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mercredi 2 novembre 2011

Déni de gouvernance


L’Histoire veut que le capitaine ne quitte le navire que le dernier. Le Président grec, en lançant un referendum, se lave les mains des conséquences de cette dérobade. C'est un vrai déni de gouvernance.
En principe, un gouvernement est élu pour gouverner le pays, même et surtout en situation de crise, même, et surtout contre la rue qui ne pense qu'à elle-même aujourd'hui et maintenant. Au mieux, il aurait du démissionner plutôt que de retarder cette échéance inévitable en organisant une votation dont le résultat semble écrit d'avance.
Alors que l'Europe est prête à leur effacer plus de la moitié de leur dette, un cadeau à 100 milliards d'Euros, le capitaine décide de saborder le navire en le lançant dans les fondations de l'Europe.
Il y a eu des guerres pour moins que cela.
Le drame est que pour les Grecques, cette sortie probable de l'Euro sera pire que d'y rester. Avec une monnaie sans valeur, la dette deviendra vertigineuse et aura probablement le même avenir qu'un certain emprunt Russe.
Mais c'est peut-être une chance pour l'Europe de revoir sa gouvernance et d'aboutir enfin à l'inévitable fédéralisme et à une vraie gouvernance à la majorité.
Nous sommes tous grecs.

dimanche 25 septembre 2011

on a gagné, il a perdu


Telle me semble-t-il doit être le slogan des banques spéculatives.
Voici un nouveau 'trader" mis au pilori pour avoir fait perdre quelques milliards à son entreprise (soit dit en passant, ce n'est même pas une journée de transactions de la Bourse de Paris). Mais nous n'entendons jamais de plainte des ces mêmes établissements lorsque les mêmes salariés leurs fonds gagner des milliards en sortant du cadre normal de fonctionnement.
Autrement dit, je vous laisse magouiller tant que vous me faites gagner, mais gare à vous si vous me faites perdre un tant soit peu.
Mais la morale est sauve puisque cela reste en famille.

lundi 1 août 2011

Agence de notation

Je suis surpris que les agences de notation aient seulement de le droit d’exister. Dans de nombreux domaines, toute organisation de nature à fausser la concurrence est prohibée. Or, les agences de notation ne sont en fin de compte que des sociétés plus ou moins à la solde des organismes financiers avec pour objectif de donner une indication forte sur les démarches commerciales. En effet, les notations de ces agences ont un impact immédiat sur les taux d’intérêt subits par les États.
Nous sommes donc face à un système de cartel (au sens du droit des É.U.) ou de dispositif conduisant à une concurrence faussée (au sens du droit européen).
À ce titre, les États pourraient se retourner contre ces sociétés en dédommagement au motif fausser la libre concurrence.
Il est urgent d’interdire à ces officines le droit de noter pays ou société.

dimanche 30 mai 2010

faire payer les riches?

Il est des jours ou l'on peut désespérer du journalisme.
Alors que certains voudraient nous faire croire qu'il suffirait de “faire payer les riches” pour résoudre tous les problèmes de la république, aucun journaliste ne prends le temps de montrer l'absurdité du propos, comme l'énormité des chiffres à considérer. Il me semble donc nécessaire de faire quelques calculs simples et vérifiables, en fouillant sur les sites d'IPSOS, de Challenges et du ministère des finances.
Ainsi pour combler la dette de la France de 1 400 000 000 000 Euros, il faudrait plus le 7 fois les fortunes cumulées des fameuses 300 familles chères au PC. Encore faudrait-il réaliser ces fortunes sans léser les millions de travailleurs dont le poste de travail constitue justement une part de ces fortunes. Car il ne faut pas rêver, la fortunes des riches est plus dans l'industrie qu'en lingots, c'est d'un meilleurs rapport, et en ces temps de délocalisation, cela me semble risqué. Et une fois le trou ainsi très partiellement comblé, qui ponctionner? Les 100 suivants ne cumulent même pas 7 milliards de capital. Bien que je ne l'ai pas vérifié, il n'est même pas certain que la totalité des économies des français y suffise.
Ainsi, rien que pour combler le déficit de plus de 150 000 000 000 € du seul budget 2010, soit 3 fois l'IRPP, il faudrait confisquer la totalité des revenus des 3 500 000 de français les plus aisés (aux revenus annuels de plus de 70 000 €, nous voilà très loin des 300 familles). Combien de dépenses créatrices d'emplois ainsi perdus?
Alors, évidement, il est facile de dire qu'il faut faire payer les riches, pour financer ceci ou cela, encore faut-il avoir le sens de la mesure.
Hélas, pour en arriver ou nous en sommes, nos gouvernants eux-même en manque gravement depuis des décennies.
Préparons nous à des lendemains difficiles. Refuser cette évidence et s'arcbouter sur quelques “avantages acquis”, depuis si peu et si facilement, est réserver le pire aux générations futures.