est aussi subventionné) et importer de quoi nourrir les résidents. Le pactole. Ce qui explique que les bananes caraïbes soient plus chères sur place qu'en métropole. Ne serait-il pas plus logique de doter directement les collectivités locales selon leurs nécessités? Ne serait-il pas plus logique de favoriser la production locale, créatrice d'emplois et réduisant de plus la signature carbone?
B : D'une part il y a des aides importantes (la continuité territoriale) pour assurer l'équité entre les citoyens des DOM et de métropole, et d'autre part TOUS les fonctionnaires bénéficient d'une prime de vie chère revalorisant de 40% leurs rémunérations (outre d'autres avantages) par rapport à ceux de métropole. Et le même SMIC (depuis peu au nom de l'équité!) pour le secteur privé. Équité dite-vous? De quoi faire monter les prix au détriment des salariés du secteur privé. De quoi rendre l'emploi légal privé impossible car hors de prix. Est-il possible de retrouver une certaine équité? Est-il possible de revenir sur une situation aussi scandaleuse aujourd'hui qu'elle avait du sens il y a 60 ans?
Oui nos compatriotes ultramarins ont raison de se révolter contre la vie chère. Mais ce sont les prix qu'il faut faire baisser (en réduisant les prélèvements).

mardi 17 février 2009

Subvention et vie chère

C'est peut-être passé inaperçu pour beaucoup, mais un événement commercial m'a attiré l'attention : EasyJet a obtenu l'autorisation de désservir la Corse. Résultat un aller-retour vers l'Ile de Beauté ne coûte plus que 62 € alors que la "continuité territoriale subventionnée" est facturée 197 €. Compte tenu du cadencement proposé, il ne me semble pas qu'il soit question d'une activité de niche ou d'un écrémage du plus facile. Qui perd, qui gagne? Pour qui payons-nous l'impôt qui permet de multiplier par quatre ce que le libre commerce offre à si bon prix?
Sans être un acharné de la libre entreprise, il est légitime de se poser la question, d'autant que le cas n'est pas isolé. Le problème est le même pour les liaisons vers nos départements d'outre-mer, pour les liaisons maritimes de "continuité territoriale". Il existe aussi chaque fois que des aides publiques et des avantages fiscaux prétendent soutenir le développement de tel ou tel secteur.
Pourquoi les équipements solaires sont 30% plus coûteux en France qu'en Allemagne ou en Italie?
Pourquoi certains services à la personne montent à 40 euro de l'heure alors que les intervenants sont au SMIC ou presque?
Chaque fois, l'avantage semble tomber dans la poche de l'installateur, du constructeur, du prestataire, plutôt que d'aider le client.
De quoi réfléchir aux finalités de certaines aides, et souhaiter rapidement l'ouverture de certains marchés.

Baisse du niveau des élèves

Évidemment, il est plus facile de casser le thermomètre que d'accepter certaines évidences.
Ainsi l'évaluation, même imparfaite, du niveau des élèves devant entrer en 6e soulève beaucoup de crainte des enseignants les moins scrupuleux. Mais qu'en disent les autres? Constater que l'approche de l'enseignement en primaire est perfectible n'est pas une critique des enseignants, mais de ce qu'on leur impose, à eux comme aux enfants. Prétendre qu'il faille arriver en 6e avec un bagage culturel important est déjà une sélection par l'échec, et l'échec des élèves est l'échec de l'enseignement. Les élèves qui n'ont pas acquis les bases pour seulement comprendre ne peuvent pas apprendre. C'est la seule mission à confier à l'école primaire.
À mon sens, il ne devrait pas y avoir d'autres matières au programme des écoles primaires que "français-math-langue". Le reste n'est qu'accessoire en primaire. Rien n'interdit de s'appuyer sur des éléments culturels pour y parvenir, car l'apprentissage à besoin de sens, mais sans ces bases, il est illusoire de vouloir donner envie de culture. Un élève qui ne déchiffre pas un énoncé de quoi que ce soit ne saura jamais répondre. Le plaisir d'apprendre passe par l'aisance à comprendre. Ce doit être le maître mots de l'enseignement primaire.
La culture viendra ensuite, seulement, et seulement si, l'élève y prends goût car il dispose des bases pour comprendre et y prendre plaisir.

