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dimanche 16 juin 2013

Retraites

C’est le nouveau sujet de discorde. Mais pour y remédier, il est urgent d’en prendre la mesure. 

1– pénibilité : 
La pénibilité n’est pas une question de statut, mais de métier. Conduire un bus ou enseigner (par exemples) est le même problème que l’on soit fonctionnaire ou pas, encore faut-il avoir les mêmes conditions de travail, ce qui n’est pas prouvé. 
Et ceci est sans compter qu’il n’est pas obligatoire d’effectuer le même métier toute sa vie. Cela risque même de devenir l’exception. Reste à faciliter les changements par la formation tout au long de la vie. 

2– équité : 
Quant au calcul des retraites l’argument des primes non prises en compte dans le calcul des pensions est fallacieux, très peu en bénéficient dans la territoriale, et il suffit de les intégrer pour rétablir l’équité. 
Surtout, ce problème ne concerne pas l’équilibre des caisses de retraite, car les pensions du secteur public sont dans le budget annuel de l’État. C’est donc à long terme une question de finances publiques. 
Par ailleurs, il est de moins en moins rare de travailler alternativement dans les deux secteurs. Pour le coup, la différence de calcul est souvent préjudiciable au retraité que se trouvent pénaliser des deux côté faute d’une durée suffisante de cotisation. 

3– durée : 
En 1945, l’âge de la retraite à 65 ans correspondait avec celui de l’espérance de vie. En appliquant la règle 1/3 de travail en plus, 1/3 pour la retraite, 1/3 de gain de productivité, et, sur la base d’une espérance de vie voisine de 80 ans, il faudrait porter logiquement l’âge de la retraite vers 70 ans. D’autres pays osent le dire, pourquoi pas nous? En façonnant les futures retraites de 5 ans en 5 ans, nous nous voilons la face ! 

4– cotisation et solidarité : 
Ceux qui sont partis en retraite à 65 ans avant 1982 ont très souvent travaillé, donc cotisé plus de 50 ans alors que la retraite pleine leur était promise avec 37, 5 années de cotisation. 12,5 ans de cotisations solidaires, ce qui semblait normal à l’époque outre la certitude que près de la moitié n’en profiterait même pas, ou très peu. Il semble que le mot solidarité soit aujourd’hui devenu péjoratif. 
Il est, curieusement, intéressant de constater que l’espérance de vie en bonne santé semble diminuer en même temps que l’on raccourcit le temps de travail tout au long de la vie. Le travail serait-il bénéfique à la santé ? 

5– Un calcul qui interroge : 
> Retraité en 1980 : travail à 14 ans, retraite à 65 ans, 40 heures par semaine, 4 semaines de congés payés = 97 920 heures de travail. 
> Retraité en 2013 : travail à 16 ans, retraite à 60 ans, 35 heures par semaine, 5 semaines de congés payés = 72 380 heures de travail. Une réduction du temps de travail de 26% ! Difficile de parler de cadence infernale ! 
22 540 heures de moins pour financer une retraite d’autant plus couteuse que le départ est précoce et l’espérance de vie allongée, quel que soit le mode choisi, répartition ou capitalisation, c’est obligatoirement une lourde charge supplémentaire pour financer la retraite. 
> Pour ceux qui prônent la retraite sur la durée de cotisation, il faut au minimum porter la durée de cotisation à 44 ans pour seulement maintenir la situation actuelle.

jeudi 30 juin 2011

NIMBY

Not In My Back Yard, qui signifie “pas dans mon arrière-cour”, en français, “pas dans mon jardin”. C’est ainsi que l’on peu considérer le vote du Parlement germanique mettant fin au nucléaire outre-Rhin d’ici 2022..
Il ne faut pas oublier qu’ils sont copropriétaires de nombreuses centrales électronucléaires françaises et qu’en conséquence nous devrons leur livrer de l’électricité en provenance de ces équipements.
Il serait même à craindre qu’ils nous réclament de fortes compensations si d’aventure nous faisions de même, comme ils l’ont déjà fait lors de l’arrêt de Crey-Malville.
Dans le même temps, Science & Vies constate qu’aucune centrale française ne menace un million de citoyens dans un rayon de 30 km, contrairement à certaines centrales allemandes, suisses ou anglaises pour ce qui concerne l’Europe.
Belle tartuferie qui leur permettra de paraître plus verts en salissant ailleurs.
Il est urgent de considérer qu’aucun pays d’Europe n’est assez grand pour être seul autonome en énergie. En conséquence, les postures de certains ne peuvent que nuire à l’intérêt collectif.

mardi 7 septembre 2010

Retraite 5

Les syndicats ont la prétention de vouloir dicter leur version de la réforme des retraites. Mais il n'ont aucune solution fonctionnelle car il est indispensable de rappeler que si le pouvoir politique s'est attelé à cette réforme indispensable, c'est justement parce que les syndicats ont mis un ans à ne pas trouver de solution entre eux. Qu'ils s'agitent aujourd'hui de résout pas leur incapacité à décider. À gérer aussi, car ils sont les gestionnaires et donc les responsables des régimes de retraite par répartition et de leur situation financière.
Ils reprochent au gouvernement de faire porter la réforme uniquement sur l'activité des salariés, mais ils se battent depuis 1947 pour conserver cette exclusivité au nom de la parité. Il se sont opposé au projet de TVA sociale justement destinée à élargir l'assiette des recettes en impliquant en particulier les importations.
En écoutant ce soir l'émission d'Yves Calvi, je constate que les syndicalistes sont toujours aussi menteurs. Ils claironnent un départ à la retraite à 60 ans alors qu'elle ne concerne que ceux qui ont tous leurs trimestres à cet âge. Ils oublient que l'âge légal reste 65 ans, en particulier pour ceux qui n'ont pas suffisamment de durée de cotisation. Donc les salariés de base qui commencent plus jeune ont la possibilité de partir plus tôt que ceux qui ont suivi des études longues.

