jeudi 25 mai 2017

Main basse en prud’homie

Afin de satisfaire des organisations syndicales et patronales qui refusent de se voir quantifiées officiellement par les élections, comme c’est le cas depuis que les Conseils de Prud’hommes existent, le pouvoir a admis, au prétexte que l’organisation d’élection coutait trop cher (un sens affirmé de la démocratie que chacun appréciera) le comptage indirect et discret, pour les salariés, les élections dans les entreprises, pour les employeurs un ratio entre le nombre d’entreprises adhérentes et le nombre de leurs salariés.
Pour les organisations syndicales des salariés, il semble que cela se soit bien passé.
Concernant les représentants des employeurs, c’est une tout autre affaire. En effet, comment expliquer que les employeurs de l’Économie Sociale (associations, coopératives, mutuelles…) qui rémunèrent 710 000 emplois privés (11 %) et représentent 17 000 sociétés se voient crédités de 1,47 % des conseillers prudhommaux, à peine plus que les particuliers employeurs (36 000 employeurs pour presque autant de salariés).
Résultat, alors que les élections de 2008 avaient crédité les employeurs associatifs de 476 conseillers, il n’y en aura plus que 114 en 2019 selon les décomptes ministériels.
Il est incontestable que certains ont trouvé une solution pour faire main basse sur les postes. Un véritable camouflet pour les employeurs bénévoles engagés depuis des lustres dans cette noble mission de rendre justice.
L’avenir est sombre pour les bénévoles employeurs qui risquent d’être jugés comme des patrons de l’industrie sans égard pour leur engagement social.

dimanche 12 mars 2017

retard à l'allumage!

Tiens deux articles restés dans les limbes qui surgissent maintenant.
Juste une mise à jour mal corrigée.

Ce chère timbre

Le SMIC a été multiplié par plus de 3, et le prix du timbre par moins de 2 depuis 1983
Merci, père Noël, pour ce timbre bon marché qui me permet de continuer à envoyer des vœux avec de jolies cartes bien réelles.
Durant longtemps, il était habituel de constater que le prix d’un timbre, d’un journal et d’une baguette de pain était le même, principalement sous contrôle.
La baguette fut la première à freiner sur le prix, suivi du journal, tous deux libérés du joug administratif.
La Poste, probablement contrainte, a fait encore plus d’efforts. 
Merci La Poste pourvu que cela dure.

La Présidence de BBA

Lorsque l’AGGLO (la communauté de commune construite autour de Bourg-en-Bresse) fut créée, M. Bernard Chanel, son premier président, a posé deux règles qui ont été longtemps respectées :
1 ° Le nom de la ville capital n’apparait pas dans le nom de la communauté de communes (de nombreuses CC ont d’ailleurs jugé utile de retenir cette approche respectueuse de l’ensemble des communes), 
2 ° Le président n’est pas élu de la commune capitale et le bureau (les vice-présidents) est majoritairement constitué par des élus des communes périphériques. 
Certains ont cru bon de s’assoir sur ces principes respectueux de la diversité socio-économique comme politique.
Déjà en changeant le nom de la communauté de commune en Bourg-en-Bresse agglomération dès que les élus de la capitale on mit la main dessus (la présidence et plus de la moitié des vice-présidences, excusez du peu)
Ce qui ce lis dans VA du 23 décembre laisse entendre la prétention de certains de persister dans la nouvelle communauté considérablement étendue où la ville capitale sera minoritaire en population comme en nombre d’élus, prétendant que le respect du consensus (« beaucoup de maires ruraux refusent la politisation ») ne peut passer que par la prise de pouvoir de la capitale (« sinon cela voudrait dire que les élus… auraient majoritairement décidé de mettre Bourg-en-Bresse dans l’opposition » excusez du peu !).
Dire que le même critique la personnalisation du pouvoir par le président de la région Auvergne Rhône Alpes.
Il est urgent que les élus des communes rurales se réveillent, s’ils ne veulent pas, justement, politiser la communauté, il faut évidemment éviter que les plus politiques y prennent le pouvoir.