Baisse du niveau des élèves

Évidemment, il est plus facile de casser le thermomètre que d'accepter certaines évidences.
Ainsi l'évaluation, même imparfaite, du niveau des élèves devant entrer en 6e soulève beaucoup de crainte des enseignants les moins scrupuleux. Mais qu'en disent les autres? Constater que l'approche de l'enseignement en primaire est perfectible n'est pas une critique des enseignants, mais de ce qu'on leur impose, à eux comme aux enfants. Prétendre qu'il faille arriver en 6e avec un bagage culturel important est déjà une sélection par l'échec, et l'échec des élèves est l'échec de l'enseignement. Les élèves qui n'ont pas acquis les bases pour seulement comprendre ne peuvent pas apprendre. C'est la seule mission à confier à l'école primaire.
À mon sens, il ne devrait pas y avoir d'autres matières au programme des écoles primaires que "français-math-langue". Le reste n'est qu'accessoire en primaire. Rien n'interdit de s'appuyer sur des éléments culturels pour y parvenir, car l'apprentissage à besoin de sens, mais sans ces bases, il est illusoire de vouloir donner envie de culture. Un élève qui ne déchiffre pas un énoncé de quoi que ce soit ne saura jamais répondre. Le plaisir d'apprendre passe par l'aisance à comprendre. Ce doit être le maître mots de l'enseignement primaire.
La culture viendra ensuite, seulement, et seulement si, l'élève y prends goût car il dispose des bases pour comprendre et y prendre plaisir.

Je me moi

Certains syndicats ont un étrange concept de la solidarité.

En ces temps ou les entreprises ont moins de travail et licencient, il y en a encore qui réclament des augmentations de salaires alors que les prix sont en pleine récession. Les mêmes syndicats refusent une réforme de l'UNEDIC ayant pour objectif de mieux prendre en charge les demandeurs d'emplois (ce refus n'est qu'une posture car, étant minoritaires, le projet sera adopté). Il est vrai que ce sont les mêmes qui imaginent interdire les licenciements, ce qui supprimerait, selon eux, le problème des chômeurs, comme si le plein emploi pouvait se décréter. Ils réclament aussi plus de fonctionnaires mieux payés, comme si leurs salaires n'étaient pas nos impôts.

Il serait temps que chacun regarde la réalité en face et considère la solidarité avant les intérêts individuels. Il est temps de sortir de cette guerre des tranchées qu'est "la lutte des classes".

Si certains hauts revenus ont un parfum de scandale, si les revenus les plus modestes doivent être pris en considération, il y a des questions à ce poser sur les revenus moyens. Comment comprendre cette revendication globale quand, en moins de 10 ans, les dépenses de confort ont triplé? François de Closet a raison, pour certains, plus n'est jamais assez.

De plus, "la relance par la consommation" n'a jamais apporté que de l'inflation supplémentaire qui a toujours mangé en quelques mois l'avantage ainsi arraché.

Le seul moyen de pouvoir augmenter les revenus est de créer plus d'activité. Le jour ou le PIB ne décomptera que l'augmentation des richesse et non plus l'argent qui tourne en rond, nous aurons une meilleure vision de la réalité.


