jeudi 12 juin 2014

Mauvaise raison

Des syndicats de cheminots sont opposés à la réorganisation du service du rail tel que proposé par le gouvernement. Ils ont raison, mais pas pour la bonne raison. 
C’est en effet une erreur stratégique que de vouloir réunifier RFF et SNCF. C’est comme si on décidait de fusionner les transports routiers avec la DDE. C’est le blocage assuré du développement de la concurrence, et donc de la qualité du service offert.
Il faut au contraire considérer RFF comme le service public qui assure le développement du transport en site propre, réintégrer en toute logique sa dette dans celle de l’État, et ouvrir ainsi le rail à la plus large offre de service comme cela se trouve sur la route, dans l’air et sur mer. 
Il ne serait même pas absurde d’intégrer RFF avec l’autre principal système de déplacement en site propre que sont les voies navigables. 
La multimodalité prendrait alors tout son sens.

lundi 9 juin 2014

intermittents

Certains syndicalistes ont un sens particulier de la démocratie et du dialogue social. Ils refusent obstinément de ne pas avoir obtenu gain de cause contre la majorité. Alors que des négociations sont terminées, ils en sont encore à protester et à semer la pagaille.
Polémique récurrente, donc, au sujet du régime des intermittents du spectacle.
Mais n’entretiennent-ils pas eux-mêmes un doute sérieux sur le bon usage des indemnités de chômage ? Est-il normal qu’ils soient considérés comme chômeur pour répéter ou préparer un événement ou un spectacle ? Est-il normal que des sociétés de télévision qui fonctionnent en continu aient massivement des intermittents parmi le personnel technique ?
Mais admettons le principe. Est-il alors normal que ce soit l’ensemble des salariés et des entreprises qui en subissent le coût ? À régime spécial, comptabilité séparée. Si les entreprises et le personnel des arts et du spectacle veulent un aménagement particulier qu’elles en assument seules les conséquences et le financent. Il est anormal de subir ce sponsoring forcé.

vendredi 30 mai 2014

Retour en 2002



Je suis toujours surpris des réactions à contretemps de certains partis politiques.
Alors que depuis des semaines les instituts de sondage annonçaient la prééminence du FN dans les élections européennes, les “partis de gouvernement”, comme il est de coutume de les annoncer, n’ont rien fait pour convaincre les électeurs que l’Europe était le meilleur avenir possible. Mais lorsque le résultat s’affiche conforme aux prévisions, les mêmes organisent des manifestations “spontanées et républicaines” pour protester du vote des Français. 
Comme en 2002, toujours une guerre de retard, mais aucune remise en cause de leur gouvernance. À croire qu’ils n’y sont pour rien. Pour paraphraser, un tract stalinien de triste époque “le peuple, par sa faute, a perdu la confiance des partis politiques”.
Lamentable.

lundi 26 mai 2014

scandaleux gaspillage

L’organisation des élections est un vrai scandale écologique.
Prenons le cas les élections Européennes. Avec le nombre de listes et la production en double des bulletins puisqu’ils sont distribués avec les professions de foi et qu’il en faut aussi dans le bureau de vote, il y en a eu 2,5 milliards représentant plus de 6 200 tonnes de papier. Seulement 20 % ont été utilisés, donc 5 000 tonnes sont jetées.
Idem pour 80 tonnes d’enveloppes.
Tout cela pour satisfaire une absurde et obsessionnelle notion de secret du vote.
Alors que, comme dans de nombreux pays tout aussi démocratiques, en imprimant sur un seul bulletin la liste des listes en compétition, il suffit de cocher son choix et de le plier en quatre pour assurer la confidentialité sans enveloppe. De plus, et même en diffusant le bulletin avec les professions de foi pour les votes par correspondance, seules 540 tonnes de bulletins sont nécessaires et on économise les 80 tonnes d’enveloppes.
Résultat, plus de 5 700 tonnes (228 semi-remorques, soit un convoi de 11 kilomètres et nécessitant 15 000 tonnes de bois, trois fois plus de camions…) de papier économisé, quelques forêts de sauvées, plus près de 200 millions d’Euros d’impression. Sans compter la réduction colossale de l’archivage, et 3 000 tonnes (120 camions) moins dans les envois.
Vivement le vote électronique.
Certains voudraient supprimer les élections pour faire des économies, il est possible de faire des économies en maintenant les élections.

jeudi 24 avril 2014

Petit, petit, petit

Petits retraités, petits fonctionnaires. Le discours de notre actuel ministre des finances est méprisant pour les gens à modestes revenus. On n’est pas petit d’avoir de petits revenus, on le devient d’être ainsi méprisés par ceux qui ce croient grands.
Il faut beaucoup de grandeur pour garder sa dignité lorsque l’on a à peine les moyens de boucler son budget. 
Il serait temps que nos ministres le comprennent et pensent aussi à boucler le budget de l’État sans déficit permanent et pourvoient de plus à réduire la dette, car comme le recommandent tous les organismes de crédit “Un crédit vous engage (ceux qui le contractent) et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.”, ce sont les gouvernants qui ce sont engagés pas les “petits retraités” ni les “petits fonctionnaires”.

mercredi 16 avril 2014

3 %

Depuis plus de 30 ans, les politiques nous rebattent les oreilles avec une ligne de déficit budgétaire de 3 % à ne pas dépasser. Critère au demeurant presque jamais respecté.
Ce chiffre est sorti d'un chapeau d'énarque à une époque ou l'inflation dépassait allègrement les 10 %, et où l'État pouvait dévaluer la monnaie à sa guise. Il était alors facile d'imaginer rembourser un jour la dette en monnaie de singe.
L'inflation en 2013 est inférieure à 1 %. Donc même un élève de primaire comprendra qu'un dérapage de 3 % du budget conduit à dépenser plus que ce que l'on peut espérer gagner et qu'en conséquence on gonfle encore le poids de la dette. Si l'on ajoute que l'État n'est plus en situation de dévaluer, et c'est heureux pour les citoyens, il est évident que cette règle n'a aucun sens.
Pour espérer limiter les dégâts et rembourser la dette, il est indispensable d'avoir des dépenses inférieures aux recettes.
Tant que cette règle ne sera pas appliquée, les politiques ne seront pas crédibles.

samedi 12 avril 2014

manif de gauche

La gauche de la gauche a une analyse particulière du résultat des dernières élections municipales. Selon leur lecture le Peuple a sanctionné le gouvernement et réclame un réel virage à gauche. Ils semblent juste avoir oublié qu’ils n’ont obtenu les faveurs que de 11 % des électeurs au présidentielles et de moins de 4 % aux municipales (et encore a-t-il été nécessaire d’additionner toutes leurs déclinaisons, de Front de Gauche n’ayant même pas eu 2 %).
Mais évidemment, avec la prétention de compter tous les abstentionnistes de leur côté, ils deviennent facilement le premier parti de France.
Il suffit d’y croire. Mais y croient-ils vraiment ?
Il faut peut-être leur rappeler que même sans compter l’extrême droite, la droite parlementaire a obtenu 20 % de suffrage que la gauche parlementaire. Il faut peut-être aussi leur rappeler que c'est un fief historique de gauche qui a été gagné par l’extrême droit.

vendredi 11 avril 2014

543

543, c’est le nombre de députés que les indiens sont en train de renouveler. L’Inde compte 1 277 804 000 habitants. Notre chambre des députés compte 577 députés, nous sommes 66 600 000. Moins de députés pour 20 fois plus d’habitants. En ces temps de disette, cette économie de moyens mérite d’être méditée.
Il est évident que nous ne saurions nous contenter de 29 députés, la démocratie en souffrirait, mais en divisant seulement par deux ou trois, nous aurions, à mon sens, suffisamment d’élus pour adapter à notre pays les décisions des 677 députés Européens pour 505 731 000 habitants, ce qui est encore énorme vu depuis New Delhi.
Car il nous faut aussi compter avec nos 21 régions, autant de chambres, et tout le reste de notre si couteux mille-feuille administratif.

vendredi 28 février 2014

Intermittents

Polémique récurrente autour du régime des intermittents du spectacle.
Mais n’entretiennent-ils pas eux-mêmes un doute sérieux sur le bon usage des indemnités de chômage ? Est-il normal qu’ils soient considérés comme chômeur pour répéter ou préparer un événement ou un spectacle ? Cela ne fait-il pas normalement partie du coût ? Est-on au chômage lorsque l’on prépare un chantier de construction ? Est-il normal que des sociétés de télévision qui fonctionnent à plein temps aient massivement des intermittents parmi le personnel technique ? Ne devraient-ils pas faire partie du personnel régulier ?
Mais admettons le principe. Est-il alors normal que ce soit l’ensemble des salariés et des entreprises qui en subissent le coût ? À régime spécial, comptabilité séparée. Si les entreprises et le personnel des arts et du spectacle veulent un aménagement particulier qu’ils en assument seuls les conséquences et le finance. Ce n’est pas à l’ensemble des entreprises et de leur personnel de subir par force le sponsoring des arts. Ou alors que l’État assume les conséquences de ses décisions.
Il en est de même pour les intérimaires. À considérer que cela renchérisse le coût de leurs missions, cela donnerait à réfléchir aux entreprises qui en abusent.

mercredi 5 février 2014

Drôles de verts

Nous avons en France un parti écologiste très spécial. Anti-OGM, favorable aux circuits courts et au retour à la nature. Mais, pour ce qui concerne l’Homme, ce sont plutôt les disciples d’Aldous Huxley.
Ils sont en effet prêt à satisfaire au désir d’enfant des couples unisexe avec l’insémination artificielle, enfin l’instrumentation de la médecine avec la PMA et au retour à l’esclavage des femmes et au commerce des enfants comme avec la GPA.
L’adoption serait pourtant bien plus naturelle pour le plus grand bonheur d’une foule d’enfants.
Comprenne qui pourra.
Aldous Huxley l’a rêvé, E2LV veut le faire.