mardi 12 juillet 2016

Inauguration à la sauvette du nouveau palais de justice de Bourg en Bresse

Le nouveau palais de justice de Bourg en Bresse a été inauguré de 12 juillet 2016 par le Président de la république en toute intimité, en présence de quelques édiles locaux et du ministre de la Justice.
Si la presse murmurait, et que nul n’en ignorait, il est certain que tous les magistrats n’ont pas eu l’honneur d’y être invités.
Je ne sais ce qu’il en est des autres magistrats, mais les conseillers prud’homaux n’ont pas eu cet honneur.
C’est pourtant pour eux aussi leur lieu de mission.
Et plus encore que les magistrats professionnels, leur engagement volontaire, et même bénévole pour les non-salariés, dans cette mission de grande utilité publique méritaient en cette occasion une modeste reconnaissance en les y invitants.
Un courriel n’aurait pas ruiné les comptes de la justice, et, le nombre aidant, la taille de l’édifice y trouvait sa pleine justification.
Que craignent donc nos élus à vouloir ainsi nous éviter ?

samedi 7 mai 2016

le prix du travail

Double page dans Le Progrès de ce samedi au sujet des aides à domicile commentant une enquête d’un organisme de défense du consommateur qui ne défend pas le travailleur.
Propos outranciers de « UFC Que choisir » que relaie sans commentaire le journaliste qui commet l’article.
En effet cet organisme considère que 70 h de travail à 910 € est trop chère payé.
Je souhaite que son propre personnel soit mieux respecté.

Il faut en effet rappeler que le SMIC horaire est de 9,67 € bruts et que les charges patronales sont de 36 626 %, soit un coût horaire de 13, 21 €.
C’est même 14,53 si s’on inclut le droit aux congés payés.
Donc 70 heures coûtent au minimum 1017,17 € car ce personnel dispose de qualification qui méritent mieux que ce salaire minium.
910 €, ce n’est donc même pas le SMIC, et cela ne paye même pas les congés du personnel.

Quant au tarif des services organisés par les associations, cela inclut la précarité du service (la personne a le droit d’arrêter sans préavis), son organisation et les congés du personnel, leur formation continue, leur mutuelle, comme le respect d’une convention collective.

Il faudrait tout de même accepter que le personnel d’intervention sont des femmes et des hommes ayant droit à une reconnaissance qui passe aussi par une rémunération décente.

Cela mérite un vrai rectificatif pour l’honneur des femmes et des hommes qui œuvrent au quotidien pour le bien-être de nos anciens et de toute personne en ayant besoin.

dimanche 7 février 2016

Égalité homme-femme !

Le tournoi des VI nations, mais le sport collectif en général n’a pas encore fait sa révolution en matière d’égalité entre les sexes. 
Les hommes ont eu droit au Stade de France et à France 2, les femmes ont été reléguées à Bourg-en-Bresse et France 4. 
Et les femmes y ont démontré leur très grande classe avec un score à humilier les hommes.
Je n’ai rien contre le très beau et nouveau stade de Bourg-En-Bresse, ni même contre la belle ville de Bourg-En-Bresse, mais l’équité n’y est pas, ne serait-ce qu’en nombre possible de spectateurs, comme de l’audience de France 4.
Les rencontres en sports individuels sont organisées selon une unité de temps et de lieu de bon aloi. 
Il serait temps de s’en inspirer. 
Il serait bien que les rencontres de haut niveau regroupent les équipes masculines et féminines en un même lieu à la même date avec tirage au sort à l’ouverture pour connaître qui, des hommes ou des femmes, joueront en premier.

vendredi 16 octobre 2015

Centralisme démocratique

Il est facile de comprendre que l’idée d’intercommunalité à cheval sur trois Départements et deux Régions perturbe l’ordre administratif, elle avait cependant une réelle cohérence en matière de bassin de vie et de territoire. De bassin de vie, justement, qu’en est-il dans cette proposition préfectorale d’une communauté de commune qui concerne un tiers de la population du département sur trois territoires (Dombes, Bresse, Revermont) et longue de plus de 50 km ? Ou, à l’inverse de laisser isolé un minuscule territoire qui n’a de vraie vie qu’avec la capitale ? 
Nous sommes évidemment très loin de la démarche volontaire et incertaine des débuts des intercommunalités qui a conduit à la situation actuelle, mais la loi était censée donner l’initiative aux élus locaux.
Est-ce un effet de la "loi NOTRe" qui recentralise le pouvoir au niveau de l’État, donc localement des Préfets, ou l’influence de l’ambition hégémonique de quelques élus de la capitale bressane, le projet unique de carte (au dire du préfet, il n’y aura pas d’autre carte, donc pas de négociation) des Communautés de Communes de l’Ain s’assoit allègrement sur le travail des élus de terrains. Un retour masqué du centralisme démocratique en totale contradiction avec l’idée de régionalisation.