lundi 16 février 2009

La marche à l'envers

Les règles convenues de la démocratie conduisent au renouvellement régulier des dirigeants. Toute démocratie avancée limite même les mandats des élus. 
La France vient de retenir cette solution, alors même que l'âge du capitaine pouvait lui promettre de longues années au pouvoir. Nous retrouvons la même approche jusque dans les associations.
C'est donc sans surprise (les pressions lors de la campagne référendaire ne laissaient aucun doute sur l'instrumentation de la population), mais avec beaucoup d'inquiétude que je vois le Venezuela faire la marche à l'envers et retourner vers cette sorte de monarchie élective qui caractérise tous les futurs gouvernements totalitaires. De la possibilité d'être réélu sans limites à la réélection à vie, il n'y a que l'espace de la conscience politique. Et le pouvoir à cette étrange capacité à annihiler cette conscience. D'ou la règle démocratique de limitation des mandats pour sauvegarder la santé sociale des dirigeants.
Ceci ne remet pas en cause le travail de reconstruction réalisé par M. Chavez, mais alors que la conjoncture économique se renverse, même pour les pays   pétroliers, cette main mise sur le pays n'augure rien de positif.

dimanche 15 février 2009

Une carte de France à l'échelle de l'Europe

Le début du commencement de l'ouverture de la campagne pour l'élection des Députés européens montre un découpage de la France qui me laisse rêveur.
Seulement huit circonscriptions. Pourrait-on imaginer, en ces temps de réflexion sur la réorganisation administrative, que ceci préfigure de nouvelles régions? Enfin des entités administratives à l'échelle de l'Europe! Enfin des régions dont la dimension permettrait une véritable gestion du territoire! Enfin des régions ou les départements retrouveraient du sens par la proximité!
C'est en même temps, de quoi réfléchir sur le sens de 577 Députés et 343 Sénateurs pour légiférer en France, et le plus souvent simplement ratifier les décisions des 736 Députés européens. C'est, proportionnellement, dix fois plus d'élus, dix fois plus de dépenses, et à mon avis, pour pas plus d'efficacité ni plus de citoyenneté.
Quand cesserons-nous la multiplication des élus? Pour quand des Maires à l'échelle des Cantons (élus par des comités à l'échelle de nos trop petites communes)? Ces Maires constituant les Conseils départementaux et Régionaux pour assurer du sens et de la cohérence. Un seul Député et un seul Sénateur par département. Voilà de quoi reconstituer une structure politique forte car ou chacun aurait suffisamment de place pour exister.
Voilà aussi de quoi réduire réellement notre train de vie politique et administratif tout en renforçant l'efficacité.

vendredi 13 février 2009

Je me moi

Certains syndicats ont un étrange concept de la solidarité.
En ces temps ou les entreprises ont moins de travail et licencient, il y en a encore qui réclament des augmentations de salaires alors que les prix sont en pleine récession.
Les mêmes syndicats refusent une réforme de l'UNEDIC ayant pour objectif de mieux prendre en charge les demandeurs d'emplois (ce refus n'est qu'une posture car, ces syndicats étant minoritaires, le projet sera adopté). Il est vrai que ce sont les mêmes qui imaginent interdire les licenciements, ce qui supprimerait, selon eux, le problème des chômeurs. Il n'ont certainement pas le souvenir de ce que sont devenu les société qui ont eu la prétention de vouloir supprimer le chômage par la contrainte. Il réclament aussi plus de fonctionnaires, comme si leurs salaires n'étaient pas nos impôts Et puis pour quoi faire alors que nous avons déjà la plus forte administration d'Europe?
Il serait temps que chacun regarde la réalité en face et considère la solidarité avant les intérêts individuels. Il est temps de sortir de cette guerre des tranchées qu'est "la lutte des classes". Et de quelles classes parle-t-on? Des ouvriers contre les cadres? Des salariés du privé contre les fonctionnaires? N'avons-nous pas élu nos dirigeants?

Si certain haut revenus ont un parfum de scandale, si les revenus les plus modestes doivent être pris en considération, il y a des questions à ce poser sur les revenus moyens. Comment comprendre cette revendication globale quand, en moins de 10 ans, les dépenses de confort ont triplé? François de Closet a raison, pour certains, plus n'est jamais assez.
De plus, "la relance par la consommation" n'ai jamais apporté que de l'inflation supplémentaire et à toujours mangé en quelques mois l'avantage ainsi arraché. Il suffit de comparer l'évolution des prix et les "grandes victoires syndicales" récentes (Le Grenelle, les 39h et la 5e semaine, les 35h). L'accélération de l'inflation à toujours suivi de tels événements.