lundi 30 décembre 2013

Sortie de piste

Comme chaque hiver, et malgré les avertissements, des skieurs hors piste sont victimes d’eux-mêmes, subissant les conséquences d’avalanche dont ils sont trop souvent les auteurs. La sortie de piste de Michael Schumacher, dont il faut espérer qu’il s’en remette avec le minimum de conséquences, devrait faire réfléchir même les plus aguerris.
Mais c’est tout le monde de la montagne qui doit changer d’attitude. Lorsqu’il y a danger, il faut interdire tout simplement le hors-piste, et cesser de ce contenter de le déconseiller fortement. De plus, s’il me semble normal de porter secours en toute circonstance il devient indispensable d’en demander des comptes à ceux qui s’aventurent en dépit des circonstances. Leur désinvolture engage des dépenses inconsidérées et inutilement la vie des sauveteurs.

jeudi 26 décembre 2013

Le 22 à Asnières

Un an après leur avoir signalé le début de nos travaux, trois mois après les avoir informé que tout était près pour être raccordé, OrangeFrancetelecom est encore chercher de quelle manière nous allons enfin pouvoir avoir accès au téléphone.
Aux dernières nouvelles, alors que tous les câbles sont en place, on nous signale que leurs installations sont saturées et qu’ils auraient besoin d’une nacelle pour y remédier. Outre le fait que c’est leur problème, à Ceyzériat, tous les réseaux sont enfouis, ils sont donc à la recherche de l’échelle de paveur.
Ils voudraient me faire savoir qui nous font lanterner pour n’avoir pas retenu leur couteuse solution de standard qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
Alors qu’OrangeFrancetelecom promet aux professionnelles un service sous 24h, pour les associations, le 22 à Asnières n’est pas si loin.
Notre association accompagne plus de 300 personnes à domicile et gère plus de 50 salariés, nous sommes une entreprise comme les autres. Cette attitude est intolérable.

jeudi 5 décembre 2013

La tentation coloniale

Rêve de gloire militaire ? Notre Président semble vouloir sauver toute l’Afrique. Après le Mali, la République centrafricaine. Très probablement pour faire oublier ses déboires et sa valse-hésitation en politique intérieure, il semble que notre Président cède à la tentation coloniale.
Il n’est pas certain qu’en y risquant hommes et finances, il en sorte renforcé.
Il est certainement urgent qu’une police mondiale mette fin aux exactions et massacres de par le monde, mais, comme l’ont clamé certains en d’autres temps, (la Lozère avant le Zambèze ), je serais tenté de crier « sauvez la France d’abord, il y a tant às faire encore ».

mardi 26 novembre 2013

Réduction

Il semble que nous assistions à une dramatique réduction du périmètre des “partenaires sociaux”. Dans le cadre de la “mise à plat de la fiscalité”, l’actuel gouvernement rencontre les syndicats de salariés et certains syndicats d’employeur, oubliant au passage tous ceux de l’économie sociale et des professions libérales. Où sont les familles ? Où sont les retraités ? Où est le monde agricole ? Il fut un temps où ce type de réflexion commençait devant le Conseil Économique et Social, seul lieu de représentation général et non politique de la population. Pas de quoi calmer les esprits.

dimanche 24 novembre 2013

Scénario

Le football est décidément un grand spectacle quasi prévisible. Pour conserver les spectateurs dans les stades et devant les télévisions, il faut maintenir le suspens en continu. Il aurait vraiment été dommageable économiquement que l’équipe de France se qualifie avant le dernier match. Il était donc idéal qu’elle joue aussi les barrages pour faire durer. Pain bénit pour les médias.
Encore fallait-il que la dernière rencontre se termine comme prévu avec la victoire assurée après un match aller « décevant ». Ainsi fut fait avec une équipe adverse qui pousse la courtoisie jusqu’à marquer contre son camp.
De là à prédire une finale Brésil-France, le pari est tentant.

jeudi 21 novembre 2013

Mise à plat

Notre premier Ministre perçoit dans la population une certaine lassitude face à l'impôt. Et il commence à penser que notre fiscalité est devenue trop complexe. Sur quelle planète vit-il? Depuis plus d'un an, il ne se passe pas un mois sans l'annonce d'une nouvelle taxe, d'une hausse d'impôt, d'une nouvelle contribution, du rognage davantage. Quant à la complexité, il y a largement contribué, compensant une hausse par une niche, créant un crédit d'impôt au lieu de baisser des charges sociales, cherchant systématiquement le contre-pied du gouvernement précédent, parfois contre toute logique.
Et si la mise à plat commençait par une recherche d'économie? En pleine crise, certains pays y sont parvenus. Lorsque les dépenses dépassent les recettes, la première des bonnes actions est de chercher à réduire les dépenses.
En se posant la question du moment : Si au lieu de demander ce que le pays peut faire pour nous, ne pourrions-nous pas chercher à savoir ce que l'on peut faire pour notre pays (JFK). Faut-il tout attendre de l'état?
En simplifiant les impôts, il serait certainement possible de diviser par deux les effectifs chargés de leur calcul et de leur collecte. En confiant au secteur privé certaines missions de service au public, nous pourrions espérer une meilleure efficacité.
Quelques pistes : diviser par 2 le nombre de parlementaires (limiter au passage les mandats à un seul renouvellement, à un seul mandat direct, à un seul indirect, obliger les fonctionnaires à démissionner pour être éligibles), restructurer les communes à la taille des nouveaux cantons, faire du conseil départemental une décentralisation du Conseil régional, confier les services académiques aux régions.

vendredi 15 novembre 2013

Prohibition

Depuis la nuit de temps, les ligues de vertu s’ingénient à vouloir régenter la société selon leurs critères étriqués. Il est pourtant démontré depuis aussi longtemps que toute forme de prohibition n’aboutit qu’à la perversion de la société. Celle de l’alcool en Amérique a conduit au développement des trafics de produit de plus en plus toxique. Celle des drogues aux trafics internationaux que l’on connaît et aux zones de non-droit.
Les projets de mesures visant à culpabiliser les clients de la prostitution, nouvelle forme de prohibition, n’aboutirons à précariser autant les professionnel(le)s que leurs client(e)s avec touts les risques sanitaires et sociaux que cela implique. Certes, il y en a certainement une part notable qui exerce sous la contrainte, mais faut-il pour autant en rendre les clients responsables ? Pour protéger les travailleurs du sexe de l’exploitation, il serait préférable de faire une vraie chasse aux exploiteurs, aux proxénètes.
Libéraliser ce métier, c’est justement permettre aux volontaires d’être libres, aux exploiteurs d’être poursuivis. Nous avons toutes les lois pour y parvenir, il suffit d’avoir la volonté de les appliquer.

mercredi 30 octobre 2013

Courage fuyons

Telle semble être la devise du pouvoir en place. Surtout ne mécontenter personne. Le moindre haussement de sourcil de telle ou telle catégorie professionnelle ou sociale suffit à reporter à une date incertaine, aux calendes grecques, autant dire à jamais.
Et pourtant, jamais un gouvernement n’a été aussi peu apprécié aux dires des sondeurs.
Vivement qu’il se décide à nous mécontenter, et donc à enfin agir et tenir.

dimanche 27 octobre 2013

Le dernier qui parle

Le pouvoir en place avait promis de ne rien décider sans une large consultation, et surtout de ne pas gouverner à l’événement. Certes, écouter n’est pas nécessairement entendre, et n’interdit pas les postures. Certes, il n’est jamais trop tard pour entendre et comprendre. Mais comment comprendre les reculades quasi systématiques pour chaque proposition de loi ? Ici, l’abandon de l’évolution de la TVA dans le bâtiment, là, le report de l’écotaxe, aujourd’hui le recule sur la taxation des revenus du capital… Et demain ? L’exonération des sportifs au salaire indécent ? N’ont-ils donc pas été consultés, les protestataires concernées. Nous sommes présentement gouvernés par le dernier qui parle.

vendredi 18 octobre 2013

La fille du faussaire

Le principe d’immédiateté vient encore de frapper, et certains en auront la migraine. Pour faire la Une et être le premier à annoncer un scandale, comme si cela manquait, voici que l’on met en avant le cas insupportable d’une jeune fille mineure à qui l’on impose de suivre ses parents sur le chemin du retour. Et de ne parler que d’elle, sans même considérer ses parents, dont il y aurait beaucoup à dire, et sa fratrie qui subit le même sort.
Vers quel pays ? Le faussaire de père ne permet pas aujourd’hui de trancher. Venus en France en qualité de Kosovar, profitant des avantages offerts à ceux qui fuient les zones de conflit, il est probable qu’il la quitte en italien. Que la jeune fille n’ait pas envie de suivre un père, semble-t-il violent, se conçoit. Mais que n’aurait-on dit si elle avait retrouvé une maison vide en rentrant de l’école ?
Que faut-il choisir ? Disloquer une famille pour satisfaire un fantasme d’accueil et de fraternité sans limites ou conserver l’unité familiale tout en renvoyant dans leurs pénates des adultes indélicats et profiteurs ?

dimanche 29 septembre 2013

Pour un plat de lentilles

Le 20 novembre 2011, le publiai le billet suivant. 
La décomposition d’EELV démontre malheureusement mon analyse, et j’en suis encore plus navré. 
À s’accrocher au pouvoir comme un chancre sur un tronc en renonçant à toutes les valeurs qu’il prétendent défendre, les quelques individus qui ont pris le pouvoir dans ce parti sont en train de le détruire. 

• J’ai connu des écologistes plus pugnaces pour défendre leurs idées. Mais il semble que les temps ont changé et que la faim de pouvoir les tenailles. Ainsi donc pour quelques éventuelles (les électeurs trancheront) postes de députés, les voici renoncer à un de leurs plus vieux combats, la fin rapide de l’utilisation du nucléaire. 
Du compromis à la compromission, ils ont sauté le pas pour une course aux prébendes. Leur groupe parlementaire au Sénat leur a tourné la tête. 
Il n’est pas certain que ce renoncement les rendent politiquement crédibles.

ROMS?