vendredi 9 octobre 2015

la danse de la pluie de syndicalistes

Nous avons assisté jeudi à une tentative de mobilisation syndicale « contre l’austérité, pour les salaires, l’emploi et les conditions de travail ». Les formations syndicales à l’origine de cet événement, tellement important que la presse a du mal à en faire plus de quatre lignes, sont de celles qui ne considèrent un dialogue social constructif que si on leur donne entièrement raison.
Cette absence totale de considération pour ceux qu’il est coutume d’appeler des partenaires sociaux, mais qui ne sont à leurs yeux que des adversaires à abattre est des plus délétères. L’actuel conflit à Air-France montre bien que le conservatisme de certains syndicalistes est de nature à détruire l’emploi plutôt que de le développer.
Cette manifestation, qui n’apportera rien de plus qu’une danse de la pluie ne fait qu’ajouter à l’impuissance de ces syndicats ultraconservateurs, car, qui dit dialogue dit aussi écoute et compréhension . 
Ce n’est pas en claironnant « du travail du travail » qu’il y en aura, mais en travaillant (justement !) avec les employeurs à créer un climat qui donne envie aux entreprises de se développer. Il faut pour cela accepter l’impermanence comme la nature des choses et savoir remettre en cause les petits avantages ou les privilèges de ceux qui travaillent pour accueillir ceux qui en sont privés.

lundi 13 avril 2015

3 % !

En présentant son « programme de stabilité », le Gouvernement proclame une nouvelle fois sa foi en le respect du « critère de Maastricht » limitant le déficit public à 3%.
Ce critère n’a aucun sens actuellement.
Lorsqu’il a été inventé par un haut fonctionnaire en 1981, l’inflation était de 13,4%. il présumait un déficit de l’État à hauteur de ⅕ de l’inflation, ce qui est somme toute raisonnable.
Mais dès 1986, l’inflation est descendue en dessous de 5% et y est restée.
Lorsque ce critère est adopté comme référence européenne en 1991, l’inflation était encore de 3 %. c’était objectivement une valeur limite.
Depuis, et en ¼ de siècle, l’inflation est toujours oscillé ente 0,1% et 2,4% avec une moyenne de 1,6%
Le critère de 3% induit une dérive des dépenses actuellement 6 fois supérieures à l’inflation, ce qui ne peut qu’augmenter la dette.
Ce critère n’a donc plus aucune objectivité.
Le déficit public n’a aucune raison d’être supérieur à l’inflation, sauf à pouvoir faire tourner la planche à billets et donc à spolier le citoyen.


jeudi 12 mars 2015

Cartel?

Un groupement de laiteries est condamné pour s’être organisé afin lutter contre le pouvoir exorbitant les centrales d’achats des grandes surfaces.
C’est donc cartel contre cartel, mais un seul est condamné.
Les grandes surfaces regroupent leurs centrales d’achat, en tirant encore plus de pouvoir et d’économie, et personne ne bouge alors que se sont les producteurs qui sont en danger et que les consommateurs n’en tirent que très peu de profit!
Le commerce équitable prôné par certains devra bien devenir un jour la règle pour tous et protéger le producteur comme l’utilisateur.
Condamner les producteurs de s’être organisé pour se défendre est laisser le champ libre aux puissantes centrales d’achat avec toutes les conséquences qui en découlent.
Cette condamnation est totalement à contre-courant des préoccupations sociétales actuelles.

mercredi 4 mars 2015

Grèves des trains

La CGT annonce un mouvement de grèves à la SNCF. 
Le motif, cette fois-ci, est le rejet du projet de fusion de la SNCF et de RFF. 
Il faut tout de même constater une constante à la CGT : ce syndicat est contre tout, même au contraire. 
Tous ceux dont la mémoire ne défaille pas (mais peut-être est-ce le cas à la CGT) s’en souviennent, le même syndicat s’était violemment opposé en son temps au projet de scission de la SNCF pour créer RFF et faire supporter à cette dernière le poids de la dette. 
Ce syndicat ne pense décidément que revendication et n’imagine le débat de société que dans la confrontation, considérant définitivement que lui seul a raison. 
Immaturité totale.

mardi 24 février 2015

Majorité départementale dite vous?