Baisse du niveau des élèves

Évidemment, il est plus facile de casser le thermomètre que d'accepter certaines évidences.
Ainsi l'évaluation, même imparfaite, du niveau des élèves devant entrer en 6e soulève beaucoup de crainte des enseignants les moins scrupuleux.
Mais qu'en disent les autres? Constater que l'approche de l'enseignement en primaire est perfectible n'est pas une critique des enseignants, mais de ce qu'on leur impose, à eux comme aux enfants. Prétendre qu'il faille arriver en 6e avec un bagage culturel important alors même que ceci impose des impasses sur les techniques d'acquisition est déjà une sélection par l'échec, et l'échec des élèves est l'échec de l'enseignement.
Les élèves qui n'ont pas acquis les bases pour seulement comprendre ne peuvent pas apprendre. L(acquisition de ces bases doit être la seule mission à confier à l'école primaire, sans aucune prétention culturelle.
À mon sens, il ne devrait pas y avoir d'autres matières au programme des écoles primaires que "français-math-langue". Le reste n'est qu'accessoire en primaire. Rien n'interdit de s'appuyer sur des éléments culturels pour y parvenir, car l'apprentissage à besoin de sens, mais sans ces bases, il est illusoire de vouloir donner envi de culture. Un élève qui ne déchiffre pas un énoncé de quoi que ce soit ne saura jamais répondre, quand bien même saurait-il. Le plaisir d'apprendre passe par l'aisance à comprendre. Ce doit être le maître mots de l'enseignement primaire. La culture viendra ensuite.

Travailleurs indépendants

Il existe de nombreuses professions indépendantes (médecin, commerçants, artisans, …) Beaucoup de ces corporations revendiquent cette autonomie et prétendent à la liberté. Mais seulement la leur individuellement, car au moindre soupçon de concurrence, les revendications protectionnistes fleurissent.

• Ainsi, les médecins ont imaginé, dans les années 70, un numerus clausus pour éviter que l'ouverture des universités ne les soumette à une concurrence, à leur goût, excessive. Démarche au surplus particulièrement violente, puisque c'est en fin de première année que la sélection est effectuée, laissant sur le carreau des milliers d'étudiants. Curieusement, l'Université si jalouse du libre accès aux études et opposée par principe à toute sélection quantitative laisse faire et a même accepté de diviser encore par deux ce quota au début des années 80, probablement sous la pression gouvernementales pour faire économiser quelques sous à la SECU.
Nous en mesurons aujourd'hui les conséquences avec encore une réaction indépendantiste contre toute régulation d'installation alors même que la médecine est largement financée par des fonds publics. Du fait de cette pénurie organisée, nous devons maintenant "importer" des médecins de pays dont le corps médical contestent la qualité de formation. Le législateur viens d'ailleurs de valider l'équivalence des diplômes et la fin des contraintes d'emploi et d'établissement. Le plus cocasse est que les étudiants français, évincés de nos universités, traversent les frontières, grâce à Erasmus, pour ce former dans ces nouveaux pays Européens. Nous aurons donc bientôt des médecins français avec des diplômes européens.
L'arroseur arrosé en quelque sorte. Nos universités s'en remettrons-t-elles?

• Ainsi les commerçants qui se disent indépendants,
mais qui réclament des régulations d'État pour les soldes,
mais qui réclament une régulation stricte pour l'installation d'autres commerces,
mais qui voudraient être les seuls ouverts certains jours, ….
Pourquoi faire légiférer contre la libre concurrence (concurrence loyale il s'entend avec les mêmes règles sociales et fiscales)? N'est-ce pas favoriser la hausse de marges alors que l'on recherche la maîtrise des prix? Faut-il protéger le libre commerce contre lui-même?
L'indépendance à un prix que chacun doit assumer.

Supprimer la taxe professionnelle?