Je ne pense pas que ce soient les Roms qui posent problème. Je pense plutôt que c’est la manière de certains migrants, Roms ou autres d’ailleurs, Européens ou non, de refuser les règles de vies dans notre société de sédentaires et de droit à la propriété.
Au même titre que certains gens du voyage qui s’installent où ils veulent en boycottant même les aires que les collectivités territoriales ont aménagées pour eux, la construction de camps de caravanes et de bidonville, sans autorisation ni permis, sont un défi aux autorités.
À ce titre, les mesures de salubrité et de droit s’imposent, quand bien même serait-ce des citoyens d’Europe, libre de circuler.
Au surplus, ces réfractaires à nos règles de vivre ensemble sont minoritaires et donnent une image très négative de l’ensemble des populations de mêmes origines.

dimanche 15 septembre 2013

à sectaire, sectaire et demi

“sectarisme : Attitude intransigeante de quelqu’un qui impose son opinion et se ferme à celle d’autrui.” 
Étant donné la revendication d’ouverture d’esprit des socialistes, j’ai du mal à comprendre la réaction de certains élus de Gauche, suite aux propos de l’ancien Premier ministre. Ils devraient plutôt s’en réjouir, autant que le FN s’en est inquiété. 
Craindraient-ils que certains de leurs candidats se montrent plus sectaires que ceux du FN ? Il est vrai que lorsque l’on examine certaines les publications de collectivités dirigées par la Gauche, il est des jours où la question pourrait se poser.

samedi 7 septembre 2013

Double effet

La loi ANI (accord national interprofessionnel) a institué la généralisation de la complémentaire santé partiellement prise en charge par les employeurs. Cette disposition présente de multiples avantages, dont, et en particulier la prise en charge jusque 50 % par l’employeur et la défiscalisation de la part salariale. La contrepartie est une fiscalisation lourde des sociétés et mutuelles gérant cette prestation.
Mais ce qui était marginal devenant général et obligatoire, le Gouvernement considère que l’incitation n’a plus lieu d’être et refiscalise le tout.
Évidemment, ce n’est pas un impôt nouveau, mais la disparition d’une des multiples "niches fiscales", mais les salariés apprécieront probablement moins la nuance.
Double effet, donc favoriser les prébendes syndicales et récupérer le l’impôt sur le dos des salariés.
Les syndicats ne l’ont pas vu venir.

Promesse inconsidérée

Depuis des décennies, la région marseillaise et la Corse sont le centre de systèmes mafieux qu’il est difficile de nier, lié à une mainmise syndicale problématique (pourquoi ni y a-t-il pas de transports en commun de nuit?)
Dans ce cadre, déclarer que l’on veut éradiquer le commerce de la drogue relève du mensonge officiel.
Au surplus, l’interdit étant une source d’incitation, seule la légalisation permet le contrôle. Supprimer les trafics de produits illicites implique de fait la libéralisation du commerce de ces mêmes.
Supprimer le commerce illicite supprime l’abcès de fixation principal de la délinquance. Vers quoi va-t-elle se déplacer? L’imagination de la délinquance étant illimitée, quels nouveaux périls cela nous préparerait-il?

jeudi 5 septembre 2013

Punir ASSAD!

C’est l’accroche de couverture de l’hebdomadaire La Vie cd cette semaine.
Nous ne sommes pas à l’école! Le problème n’est pas de punir, mais de le mettre (lui, évidemment, mais aussi tous ceux qui lui obéissent aveuglément, voir qui en rajoutent) hors d’état de continuer à nuire à la population de son pays.
Je n’imagine pas qu’il puisse ignorer les agissements de ceux qui massacrent en son nom. À ce titre, il est inexcusable. Kadafi avait promis un fleuve de sang en cas d’intervention étrangère, Assad l’a fait ou l’a laissé faire.
Mais les pays qui ont plaqué les Droits de l’Homme au frontispice de leurs institutions sont aujourd’hui coupables de complicité par inaction. Il y a belle lurette qu’ils auraient dus, comme en Libye, fermer l’espace aérien de la Syrie, et clouer au sol les armes lourdes.
Certains en parlent, et il est évident que nous nous retrouvons avec la même impuissance politique mondiale qu’à l’époque de la SDN. Il est temps d’en finir avec le droit de véto à l’ONU qui interdit l’évolution vers une vraie gouvernance démocratique mondiale.

dimanche 7 juillet 2013

Selon que vous serez

Tous les ministres ne sont pas égaux dans l’actuel gouvernement. Ainsi, les ténors, soutenus par un réseau de zélateurs peuvent dire et contredire sans vergogne. Mais qu’un autre, femme, qui plus est, nommée souvent plus pour faire nombre malgré ses qualités, se permette la moindre observation quant à la gouvernance, et la sanction est immédiate. Dégagée (y compris dans son sens littéral).
Tel le baudet de la fable, selon que vous serez puissant ou misérable… Et quoi de plus misérable dans ce gouvernement que le ministère de l’Environnement.
Évidemment plus facile que de redresser le ministre du redressement productif.

mardi 2 juillet 2013

Naïf?

La mise au jour du programme PRISME déclenche un concert d’indignation. Ainsi donc, nous sommes étroitement surveillés par “notre meilleur ami” ! Mais le découvre-t-on vraiment ? A-t-on si vite oublié le programme ECHELON ?
Le scandale est-il que nous soyons espionnés ou que ce soit rendu public ? Nos hommes publics sont-ils si naïfs qu’ils ignorent les agissements de leurs agences les plus discrètes et les raisons de leurs dépenses parfois considérables ? Comme s’ils étaient seuls à vouloir connaître le secret du voisin ! 
Car, qui pourrait nous laisser croire que nous n’en faisons pas autant ! 
Seul le trou de la serrure a changé de forme depuis la plus lointaine civilisation.

dimanche 16 juin 2013

Retraites

C’est le nouveau sujet de discorde. Mais pour y remédier, il est urgent d’en prendre la mesure. 

1– pénibilité : 
La pénibilité n’est pas une question de statut, mais de métier. Conduire un bus ou enseigner (par exemples) est le même problème que l’on soit fonctionnaire ou pas, encore faut-il avoir les mêmes conditions de travail, ce qui n’est pas prouvé. 
Et ceci est sans compter qu’il n’est pas obligatoire d’effectuer le même métier toute sa vie. Cela risque même de devenir l’exception. Reste à faciliter les changements par la formation tout au long de la vie. 

2– équité : 
Quant au calcul des retraites l’argument des primes non prises en compte dans le calcul des pensions est fallacieux, très peu en bénéficient dans la territoriale, et il suffit de les intégrer pour rétablir l’équité. 
Surtout, ce problème ne concerne pas l’équilibre des caisses de retraite, car les pensions du secteur public sont dans le budget annuel de l’État. C’est donc à long terme une question de finances publiques. 
Par ailleurs, il est de moins en moins rare de travailler alternativement dans les deux secteurs. Pour le coup, la différence de calcul est souvent préjudiciable au retraité que se trouvent pénaliser des deux côté faute d’une durée suffisante de cotisation. 

3– durée : 
En 1945, l’âge de la retraite à 65 ans correspondait avec celui de l’espérance de vie. En appliquant la règle 1/3 de travail en plus, 1/3 pour la retraite, 1/3 de gain de productivité, et, sur la base d’une espérance de vie voisine de 80 ans, il faudrait porter logiquement l’âge de la retraite vers 70 ans. D’autres pays osent le dire, pourquoi pas nous? En façonnant les futures retraites de 5 ans en 5 ans, nous nous voilons la face ! 

4– cotisation et solidarité : 
Ceux qui sont partis en retraite à 65 ans avant 1982 ont très souvent travaillé, donc cotisé plus de 50 ans alors que la retraite pleine leur était promise avec 37, 5 années de cotisation. 12,5 ans de cotisations solidaires, ce qui semblait normal à l’époque outre la certitude que près de la moitié n’en profiterait même pas, ou très peu. Il semble que le mot solidarité soit aujourd’hui devenu péjoratif. 
Il est, curieusement, intéressant de constater que l’espérance de vie en bonne santé semble diminuer en même temps que l’on raccourcit le temps de travail tout au long de la vie. Le travail serait-il bénéfique à la santé ? 

5– Un calcul qui interroge : 
> Retraité en 1980 : travail à 14 ans, retraite à 65 ans, 40 heures par semaine, 4 semaines de congés payés = 97 920 heures de travail. 
> Retraité en 2013 : travail à 16 ans, retraite à 60 ans, 35 heures par semaine, 5 semaines de congés payés = 72 380 heures de travail. Une réduction du temps de travail de 26% ! Difficile de parler de cadence infernale ! 
22 540 heures de moins pour financer une retraite d’autant plus couteuse que le départ est précoce et l’espérance de vie allongée, quel que soit le mode choisi, répartition ou capitalisation, c’est obligatoirement une lourde charge supplémentaire pour financer la retraite. 
> Pour ceux qui prônent la retraite sur la durée de cotisation, il faut au minimum porter la durée de cotisation à 44 ans pour seulement maintenir la situation actuelle.

vendredi 31 mai 2013

Plus que pire

Plus vantard que les chasseurs, les pêcheurs, dit-on souvent.
Proverbe bien mérité pour les pêcheurs de l’Ain qui, en AG, n’hésitent pas à annoncer “Suite aux chasses du Rhône, nous avons eu 100 % de pertes, et sans l’action de la CNR, ç’aurait été pire…”.
Plus que 100%, même Coluche en rigolerait.

dimanche 19 mai 2013

provocateur

On ne peut en effet être plus provocateur que ce futur couple unisexe, premiers mariés officiels selon la nouvelle loi. 
Promulgation de la loi le 18 mai, aucun ban ne pouvant légalement être posée avant le 1er juin, aucun mariage ne peut légalement être prononcé avant le 20 juin, voir le 30 si les futurs conjoints ne sont pas de la commune. 
Pourtant le premier mariage aura lieu le 29 mai !
Qui a accordé un tel passe-droit ? 
Et, fanfarons comme pas deux, ils déclarent avoir déjà acheté leur enfant aux USA alors que la loi ne prévoit pas la possibilité de GPA. 
Plus provocateur, ce n’est pas possible.
Cette loi nous promet un avenir inhumain.

