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lundi 21 mai 2012

Nous sommes tous grecs

Imaginerait-on de laisser une Région ou un Département, une Commune déposer le bilan, déclarer faillite ? Il me semble que La Nation se porterait à son secours, quitte à lui demander une meilleure gouvernance. Il ne viendrait à personne l’idée de sortir telle ou telle collectivité territoriale de La Nation au prétexte de sa mauvaise gestion. 
Ainsi sommes-nous solidaires de la déconfiture locale, tout en demandant à la population concernée de mieux se prendre en charge. Cette mauvaise gestion qui consiste à dépenser au-delà de ses moyens n’est certes pas le fait du citoyen, encore que ce soit souvent à leur profit, mais l’on doit bien considérer qu’elle est le fait de ceux qu’ils ont portés au pouvoir, et donc du choix de gouvernance qu’ils ont majoritairement souhaité. 
Il faut aussi considérer que ces dépenses, parfois somptuaires, ont en général été bénéfiques d’une manière ou d’une autre à cette population (meilleures rémunérations, environnement amélioré, services à moindre prix…). Ainsi, lui demander un effort particulier, en général un simple retour au bon sens est bien une condition nécessaire au rétablissement d’une bonne gestion. 
Nous sommes, Européens, tous grecs et solidaires des Grecs à qui, comme à nous-mêmes, nous avons donné l’illusion qu’ils étaient protégés par la Monnaie Commune des dérapages de gestion de leurs gouvernements successifs. Cette solidarité doit s’appliquer et être l’occasion d’une réflexion sur la gouvernance de l’Europe. Il est urgent que l’Europe, à tout le moins l’Euroland, adopte une politique économique commune et mutualise une part notable des dettes des États. Il est urgent d’avoir une gouvernance centrale. Comme de nombreux Européens (probablement une majorité), je suis favorable au fédéralisme.

mercredi 2 novembre 2011

Déni de gouvernance


L’Histoire veut que le capitaine ne quitte le navire que le dernier. Le Président grec, en lançant un referendum, se lave les mains des conséquences de cette dérobade. C'est un vrai déni de gouvernance.
En principe, un gouvernement est élu pour gouverner le pays, même et surtout en situation de crise, même, et surtout contre la rue qui ne pense qu'à elle-même aujourd'hui et maintenant. Au mieux, il aurait du démissionner plutôt que de retarder cette échéance inévitable en organisant une votation dont le résultat semble écrit d'avance.
Alors que l'Europe est prête à leur effacer plus de la moitié de leur dette, un cadeau à 100 milliards d'Euros, le capitaine décide de saborder le navire en le lançant dans les fondations de l'Europe.
Il y a eu des guerres pour moins que cela.
Le drame est que pour les Grecques, cette sortie probable de l'Euro sera pire que d'y rester. Avec une monnaie sans valeur, la dette deviendra vertigineuse et aura probablement le même avenir qu'un certain emprunt Russe.
Mais c'est peut-être une chance pour l'Europe de revoir sa gouvernance et d'aboutir enfin à l'inévitable fédéralisme et à une vraie gouvernance à la majorité.
Nous sommes tous grecs.