L'explication publique de notre Président concernant la gouvernance de l'État face à la crise a le mérite d'éclaircir certains aspects. Évidemment tout le monde ne s'y retrouve pas, mais au moins savons-nous ce qui se projette et ce qui est soumis à négociation.

Deux points me semblent contradictoires :

la suppression de la taxe professionnelle et de la tranche basse des impôts sur le revenu.

En effet, à l'exemple de la CSG (instaurée par M. Rocard), et comme l'a expliqué M. Sarkozy, il faut cesser de peser aveuglément sur le coût du travail et solliciter l'ensemble des Français selon leurs possibilités. Supprimer la taxe sur les salaires et la taxe professionnelle correspond donc à baisser salutairement la pression fiscale sur le travail. Sans sombrer dans le protectionnisme, il ne serait pas incongru de solliciter les importations par une contribution sociale, de quoi freiner les tendances à la délocalisation ou à la sous-traitance "concurrentielle". La logique serait en contrepartie (car il faut bien équilibrer les comptes) de remonter la pression sur l'ensemble des revenus, plutôt que d'alléger encore, fut-ce les plus bas revenus imposables. Mais peut-être n'est-ce qu'une pose pour cause de crise.

En effet et à mon sens, l'idéal fiscal n'est pas l'exonération de l'impôt sur les revenus (vieille lune des démagogues), mais au contraire sa généralisation au premier Euro d'une contribution progressive sur tous les revenus, avec une baisse maximale des impôts "aveugles" que sont actuellement les impôts locaux assis sur des bases imaginaires et autres TVA ponctionnant sur une consommation que l'on voudrait plus dynamique.

Il faut par exemple savoir que le "paquet fiscale" à, entre autre, bénéficié à des propriétaires retraités compte tenu du montant élevé de leurs impôts locaux comparé à leurs faibles revenus. Et même si les "produits de première nécessité" sont globalement à TVA réduite, ces quelques 5,5% pèsent aveuglément sur tous les revenus.

Il est imaginable d'asseoir tous les impôts, y compris les impôts locaux sur le niveau des revenus, qui à moduler selon d'autres critères (localisation, "fortune", …). Ce serait plus simple et plus équitable que les exonérations actuelles basées uniquement sur des cas particuliers (âge, type de revenus, …). Au surplus, en s'appuyant une une seule déclaration, il pourrait aussi y avoir un seul prélèvements, les moyens moderne de gestion permettant à tous de s'y retrouver.

Reste aussi à trouver un nouvel équilibre aux recettes des collectivités territoriale, principales dessinatrices de la taxe professionnelle.


Enseignants chercheurs

Étranges revendications que celle des enseignants chercheurs. À les entendre, le changement de leurs statuts ne pourrait que leur nuire. Je ne prétend pas faire le tour de la question, mais ici aussi, je repart des arguments tenus publiquement par les opposants à la réforme.

Ainsi, ils perdraient en autonomie en étant recruté au niveau des universités! Mais les enseignants doivent-ils êtres des électrons libres sans comptes à rendre? Les universités doivent-elles accepter les yeux fermés les enseignants nommés par les responsables syndicalistes du ministère? Certaines polémiques (révisionnistes) montrent que même les étudiants y trouvent à redire. Au surplus, nombre de CDD et vacations décrétées depuis un ministère inaccessible seraient certainement traités avec plus d'égard en proximité.

Ainsi, ils tomberaient sous la coupe de potentats locaux! Les directeurs d'université, qui sont aussi des enseignants, sont-ils à ce point méprisants pour leurs collègues? Le fait qu'il ne soient élus que pour quatre ans ne les exposent-ils pas à devoir rendre compte s'ils se comportent de manière despotique?

Ainsi Ils ne supportent plus des amphis de 400 élèves? Mais ils ne veulent pas démultiplier leurs heures de cours! Avec moins d'heures de cours par ans que d'heures de travail par mois pour n'importe quel salarié, il devrait y avoir de la marge, même pour faire de la recherche. En dédoublant les heures de cours, les amphis seraient moins chargés au bénéfice des étudiants. Évidement ces heures de cours ne constituent pas leur seule activité autour de l'enseignement, mais il faut les comparer avec les charges des autres enseignants.

