vendredi 30 mai 2014

Retour en 2002



Je suis toujours surpris des réactions à contretemps de certains partis politiques.
Alors que depuis des semaines les instituts de sondage annonçaient la prééminence du FN dans les élections européennes, les “partis de gouvernement”, comme il est de coutume de les annoncer, n’ont rien fait pour convaincre les électeurs que l’Europe était le meilleur avenir possible. Mais lorsque le résultat s’affiche conforme aux prévisions, les mêmes organisent des manifestations “spontanées et républicaines” pour protester du vote des Français. 
Comme en 2002, toujours une guerre de retard, mais aucune remise en cause de leur gouvernance. À croire qu’ils n’y sont pour rien. Pour paraphraser, un tract stalinien de triste époque “le peuple, par sa faute, a perdu la confiance des partis politiques”.
Lamentable.

lundi 26 mai 2014

scandaleux gaspillage

L’organisation des élections est un vrai scandale écologique.
Prenons le cas les élections Européennes. Avec le nombre de listes et la production en double des bulletins puisqu’ils sont distribués avec les professions de foi et qu’il en faut aussi dans le bureau de vote, il y en a eu 2,5 milliards représentant plus de 6 200 tonnes de papier. Seulement 20 % ont été utilisés, donc 5 000 tonnes sont jetées.
Idem pour 80 tonnes d’enveloppes.
Tout cela pour satisfaire une absurde et obsessionnelle notion de secret du vote.
Alors que, comme dans de nombreux pays tout aussi démocratiques, en imprimant sur un seul bulletin la liste des listes en compétition, il suffit de cocher son choix et de le plier en quatre pour assurer la confidentialité sans enveloppe. De plus, et même en diffusant le bulletin avec les professions de foi pour les votes par correspondance, seules 540 tonnes de bulletins sont nécessaires et on économise les 80 tonnes d’enveloppes.
Résultat, plus de 5 700 tonnes (228 semi-remorques, soit un convoi de 11 kilomètres et nécessitant 15 000 tonnes de bois, trois fois plus de camions…) de papier économisé, quelques forêts de sauvées, plus près de 200 millions d’Euros d’impression. Sans compter la réduction colossale de l’archivage, et 3 000 tonnes (120 camions) moins dans les envois.
Vivement le vote électronique.
Certains voudraient supprimer les élections pour faire des économies, il est possible de faire des économies en maintenant les élections.

jeudi 24 avril 2014

Petit, petit, petit

Petits retraités, petits fonctionnaires. Le discours de notre actuel ministre des finances est méprisant pour les gens à modestes revenus. On n’est pas petit d’avoir de petits revenus, on le devient d’être ainsi méprisés par ceux qui ce croient grands.
Il faut beaucoup de grandeur pour garder sa dignité lorsque l’on a à peine les moyens de boucler son budget. 
Il serait temps que nos ministres le comprennent et pensent aussi à boucler le budget de l’État sans déficit permanent et pourvoient de plus à réduire la dette, car comme le recommandent tous les organismes de crédit “Un crédit vous engage (ceux qui le contractent) et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.”, ce sont les gouvernants qui ce sont engagés pas les “petits retraités” ni les “petits fonctionnaires”.

mercredi 16 avril 2014

3 %

Depuis plus de 30 ans, les politiques nous rebattent les oreilles avec une ligne de déficit budgétaire de 3 % à ne pas dépasser. Critère au demeurant presque jamais respecté.
Ce chiffre est sorti d'un chapeau d'énarque à une époque ou l'inflation dépassait allègrement les 10 %, et où l'État pouvait dévaluer la monnaie à sa guise. Il était alors facile d'imaginer rembourser un jour la dette en monnaie de singe.
L'inflation en 2013 est inférieure à 1 %. Donc même un élève de primaire comprendra qu'un dérapage de 3 % du budget conduit à dépenser plus que ce que l'on peut espérer gagner et qu'en conséquence on gonfle encore le poids de la dette. Si l'on ajoute que l'État n'est plus en situation de dévaluer, et c'est heureux pour les citoyens, il est évident que cette règle n'a aucun sens.
Pour espérer limiter les dégâts et rembourser la dette, il est indispensable d'avoir des dépenses inférieures aux recettes.
Tant que cette règle ne sera pas appliquée, les politiques ne seront pas crédibles.

