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vendredi 30 mai 2014

Retour en 2002



Je suis toujours surpris des réactions à contretemps de certains partis politiques.
Alors que depuis des semaines les instituts de sondage annonçaient la prééminence du FN dans les élections européennes, les “partis de gouvernement”, comme il est de coutume de les annoncer, n’ont rien fait pour convaincre les électeurs que l’Europe était le meilleur avenir possible. Mais lorsque le résultat s’affiche conforme aux prévisions, les mêmes organisent des manifestations “spontanées et républicaines” pour protester du vote des Français. 
Comme en 2002, toujours une guerre de retard, mais aucune remise en cause de leur gouvernance. À croire qu’ils n’y sont pour rien. Pour paraphraser, un tract stalinien de triste époque “le peuple, par sa faute, a perdu la confiance des partis politiques”.
Lamentable.

mardi 18 décembre 2012

Quelle Europe?

S’il est de fait que la pression fiscale globale est peu différente entres les différents pays d’Europe, et moins encore en zone euro. Pourtant, la nature de cette fiscalité et la répartition de cette pression peut donner envie à certains de choisir leur pays de résidence. Certains, plutôt riches, fuient actuellement la France, quand d’autres, plutôt plus démunis, rêvent de s’y installer. Selon leurs projets industriels, telle entreprise choisira tel ou tel pays, tant est grand l’écart de traitement fiscal.
Il est urgent de rapprocher la fiscalité entre les pays de notre union. Dans chaque pays, même, ce travail reste à faire. Combien d’industries changent de lieu simplement pour bénéficier d’une fiscalité locale plus favorable.
La dernière polémique en coure concernant un, grand acteur français démontre les limites les libertés d’un État (mais aussi d’un département ou d’une commune) dans une unité monétaire et politique. Au surplus, dans le cas présent, la France a peu à perdre, continuant à encaisser les retombées de l’activité passée de l’acteur.
L’avenir de l’Europe passe très certainement par moins de surenchère politico-fiscale, et par plus de concertation entre gouvernements.

vendredi 24 août 2012

Merkhollande

Il n'y a guère, il était de bon ton de monter M. Sarkosi en suiveur de la Chancelière. L'Histoire dira probablement que le dialogue fut plus équilibré. Notre Président Normal s'était fait fort de changer la donne et d'infléchir la politique Européenne vers une vision sociale et solidaire.
Il semble bien, à l'entendre sur la situation grecque, que notre Président se soit laissé circonvenir, et que la position allemande soit devenue subitement celle de notre Président.
Bienvenue en MerkHollande

lundi 21 mai 2012

Nous sommes tous grecs

Imaginerait-on de laisser une Région ou un Département, une Commune déposer le bilan, déclarer faillite ? Il me semble que La Nation se porterait à son secours, quitte à lui demander une meilleure gouvernance. Il ne viendrait à personne l’idée de sortir telle ou telle collectivité territoriale de La Nation au prétexte de sa mauvaise gestion. 
Ainsi sommes-nous solidaires de la déconfiture locale, tout en demandant à la population concernée de mieux se prendre en charge. Cette mauvaise gestion qui consiste à dépenser au-delà de ses moyens n’est certes pas le fait du citoyen, encore que ce soit souvent à leur profit, mais l’on doit bien considérer qu’elle est le fait de ceux qu’ils ont portés au pouvoir, et donc du choix de gouvernance qu’ils ont majoritairement souhaité. 
Il faut aussi considérer que ces dépenses, parfois somptuaires, ont en général été bénéfiques d’une manière ou d’une autre à cette population (meilleures rémunérations, environnement amélioré, services à moindre prix…). Ainsi, lui demander un effort particulier, en général un simple retour au bon sens est bien une condition nécessaire au rétablissement d’une bonne gestion. 
Nous sommes, Européens, tous grecs et solidaires des Grecs à qui, comme à nous-mêmes, nous avons donné l’illusion qu’ils étaient protégés par la Monnaie Commune des dérapages de gestion de leurs gouvernements successifs. Cette solidarité doit s’appliquer et être l’occasion d’une réflexion sur la gouvernance de l’Europe. Il est urgent que l’Europe, à tout le moins l’Euroland, adopte une politique économique commune et mutualise une part notable des dettes des États. Il est urgent d’avoir une gouvernance centrale. Comme de nombreux Européens (probablement une majorité), je suis favorable au fédéralisme.