samedi 11 mai 2013

Conseil représentatif

Dans une France où toute référence à une région, un pays, une religion, pire une couleur de peau est considérée comme une discrimination, où il est interdit de décompter la population sur de tels critères, je suis toujours surpris de voir surgir ici ou là des conseils représentatifs de telle religion, ou telle couleur de peau. 
En ce jour de commémoration des victimes de l’esclavage, voici ressurgir le CRAN (conseil représentatif des associations noires). 
Que peuvent-ils représenter puisqu’il leur est interdit de se décompter ? D’autant que, présentement, ils pourraient laisser croire que tous leurs ancêtres ont été victimes de l’esclavage alors que nombre de peuples africains le pratiquent encore assez largement comme ils y pourvoyaient jadis. 
Il serait temps que nous sortions la tête du sable et que nous acceptions officiellement de savoir combien de citoyens français se revendiquent de telle obédience, de telle religion, de telle origine. Beaucoup d’autres pays, à commencer par l’Allemagne, qui aurait de bonnes raisons de s’en méfier, font ce décompte en toute transparence. 
Le communautarisme n’est que la recherche clandestine d’identification à un groupe qu’il est interdit d’officialiser. Les communautés identifiées luttent naturellement contre ce risque. 
Et pour le compte, les conseils représentatifs trouveraient toute leur légitimité, décompte officiel à la clé.

jeudi 25 avril 2013

Le mur de la honte


Lorsque les juges réclament une justice indépendante, le citoyen applaudit. Mais pour être indépendante, la justice doit être visiblement et publiquement apolitique, et donc les juges doivent publiquement et visiblement s’abstenir de tout affichage politique ou confessionnel. Ceci n’empêche en rien les opinions politiques des juges dans leur vie privée. 
Or donc, lorsque certains juges, pire, certains syndicats de juges, justement là pour défendre, outre les droits des juges, leur indépendance affichent ouvertement la tête des personnalités à abattre, pour le seul motif qu’elles ne sont pas en accord avec leurs visions politiques, ces mêmes franchissent allègrement le mur de la honte.

vendredi 12 avril 2013

Ministre intègre

Ministre intègre !
diantre
ceci me rappelle :
“
Bon appétit, messieurs ! Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure,
L’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure !
Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
…”

Ministre intègre dit-il ?
Je crains qu’il ait oublié ses classiques, et se laisse étouffer par la modestie.
Pourtant Victor Hugo est bien connu à Gauche.

mercredi 10 avril 2013

Ce qui est scellé

La transparence des biens et revenus des élus et grands commis de l’État est une obligation en démocratie. Il n’est pas seulement question de surveiller un éventuel enrichissement douteux durant le mandat, il faut aussi s’assurer de la régularité de l’origine de ces ressources et patrimoines, y compris en amont des mandats.
Peut-on par ailleurs accepter qu’un élu, condamné pour des pratiques illicites dans le cadre d’un mandat politique, puisse encore prétendre à un mandat ou une haute fonction ?
Mais qui pourra nous convaincre que les fraudeurs se découvriront pour annoncer leur patrimoine caché ? Ce qui est scellé le restera aussi longtemps qu’il y aura des pays où l’intérêt local voir de quelques-uns primera sur l’intérêt général. Ce qui est scellé le restera aussi longtemps que les tricheurs ne risqueront pas réellement leur avenir public en étant démasqués.
Reste que certaines pratiques, tout à fait régulières, pourraient laisser à penser à certains que tout pourrait être permis. Ainsi, les parlementaires disposent de 1 500 € pour leurs frais sans devoir en justifier l’usage et 7 500 € pour payer des collaborateurs sur lesquels il n’a pas de compte à rendre. Un début d’usage abusif de biens sociaux tout à fait régulier, mais qui pourrait être très discutable.

jeudi 4 avril 2013

Légiférer à l'événement

Il a beaucoup été reproché au précédent Président de légiférer à l'événement, sans autre recule que l'émotion de la population. 
Le nouveau Président avait solennellement déclaré qu'on ne l'y prendrait pas. 
L'affaire de l'ex-ministre et de ses comptes secrets semble lui avoir fait oublier cette promesse avec l'annonce d'une rafale de nouvelles lois. 
Il est bien sur indispensable de moraliser la chose publique et ceux qui s'en occupent. Mais ce qui est caché le restera tout autant, aussi longuement qu'il n'y aura pas de délit de mensonge public pour nos édiles induisant leur inéligibilité définitive.

samedi 23 mars 2013

Curiosités juridiques

Prenez des enregistrements pris à l’insu des protagonistes voir simplement volés. Selon toute vraisemblance, ils ne devraient pas passer le premier examen juridique et se retourner contre leurs auteurs au titre de violation à la vie privée.
Mettez dans ces enregistrements la voix ou, même, simplement la référence ou une vague allusion à une personnalité publique.
Ajoutez un journalisme à sensation prétendument d’information.
Faites mousser avec l’agitateur Internet.
Vous obtenez des procès très médiatique qui n’auraient jamais dû voir le jour.
Évidemment, toute ressemblance avec des affaires en cour(e) est totalement fortuite.

dimanche 17 mars 2013

Casse-toi…

Chaque Président à son approche de la population. Alors que certains osent l’affrontement avec ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, quitte à se laisser aller à des écarts de langage, dont certains passeront à la postérité, d’autres préfèrent éloigner énergiquement tout contestataire.
Dans un cas comme dans l’autre, l’homme politique n’en sort pas grandi. Mais dans le second, c’est aussi la démocratie, la liberté et le droit d’expression qui sont mis à mal.

numerus clausus

Les corporations médicales ne savent plus à quelle potion se fier.
Fasse à la désertification médicale de la France, elles diagnostiquent un numerus clausus anémique et en réclament un sérieux aménagement, oubliant au passage que ce même numerus clausus est de leur fait pour lutter contre le risque de dépréciation de leur profession à l'heure de l'ouverture des universités poste 1968. Numerus clausus abusivement détourné par le pouvoir à fins d'économies sordides, avec le résultat que nous subissons.
Mais ce même numerus clausus, avec l'ouverture de l'Europe et la reconnaissance internationale des diplômes, induit un fort transfert des étudiants frustrés de ne pouvoir étudier en France, vers d'autres pays prêts à les accueillir à bras ouverts. Et pour le coup, ces mêmes corporations, voyant leur pouvoir malthusien leur échapper, accusent l'État de laisser l'Europe contourner le numerus clausus au profit de médecins venus d'ailleurs.
Tout et le contraire de tout, Diafoirus s'en rejouerait.

tout d'ivoire

Si une réforme de l'école avait du sens, c'est bien celle qui faisait passer la formation des futurs enseignants par l'Université. C'est en effet la garantie de voir les futurs enseignants confrontés à d'autres étudiants sur d'autres parcours de formations et avec d'autres projets d'avenir, à la vraie vie riche de diversité.
Reste la tarte à la crème de la pédagogie. Aucun enseignant sincère n'osera affirmer qu'il a reçu une formation de pédagogie, quelle que soit la structure (école normale, IUFM, université) dans laquelle il a été formé. C'est incontestablement une grave carence du système.
Il n'est pas nécessaire pour autant d'enfermer à nouveau les futurs enseignants dans une tour d'ivoire, dans un système clanique dominé par les syndicats, de les couper du monde réel. Il suffit d'ajouter une UV de pédagogie en alternance à leur cursus (reste à savoir s'il y a des formateurs compétents en la matière). Au surplus, cela peut permettre à d'autres personnes disposant de savoirs utiles aux élèves de passer cette UV pour pouvoir enseigner, et inversement aux enseignants, disposant d'un savoir universitaire, de sortir de ce métier usant avant d'y laisser leur santé.

jeudi 14 mars 2013

La démocratie selon…

Se souvient-on seulement des hurlements des socialistes lorsque le Président de Gaule décider de légiférer par ordonnances afin de contourner les réticences des élus? Il semblait donc inconcevable que les successeurs de ces mêmes socialistes tombent dans cette forme d’autocratie.
Et bien, ils le font, et alors que le même Président de Gaule avait pour cela obtenu l'aval des Chambres, M. Hollande le fera-t-il aussi? Pas certain!
En tout état de cause, le chantre de la démocratie participative et du dialogue citoyen a magistralement retourné sa veste.
La démocratie s'apprécie donc toujours selon que l'on est au pouvoir ou ailleurs et surtout dans l'opposition.

vendredi 8 mars 2013

la momie

Plus certains ont mené une politique autoritaire "au nom du peuple", plus il développent le culte de leur personnalité.
M. Hugo Chavez sera donc embaumé comme Lénine, Mao, Hô Chi Minh, Ferdinand Marcos …, tous éminents démocrates comme chacun sait.
En Égypte, les pharaons avaient au moins l'excuse de se prendre pour des dieux. Mais eux?

Honneurs militaires!

Serait-ce de l'agitation politicienne?
Quels que soient les mérites de M. Stéphane Hessel, il n'était ni militaire ni chef d'État. Il n'y a donc aucune raison de lui rendre les honneurs militaires.
C'est à mon sens une insulte aux militaires tombés au combat.
Il existe bien d'autres lieux, bien d'autres formes, pour rendre hommage à un homme dont la discrétion a longtemps égalé ses engagements.

jeudi 28 février 2013

que veulent-ils?