Il est des groupes politiques qui roulent masqué
Ainsi pour l’élection du futur Conseil Départemental, un groupe politique n’ose plus afficher la couleur dans les tracts qu’il glisse dans notre courrier.
Il se revendique “majorité départementale”. Suivez mon regard, mais devinez tout de même.
Or donc, s’ils sont actuellement majoritaires, cette majorité n’est qu’éphémère et ne tiendra que par le souhait des électeurs.
Quand les partis politiques n’osent même plus se nommer eux-mêmes, il y a lieu de s’interroger sur le courage politique de leurs animateurs.

mercredi 28 janvier 2015

Grève des juges de prud’hommes

Des juges des prud’hommes du collège salariés sont en grève. 
L’idée d’une grève est de pourrir la vie de ceux de qui l’on souhaite obtenir un avantage ou se voir restaurer un droit bafoué. 
La grève des salariés est donc généralement destinée à pourrir la vie de l’employeur. L’objet du courroux de ces grévistes est certains articles de la “loi Macron”. Il ne semble pas que ce mouvement porte préjudice à notre ministre. Présentement, ce sont essentiellement les salariés en conflit avec leur employeur qui, voyant leurs jugements reportés, sont les principaux pénalisés. 
Il est des grèves qui n’ont aucun sens, et il y a d’autres méthodes pour obtenir satisfaction, il n’est que de voir le lobbyisme des notaires qui a réussi à convaincre moult députés de déposer un projet d’amendement à leur convenance. Mais il est vrai que cela agite moins le microcosme.

mardi 30 décembre 2014

Tout ou rien

Aller-retour administratif concernant le chauffage au bois à Paris
Les foyers à feu ouvert sont une catastrophe à tout point de vue : rendement ridicule, donc, gaspillage, grosse production de fumée, donc de particules, surtout qu'il y est tentant d'y bruler n'importe quoi et pas que du bois (ce n'est pas par hasard que Londres est sorti du smog avec l'interdiction du charbon). Les interdire en temps normal est donc justifié, tout au plus pourrait-on les autoriser à titre festif, donc certains jours.
Les foyers fermés n’auraient jamais dût être interdits, ils sont bien autorisés en petite couronne. C'est une solution à haute performance énergétique qu'il faudrait au contraire promouvoir (indépendance énergétique, énergie renouvelable…).
Ce tout-ou-rien n’a aucun sens et rappelle l'absurde obsession anti-diesel qui ne prend aucun compte de l'évolution technique.
Cette gouvernance à l’influence est décidément désastreuse.

lundi 29 décembre 2014

monomanie anti-diesel

La monomanie anti-diesel persiste. est-elle soignable?
- Sur le site de l'ADEME (que l'on ne saurait taxer de propétrole!), les véhicules diesel actuels sont considérés aussi propres que les autres du point de vue des émissions de microparticules. L'ADEME considère d'ailleurs que les émissions de microparticules sont essentiellement dues aux poussières soulevées par le roulement et à l'usure des garnitures de freins.
- Inventé en 2007 sur les émissions de CO2, avec l'espoir de taxer les véhicules diesel, le bonus-malus pénalise surtout les véhicules essence, preuve du meilleur rendement énergétique du diesel (sinon, d'ailleurs, pourquoi le diésel serait-il privilégié pour les très gros véhicules, les locomotives et mes bateaux?).
- Les véhicules essence émettent des composés aromatiques polycycliques hautement cancérigènes dont personne ne parle.
- Taxer les diésels sur l'autoroute implique qu'au péage il soit possible d'identifier la motorisation, et donc de présenter le certificat d'immatriculation. Outre le temps perdu et les falsifications, c'est aussi la fin du télépéage,
- Vouloir favoriser le covoiturage nécessite de savoir faire la différence avec une famille, et implique un contrôle visuel. Outre le temps perdu, c'est aussi la fin du télépéage.
Notre ministre parle avant de penser, mais ceci n'est pas nouveau.