samedi 12 avril 2014

manif de gauche

La gauche de la gauche a une analyse particulière du résultat des dernières élections municipales. Selon leur lecture le Peuple a sanctionné le gouvernement et réclame un réel virage à gauche. Ils semblent juste avoir oublié qu’ils n’ont obtenu les faveurs que de 11 % des électeurs au présidentielles et de moins de 4 % aux municipales (et encore a-t-il été nécessaire d’additionner toutes leurs déclinaisons, de Front de Gauche n’ayant même pas eu 2 %).
Mais évidemment, avec la prétention de compter tous les abstentionnistes de leur côté, ils deviennent facilement le premier parti de France.
Il suffit d’y croire. Mais y croient-ils vraiment ?
Il faut peut-être leur rappeler que même sans compter l’extrême droite, la droite parlementaire a obtenu 20 % de suffrage que la gauche parlementaire. Il faut peut-être aussi leur rappeler que c'est un fief historique de gauche qui a été gagné par l’extrême droit.

vendredi 11 avril 2014

543

543, c’est le nombre de députés que les indiens sont en train de renouveler. L’Inde compte 1 277 804 000 habitants. Notre chambre des députés compte 577 députés, nous sommes 66 600 000. Moins de députés pour 20 fois plus d’habitants. En ces temps de disette, cette économie de moyens mérite d’être méditée.
Il est évident que nous ne saurions nous contenter de 29 députés, la démocratie en souffrirait, mais en divisant seulement par deux ou trois, nous aurions, à mon sens, suffisamment d’élus pour adapter à notre pays les décisions des 677 députés Européens pour 505 731 000 habitants, ce qui est encore énorme vu depuis New Delhi.
Car il nous faut aussi compter avec nos 21 régions, autant de chambres, et tout le reste de notre si couteux mille-feuille administratif.

vendredi 28 février 2014

Intermittents

Polémique récurrente autour du régime des intermittents du spectacle.
Mais n’entretiennent-ils pas eux-mêmes un doute sérieux sur le bon usage des indemnités de chômage ? Est-il normal qu’ils soient considérés comme chômeur pour répéter ou préparer un événement ou un spectacle ? Cela ne fait-il pas normalement partie du coût ? Est-on au chômage lorsque l’on prépare un chantier de construction ? Est-il normal que des sociétés de télévision qui fonctionnent à plein temps aient massivement des intermittents parmi le personnel technique ? Ne devraient-ils pas faire partie du personnel régulier ?
Mais admettons le principe. Est-il alors normal que ce soit l’ensemble des salariés et des entreprises qui en subissent le coût ? À régime spécial, comptabilité séparée. Si les entreprises et le personnel des arts et du spectacle veulent un aménagement particulier qu’ils en assument seuls les conséquences et le finance. Ce n’est pas à l’ensemble des entreprises et de leur personnel de subir par force le sponsoring des arts. Ou alors que l’État assume les conséquences de ses décisions.
Il en est de même pour les intérimaires. À considérer que cela renchérisse le coût de leurs missions, cela donnerait à réfléchir aux entreprises qui en abusent.

mercredi 5 février 2014

Drôles de verts

Nous avons en France un parti écologiste très spécial. Anti-OGM, favorable aux circuits courts et au retour à la nature. Mais, pour ce qui concerne l’Homme, ce sont plutôt les disciples d’Aldous Huxley.
Ils sont en effet prêt à satisfaire au désir d’enfant des couples unisexe avec l’insémination artificielle, enfin l’instrumentation de la médecine avec la PMA et au retour à l’esclavage des femmes et au commerce des enfants comme avec la GPA.
L’adoption serait pourtant bien plus naturelle pour le plus grand bonheur d’une foule d’enfants.
Comprenne qui pourra.
Aldous Huxley l’a rêvé, E2LV veut le faire.

lundi 30 décembre 2013

Sortie de piste

Comme chaque hiver, et malgré les avertissements, des skieurs hors piste sont victimes d’eux-mêmes, subissant les conséquences d’avalanche dont ils sont trop souvent les auteurs. La sortie de piste de Michael Schumacher, dont il faut espérer qu’il s’en remette avec le minimum de conséquences, devrait faire réfléchir même les plus aguerris.
Mais c’est tout le monde de la montagne qui doit changer d’attitude. Lorsqu’il y a danger, il faut interdire tout simplement le hors-piste, et cesser de ce contenter de le déconseiller fortement. De plus, s’il me semble normal de porter secours en toute circonstance il devient indispensable d’en demander des comptes à ceux qui s’aventurent en dépit des circonstances. Leur désinvolture engage des dépenses inconsidérées et inutilement la vie des sauveteurs.

jeudi 26 décembre 2013

Le 22 à Asnières

Un an après leur avoir signalé le début de nos travaux, trois mois après les avoir informé que tout était près pour être raccordé, OrangeFrancetelecom est encore chercher de quelle manière nous allons enfin pouvoir avoir accès au téléphone.
Aux dernières nouvelles, alors que tous les câbles sont en place, on nous signale que leurs installations sont saturées et qu’ils auraient besoin d’une nacelle pour y remédier. Outre le fait que c’est leur problème, à Ceyzériat, tous les réseaux sont enfouis, ils sont donc à la recherche de l’échelle de paveur.
Ils voudraient me faire savoir qui nous font lanterner pour n’avoir pas retenu leur couteuse solution de standard qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
Alors qu’OrangeFrancetelecom promet aux professionnelles un service sous 24h, pour les associations, le 22 à Asnières n’est pas si loin.
Notre association accompagne plus de 300 personnes à domicile et gère plus de 50 salariés, nous sommes une entreprise comme les autres. Cette attitude est intolérable.