lundi 6 septembre 2010

Retraite 4

Les propos des opposants à la réforme des retraites sont tellement dans la démagogie qu'il est à ce demander s'ils y croient eux-même.
Ainsi confondre la durée minimum de cotisation (en fait un calcul qui définit des trimestre selon des revenus) et le nombre d'années de travail est totalement fantaisiste. Nos parents devaient justifier de 37,5 années de cotisation mais ne pouvaient faire valoir leurs droits à la retraite avant 65 ans, ce qui pour certains pouvaient représenter 51 ans d'activité. C'est pourtant dans ces générations que l'espérance de vie est passée de 65 à 80 ans.
Dire qu'il n'y a pas de problème pour les retraites est nier plusieurs réalités intangibles :
  • Lorsque la retraite par répartition a été mise en place il y a plus de 60 ans, l'espérance de vie était de 65 ans avec une date de départ à 65 ans. Autant dire que moins de la moitié des travailleurs y parvenait. À l'époque , même les socialistes parlaient de solidarité. 
  • Aujourd'hui l'espérance de vie passe les 80 ans et  la retraite dès 60 ans concerne la quasi totalité des salariés. Avec 20 ans de retraite pour 40 ans de cotisation, il faudrait épargner-cotiser 1/3 des revenus pour espérer une pension décente. Donc nous piochons dans la caisse de nos enfants.
  • Avec une espérance de vie passant en 60 ans de 65 à 80 ans, déclarer qu'il faille partir à la retraite de plus en plus tôt pour espérer en profiter est une vaste supercherie. De plus les retraités ne cotisant plus à l'assurance santé, c'est autant de déséquilibre supplémentaire pour cette branche.
  • Lorsque la gauche a rajeuni les retraités en croyant résoudre ainsi le problème du chômage (cacun appréciera le résultat), il arrivait 800 000 jeunes par ans sur la marché du travail pour 500 000 candidats à la retraite. Évidement les 200 000 emplois créés chaque année n'y suffisaient pas. La situation actuelle s'est inversée, et même sans création de poste, c'est la pénurie de travailleurs qui nous menace d'ici une ou deux décennies.
  • Imaginer que le travail est une quantité fini et qu'il faut nécessairement le partager, sans d'ailleurs nécessairement partager le salaire, est une escroquerie sans nom. Cherchez seulement un métier qui n'ai pas changé en seulement un siècle! Combien ont disparus, combien ont évolués, combien ont été créés?

Déclarer aujourd'hui que le projet est néfaste est un mensonge éhonté et la garantie pour demain de retraites au rabais et la porte ouverte aux retraites par capitalisation.

vendredi 25 juin 2010

Quelle solidarité Papa!

Individualiste et ignorant.

Tels pourraient être les qualificatifs pour certains, avec la complicité de la Presse qui se garde bien de corriger.

Ainsi, en marge des manifestations de la St Jean, un interviewé de 49 ans affirmait qu'ayant commencé à travailler dès l'âge de 16 ans, il aurait pu prétendre à la retraite après 37 ans de labeur, et que maintenant il lui en faudra 42 et que cela insupportait.
Contrairement aux salariés de la fonction publique et des fameux régimes spéciaux, ce brave travailleur du secteur privé est leurré par des menteurs publics.
En commençant à travailler en 1977, il n'avait guère l'espoir, à l'époque, de prendre sa retraite avant 65 ans, soit après 49 ans de cotisation.
Dans notre monde individualiste, cotiser 12 ans pour la solidarité est donc devenu insoutenable.
À l'inverse un enseignant déclarait ne pas vouloir être obligé de travailler jusqu'à 67 ans, ayant probablement commencé son activité à 25, et oubliant qu'il aura droit à sa retraite à tau plein malgré tout à 62 ans, comme presque tout le monde.
La retraite par répartition est un droit solidaire financé par ceux qui travail encore contrairement à la retraite par capitalisation qui est un droit individuel financé par l'épargne individuelle. Abuser de cette solidarité est contraindre les générations actives au travail forcé.
Des démagogues ont changé les règles du jeu dans les années 80 en déclarant qu'il n'y a pas de problèmes de retraites, en utilisant cet argutie pour tenter en vain de réduire le chômage en virant les vieux sans autres considérations. Nous savions déjà à cette époque qu'il n'en était rien et qu'il faudra bien payer un jour cette avanie. Des responsables de gauche comme de droite qui n'ont pas de prébende à défendre le répètent depuis 30 ans.
Quand la même gauche prône aujourd'hui la “société du care”, je doute qu'elle comprenne réellement ce que cet anglicisme suppose de responsabilité, de solidarité, de sollicitude, de sens moral et d'honnêteté intellectuelle (et je n'en traduis pas encore toutes les nuances).
Il nous faut apprendre à vivre autrement qu'à crédit. L'Euro peut nous sauver si nous acceptons de considérer qu'il n'est plus possible de dévaluer notre monnaie pour payer en monnaie de singe des promesses électorales financées par des déficits.