mercredi 17 décembre 2014

retraite

Nos parents (enfin les miens) ont allègrement travaillé jusque 65 ans ayant souvent commencé à 14, et nous en faisons des centenaires. 
Le système de retraite a été créé alors qu’il faillait avoir travailler près de 100 000 heures pour y avoir droit pour une espérance de retraite inférieure à 15 ans. 
Aujourd’hui il suffit d’avoir travaillé 70 000 heures avec une espérance de retraite de plus de 30 ans. 
Résultat, il y aura bientôt un salarié pour financer un retraité (car ce sont les cotisations d’aujourd’hui qui assurent les retraites d’aujourd’hui). Que cela effraye les jeunes dont les conditions de travail sont cent fois meilleures a de quoi surprendre et démonte la désinformation générale.
Alors que les conditions de vie nous mènent en bonne santé de plus en plus tard, il est totalement incohérent de vouloir bénéficier de la retraite de plus en plus tôt. Nombre de jeunes retraités d’aujourd’hui courent les petits boulots plus par envie de travailler que par réels besoins financiers.
Le fait que des gouvernements aient, de manière irrationnelle et à courte vue, pour espérer, vainement d’ailleurs, réduire le chômage, aient abaissé l’âge de la retraite est une catastrophe économique, nous coûte probablement des milliers de chômeurs et ruine le projet de retraite par répartition.

mercredi 29 octobre 2014

Allocations familiales

Le gouvernement est décidément très imaginatif en mauvaises solutions. En créant des plafonds de ressources pour réduire le montant des allocations familiales, il crée en même temps des effets de seuils redoutables. D’autant plus que chaque fois la division par deux de la prestation est significative, et qu’il n’est pas fait mention de quotient familial, car, même si cela ne concerne que moins de 10 % des foyers, ce sont les mêmes qui ont un abattement familial plafonné.
Quitte à fâcher les associations de défense de la famille, pourquoi n’avoir pas plus simplement introduit le montant des prestations familiales dans l’assiette de l’IRPP ? Un double calcul de l’impôt, comme il se pratique déjà, permettait simplement de restituer la différence à la CAF.
Trop simple, probablement, à moins que ce soit une idée d’un précédent gouvernement, donc irrecevable.

L’argent accroché au mur

Une propositions de loi finance de l’UDI (centre droit) souhaitait faire entrer dans l’assiette de l’ISF la valeur des œuvres d’art. Elle a été rejetée par la majorité (!) présidentielle (Gauche). Il est vrai qu’il ne fallait fâcher ni l’inventeur de cette généreuse niche fiscale (M. Lang) ni le ministre des Finances d’alors (M. Fabius), tous deux grands amateurs d’art.
En ces temps de disette où le moindre euro est le bien venu (dans les caisses de l’État), et quand dans le même temps le patrimoine investi dans les entreprises est taxé plusieurs fois (ISF, impôt sur les sociétés, IRPP…) il reste surprenant que la Gauche soit aussi généreuse avec l’argent qui dort de “ceux qui gagnent de l’argent en dormant” pour citer l’un des plus célèbres d’entre eux.
Une occasion perdue pour la Gauche de la Gauche de soutenir une bonne idée de la Droite en confirmant leur posture antigouvernementale.

lundi 20 octobre 2014

Archaïsme

Madame Aubry, comme encore trop de politiciens, en particulier, raisonne encore la société avec un archaïsme ahurissant.
Elle en est encore à considérer la situation actuelle comme une crise dont il faudrait sortir en dépensant toujours plus.
La situation durant, elle devient endémique et doit donc être vécue comme telle. La croissance est antinomique avec les contraintes environnementales, et l’évolution technologique promet toujours plus de confort, avec toujours moins de moyens, de matériel et d’énergie.
Il faut donc envisager une société où le développement ne rimera plus avec croissance, et donc avec dépenses.
Il faut aussi envisager une société où la natalité ne sera plus un moteur, mais un frein, et donc sortir de la politique nataliste.
Un Nouveau Monde à penser avec de nouvelles personnes. Il est urgent de renouveler le personnel politique.