jeudi 5 décembre 2013

La tentation coloniale

Rêve de gloire militaire ? Notre Président semble vouloir sauver toute l’Afrique. Après le Mali, la République centrafricaine. Très probablement pour faire oublier ses déboires et sa valse-hésitation en politique intérieure, il semble que notre Président cède à la tentation coloniale.
Il n’est pas certain qu’en y risquant hommes et finances, il en sorte renforcé.
Il est certainement urgent qu’une police mondiale mette fin aux exactions et massacres de par le monde, mais, comme l’ont clamé certains en d’autres temps, (la Lozère avant le Zambèze ), je serais tenté de crier « sauvez la France d’abord, il y a tant às faire encore ».

mardi 26 novembre 2013

Réduction

Il semble que nous assistions à une dramatique réduction du périmètre des “partenaires sociaux”. Dans le cadre de la “mise à plat de la fiscalité”, l’actuel gouvernement rencontre les syndicats de salariés et certains syndicats d’employeur, oubliant au passage tous ceux de l’économie sociale et des professions libérales. Où sont les familles ? Où sont les retraités ? Où est le monde agricole ? Il fut un temps où ce type de réflexion commençait devant le Conseil Économique et Social, seul lieu de représentation général et non politique de la population. Pas de quoi calmer les esprits.

dimanche 24 novembre 2013

Scénario

Le football est décidément un grand spectacle quasi prévisible. Pour conserver les spectateurs dans les stades et devant les télévisions, il faut maintenir le suspens en continu. Il aurait vraiment été dommageable économiquement que l’équipe de France se qualifie avant le dernier match. Il était donc idéal qu’elle joue aussi les barrages pour faire durer. Pain bénit pour les médias.
Encore fallait-il que la dernière rencontre se termine comme prévu avec la victoire assurée après un match aller « décevant ». Ainsi fut fait avec une équipe adverse qui pousse la courtoisie jusqu’à marquer contre son camp.
De là à prédire une finale Brésil-France, le pari est tentant.

jeudi 21 novembre 2013

Mise à plat

Notre premier Ministre perçoit dans la population une certaine lassitude face à l'impôt. Et il commence à penser que notre fiscalité est devenue trop complexe. Sur quelle planète vit-il? Depuis plus d'un an, il ne se passe pas un mois sans l'annonce d'une nouvelle taxe, d'une hausse d'impôt, d'une nouvelle contribution, du rognage davantage. Quant à la complexité, il y a largement contribué, compensant une hausse par une niche, créant un crédit d'impôt au lieu de baisser des charges sociales, cherchant systématiquement le contre-pied du gouvernement précédent, parfois contre toute logique.
Et si la mise à plat commençait par une recherche d'économie? En pleine crise, certains pays y sont parvenus. Lorsque les dépenses dépassent les recettes, la première des bonnes actions est de chercher à réduire les dépenses.
En se posant la question du moment : Si au lieu de demander ce que le pays peut faire pour nous, ne pourrions-nous pas chercher à savoir ce que l'on peut faire pour notre pays (JFK). Faut-il tout attendre de l'état?
En simplifiant les impôts, il serait certainement possible de diviser par deux les effectifs chargés de leur calcul et de leur collecte. En confiant au secteur privé certaines missions de service au public, nous pourrions espérer une meilleure efficacité.
Quelques pistes : diviser par 2 le nombre de parlementaires (limiter au passage les mandats à un seul renouvellement, à un seul mandat direct, à un seul indirect, obliger les fonctionnaires à démissionner pour être éligibles), restructurer les communes à la taille des nouveaux cantons, faire du conseil départemental une décentralisation du Conseil régional, confier les services académiques aux régions.

vendredi 15 novembre 2013

Prohibition

Depuis la nuit de temps, les ligues de vertu s’ingénient à vouloir régenter la société selon leurs critères étriqués. Il est pourtant démontré depuis aussi longtemps que toute forme de prohibition n’aboutit qu’à la perversion de la société. Celle de l’alcool en Amérique a conduit au développement des trafics de produit de plus en plus toxique. Celle des drogues aux trafics internationaux que l’on connaît et aux zones de non-droit.
Les projets de mesures visant à culpabiliser les clients de la prostitution, nouvelle forme de prohibition, n’aboutirons à précariser autant les professionnel(le)s que leurs client(e)s avec touts les risques sanitaires et sociaux que cela implique. Certes, il y en a certainement une part notable qui exerce sous la contrainte, mais faut-il pour autant en rendre les clients responsables ? Pour protéger les travailleurs du sexe de l’exploitation, il serait préférable de faire une vraie chasse aux exploiteurs, aux proxénètes.
Libéraliser ce métier, c’est justement permettre aux volontaires d’être libres, aux exploiteurs d’être poursuivis. Nous avons toutes les lois pour y parvenir, il suffit d’avoir la volonté de les appliquer.