Ainsi ils craignent de devoir rendre compte à des ignares qui ne comprennent pas leurs talents? Ils ne veulent êtres évalués que par leurs collègues de même spécialité. Quel orgueil que d'imaginer, à ce niveau de connaissance, qu'un chimiste puisse mépriser le projet d'un philosophe, ou un informaticien celui d'un physicien! Sont-ils les seuls dans leur discipline dans leur université? Serait-ce leur propre regard?

Les enseignants universitaires ne sont pas des professions libérales, mais des fonctionnaires comme beaucoup d'autres et pas des mieux payés d'ailleurs. Permettre aux universités de choisir leurs enseignants relève d'une logique évidente de qualité. Les meilleurs enseignants seront convoités (et peut-être mieux payés, mieux considérés, plus libre dans leurs travaux); la grande majorité pourra librement proposer ses compétences et ses projets; et les moins appréciés seront conviés à chercher d'autres voies, au plus grand bénéfice de l'enseignement, de la recherche et des étudiants. Contester cette évidence, c'est faire l'éloge de la médiocrité.

Bien venu dans le monde réel.

lundi 19 janvier 2009

gegen de poche

Vrai ou faux? Le pistolet à impulsion électrique Taser serait bientôt disponible en vente libre en France! Si tel est le cas, il me semble que le minimum serait de connaître l'identité des détenteurs et que ceux-ci participent à un minimum de formation. Cette arme prétendue non létale présente de vrai risques entre des mains au minimum maladroites. Il est en effet possible d'envoyer plusieurs impulsions avec le même projectile et donc de le transformer en véritable instrument de torture mortel. Répondre à un agresseur avec un tel outil n'est donc pas anodin.
Mais le plus risqué, à mon sens, est que de tels outils puissent êtres utilisés par les agresseurs eux-mêmes et leur donner un avantage certain avec une caution légale de risque minimum et d'efficacité maximum.
En ces temps où le moindre canif est supprimé à l'entré des avions, permettre de telles armes en toute liberté me semble incongru.

samedi 17 janvier 2009

L'âge du capitaine

Merci à Chesley Sullenberger, valeureux et vénérable commandant de bord de l'Airbus contraint à un amerrissage forcé près de New-York en sauvant passagers et équipage.
Valeureux car il faut un réel sang-froid pour maîtriser un avion en perdition au décollage avec du carburant plein les soutes (triste souvenir d'un Concorde). Vénérable car à 57 ans en France il serait interdit de vol. Démonstration s'il en est que l'âge du capitaine ne nuit pas à ses compétences. Messieurs les décideurs, les doyens ne sont pas tous séniles. Lorsque l'espérance de vie a pratiquement doublé en un siècle et approche justement le siècle, il faut cesser de retraiter les travailleurs à mi-parcours.
Pour les grincheux qui trouvent que certains méritent le repos plus tôt, il est évident que certains métiers sont usants et méritent considération. Mais la liste est plus courte qu'ils le pensent. Nous sommes, en France, loin de Germinal ou la bête humaine.

pluie verglaçante

Grosse émotion pour les automobilistes et les piétons mercredi 14 janvier dans l'Ain en particulier. Après une nuit réfrigérante, une méchante pluie a transformé les routes et les trottoirs en piège de glace.
Je suis toujours surpris de la réaction de beaucoup face a un événement heureusement rarissime. YAKA, YFAUCON, YFALLIATQUE. Un minimum de modestie suffit à prendre en compte un phénomène climatique plutôt improbable et de patienter. Les employeurs eux-mêmes confronté aux mêmes circonstances sont généralement compréhensibles. Même les régions habituées aux conditions climatiques extrêmes (Canada, Japon, New-York, Detroit), et donc proportionnellement suréquipés, acceptent que ces épisodes climatiques les bloquent quelques jours par ans.
Restons modestes face aux forces de la nature.

samedi 10 janvier 2009

À qui profite le buzz?