mercredi 15 octobre 2014

Écologie Royale suivie du train routier

Notre ministre de l'écologie aime beaucoup les sociétés d'autoroute. Faute de pouvoir les taxer, le Premier ministre refuse, elle veut faire baisser les tarifs et lever les barrières les fins de semaine.
Mais alors que c'est déjà l'embouteillage complet à ces moments, les retraités qui jusqu'à présent évitaient justement ces jours de cohue vont certainement vouloir aussi faire des économies. Ajoutons à cela que la voiture va devenir plus économique encore, d'autres qui prenaient le train vont amplifier le trafic. Une belle pagaye assurée, et que de pollution supplémentaire.
Ensuite, quelle cohérence? Les travailleurs obligés de se déplacer vont payer l'autoroute au prix fort et les oisifs passeront gratis!

Notre ministre de l’économie a décidément beaucoup d’idées.
Alors que la lutte contre les émissions de CO2 voudrait que la route soit désertée par les camions, et que le train soit préféré à l’auto, M. Macron préconise le développement du car par les sociétés privées. L’arrivée en France du taxi-brousse est incontestablement un grand progrès social. Plus économique, certes, mais combien plus polluant, plus accidentogène, plus agressif pour les routes et l’environnement.
Entre une ministre de l’environnement qui préconise les embouteillages gratuits sur les autoroutes et un ministre de l’économie qui veut y ajouter des cars, l’écologie est sur les bons rails, assurément.

mercredi 8 octobre 2014

Pas envie ?

Ainsi des enseignants n’auraient pas envie de venir travailler dans l’Ain ?
Il me semble pourtant que le personnel de la fonction publique d’État se doit d’aller travailler là où les besoins de l’État se font sentir, que leurs souhaits ne sont que ce qu’ils sont et ne sauraient être des exigences.
Il semble patent que, pour certains, leurs souhaits priment les besoins des populations.
Il devient donc urgent de permettre à ce personnel exigeant de postuler librement, et donc au risque de ne pas être engagé, pour l’établissement de son choix par contrat de droit privé, comme cela est de règle auprès des établissements sous contrat.

jeudi 2 octobre 2014

Économiser sur le déficit

Le projet de budget de l’État pour 2015 laisse songeur. Il est annoncé à grand renfort d’explications qu’il sera fait plus de vingt milliards d’économies. J’en ai hâtivement conclu que les dépenses de l’État seraient d’autant inférieures à ses recettes.
Grosse incompréhension. Il fallait comprendre que l’État ne dépenserait que quatre-vingts milliards de trop au lieu de cent. Autrement dit que l’on ne fera que de creuser un petit peu moins le gouffre de la dette.
C’est beau les discours tout de même.

mercredi 1 octobre 2014

Sauver LaPoste?

L’affranchissement du courrier va augmenter de 15%,
mais pas les revenus.
Donc je vais tirer un trait sur les cartes postales de vacances, sur les cartes de vœux, d’anniversaire… que je remplacerais par des courriels, des SMS, voir de simple twits, et je ne serais pas le seul.
En même temps, et dans les anciens temps, le timbre (0,66 €) était traditionnellement au même prix que la baguette de pain (0,90 €) et le journal (0,95 €). 
Le timbre reste un des derniers produits soumis au bon vouloir des politiques, et LaPoste en paye le prix.
Reste que ce rattrapage, le jour même où le ministre des Finances annonce la fin de la pression fiscale, fait autant désordre que l’évolution de la taxe sur les carburants.

mardi 2 septembre 2014

Digital retard

Cette semaine, ode à la rentrée scolaire, le Gouvernement promet la “révolution digitale” en matière d’enseignement.
Ayant eu le privilège d’accompagner en 1985 (il y a 29 ans, une génération !) un collège lors de la mise en place du projet “informatique pour tous” de M. Michel Rocard.
Quinze ans plus tard, ce fut la tentative de raccorder toutes les écoles à la grande toile.
Je mesure avec une grande tristesse l’inertie avec cette révolution imprègne le milieu enseignant comme les politiciens en responsabilité de l’enseignement.
Il faut certes “se hâter lentement” afin de bien mesurer les conséquences d’une décision, mais pour ce sujet, ce n’est plus de la lenteur, c’est de l’immobilisme.
Au risque de bousculer le système pour rattraper le retard et de confondre alors vitesse et précipitation.
Attendons les actes.

vendredi 4 juillet 2014

Machine à cash !

