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mercredi 17 décembre 2014

retraite

Nos parents (enfin les miens) ont allègrement travaillé jusque 65 ans ayant souvent commencé à 14, et nous en faisons des centenaires. 
Le système de retraite a été créé alors qu’il faillait avoir travailler près de 100 000 heures pour y avoir droit pour une espérance de retraite inférieure à 15 ans. 
Aujourd’hui il suffit d’avoir travaillé 70 000 heures avec une espérance de retraite de plus de 30 ans. 
Résultat, il y aura bientôt un salarié pour financer un retraité (car ce sont les cotisations d’aujourd’hui qui assurent les retraites d’aujourd’hui). Que cela effraye les jeunes dont les conditions de travail sont cent fois meilleures a de quoi surprendre et démonte la désinformation générale.
Alors que les conditions de vie nous mènent en bonne santé de plus en plus tard, il est totalement incohérent de vouloir bénéficier de la retraite de plus en plus tôt. Nombre de jeunes retraités d’aujourd’hui courent les petits boulots plus par envie de travailler que par réels besoins financiers.
Le fait que des gouvernements aient, de manière irrationnelle et à courte vue, pour espérer, vainement d’ailleurs, réduire le chômage, aient abaissé l’âge de la retraite est une catastrophe économique, nous coûte probablement des milliers de chômeurs et ruine le projet de retraite par répartition.

mercredi 15 octobre 2014

Écologie Royale suivie du train routier

Notre ministre de l'écologie aime beaucoup les sociétés d'autoroute. Faute de pouvoir les taxer, le Premier ministre refuse, elle veut faire baisser les tarifs et lever les barrières les fins de semaine.
Mais alors que c'est déjà l'embouteillage complet à ces moments, les retraités qui jusqu'à présent évitaient justement ces jours de cohue vont certainement vouloir aussi faire des économies. Ajoutons à cela que la voiture va devenir plus économique encore, d'autres qui prenaient le train vont amplifier le trafic. Une belle pagaye assurée, et que de pollution supplémentaire.
Ensuite, quelle cohérence? Les travailleurs obligés de se déplacer vont payer l'autoroute au prix fort et les oisifs passeront gratis!

Notre ministre de l’économie a décidément beaucoup d’idées.
Alors que la lutte contre les émissions de CO2 voudrait que la route soit désertée par les camions, et que le train soit préféré à l’auto, M. Macron préconise le développement du car par les sociétés privées. L’arrivée en France du taxi-brousse est incontestablement un grand progrès social. Plus économique, certes, mais combien plus polluant, plus accidentogène, plus agressif pour les routes et l’environnement.
Entre une ministre de l’environnement qui préconise les embouteillages gratuits sur les autoroutes et un ministre de l’économie qui veut y ajouter des cars, l’écologie est sur les bons rails, assurément.

jeudi 21 novembre 2013

Mise à plat

Notre premier Ministre perçoit dans la population une certaine lassitude face à l'impôt. Et il commence à penser que notre fiscalité est devenue trop complexe. Sur quelle planète vit-il? Depuis plus d'un an, il ne se passe pas un mois sans l'annonce d'une nouvelle taxe, d'une hausse d'impôt, d'une nouvelle contribution, du rognage davantage. Quant à la complexité, il y a largement contribué, compensant une hausse par une niche, créant un crédit d'impôt au lieu de baisser des charges sociales, cherchant systématiquement le contre-pied du gouvernement précédent, parfois contre toute logique.
Et si la mise à plat commençait par une recherche d'économie? En pleine crise, certains pays y sont parvenus. Lorsque les dépenses dépassent les recettes, la première des bonnes actions est de chercher à réduire les dépenses.
En se posant la question du moment : Si au lieu de demander ce que le pays peut faire pour nous, ne pourrions-nous pas chercher à savoir ce que l'on peut faire pour notre pays (JFK). Faut-il tout attendre de l'état?
En simplifiant les impôts, il serait certainement possible de diviser par deux les effectifs chargés de leur calcul et de leur collecte. En confiant au secteur privé certaines missions de service au public, nous pourrions espérer une meilleure efficacité.
Quelques pistes : diviser par 2 le nombre de parlementaires (limiter au passage les mandats à un seul renouvellement, à un seul mandat direct, à un seul indirect, obliger les fonctionnaires à démissionner pour être éligibles), restructurer les communes à la taille des nouveaux cantons, faire du conseil départemental une décentralisation du Conseil régional, confier les services académiques aux régions.

mercredi 30 octobre 2013

Courage fuyons

Telle semble être la devise du pouvoir en place. Surtout ne mécontenter personne. Le moindre haussement de sourcil de telle ou telle catégorie professionnelle ou sociale suffit à reporter à une date incertaine, aux calendes grecques, autant dire à jamais.
Et pourtant, jamais un gouvernement n’a été aussi peu apprécié aux dires des sondeurs.
Vivement qu’il se décide à nous mécontenter, et donc à enfin agir et tenir.

dimanche 27 octobre 2013

Le dernier qui parle

Le pouvoir en place avait promis de ne rien décider sans une large consultation, et surtout de ne pas gouverner à l’événement. Certes, écouter n’est pas nécessairement entendre, et n’interdit pas les postures. Certes, il n’est jamais trop tard pour entendre et comprendre. Mais comment comprendre les reculades quasi systématiques pour chaque proposition de loi ? Ici, l’abandon de l’évolution de la TVA dans le bâtiment, là, le report de l’écotaxe, aujourd’hui le recule sur la taxation des revenus du capital… Et demain ? L’exonération des sportifs au salaire indécent ? N’ont-ils donc pas été consultés, les protestataires concernées. Nous sommes présentement gouvernés par le dernier qui parle.