mercredi 2 novembre 2011

Déni de gouvernance


L’Histoire veut que le capitaine ne quitte le navire que le dernier. Le Président grec, en lançant un referendum, se lave les mains des conséquences de cette dérobade. C'est un vrai déni de gouvernance.
En principe, un gouvernement est élu pour gouverner le pays, même et surtout en situation de crise, même, et surtout contre la rue qui ne pense qu'à elle-même aujourd'hui et maintenant. Au mieux, il aurait du démissionner plutôt que de retarder cette échéance inévitable en organisant une votation dont le résultat semble écrit d'avance.
Alors que l'Europe est prête à leur effacer plus de la moitié de leur dette, un cadeau à 100 milliards d'Euros, le capitaine décide de saborder le navire en le lançant dans les fondations de l'Europe.
Il y a eu des guerres pour moins que cela.
Le drame est que pour les Grecques, cette sortie probable de l'Euro sera pire que d'y rester. Avec une monnaie sans valeur, la dette deviendra vertigineuse et aura probablement le même avenir qu'un certain emprunt Russe.
Mais c'est peut-être une chance pour l'Europe de revoir sa gouvernance et d'aboutir enfin à l'inévitable fédéralisme et à une vraie gouvernance à la majorité.
Nous sommes tous grecs.

mercredi 19 octobre 2011

Démondialisation


Évidemment, pour beaucoup, démondialisation est un gros mot! Mais le choc des mots à le mérite d'attirer l'attention.
Mais s'il n'est pas est évident qu'il faille réguler le commerce international, il est insupportable que les salaires de misère versés dans certains pays détruisent nos emplois et il est tout aussi inadmissible que les subventions agricoles des pays 'riches' détruisent l'agriculture des pays pauvres (cf l'exportation de poulet de batterie de la France vers l'Afrique, la destruction de la culture du coton indien ou égyptien par les producteurs des USA).
Il est en même temps surprenant que ce mot sorte de la bouche de tenants d'un socialisme fort, généralement partisan de l'union internationale des travailleurs.
Pris sous un autre angle, cette maîtrise du commerce international peut prendre un autre nom qui commence à être entendu : TVA sociale.
La TVA sociale consiste à sortir le financement de la protection social du coût du travail en France pour la reporter sur l'ensemble des ventes en France. Et comme la TVA n'est pas appliquée à l'exportation, le coefficient est doublé.
Des coûts de production plus bas sur le territoire, et une contribution sociale sur les biens importés. De quoi redonner un peu de tonus à nos productions locales, qu'elles soit agricoles ou industrielles, sans interdire l'importation et sans la taxer comme tel.
Cela peut s'appeler du protectionnisme, mais de nombreux pays y recourent, y compris en Europe et dans la zone Euro. Au sens du droit européen, cela s'appel de la concurrence loyale et non faussée.

mardi 11 octobre 2011

Essence ou gazole


Les écologistes furent fort dépité lorsqu'ils tentèrent de pénalisant le carburant préféré des Français (le gazole, ou fioul, autrement dit le diesel) en mettant en place un bonus-malus basé sur l'émission de CO2. Le fameux diesel arrive en tête des carburants les plus propres pour la Planète. C'est le carburant énergétiquement le plus performant.
Bonne occasion pour les motoristes pour améliorer les moteurs a essence, sans toutefois battre les moteurs diesel. Diesel conçus à l'origine pour utiliser des carburants frustes et qui s'avèrent l'avenir des moteurs à combustion utilisant des biocarburants (les huiles étant plus faciles et écologiquement plus économique à produite que les alcools indispensables pour produire les essences).
Mais certains n'en démordent pas, le diesel DOIT être banni puisqu'ils ont décidé qu'il était plus dangereux pour la santé que l'essence.
On impose donc filtres catalytiques, filtre à particules, à microparticules, et l'on affirme encore et toujours le diesel mortifère alors qu'il devient le carburant le plus propre (des carburants fossiles, s'entend).
Mais pas un mot sur les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et Bunsen, hautement cancérigènes (interdits dans les usages professionnels!) qui ont remplacés le plomb dans l'essence. Le danger est tel qu'aux USA, où l'essence est le carburant majoritaire, les pompes de distribution sont obligatoirement équipées d'aspirateurs et de filtres afin de protéger les pompistes comme les clients.
Mais rien de tel en Europe. Europe, qui plie sous la pression des écolos pour faire taxer le fioul plus que l'essence. Envers et contre toute raison.

