vendredi 26 février 2010

Ceci n'est pas une pipe


Il me semble que certains ne pensent qu'à « ça ».
Evidement tout le monde a vu les affiches de l'Association des droits des non-fumeurs.
Les interprétations à connotation sexuelle me semble à la fois excessives et inexacte. Détourner l'interprétation pour faire interdire l'affichage est évidement astucieux. Le rapprochement avec le vieux terme argotique pour désigner une cigarette est un peu facile. Pour ma part, je vois simplement la soumission d'une personne à une autre, en l'occurrence d'un jeune à un adulte.
Il est évident que c'est une contre offensive de quelques tartufes fumeurs qui se sont retrouvés dans l'affiche et ne le supportent pas, preuve que l'image est juste.

mercredi 24 février 2010

la chasse au marocain

Pas de méprise sur le mot, un marocain est un poste de ministre, un sous-marocain de secrétaire d'état (rapport au porte document plein cuir). Ceci étant précisé, je peu continuer sans risque de choquer.
Chaque nomination de haut fonctionnaire ou de ministre fait son lot de déçus. Le pire arrive toujours lorsque la compétence est dénichée en dehors du sénacle. Ainsi les dernières nominations du jour, cour des comptes et HALD, ont soulevé de vives contestations les notables de la majorité. Comment, il n'y a dont pas assez de compétences dans la majorité? Faudra-t-il s'inscrire au PS pour avoir un poste?
Voilà le mot est lâché, certains notables ne rêvent que de marocains. Certains donc (pas tous heureusement) se font élire, non pour servir les Français, mais pour tenter quelque poste ministériel ou quelque haute fonction bien médiatique. Le pouvoir du Parlement du Sénat ne leur suffit pas.
D'autre plus malin préfère le passage par l'ENA pour éviter les urnes, mais avec la même ambition.
Ne croyez pas que ce soit le propre d'une tendance politique, souvenez-vous des années Mitterrand et des déçus de l'époque!
Le plus choquant est qu'il ne s'en cachent plus.
Les coups-bas, les exclusions, les contre-offensives des actuelles élections régionales ne sont donc que la face visible du combat que se livrent nos futurs élus pour avoir les meilleurs fauteuils.
Étonnez-vous que l'électeur se fasse rare.

dimanche 21 février 2010

xénophobie

Il est décidément à ce demander ou ce cache la xénophobie.

Si, comme beaucoup, je considère certaines pratiques discriminatoires pour les femmes (le hijab, mais pas le foulard qui ne cache pas le visage), certains prosélytismes insupportables (la prières dans la rue, l'appel à la prière), je trouve la réaction de certains politiques au delà du simple bon sens.

Considérer qu'un fastfood halal soit une démonstration communautaire voir hyper-islamiste relève du fantasme.

A ce compte il faut interdire les pizzérias, les kebabs et les restaurants à thèmes “étrangers”, et à ce compte commencer par les boutiques à hamburger. La xénophobie commence décidément dans les assiettes!

En premier lieu, la viande halal n'est réservée à personne et le soin apporté relève de la meilleur hygiène (ce qui semble un minimum dans les contrées chaudes d'ou vient la pratique). L'abattage rituel ressemble étrangement à nos pratiques actuelles en règle générale (saigner à vif est courant, et à ce compte même le porc serait halal), si ce n'est l'impôt religieux prélevé au passage. Je suis cependant toujours un peu surpris de l'exclusivité halal alors que l'abattage se fait dans les mêmes locaux que pour la viande traditionnelle et que nombre de grandes surfaces ont des rayons halal et kasher. Mais ici comme en toute chose, le commerçant est libre de ses offres dès lors qu'elle ne contreviennent pas aux règles en vigueur.

En second lieu, rien n'étant imposé, rien n'interdit de bouder tel ou tel restaurateur par goût ou par conviction.

Enfin toute vitupération en la matière ne peu que cultiver le communautarisme. Il est dès lors compréhensible que le parti qu'il représente refusent de discuter d'identité nationale.

mardi 9 février 2010

Discimination!

Dès que l'on touche à la fonction publique, c'est le tollé et l'accusation de pratiques discriminatoires.
Certes, le dialogue social a pour objet principal de tirer l'ensemble de la population vers le haut. Mais pour cela, ne faut'il pas accepter d'en rabattre un peu dans certains cas? En particulier lorsque l'avantage est disproportionné, ou que les règles sont bafouées.
Ainsi la dernière occasion pour certains syndicats de fonctionnaires de d'indigner est le projet visant à pouvoir mettre en disponibilité un fonctionnaire qui refuserait trois mutations correspondant à ces compétences. Il est vrai que la mesure est scandaleuse, puisqu'elle remplace une mesure inappliquée qui permettait la mise en disponibilité au premier refus.
Si l'on fait le compte des écarts de situations entre salariés du public et du privé, il est aisé de monter que la discrimination est positive en faveur des premiers et d'un niveau tel qu'il coûte considérablement aux contribuables, et donc principalement aux salariés du privé.
Considérant que les salariés du public sont les salariés des citoyens, il n'est pas scandaleux que les élus des citoyens demandent des comptes.
Lorsque certains mouvements de grève dans les transports sont engagés pour s'opposer aux affectations de personnels entre deux lignes de RER, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'on réclame des formations lors de fusion de services (pôle Emploi, Finances, …) alors que les recrutements se font sur les mêmes critères, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'on réclame un régime de retraite spécial pour travail pénible (enseignants) mais que l'on refuse les mutations vers les fonctions moins stressantes ou des postes adaptés, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'espérance de vie conduit à avoir autant de retraités que d'actifs, et que l'on refuse de reconsidérer l'âge de départ en retraite, il est normal que le citoyen s'indigne.
Remettre en cause certains avantages qui ruinent la société, donc le citoyen, n'est pas de la discrimination, mais une simple recherche de justice sociale.

Le voile, quel voile?

La dérive du vocabulaire n'a décidément pas de limite. Énorme buzz autour d'une candidate régionale NPA voilée. Hors, les photos publiées dans la presse montre une jeune femme coiffée d'un foulard! Certes il est manifeste que le nouage du foulard montre une certaines pratique islamiste, mais le visage est totalement dégagé.
Qui sont ces tartufes qui sont ainsi scandalisés et voient un voile là ou il n'y a qu'un foulard? Jusqu'où faut-il rejeter les signes religieux pour satisfaire les plus anticléricaux des laïcards? Est-il vraiment nécessaire de devoir rappeler sans cesse que la laïcité n'est pas le bannissement des religions, mais l'indépendance de l'état envers elles?
À ce compte, il faut faire la chasse aux barbus, susceptibles d'intégrisme islamique, aux chapeautés cachant certainement une kippa, …, et raser tout édifice religieux s'affichant comme tel. En somme établir le délit de sale gueule et instaurer le totalitarisme anticlérical. La HALD a encore beaucoup de travail devant elle.
Mêmes si les religions du Livre n'ont d'exigences vestimentaires que pour les prières, il est inadmissible de stigmatiser pour si peu dès lors que l'on les porte dans la rue. Sauf évidement si c'est par pure provocation, et prosélytisme actif.
Il n'en est pas de même pour les tenues traditionnelles de certains pays qui n'ont rien de religieuse, tel burka et autres hijab. Que certains religieux intégristes tentent de les imposer pour asservir est évidement à combattre, tant sur le principe générale, qu'en pratique partout ou ces coutumes n'existent pas.
Le NPA a parfaitement réussi son coup, grâce à ces opposants.