dimanche 7 juillet 2013

Selon que vous serez

Tous les ministres ne sont pas égaux dans l’actuel gouvernement. Ainsi, les ténors, soutenus par un réseau de zélateurs peuvent dire et contredire sans vergogne. Mais qu’un autre, femme, qui plus est, nommée souvent plus pour faire nombre malgré ses qualités, se permette la moindre observation quant à la gouvernance, et la sanction est immédiate. Dégagée (y compris dans son sens littéral).
Tel le baudet de la fable, selon que vous serez puissant ou misérable… Et quoi de plus misérable dans ce gouvernement que le ministère de l’Environnement.
Évidemment plus facile que de redresser le ministre du redressement productif.

jeudi 31 mai 2012

Concertation?

Le dialogue social semble fort bien engagé avec le nouveau gouvernement. "Nous consulterons toujours les corps intermédiaires et les syndicats avant toute décision". Dont acte. 
En effet, avant même que le Premier Ministre (tiens, ce n'est plus le Président qui gouverne!) ne rencontre lesdits corps intermédiaires, surtout les syndicats de salariés, chaque ministre y va de la mise en application du programme présidentiel. Tel déclare la hausse du SMIC, tel autre la baisse de l'âge de la retraite, d'aucuns le blocage des loyers ou l'interdiction des plans sociaux. 
Assurément, la concertation a vraiment commencé. Mais quand ?

lundi 21 mai 2012

Nous sommes tous grecs

Imaginerait-on de laisser une Région ou un Département, une Commune déposer le bilan, déclarer faillite ? Il me semble que La Nation se porterait à son secours, quitte à lui demander une meilleure gouvernance. Il ne viendrait à personne l’idée de sortir telle ou telle collectivité territoriale de La Nation au prétexte de sa mauvaise gestion. 
Ainsi sommes-nous solidaires de la déconfiture locale, tout en demandant à la population concernée de mieux se prendre en charge. Cette mauvaise gestion qui consiste à dépenser au-delà de ses moyens n’est certes pas le fait du citoyen, encore que ce soit souvent à leur profit, mais l’on doit bien considérer qu’elle est le fait de ceux qu’ils ont portés au pouvoir, et donc du choix de gouvernance qu’ils ont majoritairement souhaité. 
Il faut aussi considérer que ces dépenses, parfois somptuaires, ont en général été bénéfiques d’une manière ou d’une autre à cette population (meilleures rémunérations, environnement amélioré, services à moindre prix…). Ainsi, lui demander un effort particulier, en général un simple retour au bon sens est bien une condition nécessaire au rétablissement d’une bonne gestion. 
Nous sommes, Européens, tous grecs et solidaires des Grecs à qui, comme à nous-mêmes, nous avons donné l’illusion qu’ils étaient protégés par la Monnaie Commune des dérapages de gestion de leurs gouvernements successifs. Cette solidarité doit s’appliquer et être l’occasion d’une réflexion sur la gouvernance de l’Europe. Il est urgent que l’Europe, à tout le moins l’Euroland, adopte une politique économique commune et mutualise une part notable des dettes des États. Il est urgent d’avoir une gouvernance centrale. Comme de nombreux Européens (probablement une majorité), je suis favorable au fédéralisme.

mercredi 4 avril 2012

menace de dictature

"François Hollande précise aussi que les mesures urgentes annoncées entre le second tour de la présidentielle et la fin de la session ordinaire du Parlement, le 29 juin, seront prises pour la plupart par décret." 
Compte tenu des élections législatives en juin, 2e tour le 17, et même en présumant qu'il obtienne une majorité à sa convenance, sans même tenir compte des nécessaires navettes avec le Sénat, il est en effet impossible d'installer la Chambre des Députés et de la faire voter quoi que ce soit avant le 29 juin. 
Or les mesures que M. Hollande veut prendre modifient des Lois que donc seules les Chambres peuvent modifier. 
On ne peu faire plus violent comme gouvernance. 
Autrement dit la dictature et l'arbitraire. Maintenant, nous savons qui est dangereux pour la Démocratie.

mercredi 2 novembre 2011

Déni de gouvernance


L’Histoire veut que le capitaine ne quitte le navire que le dernier. Le Président grec, en lançant un referendum, se lave les mains des conséquences de cette dérobade. C'est un vrai déni de gouvernance.
En principe, un gouvernement est élu pour gouverner le pays, même et surtout en situation de crise, même, et surtout contre la rue qui ne pense qu'à elle-même aujourd'hui et maintenant. Au mieux, il aurait du démissionner plutôt que de retarder cette échéance inévitable en organisant une votation dont le résultat semble écrit d'avance.
Alors que l'Europe est prête à leur effacer plus de la moitié de leur dette, un cadeau à 100 milliards d'Euros, le capitaine décide de saborder le navire en le lançant dans les fondations de l'Europe.
Il y a eu des guerres pour moins que cela.
Le drame est que pour les Grecques, cette sortie probable de l'Euro sera pire que d'y rester. Avec une monnaie sans valeur, la dette deviendra vertigineuse et aura probablement le même avenir qu'un certain emprunt Russe.
Mais c'est peut-être une chance pour l'Europe de revoir sa gouvernance et d'aboutir enfin à l'inévitable fédéralisme et à une vraie gouvernance à la majorité.
Nous sommes tous grecs.