jeudi 30 juin 2011

NIMBY

Not In My Back Yard, qui signifie “pas dans mon arrière-cour”, en français, “pas dans mon jardin”. C’est ainsi que l’on peu considérer le vote du Parlement germanique mettant fin au nucléaire outre-Rhin d’ici 2022..
Il ne faut pas oublier qu’ils sont copropriétaires de nombreuses centrales électronucléaires françaises et qu’en conséquence nous devrons leur livrer de l’électricité en provenance de ces équipements.
Il serait même à craindre qu’ils nous réclament de fortes compensations si d’aventure nous faisions de même, comme ils l’ont déjà fait lors de l’arrêt de Crey-Malville.
Dans le même temps, Science & Vies constate qu’aucune centrale française ne menace un million de citoyens dans un rayon de 30 km, contrairement à certaines centrales allemandes, suisses ou anglaises pour ce qui concerne l’Europe.
Belle tartuferie qui leur permettra de paraître plus verts en salissant ailleurs.
Il est urgent de considérer qu’aucun pays d’Europe n’est assez grand pour être seul autonome en énergie. En conséquence, les postures de certains ne peuvent que nuire à l’intérêt collectif.

dimanche 3 avril 2011

Les tartuffes de l’atome

Il est évident que le nucléaire n’est pas d’un usage anodin. C’est tellement vrai qu'il est sévèrement encadré et règlementé au prix que l’on sait et aux conséquences que l’on mesure lorsqu’on s’en affranchit (Tchernobyl).
Mais nous l’avons mis en œuvre et nous devons maintenant faire avec pour des décennies encore en matière d’énergie et probablement des siècles pour ce qui concerne les déchets.
L’accident gravissime au Japon réveille des peurs irrationnelles, et le rejet immédiat de tout ce qui affiche la notion de fission. Surtout des voisins qui ne veulent plus voir « ces monstres » près de chez eux. Faut-il rappeler que nombre de centrales électronucléaires ont été largement financées par nos pays voisins (Fessenheim par l’Allemagne, Bugey par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie…) et que ces mêmes pays nous achètent allègrement notre production ?
Hors donc voici que ces mêmes voisins souhaitent, que dis-je exigent, l’arrêt immédiat de ces outils pourtant à leur service. Ces mêmes voisins, férus d’environnement qui n’hésitent pas à détruire leurs tourbières pour les brûler. Et ce ne sont pas leurs quelques éoliennes qui les sauveront.
Fort bien, tentons l’arrêt de ces outils, mais alors gardons notre électricité nucléaire, pourtant, si complémentaire de leurs productions polluantes ou aléatoires.
Je leur prédis à court terme coupures d’alimentation et arrêt d’usines. Devront-ils pleurer à nos portes au nom de la solidarité européenne pour être secourus ?

lundi 7 mars 2011

Libération phase deux

Les Pays d'Europe sont sortis et se sont fait sortir d'Afrique dans l'après guerre. Il avait semblé à l'époque que l'Afrique pouvait espérer une certaine liberté. Mais les gouvernements mis en place alors l'étaient avec le soutient plus ou moins actif, plus ou moins visible des anciens occupants ou de leurs puissantes sociétés minières et pétrolières.
Les quelques sauveurs autoproclamés ont bénéficié du soutiens bien veillant d'une certaine gauche au nom de La Révolution, au point pour certains d'être membre de leur internationale. Encore aujourd’hui, le champion de la gauche sud-américain se propose en médiateur favorable au dictateur libyen.
Nous mesurons aujourd'hui l'espace entre l'espoir et la réalité. Quarante ans de tensions progressives, d'oppression légalisée aboutissent à des retournements d'autant plus inattendus que nous n'attendions rien des ces pays coincés entre perfusion humanitaire et ponction capitaliste. 
Plus au sud, d'autres pays commencent à obtenir des compagnies minières et pétrolières réparation de leurs déprédations.
Les révolutions en routes dans les anciennes colonies constituent donc la phase deux de leur libération. Elles ne sont possible que parce que les propagandistes sont jeunes et n'attendent plus rien d'une Europe qui ne les considères que comme des possibles immigrants indésirables.
L'Afrique devra se reconstruire contre l'Europe.
Face l'avenir que cette opposition reste pacifique.