mercredi 30 octobre 2013

Courage fuyons

Telle semble être la devise du pouvoir en place. Surtout ne mécontenter personne. Le moindre haussement de sourcil de telle ou telle catégorie professionnelle ou sociale suffit à reporter à une date incertaine, aux calendes grecques, autant dire à jamais.
Et pourtant, jamais un gouvernement n’a été aussi peu apprécié aux dires des sondeurs.
Vivement qu’il se décide à nous mécontenter, et donc à enfin agir et tenir.

dimanche 27 octobre 2013

Le dernier qui parle

Le pouvoir en place avait promis de ne rien décider sans une large consultation, et surtout de ne pas gouverner à l’événement. Certes, écouter n’est pas nécessairement entendre, et n’interdit pas les postures. Certes, il n’est jamais trop tard pour entendre et comprendre. Mais comment comprendre les reculades quasi systématiques pour chaque proposition de loi ? Ici, l’abandon de l’évolution de la TVA dans le bâtiment, là, le report de l’écotaxe, aujourd’hui le recule sur la taxation des revenus du capital… Et demain ? L’exonération des sportifs au salaire indécent ? N’ont-ils donc pas été consultés, les protestataires concernées. Nous sommes présentement gouvernés par le dernier qui parle.

vendredi 18 octobre 2013

La fille du faussaire

Le principe d’immédiateté vient encore de frapper, et certains en auront la migraine. Pour faire la Une et être le premier à annoncer un scandale, comme si cela manquait, voici que l’on met en avant le cas insupportable d’une jeune fille mineure à qui l’on impose de suivre ses parents sur le chemin du retour. Et de ne parler que d’elle, sans même considérer ses parents, dont il y aurait beaucoup à dire, et sa fratrie qui subit le même sort.
Vers quel pays ? Le faussaire de père ne permet pas aujourd’hui de trancher. Venus en France en qualité de Kosovar, profitant des avantages offerts à ceux qui fuient les zones de conflit, il est probable qu’il la quitte en italien. Que la jeune fille n’ait pas envie de suivre un père, semble-t-il violent, se conçoit. Mais que n’aurait-on dit si elle avait retrouvé une maison vide en rentrant de l’école ?
Que faut-il choisir ? Disloquer une famille pour satisfaire un fantasme d’accueil et de fraternité sans limites ou conserver l’unité familiale tout en renvoyant dans leurs pénates des adultes indélicats et profiteurs ?

dimanche 29 septembre 2013

Pour un plat de lentilles

Le 20 novembre 2011, le publiai le billet suivant. 
La décomposition d’EELV démontre malheureusement mon analyse, et j’en suis encore plus navré. 
À s’accrocher au pouvoir comme un chancre sur un tronc en renonçant à toutes les valeurs qu’il prétendent défendre, les quelques individus qui ont pris le pouvoir dans ce parti sont en train de le détruire. 

• J’ai connu des écologistes plus pugnaces pour défendre leurs idées. Mais il semble que les temps ont changé et que la faim de pouvoir les tenailles. Ainsi donc pour quelques éventuelles (les électeurs trancheront) postes de députés, les voici renoncer à un de leurs plus vieux combats, la fin rapide de l’utilisation du nucléaire. 
Du compromis à la compromission, ils ont sauté le pas pour une course aux prébendes. Leur groupe parlementaire au Sénat leur a tourné la tête. 
Il n’est pas certain que ce renoncement les rendent politiquement crédibles.

ROMS?

Je ne pense pas que ce soient les Roms qui posent problème. Je pense plutôt que c’est la manière de certains migrants, Roms ou autres d’ailleurs, Européens ou non, de refuser les règles de vies dans notre société de sédentaires et de droit à la propriété.
Au même titre que certains gens du voyage qui s’installent où ils veulent en boycottant même les aires que les collectivités territoriales ont aménagées pour eux, la construction de camps de caravanes et de bidonville, sans autorisation ni permis, sont un défi aux autorités.
À ce titre, les mesures de salubrité et de droit s’imposent, quand bien même serait-ce des citoyens d’Europe, libre de circuler.
Au surplus, ces réfractaires à nos règles de vivre ensemble sont minoritaires et donnent une image très négative de l’ensemble des populations de mêmes origines.