Les corporations médicales ne savent plus à quelle potion se fier.
Fasse à la désertification médicale de la France, elles diagnostiquent un numerus clausus anémique et en réclament un sérieux aménagement, oubliant au passage que ce même numerus clausus est de leur fait pour lutter contre le risque de dépréciation de leur profession à l'heure de l'ouverture des universités poste 1968. Numerus clausus abusivement détourné par le pouvoir à fins d'économies sordides, avec le résultat que nous subissons.
Mais ce même numerus clausus, bien que revenu au niveau des années 70, avec l'ouverture de l'Europe et la reconnaissance internationale des diplômes, induit un fort transfert des étudiants frustrés de ne pouvoir étudier en France, vers d'autres pays prêts à les accueillir à bras ouverts. Et pour le coup, ces mêmes corporations, voyant leur pouvoir malthusien leur échapper, accusent l'État de laisser l'Europe contourner le numerus clausus au profit de médecins venus d'ailleurs.
Tout et le contraire de tout, Diafoirus s'en rejouerait.

jeudi 24 janvier 2013

La Grande réforme

Nouveau ministre, nouvelle organisation de l'école. Et chaque fois, cela est présenté comme LA réforme qui va enfin sortir l'École Française de son marasme.
Mais les fondamentaux restent inchangés. Sous la pression de chaque spécialité, sous l'influence de chaque opinion, il est considéré indispensable d'inculquer dès le Primaire, Culture, Moral, Science et autres Savoirs prétendument indispensables.
Mais comment nos enfants peuvent-ils avaler tout ceci sans les bases indispensables?
Lire, Écrire, Compter. Français, Mathématique, Langue.
Sachons nous cantonner à ceci et vérifions-en l'acquis avant de les lancer dans les études secondaires. Sachons aussi apporter à nos enseignants les bases pédagogiques indispensables à leur ministère, et que, pourtant, jamais ni les Écoles Normales, ni les IUFM ne leur ont jamais délivrés. Là est la refonte de l'école primaire, la cadence journalière, hebdomadaire, annuelle n'en est que le décorum, certes utile et indispensable, mais fondamentalement secondaire.

le dialogue démocratique à la carte

Le dialogue démocratique à la carte semble bien être à la mode. Probablement un million de Français désapprouvent l'extension du droit au mariage, et le gouvernement reste droit dans ses bottes. Une poignée d'enseignants, principalement parisiens de surcroit, contestent la réorganisation de la semaine scolaire, et le gouvernement temporise.
En droit, nous pourrions dire qu'il y a un manque d'équité, et ce, d'autant plus que les deux projets manquent sérieusement de préparation et de concertation avec les instances du monde économique et social.
Mais évidemment, selon que vous êtes d'un bord ou de l'autre, votre voix n'a pas la même importance, et, aux oreilles du pouvoir en place, il est impossible d'être de Gauche et contre le mariage pour tous, et les enseignants sont nécessairement de Gauche. Comme sous la Rome triomphante, les sénateurs soignent leurs clients.

samedi 12 janvier 2013

les copains d’abord

Il est de règle dans notre bon pays que nombre de hauts fonctionnaires soient nommés en Conseil des Minsitres par le Président de la République sur proposition de telle ou telle instance ad hoc.
Mais quel ne fut pas le tollé lorsque ce fut Monsieur le Président Sarkosy qui valida la nomination du président du CSA. On cria au copinage et à la mainmise du pouvoir sur l’information.
Silence total des mêmes lorsque Monsieur le Président Hollande nomme un proche ami au même poste.
Ainsi, ce qui était scandaleux hier devient normal aujourd’hui. Pas étonnant que cette mesure soit l’une des rares qui aient survécu au changement de présidence.

Numerus clausus

Il semble patent que nous manquions cruellement de personnel médical en France, et tout particulièrement de médecins, au point de faire appel aux pays plus ou moins voisins. Et l’avenir est encore plus sombre si l’on considère le vieillissement de la population.
Mais la faculté de Médecin persiste à freiner les formations et à maintenir un numerus clausus à 7 500, soit 1 000 ce moins que dans les années 70. C’est certes 3 500 de plus que dans les années 80 et 90, mais c’est justement ce trou de 20 ans qu’il faut combler d’urgence, et ce serait d’autant plus facile que cette limitation sacrifie 87 % des candidats.
Le prétexte de la qualité de l’enseignement ne tient pas face aux besoins et à l’urgence.
Il semble que la volonté de maintenir la pénurie ne cache que la volonté de défendre de mesquins privilèges financiers.
Lamentable.

mardi 18 décembre 2012

Quelle Europe?

S’il est de fait que la pression fiscale globale est peu différente entres les différents pays d’Europe, et moins encore en zone euro. Pourtant, la nature de cette fiscalité et la répartition de cette pression peut donner envie à certains de choisir leur pays de résidence. Certains, plutôt riches, fuient actuellement la France, quand d’autres, plutôt plus démunis, rêvent de s’y installer. Selon leurs projets industriels, telle entreprise choisira tel ou tel pays, tant est grand l’écart de traitement fiscal.
Il est urgent de rapprocher la fiscalité entre les pays de notre union. Dans chaque pays, même, ce travail reste à faire. Combien d’industries changent de lieu simplement pour bénéficier d’une fiscalité locale plus favorable.
La dernière polémique en coure concernant un, grand acteur français démontre les limites les libertés d’un État (mais aussi d’un département ou d’une commune) dans une unité monétaire et politique. Au surplus, dans le cas présent, la France a peu à perdre, continuant à encaisser les retombées de l’activité passée de l’acteur.
L’avenir de l’Europe passe très certainement par moins de surenchère politico-fiscale, et par plus de concertation entre gouvernements.

mardi 27 novembre 2012

Homoparentalité

Il serait utile de sortir des polémiques trop faciles. Le fondement de la demande est une prétendue égalité de droit qui relève plutôt de l’égalitarisme et, à mon sens, d’une recherche d’avantages économiques et fiscaux qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt de la Société.
Le droit français n’interdit à personne de s’aimer, à deux, à plusieurs, du même sexe ou de sexes différents. L’important est que ce soit entre adultes consentants.
Partant de là, il est facile de faire le constat que les mesures mises en place pour reconnaître les unions unisexes n’ont pas eu le succès imaginé. Le PACS a été largement plus utilisé pour des unions hétérosexuelles qu’unisexe.
Nombre de pays reconnaissant les unions unisexes par le mariage n’ont pas d’autres alternatives, la France a le PACS.

Concernant l’homoparenatilité, il est aussi nécessaire de revoir les comptes et les objectifs.
Certains prétendent que 200 000 enfants seraient actuellement éduqués par des couples unisexes. Mais les statistiques n’analysant pas cette situation, les chiffres n’engagent que ceux qui les revendiquent. Au surplus, le Code de la famille n’est pas là pour régulariser une situation aussi originale soit-elle, mais qui n’est en fin de compte que le résultat du hasard.
Institutionnaliser l’homoparentalité est au surplus une source de profond déséquilibre du droit. La situation actuelle des enfants élevés dans le cadre de foyer unisexe est le fruit du hasard. deux points de déséquilibre : 
1– L’homoparentalité officialisée ouvre le droit à l’adoption, mais comment les organises en charge de l’adoption peuvent-elles objectivement ne pas faire la différence dans l’instruction des dossiers et ne pas privilégier, même inconsciemment les couples hétérosexuels ? Il est improbable d’avoir des candidatures anonymisées, ne serait qu’en raison des enquêtes de probités.
2– homoparentalité officialisée ouvre le droit à la procréation médicalement assistée. Ceci pose déjà problème pour les couples hétérosexuels dont la femme est physiquement incapable se supporter une grossesse. Cela serait possible pour les couples de femmes, mais est impossible par nature pour les couples d’hommes. Pour rétablir l’égalitarisme de droit revendiqué, il faudra donc de surcroit autoriser la gestation pour autrui. Et dans tous les cas, il reste la revendication récente du droit des origines qui pourrait permettre à l’enfant ainsi conçu de rechercher son père génétique. Si c’est l’homme du couple hétérosexuel, le problème est résolu, il ne l’est pas dans les autres situations.

Par ailleurs, l’enfant n’est pas une friandise et il est inconcevable, à mon sens, d’institutionnaliser le désir d’enfant.

Enfin, dans un monde en voie de surpopulation chronique, tout ce qui favorise la maternité ne devient-il pas indécent et en contradiction formelle avec la sauvegarde de l’environnement .

Pôle Emploi bloque

Comme chacun le sait, l'emploi est une préoccupation de chaque jour, surtout pour ceux qui sont en recherche d'emploi.
L'association que je préside était sur le point de signer un contrat avec une personne répondant parfaitement au poste proposé, lorsque nous apprenons qu'un conseiller de Pôle-Emploi lui a vivement déconseillé de le faire.
Pour certains conseillers de Pôle-Emploi, il semble bien que ce soit la longueur de leur liste de chômeur qui les réconforte. Au point d'interdire à un chômeur handicapé de signer un contrat de travail au prétexte que ledit conseiller préfère l'envoyer en formation.
Désespérant, dans un secteur d'activité où les professionnels sont rares.

vendredi 16 novembre 2012

Inflexion

En mathématique, un point d'inflexion est un changement dans l'orientation de la courbe, lorsque la tangente traverse la courbe.
Politiquement parlant, une inflexion dans l'orientation d'un gouvernement relève donc plus du contre-braquage que de du virage.
De fait, il semble bien que l'orientation très à gauche du premier semestre de gouvernance Hollande, démontant consciencieusement un quinquennat de libéralisme exacerbé, contrevire vers plus de réalisme, voire de libéralisme.
Il semble bien que notre Président ait fort bien choisi le mot.
Il reste toutefois à prendre les bonnes décisions en sortant de la posture consistant à rejeter les bonnes idées des autres.

samedi 10 novembre 2012

Commission Jospin

Pas assez offensif. M. Jospin protège vraiment trop les élus.
Il faut interdire :
– TOUT cumul de mandat au suffrage direct.
– TOUT cumule de mandat au suffrage secondaire.
Un seul de chaque à la fois.
– Limiter à DEUX mandats successifs ou non par fonction.
M. Sarkosy, tant décrié, l'a fait pour la présidence, il faut le généraliser à tous les mandats. La politique n'est pas un métier, mais un engagement citoyen. Ces mesures éviteront le clientélisme et la course démagogique à la réélection. Une des solutions est de faire comme aux USA : on vote pour tout le même jour, et chaque candidat ne peu postuler que pour un seul mandat à la fois.