dimanche 20 février 2011

démonstration belge

Voici bientôt un an que les Belges cherchent à constituer un gouvernement pour leur pays. Et pourtant, pour la Belgique, presque tous les indicateurs économiques et sociaux sont au vert, à tout le moins au mieux au sein de l'Europe. 
De là à conclure que les gouvernements nationaux n'ont plus beaucoup d'utilité dans une Europe disposant d'une gouvernance opérationnelle, il y a un pas que je n'hésite pas à franchir. 
Il s'en faut de quelques délégations de pouvoir supplémentaires aux Régions pour que la France puisse ce passer d'un gouvernement central pléthorique et critiqué. Au grand plaisir pourrait-on penser d'une Gauche qui détient lesdites Régions et vouent aux gémonies le gouvernement actuel et ne sait toujours pas comment, surtout par qui, le remplacer.
Il est certain que l'avenir de l'Europe passe par les régions. La fin des nationalismes absurdes qui voudraient faire marcher d'un même par les Corses, les Basques, les Bretons et les Alsaciens. Vive les regroupements croisés, ici de linguistique, là de spécificité locales qui dépassent nos ridicules frontières. L'Alsace est plus proche du Baden-Württemberg que du Pays Basque, lesquels Basques sont transfrontaliers comme nombres de régions alpines découpées au fil des défaites et des caprices des Princes. 
Les États sont inutiles en Europe, les Belges nous montrent l'exemple, il est urgent de les suivre.

vendredi 20 août 2010

ROMs citoyens Européens

Évidement, grosse émotion des bonnes âmes qui ne gouvernent pas, mais s'autorisent à penser pour nous et à juger péremptoirement en occultant la moitié de la réalité.
Oui certes, les ROMs sont citoyens Européens. Oui certes, la circulation des personnes est libre dans ce périmètre de paix et de droit.
Mais le droit des personnes et des biens existe aussi et s'applique aux ROMs comme à tout citoyen. Ainsi donc l'occupation illégale de bâtiments, terrains et autres lieux est condamnable sur le territoire français, comme partout en Europe, et cela, nos penseurs autoproclamés se gardent bien d'en parler.
Les occupants illégaux de certains lieux étaient informés de longue date de ce qui les attendait. Restait l'ordre ferme d'appliquer le droit, tout simplement. Alors que pour tout citoyen français cette attitude conduit à une expulsion sans ménagement, à une condamnation à de lourdes amendes, voir à de la prison, aux ROMs, nous offrons un pécule et le voyage de retour. Au point que certains ont trouvé la faille et ont déjà été reconduits plusieurs fois.
Que certains parlent d'expulsion alors que les retours sont acceptés, que d'autres ou les mêmes parlent de rafles, ce qui prouve qu'ils ne connaissent pas le vrai sens de ce mot, démontre qu'ils n'ont que la critique et l'invective aux lèvres, qu'ils jouent sur l'émotion, ce qui est le degré zéro de l'analyse.
Les nombreux ROMs qui vivent en France en respectant nos lois, en habitant en toute légalité (et nous avons aménagé de nombreux espaces selon leurs goûts en de nombreuses communes), ne sont pas inquiétés. L'hospitalité française n'est pas un vain mot, encore faut-il ne pas en abuser.

lundi 2 août 2010

OGM le mauvais combat

Le gouvernement européen libère la commercialisation de certains produits OGM. C'est l'occasion rêvée pour certains écolo-anti-tout de reprendre la parole et de tout mélanger.
Sans même aborder la nature et l'objectif des modifications génétiques abordées, tout est critiqué car de toute manière, ce serait dangereux. Et d'évoquer le risque de dissémination, alors qu'il n'est pas question de culture, et de maïs dont chacun sait qu'il n'y a pas de plantes endémiques polènisable en en Europe.