Je n’imaginais pas que la SEMCODA (Société d’Économie Mixte de Construction du Département de l’Ain) dont la fonction est d’assister les collectivités locales dans leurs projets de construction et dont la mission première est le logement social, puisse être honorée d’être devenue une machine à cash. Pour qui d’ailleurs !
Ainsi donc le logement social comme les collectivités locales sont une source d’excédents très substantiels pour cette société. 26 millions, 12 % de marge nette, même les investisseurs boursiers en rêvent. Et si ce n’était que cette année, une exception est toujours possible, mais il y a récidive régulière.
12 % de marge, c’est 12 % de logements qui n’ont pas été construits, et, en ces temps de pénurie, cela interroge forcément.
Tout cela avec nos impôts locaux et les loyers des locataires de cette société prétendument à but social, mais célébrée en AG comme une société à but financier.

lundi 16 juin 2014

démocratie syndicale

Certains syndicats ont décidément beaucoup de mal à accepter le fait démocratique autant que celui d’être (devenu) minoritaire. Ainsi, tant pour le personnel de la SNCF que pour celui des arts vivants, les évolutions des organisations sont le fruit de longues négociations auxquelles tous les syndicats ont participé et pour lesquelles une représentation majoritaire a donné son accord. Au nom de la démocratie, il ne doit donc pas y avoir à revenir dessus.
Mais le sens de la négociation de ces syndicats minoritaires et totalitaires veut que celle-ci n’ait pas eu lieu s’ils n’ont pas obtenu totale satisfaction. Donc mouvement de grève thrombose.
Le droit de grève est irréfragable, mais il doit maintenant être démocratisé. Les assemblées générales d’une poignée de mécontents relèvent plus de la dissidence ou du sabotage que de la démocratie et leur vote à main levée on ne peu plus attentatoire aux libertés individuelles. À mon sens, la grève ne devrait être possible que par un vote majoritaire à bulletin secret (sous contrôle de tiers) de l’ensemble du personnel de l’établissement concerné (dans le cas de la SNCF, c’est même toute l’entreprise qui est concernée).
Après tout, rien n’interdit à ceux qui ne sont pas contents de leurs conditions de travail d’aller chercher leur bonheur ailleurs, voir même de se le fabriquer.

jeudi 12 juin 2014

Mauvaise raison

Des syndicats de cheminots sont opposés à la réorganisation du service du rail tel que proposé par le gouvernement. Ils ont raison, mais pas pour la bonne raison. 
C’est en effet une erreur stratégique que de vouloir réunifier RFF et SNCF. C’est comme si on décidait de fusionner les transports routiers avec la DDE. C’est le blocage assuré du développement de la concurrence, et donc de la qualité du service offert.
Il faut au contraire considérer RFF comme le service public qui assure le développement du transport en site propre, réintégrer en toute logique sa dette dans celle de l’État, et ouvrir ainsi le rail à la plus large offre de service comme cela se trouve sur la route, dans l’air et sur mer. 
Il ne serait même pas absurde d’intégrer RFF avec l’autre principal système de déplacement en site propre que sont les voies navigables. 
La multimodalité prendrait alors tout son sens.

lundi 9 juin 2014

intermittents

Certains syndicalistes ont un sens particulier de la démocratie et du dialogue social. Ils refusent obstinément de ne pas avoir obtenu gain de cause contre la majorité. Alors que des négociations sont terminées, ils en sont encore à protester et à semer la pagaille.
Polémique récurrente, donc, au sujet du régime des intermittents du spectacle.
Mais n’entretiennent-ils pas eux-mêmes un doute sérieux sur le bon usage des indemnités de chômage ? Est-il normal qu’ils soient considérés comme chômeur pour répéter ou préparer un événement ou un spectacle ? Est-il normal que des sociétés de télévision qui fonctionnent en continu aient massivement des intermittents parmi le personnel technique ?
Mais admettons le principe. Est-il alors normal que ce soit l’ensemble des salariés et des entreprises qui en subissent le coût ? À régime spécial, comptabilité séparée. Si les entreprises et le personnel des arts et du spectacle veulent un aménagement particulier qu’elles en assument seules les conséquences et le financent. Il est anormal de subir ce sponsoring forcé.