Il faut aussi :
– Élire les députés par scrutin de liste majoritaire par Région afin d'assurer une vraie représentation des petits partis, mais en donnant la majorité absolue au parti arrivant en tête pour assurer la gouvernance.
– Limiter le nombre de députés à 2 par département.
– Limiter le nombre de sénateurs à 2 par département.
– Fusionner les communes en unités économiques de plus de 10 000 habitants avec toutes les compétences des municipalités afin d'avoir les moyens financiers de faire. Ce qui supprime les petites communautés de communes, SIVU & autres SIVOM. Ceci n'interdit nullement une représentativité citoyenne par communes actuelle dans la nouvelle unité économique.
– Fusionner Département et Région avec délégation départementale et élection par scrutin de liste majoritaire de 10 élus par département afin d'assurer une vraie représentation des petits partis, mais en donnant la majorité absolue au parti arrivant en tête pour assurer la gouvernance.
– Ne pas avoir de Région de moins de 8 départements.
C'est au total beaucoup moins de mandats, mais assurément beaucoup plus d'élus, donc au total, une meilleure implication des citoyens dans la vie politique, et une meilleure rotation de la représentation citoyenne. Un des freins des citoyens dans l'engagement politique est ce sentiment qu'en y mettant le doigt on y passe le bras et qu'il est impossible d'en sortir.

jeudi 8 novembre 2012

5 10 20

Pour le calcul de la TVA, plus besoin de calculette, le calcul mental va suffire. Un grand bien pour notre mémoire … en 2014.
Pourquoi attendre si longtemps quand il y a le feu à la maison?
Mais pour le coup, c'est bien tout le monde qui va payer même si les produits de première nécessité bénéficieront d'une petite faveur avec une baisse potentielle de … 0,5% qui ne sera certainement pas répercuté par un commerce de détail qui a bien d'autres soucis.
La TVA à 10% sera payée par tout le monde au quotidien et concerne principalement des biens et services indélocalisables (transport, restauration, logement …). Ce qu'il aurait justement été judicieux d'épargner. Car compenser les baisses de cotisation par une hausse de taxe, c'est reprendre d'une main ce que l'on donne de l'autre. Tout au plus l'espoir de récupérer un peu sur le tourisme avec les chambres d'hôtel.
Curieusement, la TVA à 20%, qui concerne la quasi-totalité des produits importés est la moins majorée. C'est vraiment l'occasion manquée de recréer un écart de compétitivité avec les produits importés.
Incompréhensible.

vendredi 26 octobre 2012

Kerviel

Pour faire court, je trouverai crédible la condamnation de M. Kerviel pour avoir bricolé les limites de la spéculation autorisées lorsque les mêmes banques feront condamner les traders qui leur ont fait gagner des milliards dans les mêmes conditions.
Car qui pourrait croire que l'on ne peu que perdre lorsqu'on triche ?
Et qui pourrait croire que ses supérieurs ne savaient pas ? Je pense plutôt que tant qu'il gagnait, le silence était de mise.
En quelque sorte, comme pour le sport “ON a gagné, IL a perdu”

lundi 22 octobre 2012

Action-réaction

Fermeture d'une usine, et projet de loi antilicenciement.
Prévarication et collusion mafieuse à Marseille, instauration d'un Préfet de Police en métropole phocéenne.
Crime en Corse, augmentation des moyens de l'État.
La liste est longue depuis quelques mois…
Un événement, une décision!
Dire que cela rappelle une situation antérieure et vivement critiquée de la majorité actuelle est évidemment dénuée de tout fondement.

mercredi 17 octobre 2012

Officines ?

Notre Président a promis aux chefs d'États africains la fin des officines. Il semble que ce soit réservé aux problèmes africains. Parce que pour la France. Si ce ne sont pas des officines, ce sont les lobbys, et leur influence semble maximale.
– Tentative d'intégrer tout le capital dans l'évaluation de la fortune, y compris les œuvres d'art, ce qui à mon sens n'est que logique, compte tenu de l'influence des œuvres d'art sur le redressement productif : tollé des possédants, et machine arrière.
– Présomption de taxation des téléviseurs des résidences secondaires, ce qui, par les temps qui courent, ne concerne évidemment que les plus aisés : tollé des possédants, et machine arrière.
– Projet de taxation des plus values de cession d'entreprise, ce qui ne va manifestement pas dans le sens du développement de l'emploi : vole de pigeons mécontents, et marche arrière.
– Projet de réduction réelle des effectifs de telle ou telle fonction publique ici ou là : menace de grève des syndicats à fort pouvoir de nuisance, et marche arrière. Et beaucoup d'imagination pour sauver le soldat de certains ministères en inventant une usine à gaz fiscaliste avec la prétention de mettre en place une facturation progressive des énergies.
Pour une gauche qui prétend faire payer les riches, l'influence de ceux-ci sur les décisions de l'État semble plus que compromettante.
Merci à DELESTRE

samedi 6 octobre 2012

moi, pas tout comprendre

“Une certaine catégorie de personnelle” de France Télévision, et des radios publiques était en grève pour cause de réduction de budget.
Et dans le même temps, le gouvernement annonce une hausse de la redevance audiovisuelle.
Où passe l'argent ?

mercredi 3 octobre 2012

NOUNOU

Bel article hier dans LeProgrès sur les assistantes maternelles.
Mais curieuse présentation. Car en pratique, moins il y a de travail, plus il y a de nounous ! Plus les horaires de travail sont atypiques, moins il y a d'assistantes maternelles pour y répondre.
Cherchez donc à faire garder des enfants lorsque vous postez à 6 h du matin, ou que vous débrayez à 22 h ! Il n'y bien peu de réponses. Bien peu aussi si vous travaillez le samedi ou en août ! Et que dire de l'accompagnement des enfants scolarisés. Combien d'assistantes maternelles acceptent cette prise en charge partielle pourtant indispensable ?
Un vrai déni de service, un vrai problème qui laisse tant de personnes au chômage.
En fait l'article semble bien loin de refléter la réalité du problème de la garde d'enfant pour les personnes qui travaillent.

Une bouée pour Bayrou

L'ex-candidat centriste aux présidentielles doit se sentir bien seul. Après avoir dit pire que tout sur M. Borloo, voici qui espère partager avec ce dernier la place de premier du nouveau groupe centriste. Car M. Bayrou ne pense même pas que sa place puisse être ailleurs qu'au sommet.
Ne mesure-t-il pas la distance qui le sépare du PRV, lui qui a courtisé Mme Royale et préconisé le vote Hollande ?
Une bien pitoyable posture, une bouée qui risque de se dégonfler sous le poids de sa suffisance.

Vivre à crédit

Je suis toujours surpris d'entendre des ténors de partis politiques penser qu'il est normal que l'État persiste à vivre à crédit et dépense toujours plus que ce qu'il a le courage de prélever. Le moindre ménage dans une telle situation serait depuis longtemps sous contrôle de la commission de surendettement de la Banque de France.
Au surplus le gouvernement ne va pas au bout de la logique. En effet, en se suffisant d'équilibrer les comptes, il ne règle pas le problème de la dette. Et tant que dette il y aura, déficit il restera.
Il faut ensuite se méfier des chiffres 30 milliards, ce n'est au bout du compte que moins de 3% du budget de l'État. Faut-il faire tant de tapage pour si peu et que tant de ménages règlent chaque mois ?
Il faudra en plus ajouter les quelques 20 milliards pour les comptes de la santé, et combien pour le chômage ?

Fuite en avant

D'aucuns qui accusaient le précédent gouvernement de légiféré à l'événement devraient regarder un peu l'actuel gouvernement. Un Préfet de Police à Marseille suite à quelques meurtres, une Zone Prioritaire de Sécurité à Grenoble après un meurtre gratuit, un projet de loi obligeant les industriels à vendre leur bien plutôt que de fermer suite à l'arrêt d'un haut-fourneau…
Si ce n'est pas piloter “à la culotte”, il faut m'expliquer !

lundi 17 septembre 2012

Démocratie?

Ce n'est pas nouveau, mais cela ne change pas. La fébrilité législative du gouvernement ne semble pas suivie par les élus de la République.
Dernier exemple flagrant : le vote concernant les emplois d'avenir avec 50 Députés dans l'hémicycle. Même en considérant les délégations de vote, il est impensable d'imaginer que chaque député avait 10 pouvoirs.
Alors que la moindre association ne peut généralement prendre valablement de décisions sans un quorum minimum, les lois de la République sont votées en catimini.
L'argument serait que les élus auraient aussi du travail de terrain, et qu'ils n'auraient pas que ce mandat.
Raison de plus pour considérer qu'il faut démocratiquement (j'ai failli écrire impérativement!) limiter les mandats électifs à un seul au suffrage direct et un seul au suffrage indirect, chaque mandat ne pouvant être renouvelé qu'une fois.

mardi 11 septembre 2012

Auto-subvention

Au même titre que tous les emplois pour rien créés depuis les TUC, les emplois d'avenir défient l'entendement économique.
Les fonds publics servent à atténuer les coûts d'emploi publics.
Et lorsque ce sont les associations qui embauchent, cette aide est de tout temps le prétexte à réduire les aides publiques.
Autrement dit l'état prétend réduire l'emploi public, tout en en créant, il prêtant aider les associations en subventionnant des emplois au lieu de les aider directement.

Métropole

Le mot est lâché, l'agglomération marseillaise a rang de métropole. Mais alors, il faut pousser la logique au bout du bon sens.
Pourquoi dans ces conditions maintenir le découpage par commune pour sanctionner le manque de logements sociaux? À ce compte, il faudrait analyser la situation par arrondissement marseillais, tant il est vrai que la disparité est grande du nord au sud, et le raisonnement tient autant à Lyon, Paris…
La métropole, le bassin de vie, sont d'autant plus la bonne échelle qu'il est évident que les offices de construction marseillais ne sont pas restés intramuros et ont largement débordé sur les communes voisines.
Cela étant, il est urgent de déconstruire ces agglomérations à ségrégation horizontale (les riches au vent de l'agglomération, les autres sous le vent) pour revenir aux villes verticales intégrant dans le même immeuble artisanat, commerce, et tous les niveaux sociaux, comme cela existait encore il y a un siècle. Assurément le seul moyen de rapprocher les gens et de recréer ce lien social qui se délite si facilement.

dimanche 9 septembre 2012

Tarif des énergies

Avant de passer à la facturation progressive, il serait certainement possible de revenir à la facturation au réel, comme à une époque, ancienne, il est vrai, mais réactualisé il y a peu, des compteurs à pièce.
Il faut supprimer l'abonnement qui fait payer même lorsque l'on ne consomme pas, et ceci d'autant plus cher que la puissance nécessaire, souvent proportionnelle à la vétusté du logement et à sa taille, en proportion de celle de la famille, est plus élevée. Ce qui implique peut-être d'augmenter le tarif unitaire.
Pour soutenir les plus démunis, il serait possible d'instaurer un crédit d'impôt à hauteur des diverses taxes (TVA, taxes locales) payées sur l'énergie à ceux dont les revenus, et non les niches fiscales, les exonèrent de l'IRPP.
Deux mesures simples, faciles à mettre en œuvre, loin de l'usine à gaz envisagée, qui ne méritent pas un an de recherche tout en restant suffisamment équitables. Il est à ce demander si certains fonctionnaires de Bercy ne cherchent pas une échappatoire aux réductions d'effectifs.
Cela étant, je suis surpris que cette idée issue des pays les plus capitalistes soit reprise par l'actuel gouvernement, alors même ce certain, très à gauche il est vrai, prônent la gratuité de l'énergie comme de l'eau.