Et d'évoquer les risques sanitaires au nom du principe de précaution alors même que les produits sont réputés comestibles. Et d'évoquer l'absence d'obligation de traçabilité pour l'alimentation animale et donc des risques de consommer des OGM par procuration, comme si manger des carottes rendait carotte.

Je trouve le combat très mal positionné. À mon sens, le vrai problème est celui des semences. Les produits dits OGM ont, comme les semences hybrides F1 qui sont d'autre OGM à mon sens, le très grave défaut de ne pas garantir de résultat si on utilise la récolte pour ressemer. Le cultivateur est captif du semencier, et c'est l'agriculture mondiale, et donc l'alimentation mondiale qui est menacée de main-mise par quelques multinationales. Sur ce terrain, je suivrai toujours les défenseurs d'une agriculture libre.

Autre vrai combat à mener, celui des cultures intensives inadaptées. Ainsi, le maïs est massivement cultivé dans la Plaine de l'Ain sur ce qui était naturellement classé en prairie sèche. Résultat, irrigation permanente avec prélèvement massif dans les nappes souterraines au grand préjudice des cours d'eau et des réserves. Que le maïs soit cultivé en alternance dans les étangs des Dombes est assez logique, mais dans les zones arides!

Compte tenu des coûts ridicules des transports massifs, il serait temps de remettre les cultures dans leurs pays d'origine et de cesser de cultiver des tomates en Hollande, du maïs en Europe, …. S'il fut un temps ou certaines cultures nous ont sauvé de la famine, l'organisation du monde nous permet une autre approche.

samedi 20 mars 2010

À M. Kissinger

'Europe a son numéro de téléphone, enfin.
L'Europe peut maintenant répondre à la question de M. Henry Kissinger. Pour preuve, l'Europe a un représentant unique à la rencontre sur le problème Israélo-Palestinein. Semble-t-il une première mondiale que bien peu de média ont soulignés. Ainsi donc, depuis janvier 2010, l'Europe peut parler d'une seule voix et ainsi exister au niveau international. Évidement, ceci ne peut que déplaire à tous les jememoi qui n'entendent que leur opinion, mais une communauté de ½ milliard d'individus aura incontestablement plus de poids que les quelques dizaines de millions, même cumulées de chacun de nos vieux pays. Peut-être n'entendrons-nous pas toujours ce que nous aurions voulu, mais il est probable que cette parole unique nous satisfera globalement.
Nous somme très loin de nos petites querelles Clochemerliennes. De quoi réfléchir avec humilité sur le sort de nos 36 000 communes, 2 000 cantons, 100 départements et 22 régions et des combats ridicules que nous y menons pour un instant de gloire.
L'Europe ressemble enfin à une Nation, ayons le courage de le saluer. Le sacrifice de nos aïeux n'aura pas été vain.

jeudi 14 janvier 2010

scanner corporel

Quand cessera-ton de faire une Histoire de la moindre peccadille?
Les réactions autour du scanner corporel le révulsent. Comment? Il serait possible de voir au travers de mes vêtements? Quel voyeurisme inacceptable! Et de proposer que des hommes scrutent les hommes et des femmes les femmes. Quid des enfants? Et ne peut-on imaginer le scrutateur ou le scruté homosexuel? Ne faudra-t-il pas alors inverser les scrutateurs? À la demande de qui? Faudra-t-il un examens psychiatrique des scrutateurs pour s'assurer qu'ils n'ont pas de tendance pédophile pour avoir le droit de scruter des enfants?
Tous ces commentateurs zélés vivent-ils donc sous la burka?
Imaginent-ils une quelconque perversion alors que le scrutateur voit défiler des centaines de personnes chaque heure? Que retient-il de ce qu'il voit des personnes, attentif aux objets éventuellement dissimulés?
De surcroît, tout ceci est ridicule lorsque l'on voit les tenues estivales, sans même parler des piscines et des plages.
Pour ma part choisir entre la palpation ou le scanner (le tripotage ou le voyeurisme pour rééquilibrer le vocabulaire!), je préfère grandement le second, et je suis certain que, ne serait-ce que par hygiène, le personnel en charge pense de même.

dimanche 1 novembre 2009

La démocratie éparpillée

L’Europe arrive enfin à un niveau d’intégration qui devrait lui permettre de progresser démocratiquement comme socialement.