vendredi 30 mai 2014

Retour en 2002



Je suis toujours surpris des réactions à contretemps de certains partis politiques.
Alors que depuis des semaines les instituts de sondage annonçaient la prééminence du FN dans les élections européennes, les “partis de gouvernement”, comme il est de coutume de les annoncer, n’ont rien fait pour convaincre les électeurs que l’Europe était le meilleur avenir possible. Mais lorsque le résultat s’affiche conforme aux prévisions, les mêmes organisent des manifestations “spontanées et républicaines” pour protester du vote des Français. 
Comme en 2002, toujours une guerre de retard, mais aucune remise en cause de leur gouvernance. À croire qu’ils n’y sont pour rien. Pour paraphraser, un tract stalinien de triste époque “le peuple, par sa faute, a perdu la confiance des partis politiques”.
Lamentable.

lundi 26 mai 2014

scandaleux gaspillage

L’organisation des élections est un vrai scandale écologique.
Prenons le cas les élections Européennes. Avec le nombre de listes et la production en double des bulletins puisqu’ils sont distribués avec les professions de foi et qu’il en faut aussi dans le bureau de vote, il y en a eu 2,5 milliards représentant plus de 6 200 tonnes de papier. Seulement 20 % ont été utilisés, donc 5 000 tonnes sont jetées.
Idem pour 80 tonnes d’enveloppes.
Tout cela pour satisfaire une absurde et obsessionnelle notion de secret du vote.
Alors que, comme dans de nombreux pays tout aussi démocratiques, en imprimant sur un seul bulletin la liste des listes en compétition, il suffit de cocher son choix et de le plier en quatre pour assurer la confidentialité sans enveloppe. De plus, et même en diffusant le bulletin avec les professions de foi pour les votes par correspondance, seules 540 tonnes de bulletins sont nécessaires et on économise les 80 tonnes d’enveloppes.
Résultat, plus de 5 700 tonnes (228 semi-remorques, soit un convoi de 11 kilomètres et nécessitant 15 000 tonnes de bois, trois fois plus de camions…) de papier économisé, quelques forêts de sauvées, plus près de 200 millions d’Euros d’impression. Sans compter la réduction colossale de l’archivage, et 3 000 tonnes (120 camions) moins dans les envois.
Vivement le vote électronique.
Certains voudraient supprimer les élections pour faire des économies, il est possible de faire des économies en maintenant les élections.

jeudi 24 avril 2014

Petit, petit, petit

Petits retraités, petits fonctionnaires. Le discours de notre actuel ministre des finances est méprisant pour les gens à modestes revenus. On n’est pas petit d’avoir de petits revenus, on le devient d’être ainsi méprisés par ceux qui ce croient grands.
Il faut beaucoup de grandeur pour garder sa dignité lorsque l’on a à peine les moyens de boucler son budget. 
Il serait temps que nos ministres le comprennent et pensent aussi à boucler le budget de l’État sans déficit permanent et pourvoient de plus à réduire la dette, car comme le recommandent tous les organismes de crédit “Un crédit vous engage (ceux qui le contractent) et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.”, ce sont les gouvernants qui ce sont engagés pas les “petits retraités” ni les “petits fonctionnaires”.

mercredi 16 avril 2014

3 %

Depuis plus de 30 ans, les politiques nous rebattent les oreilles avec une ligne de déficit budgétaire de 3 % à ne pas dépasser. Critère au demeurant presque jamais respecté.
Ce chiffre est sorti d'un chapeau d'énarque à une époque ou l'inflation dépassait allègrement les 10 %, et où l'État pouvait dévaluer la monnaie à sa guise. Il était alors facile d'imaginer rembourser un jour la dette en monnaie de singe.
L'inflation en 2013 est inférieure à 1 %. Donc même un élève de primaire comprendra qu'un dérapage de 3 % du budget conduit à dépenser plus que ce que l'on peut espérer gagner et qu'en conséquence on gonfle encore le poids de la dette. Si l'on ajoute que l'État n'est plus en situation de dévaluer, et c'est heureux pour les citoyens, il est évident que cette règle n'a aucun sens.
Pour espérer limiter les dégâts et rembourser la dette, il est indispensable d'avoir des dépenses inférieures aux recettes.
Tant que cette règle ne sera pas appliquée, les politiques ne seront pas crédibles.