TV

Notre Président Normal parle aux Français depuis les studios de TF1.
Surprise, cette chaine privée n'est plus diabolisée par celui qui en d'autres temps accusait le précédent Président de favoriser la chaine des Grands Patrons au détriment des chaines publiques.
Les copains auraient-ils changé de bord?
Il n'y a décidément pas de morale en politique.
Cela étant, vu les annonces supputées, il n'est pas certain que le service public ait été le meilleur support.

jeudi 6 septembre 2012

Le prix du carburant

Tout est dit dans ce graphique.
Évidemment, vous pouvez toujours contester d’authenticité des informations, mais elles sont aisément vérifiables. Il en est de même pour l'électricité et pour le gaz.

lundi 3 septembre 2012

Tabou

Il est des mots qui sonnent curieusement en politique.
Ainsi, le mot "morale" fait partie des mots tabous.
Dire que l'on veut moraliser la vie politique laisse sournoisement croire que les prédécesseurs se sont allègrement assis dessus. Autrement dit, avant nous, prébende, république bananière et autres Topazeries. Comme si notre République bicentenaire, sa cinquième Constitution, ses 71 Codes et ces multiples cours et chambres avait encore des leçons à prendre!
Dire que l'on veut réintroduire l'enseignement de la morale à l'école fait immédiatement ressortir l'État Français de sinistre mémoire, et de dire de surcroit qu'il n'est pas question d'instruction civique, autre tabou. Comme si le vivre ensemble ne devait pas s'apprendre, comme si seuls les droits primaient à l'exclusion de tout devoir!
Est-il possible un jour que l'intelligence des uns reconnaisse la capacité des autres à proposer, organiser, agir, dans l'intérêt général?
Vivra-t-on un jour dans une démocratie apaisée ou tous agissons pour le bien de tous?
Car comme disait M. Martin Lutherking
"Nous devons vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons tous ensemble comme des idiots."

dimanche 2 septembre 2012

L'avenir des emplois

Après les TUC, les emplois jeunes, voici les emplois d'avenir. Avenir de quoi, de qui, pour des contrats limités à 3 ans?
Et si nous parlions plutôt de l'avenir des emplois? Aider les jeunes à trouver un premier emploi est assez sympathique, si nous cherchions en plus à leur offrir un métier?
Car servir de supplétif dans les administrations, ou de complément au manque d'accompagnement financier des associations ne sont pas des objectifs durables. Même à considérer que la pyramide des âges sauve naturellement l'emploi dans les années à venir, ses emplois sans avenir sont un gaspillage humain, économique et financier.
Il y a beaucoup de métiers dits en tension pour lesquels il est urgent de former du personnel. Un soutien à la formation en alternance sur ces métiers ne couterait pas plus que ces milliards dépensés sans autre avenir que le retour à la case départ pour les jeunes concernés.

jeudi 30 août 2012

Faut-il choisir?

Curieuse remarque d'un responsable syndical à l'occasion le la visite du Premier Ministre à une réunion du MEDEF : "Le gouvernement doit choisir entre les travailleurs et les patrons".
Comme si un choix s'imposait! Restera-t-il des travailleurs lorsqu'il n'y aura plus de patrons? Restera-t-il du travail lorsque les entreprises disparaitront faute d'investisseurs?
Quand cessera-t-on cette absurdité que certains appellent encore "lutte des classes" mais qui n'est qu'une posture aussi idiote que stérile pour enfin ouvrir le dialogue afin de défendre raisonnablement les entreprises, donc les emplois?

La science ou les sondages?

Alors que depuis des années les observateurs scientifiques considèrent que la semaine scolaire doit s'organiser sur 5 jours, y compris le samedi matin afin de maintenir des horaires de sommeil régulier.
Curieusement, un syndicat d'enseignant "sonde" le bon peuple, et en conclu que la bonne semaine de travail vas du lundi au vendredi, compris le mercredi.
Faut-il donc opposer un sondage au travail d'éminents scientifiques?
Certes, un week-end de deux jours arrangerait bien les familles décomposées, mais probablement encore plus certaines enseignantes qui ne pensent qu'à eux.

mercredi 29 août 2012

pas de contrôle

C'est décidé, le décret instituant l'évaluation des enseignants par les chefs d'établissement est abrogé.
Rien de plus normal alors même que tous les employeurs du secteur privé ont cette obligation vis-à-vis de leurs salariés, au grand bénéfice de ces derniers qui peuvent ainsi faire valoir leur souhait de formation et leur projet professionnel.
Mais évidemment les enseignants sont au-dessus de ces contingences, ils sont infaillibles, leur avenir est assuré, quelle que soit la qualité de leur travail.
Ainsi une nouvelle fois, le pouvoir de nuisance des syndicats d'enseignants a fait son œuvre. Le nouveau ministre de l'Enseignement vient ainsi de remettre les clés du ministère aux syndicats les plus conservateurs et réactionnaires du monde.
Dire qu'il y en a qui pensent que la formation est réformable !

l'imagination au pouvoir.

Travaux d'utilité collective, Emplois Jeunes, Emplois d'avenir, c'est la continuité socialiste dans l'imagination des contrats voie de garage. Dans le même temps, l'Allemagne a moins de 8 % de chômeurs parmi les jeunes.
La différence : nous prétendons fabriquer des citoyens instruits sans compétence professionnelle et donc voués au chômage, ils osent former de futurs travailleurs utiles aux entreprises, et donc à leur pays.
Toute la différence est donc dans la finalité de la formation. Notre système de sélection par élimination conduit à la création d'une élite prestigieuse en laissant la grande majorité sur le bord du chemin, ignorant totalement les besoins de nos entreprises. L'approche germanique oriente très tôt selon les capacités de chacun et intègre massivement les entreprises dans le projet de formation.
Le résultat est visible, les entreprises restent en Allemagne, car il y a du personnel qualifié et compétent, nous externalisons massivement faute de compétence.
Les gouvernements se suivent et laissent l'éducation aux mains de syndicats d'enseignants qui ne pensent qu'à l'avenir de leur profession, rejetant toute idée de remise en cause.

vendredi 24 août 2012

Merkhollande

Il n'y a guère, il était de bon ton de monter M. Sarkosi en suiveur de la Chancelière. L'Histoire dira probablement que le dialogue fut plus équilibré. Notre Président Normal s'était fait fort de changer la donne et d'infléchir la politique Européenne vers une vision sociale et solidaire.
Il semble bien, à l'entendre sur la situation grecque, que notre Président se soit laissé circonvenir, et que la position allemande soit devenue subitement celle de notre Président.
Bienvenue en MerkHollande

écran de fumée

Grandes décisions de rentrée : On monte le plafond du livret A et l’on module la TIPP.
Deux décisions inutiles et de pure démagogie.
Il y a plus qu'il ne faut dans le livret A pour financer le logement social, mais il manque la volonté politique des élus locaux, pourtant majoritairement de gauche, et probablement pas le foncier nécessaire dans de nombreuses communes.
La croissance mondiale en besoins énergétiques crée une véritable pénurie en produits fossiles. Faire croire que la Francea le pouvoir de dicter la loi des prix du pétrole est assez extravagant. De plus, baisser les prix conduit à augmenter la consommation alors qu'il faut inciter à économiser.
De plus ces deux mesures représentent un coût estimable pour les finances publiques, et vont donc à contre-courant des propos martelés de maîtrise budgétaire.

mercredi 15 août 2012

Sécurité renforcée ou sécuritarisme

Sécurité renforcée ou sécuritarisme ?
Le Ministre de l'Intérieur poursuit la chasse aux campements et résidences sauvages de certaines populations et veut renforcer la sécurité dans des quartiers en déshérence.
Le Président de la République veut surveiller les délinquants au-delà des peines accomplies.
En d'autres temps, ç’aurait été le tollé général à Gauche : Comment ? La sécurité passe avant le socio-éducatif ? Comment ? Un délinquant qui a purgé sa peine ne redevient pas un citoyen insoupçonnable ?
Une certaine Droite se régale.
De fait, il semble que le gouvernement, prenant la pleine mesure de la situation, reconnait que la sécurité est un élément indissociable de la société. Cela n'exclut en rien les démarches socio-éducatives, existantes depuis de lustres et qu'aucun gouvernement n'a jamais abandonnées.
Mais la loi est vide d’effet sans les sanctions envers ceux qui la bafouent.
Dans un domaine proche, que serait le Code de la route sans PV ?
Fasse que tout ceci ne reste pas au niveau des paroles !