L’Union Européenne compte près de 500 000 habitants. Il a été demandé à chaque pays, et dans certains à chaque électeur de s’exprimer sur une nouvelle gouvernance de l’Europe. 24 pays sur 27 l’on approuvé sans difficulté. Il aurait été normal qu’en conséquence le traité fût appliqué. Mais trois pays ont tenté le référendum, et la démagogie l’a emporté d’à peine plus de 50%. Ainsi moins de 8% de la population ont risqués de mettre en échec un vaste projet démocratique (en réalité, en ordre dispersé et chacun de leur coté, 6,4% d’européens électeurs français, 1,7% d’Européens électeurs néerlandais, et 0,4% d’européens électeurs irlandais auraient pu mettre à mal ce projet.). Plus grave, un seul homme a bloqué le progrès démocratique et social au nom de sa propre conviction, sa posture et ses dérisoires exigences, et contre la décision de son peuple.

Voici donc mis fin à cette démocratie éparpillée ou l’intérêt, voir l’égoïsme de certains pouvait l’emporter sur la volonté majoritaire.

Certes, il restera quelques domaines ou certains disposeront encore d’une capacité de blocage, mais les pouvoirs de l’assemblée, émanation des peuples, vont devenir palpables et l’Europe vas enfin pouvoir tenir une posture unique dans le concert mondial. C’est le moindre que l’on peu espérer pour continuer à être entendu avec moins de 10% de la population mondiale.

Un vrai progrès qui mériterait d’être gravé dans le marbre et commémoré comme il se doit.

mardi 6 octobre 2009

la nasse

Ils sont seulement de passage et on leur interdit de sortir. Les nombreux migrants qui buttent sur le mur de la Manche sont pris dans un imbroglio politique incompréhensible. Ils sont entrés en douce et sans autorisation en France (et dans le fameux espace Schengen !) avec l’idée de ne faire qu’y passer.
Au nom d’accords bizarres, nous leur interdisons d’en sortir. Pourtant ils ne demandent rien d’autre. Pourquoi la France les retient-elle ? Avec ou sans accompagnement, nous leur créons une situation inacceptable.
Ils sont même prêts à payer leur billet de train ou de bateau.
Que les Anglais n’en veuillent pas ne nous concerne pas. Ils se sont créé leur propre réserve international en privilégiant leur ancien empire colonial, c’est leur problème. Nous avons bien assez à faire avec tous ceux qui souhaitent s’installer chez nous et que nous avons bien du mal à accueillir (logement, regroupement familial, travail, intégration, …).
Concentrons nous sur la chasse aux passeurs et laissons passer les passants.

dimanche 4 octobre 2009

crise du lait

L’actuelle crise du lait, mais aussi celle des fruits et légumes, à un petit goût des années 50-60. Souvenez-vous (certains !) lorsque le lait était distribué gratuitement dans les écoles. Mais aussi les manifestations pour cause de surproductions cycliques d’artichauts, de choux-fleurs ou de pommes de terre. Comme le chante le poète, une année bonne et l’autre non.
Il m’avait semblé que, depuis, de nombreux systèmes de régulation avaient été mis en place et qu’une certaine politique agricole organisait production et marché.
Ou sont les coopératives agricole, sensée représenter les producteurs, défendre leurs coûts, mais aussi les aider à s’organiser pour limiter les risques de surproduction ? Parce si les variations sont quasi inévitables en agriculture, je suppose que pour l’élevage, il est possible d’anticiper.
Mais voilà au nom d’un certain centralisme, tous les éleveurs sont à la même enseigne et sous la même goulotte européenne. La moindre variation de quota est suivie à la lettre, à la baisse par obligation, à la hausse par automatisme.
Résultat, lorsque les aides évoluent, lorsque les quotas sont révisés, tout le monde réagis comme un seul homme. Effet papillon assuré : une variation de production à l’autre bout du monde, et c’est la panique générale. En 2007, la Nouvelle Zélande en sous production provoque de gros achats en Europe pour le SE asiatique, et c’est la flambée des prix (dont plus personne ne semble se souvenir, et en particulier ceux qui en ont bénéficier). En 2009, le problème est résolu, mais L’Europe n’en a pas tenu compte et a remonté les quotas avec pour conséquence une surproduction cause d’un effondrement des prix.
Dans un monde ou le commerce est mondial, réguler au niveau continental n’est plus suffisant. Comme pour la pêche, il faut une gouvernance mondiale, prévisionnelle et réactive de préférence.