La presse regorge de gros titres, et parfois de longs développements et témoignages de citoyens indignés.
Deux exemples :
- Suicide en prison. Gros scandale. Après analyse, il y a proportionnellement moins de suicide en prison qu'en dehors.
- Morts dans les hôpitaux. Il y a même des associations qui se constituent pour rameuter l'opinion au moindre décès. Hors les hôpitaux sont par excellence les lieux où l'on recueille les malades les plus mal en point. Quoi de plus normal que certains ne survivent pas!
Certes chaque décès est un drame pour les familles. Mais faut-il chaque fois trouver un coupable? Sommes-nous au Moyen-Âge ou il faut à tout prix exorciser le Mal en exécutant Le responsable?
Ceci ne veut pas dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais cette amplification médiatique est plus que douteuse quant aux intensions. Elle nuit au personnel de ces établissements qui n'en demande pas tant. Elle nuit aux institutions chargées de les faire fonctionner. Mais elle semble profiter à tous ceux qui auraient avantage à affaiblir un pouvoir qui doit faire avec ce que d'autres ont refusé de faire quant ils étaient aux affaires. Aucuns travaux d'amélioration ni reconstruction des prisons dans les années 80, numerus clausus de formation des personnels médicaux divisé par 2 durant la même période. Toutes choses qu'il faudra encore des années à réparer.
Il est trop facile aujourd'hui de pointer les carences et de feindre l'anmésie.

lundi 5 janvier 2009

Qualité postale

Je vais sûrement en surprendre certains car je vais défendre le personnel de La Poste contre son organisation.
La nouvelle organisation des services postaux relève plus de la désorganisation que du bon sens.
Les "bureaux distributeurs" ont été mis en place en 1972 afin de mieux organiser le service. En particulier, le courrier local restait sur place et la distribution partait (justement) de ces bureaux. Du point de vue économique, nous étions proche de l'optimum car les tournées fonctionnaient dans la proximité sur quelques communes et le courrier local était redistribué le lendemain (directement trié par les facteurs et sans tenir compte du tarif). Les centres de tri départementaux étaient directement connectés au train (globalement électrifié) et celui-ci assurait l'essentiel des liaisons interdépartementales.
Aujourd'hui, pour prendre l'exemple de l'Ain, tout le courrier part dans un autre département. La quasi-totalité du transport est assurée par camions et le courrier local fait le même parcours. Les tournées partent d'une plateforme locale qui n'a de local que le nom puisqu'elles couvrent chacune une large partie du département et sert de point de départ de nombre des tournées. Résultat, le courrier, même local, parcours en camion au moins 166 km de plus que s'il était trié sur place au grand mépris des engagements gouvernementaux sur la maîtrise des énergies et passe certainement entre plus de mains qu'auparavant, ce qui n'est pas non plus une économie de personnel. Les facteurs subissent, pour certains, et en particulier en campagne, des tournées deux à trois fois plus longues (en distance, et sans tenir compte qu'ils doivent rejoindre Bourg par leurs propres moyens) et ce n'est pas le folklore des quelques véhicules électriques, plus en photos que sur le terrain, qui rattrapera un bilan carbone ainsi mis à mal.
Le courrier, même rapide, est rarement distribué le lendemain, plus souvent 3 à 4 jours plus tard, quant aux écolpis, c'est en semaines qu'il faut parfois compter. Les observations transmises au personnel ne semblent pas être entendues par la direction. Faut-il lui écrire personnellement?
La Poste s'est gravement désorganisée avec cette nouvelle organisation. Après le transfert du courrier-papier aux télécopies, et maintenant aux mels, c'est vers le privé que La Poste se prépare à livrer ce qui reste de ses services par dépits des "usagers" qui ne sont ni considérés ni écoutés.
Pour le coup, je suis de tout cœur avec le personnel.