80%

Le projet de budget du nouveau gouvernement est étrange. Il voudrait nous laisser croire qu'en surtaxant 10 % des Français, il serait en mesure, non seulement d'équilibrer les comptes, mais en plus de réduire l'endettement de l'État. Il ne serait donc pas nécessaire de transférer les charges sociales du travail à la consommation, ni même de charger la CSG pour en élargir l'assiette, encore moins de majorer les taxes et impôts touchant le plus grand nombre. Il se pourrait même que les taxes sur les carburants, grosse recette s'il en est, baissent pour freiner la hausse de l'énergie.
Non seulement c'est illusoire, mais pire, mensonger.
Sauf à épargner les plus modestes, aucune solution de semble réaliste sans solliciter au moins 80 % des Français. Et ce ne serait que justice dans ce pays ou chacun à peu ou prou bénéficié des largesses publiques (abattement fiscal sur les salaires et les retraites, prélèvement libératoire, quotient familial, détaxe des heures supplémentaires, niches fiscales diverses et variées favorisant nombre de catégories sociales pas forcément des plus aisées…).
Rien que le fait que la moitié des Français échappent à l'impôt sur le revenu en fait en quelque sorte des exilés fiscaux.
La très socialiste Troisième République avait réservé le droit de vote aux seuls français payant l'impôt. Je suggère à l'inverse une taxe forfaitaire substantielle touchant tout français fuyant le fondement de notre démocratie en refusant de voter.
Et il faudrait aussi songer sérieusement à faire des économies. Le symbole des rémunérations du couvrement est insuffisant.

mercredi 25 juillet 2012

Un fil à la patte

Curieuse démarche du gouvernement que de vouloir relancer l'industrie automobile en valorisant les véhicules électriques et hybrides. L'urgence est aujourd'hui pour quelque 8 000 salariés, le projet véhicule électrique est pour dans 10 ans. C'est actuellement en dessous de 1 % du marché.
Les véhicules hybrides ne présentent un avantage pour l'utilisateur qu'en ville, et donc ne concernent que les urbains qui devraient passer à l'électrique au mieux les taxis urbains. Payer 30 % plus cher n'est pas évident pour consommer plus hors ville. Il serait temps de passer à l'hybride rechargeable pour offrir une autonomie électrique d'au moins 50 km (trajet pendulaire moyen d'un urbain), en se branchant sur une prise ordinaire.
L'électrique ne concerne aujourd'hui au mieux que les urbains, compte tenu des autonomies affichées. Le point faible de l'électrique actuel pour les véhicules proposés est l'absurdité du mode de recharge. Alors qu'il existe en Europe une norme pour les prises de courant, il faut passer par un boitier “propriétaire” qui oblige à revenir au point de départ pour recharger (seul MIA propose aujourd'hui une prise ordinaire). L'argument serait de pouvoir utiliser les prises de recharge rapides qui n'existent pas encore, et la perspective probablement inavouée est d'en profiter pour taxer lourdement cet usage.
La voiture électrique aura un avenir avec 200 km d'autonomie et une prise 16A standard.
Peut-être faudrait-il s'interroger sur l'avenir de l'automobile comme en d'autres temps le fiacre ou la bougie. Il existe d'autres champs industriels à développer, dans l'énergie renouvelable en particulier.

mardi 24 juillet 2012

IDBus, la marche en arrière

Dans notre monde actuel, où les énergies deviennent rares et chères, il en est encore qui agissent avant de réfléchir.
Le Rail et les déplacements en site propre présentent incontestablement l'inconvénient de la rigidité et de l'investissement spécifique. En contrepartie, l'électrification de ces parcours présente l'immense avantage d'ouvrir à toutes les formes d'énergie.
Pour sauver les transports en site propre, il faut considérer l'occupation du sol comme un investissement collectif au même titre que les routes. Des lors, le coût d'usage ne supporte plus l'infrastructure et est valablement opposable aux autres modes de transports.
Je trouve assez scandaleux que la SNCF, dont la vocation est de valoriser les transports en site propre, développe avec IDBus une filiale a vocation inverse. Outre l'aspect “3e classe” de ce type de transports, il préfigure un dangereux désengagement de sa vocation.
De plus le fiasco de ses filiales de transport routier de marchandises ne présage rien de très positif de ce type de développement.
Même en considérant que le coût financier de la gestion du personnel titulaire de la SNCF soit un fardeau préjudiciable en situation de concurrence, sortir du rail pour la SNCF me semble une dangereuse sortie de route et un retour en arrière digne des années 50.

dimanche 22 juillet 2012

Il faudrait savoir !

Alors que, depuis des années, tout le monde se plaint du manque de logement, voici que certains trouvent dramatique qu'il y en ait trop, à Bourg-en-Bresse, tout au moins.
Les offices HLM annoncent 1 900 demandes, et il y aurait moins de 600 logements vacants. Ce n'est donc pas le trop-plein, mais plutôt une situation proche de l'équilibre. La fin de la spéculation sur les loyers, ce qui pourrait inquiéter en effet… les spéculateurs, mais devrait rassurer les locataires, enfin en situation de négocier.
Le plus désagréable est l'affichage systématiquement négatif de toute situation par la presse : Pas assez de logements, c'est la crise; trop de logements, c'est préoccupant. Il faudrait savoir !

samedi 21 juillet 2012

Prébende

C'était certes prévisible, le Sénat avait commencé, mais c'est tout de même agaçant.
Les Députés se sont refusés une réduction de leurs indemnités.
Ainsi donc, alors que le gouvernement a visiblement donné l'exemple, les représentants du peuple qui sont en train de nous tondre restent campés sur leur confortable situation.
Avec 5 fois le SMIC, il n'est pourtant pas possible de les considérer dans la catégorie des bas revenus.
Ils sont élus pour 5 ans, ils ne lâcheront pas le morceau. Leur attitude est détestable.

mercredi 18 juillet 2012

Moraliser la vie politique

J'aime beaucoup ce thème de réflexion. Il laisse à penser que nous étions jusqu'à ce jour en république bananière. Pourtant, M. Jospin a supprimé les fonds secrets lorsqu'il était 1er ministre, M. Sarkozy a largement clarifié les comptes de l'Élysée et les a ouverts à la Cour des comptes, les dépenses courantes comme les investissements des collectivités locales comme de l'État sont soumis à un contrôle serré.
Restent quelques prébendes qu'il sera certainement plus difficile à éliminer : 
- les élus des deux Chambres continuent à se voter leurs rémunérations, frais et indemnités sans limites. 
Sur ce point, il me semble essentiel qu'il y ait une règle d'assimilation à la fonction publique. Il est scandaleux que les élus bloquent les rémunérations des fonctionnaires, la réduction des indemnités des ministres et continuent à se gaver. 
- Les cumuls de mandats restent monnaie courante. 
Même s'il faut considérer une prise d'expérience et le maintien des liens territoriaux, il me semble indispensable de limiter à un seul mandat au suffrage direct, un seul au suffrage indirect, et une seule fonction de direction.
Un ministre devrait quitter tout mandant électif. Un élu des Chambres devrait quitter toute fonction de direction territoriale.
Comme pour la fonction présidentielle, aucun mandat ne devrait être renouvelable plus d'une fois.

dimanche 15 juillet 2012

Antichoix

Tout le monde va participer au “redressement productif”.
Les riches beaucoup plus que les autres, mais la CSG majorée touchera surtout les plus modestes, à commencer par les retraités.
Sur cette base, le choix de la CSG plutôt que la TVA est purement politique et contestable. La TVA est rejetée pour avoir été la solution des autres.
Pour faire court : La CSG touche uniquement ceux qui ont des revenus en France et pénalise les produits locaux, favorisant de ce fait les produits importés. La TVA touche tous ceux qui consomment en France, touristes étrangers inclus, et pénalise les produits importés.
Le choix de la CSG est un antichoix, uniquement par opposition à une proposition du gouvernement précédent et qu'ils ont combattu par principe. C'est la mauvaise solution dont les seules vertus sont d'être invisible, indolore, et d'être une invention de gauche, par rejet de la seule autre pourtant plus performante sur tant de points, mais proposée par la droite, visible et donc insupportable.

dimanche 8 juillet 2012

67 %

J'adore les sondages.
Ainsi donc, dans notre merveilleux pays, ou la moitié des citoyens ne payent pas l'impôt sur le revenu, 67 % des sondés sont prêts à participer au redressement des comptes publics. Eh bien oui, deux tiers des Français sont de bons citoyens.
Il est vrai que la mesure qui leur semble la plus favorable est l'augmentation de l'impôt sur la fortune. Pour le coût, leur soutien est plutôt facile, moins de 10 % des Français étant concernés, et probablement pas eux.
Ceci me rappelle cette histoire du paysan russe, bon communiste, près à tout partage, sauf les vaches, car il a des vaches.
Je me demande s'ils seront toujours aussi volontaires lorsque la CSG-RDS et la TVA seront majorées.

samedi 30 juin 2012

Mariage gay

Nos gouvernants ont de la suite dans les idées, ce qui ne saurait être un reproche. En septembre 2010, notre actuelle ministre des droits de la femme et porte-parole du gouvernement affirmait devant un journaliste du Progès : 
“Le rôle de la société et donc des politiques est de faire une place à tous les modèles de famille et de parentalité”. 
"La “stérilité sociale” des couples homosexuels doit être traitée au même titre que la stérilité biologique des couples hétérosexuels et que toutes les ressources médicales, y compris la gestation pour autrui doivent leur être ouvertes." 
À mon sens, la stérilité sociale des couples homosexuels est naturelle et consubstantielle, de même que la gestation pour autrui est l'ultime forme de prostitution qu'il veulent interdire par ailleurs. 
Bref, tout doit être permis en matière de famille. Vieille réminiscence mal comprise du “il est interdit d'interdire”. 
À ce compte et puisque TOUS les modèles doivent êtres acceptés, le mariage des mineurs, la polygamie, les polymariages, doivent être acceptés comme des modèles familiaux au même titre que le mariage homosexuel. Et pourquoi pas hétérosexuel? La prostitution des enfants, l'infibulation, la pédophilie intrafamiliale comme des modèles de parentalité. Bonjour la nouvelle société vue par certains. Tranquille, plus besoin de juges aux affaires familiales ! 
Superbe programme à gauche : Faute d'idées, on drague le gay. Hier on les pacsaient, aujourd'hui on veut les marier. 
Il semble que l'on ait oublié que le mariage est avant tout un cadre d'éducation des enfants, gage d'avenir de la société. 
La gauche le réduit aux avantages fiscaux qui s'y attachent. Petit avantage individuel pour individualiste qui en oublie la raison d'être, à savoir l'avenir de la société. 
Où est le sens social de cette gauche qui se veut socialiste, mais qui n'est qu'individualiste. 
Dans un monde surpeuplé où la décroissance de la population doit devenir la règle, donner droit au désir d'enfant quand la nature s'y refuse, voir le favoriser, pire le susciter est pour le moins contradictoire.