mercredi 26 août 2009

Grippe A

Il y a un siècle, une certaine grippe espagnole a provoqué des millions de morts. Une vrai épidémie et une catastrophe humaintaire. Aujourd’hui, avec une population mondiale triple, on cherche à nous inquiéter avec quelques décès !
Le principe de précaution conduit à des comportements extraordinaires. La découverte d’une nouvelle variante de virus de la grippe relance une surenchère de mesures.
Le plus surprenant est l’incohérence du discours, qui ne semble pourtant surprendre personne !
La grippe “aviaire” s’était développée dans le sud-est asiatique, en zone tropicale, et nous prenions moult précautions dans notre Europe très tempérée. En pure perte puisque d’épidémie, il n’y en eut guère.
La grippe H1N1 (porcine, mexicaine, A ?) est tout autant d’origine tropicales, et c’est à nouveau l’effervescence dans notre Europe très tempérée, et l’enrichissement assuré de certains laboratoires. Je passe sur les opportunistes qui en profitent pour massacrer les troupeaux de porcs au nom de la pureté islamique.
On nous annonce un développement aux antipodes, en précisant que là-bas, c’est l’hiver austral (en plein tropique !) et que nous pouvons craindre le pire dans quelques mois lorsque la température baissera chez nous (vous avez vu la météo de Nouméa ?). Ou sont les morts des zones tempérées sud ? Aucune catastrophe annoncée en Nouvelle-Zélande comme en Patagonie.
Je suis donc serein quant aux risques en Europe, et il faudra certainement un médecin très persuasif pour me faire vacciner.
À crier au loup sans cesse, bientôt, aucune annonce ne sera crédible.
Alors le pire sera vraiment à craindre.

lundi 8 juin 2009

Et le vainqueur est…

L’abstention était certainement le score le plus attendu. Hélas pour l’Europe, le record a encore été battu en frisant les 60%.
En conséquence, le résultat de chaque parti n’est guère représentatif de l’électorat. Chercher une attitude ceci ou cela dans l’abstention n’est que se chercher des excuses à ses propres déboires. Les abstentionnistes sont soit inciviques, soit indifférents. Le drame est que ce laissez faire ouvre des portes aux extrémistes. Que ceux qui se revendiquent des abstentionnistes considèrent qu’en matière politique “qui ne dit mot consent” et se souviennent du 21 avril 2002.
D’autre part il serait illusoire de créditer la gauche de la totalité du résultat des verts car il semble qu’à l’exemple de moi-même, au moins 1/4 des votants pour les verts européens aurait voté à droite pour des élections nationale. C’est en effet le seul groupe qui ait fait campagne uniquement sur le thème de l’Europe (L’UMP n’a que vanté son action et les autres n’ont que tiré sur le Président). Ils récupèrent le fruit de leur travail, même si à plusieurs titres ils n'ont pas la perfection qu'ils prétendent.
Les électeurs européens, et français en particulier n’ont donc pas suivi tous ceux qui prônaient le vote sanction. Que ceci serve de leçon aux politiciens de tout poil qui pensent que la gloriole, la vindicte ou la haine peuvent être des moteurs électoraux.
L’Europe a donc le Parlement que ceux qui ont eu le courage de s’exprimer lui a donné. Que les autres en prennent acte et se taisent.