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mardi 16 août 2011

Moubarak, la santé de circonstance


Je suis surpris du manque de surprise de l’état de santé de certains dirigeants.
Portants beau, apparemment infatigables lorsqu’ils sont au pouvoir. Pouvoir auquel ils s’accrochent avec l’énergie que leur confère ce pouvoir.
Mais que la Providence ne les servent plus, que le Peuple les fasse choir de leur trône, et ce sont des vieillards cacochymes que l’on traine devant les tribunaux. Surprenant !
Surprenant aussi, quoi que, l’attitude d’un grand quotidien « de gauche » surpris à critiquer le « traitement inhumain » infliger à ce dirigeant qui, il est vrai a fait partie, comme nombre de « libérateurs », de l’internationale socialiste.

PS : il semble qu'un de nos anciens présidents souffre aussi du syndrome de la sellette.

lundi 1 août 2011

Agence de notation

Je suis surpris que les agences de notation aient seulement de le droit d’exister. Dans de nombreux domaines, toute organisation de nature à fausser la concurrence est prohibée. Or, les agences de notation ne sont en fin de compte que des sociétés plus ou moins à la solde des organismes financiers avec pour objectif de donner une indication forte sur les démarches commerciales. En effet, les notations de ces agences ont un impact immédiat sur les taux d’intérêt subits par les États.
Nous sommes donc face à un système de cartel (au sens du droit des É.U.) ou de dispositif conduisant à une concurrence faussée (au sens du droit européen).
À ce titre, les États pourraient se retourner contre ces sociétés en dédommagement au motif fausser la libre concurrence.
Il est urgent d’interdire à ces officines le droit de noter pays ou société.

jeudi 28 avril 2011

Du sens des mots

La phase 2 vers la démocratie des anciennes colonies engendre un vocabulaire curieusement déformé.
Ainsi, concernant la situation libyenne, il est question dans les médiats de loyalistes et d’insurgés. Mais nous soutenons les insurgés dans leur combat légitime contre des loyalistes devenus illégitimes.
Donc les insurgés représentent le droit face aux loyalistes.
Certains voudraient brouiller le message qu’ils ne s’y prendraient pas différemment.

jeudi 24 mars 2011

Croire en l'homme

Le drame et l'honneur des sociétés civilisées a de tout temps été de croire en l'homme et en sa capacité de rédemption. C'est d'ailleurs la base de toutes les religions modernes (monothéistes) que de croire ainsi en l'homme. Un immense espoir !
C'est parfois le cas de manière spectaculaire, tel Yasser Arafat, terroriste au ban de la société devenu Prix Nobel de la paix.
C'aurait put être le cas de Mouammar Kadhafi révolutionnaire au nom de son peuple, terroriste international, puis gouvernant réhabilité jusqu'à l'ONU. Quel gouvernement pourrait dans ces conditions se sentir coupable de rétablir une relation normale avec un chef d'état mondialement réhabilité.
Faux espoir hélas.
Mais comment juger coupable aujourd'hui l'espoir d'hier mis par nos hommes politiques en un dirigeant qui semblait avoir renoncer à la violence ?
Faut-il pour autant renoncer à croire en l'homme et en sa capacité de rédemption ? Ce serait désespérant !

lundi 7 mars 2011

Libération phase deux

Les Pays d'Europe sont sortis et se sont fait sortir d'Afrique dans l'après guerre. Il avait semblé à l'époque que l'Afrique pouvait espérer une certaine liberté. Mais les gouvernements mis en place alors l'étaient avec le soutient plus ou moins actif, plus ou moins visible des anciens occupants ou de leurs puissantes sociétés minières et pétrolières.
Les quelques sauveurs autoproclamés ont bénéficié du soutiens bien veillant d'une certaine gauche au nom de La Révolution, au point pour certains d'être membre de leur internationale. Encore aujourd’hui, le champion de la gauche sud-américain se propose en médiateur favorable au dictateur libyen.
Nous mesurons aujourd'hui l'espace entre l'espoir et la réalité. Quarante ans de tensions progressives, d'oppression légalisée aboutissent à des retournements d'autant plus inattendus que nous n'attendions rien des ces pays coincés entre perfusion humanitaire et ponction capitaliste. 
Plus au sud, d'autres pays commencent à obtenir des compagnies minières et pétrolières réparation de leurs déprédations.
Les révolutions en routes dans les anciennes colonies constituent donc la phase deux de leur libération. Elles ne sont possible que parce que les propagandistes sont jeunes et n'attendent plus rien d'une Europe qui ne les considères que comme des possibles immigrants indésirables.
L'Afrique devra se reconstruire contre l'Europe.
Face l'avenir que cette opposition reste pacifique.

mercredi 16 février 2011

Que celui qui n'a jamais péché …

Quand cessera-t-on de juger le passé à l'aune du présent ? Depuis quelque temps nous sommes assaillis de jugements péremptoires sur le comportement de nos aïeux.
Mais il advient qu'hier soit aujourd'hui jugé de même. Lapalisse aurait bien pu affirmer « avant la révolution, ce n'est pas la révolution », en décembre, Tunis était calme. Combien de Français y ont passé les fêtes. Avons-nous seulement eu la moindre information d'une quelconque éventualité de risque ? RIEN !
Alors, s'acharner sur une Ministre au prétexte qu'elle ait fait un voyage dans ce pays et ait profité d'une possibilité de covoiturage relève de la diffamation.
Surtout, ne rendez plus jamais service à un élu, il pourrait être accusé de corruption passive.
Ce qui m'interroge le plus c'est l'indécence des accusateurs. Toutes ces gouvernances fortes des anciennes colonies sont directement issues d'élection considérées par tous régulières en leur temps et sous couvert de socialisme. Nombre de ces présidents déchus traité de dictateurs avaient bonne presse au sein de l'internationale socialiste, quand ils n'en étaient pas membre. Le silence de cette loge jusqu'au lendemain des premiers soulèvements est plus que dérangeant.
Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre.

lundi 22 novembre 2010

Enfumage

Qui peut croire que la décision prise en 1995 de ne pas verser les pots de vins promis en 1992 ont conduit à un attentat en 2002?
Que l'on considère qu'un attentat, parmi tant d'autres dans ce pays instable, vise spécifiquement des français par vengeance ciblée reste des plus improbable.
Que les familles de victimes, faute de trouver les vrais coupables, tentent de mettre l'état en cause est évident.
Que certains parlent de blocage de comptes de campagne alors qu'en même temps d'autre affirment leur versement  finalement crédité montre le coté fantaisiste des arguments.
Que certain ancien ministre, condamné pour malversations, règle ses compte comme un gamins est tout aussi évident.
Que le retour d'un autre ancien premier ministre réveille de vieilles querelles ne me surprendrait pas.
Qu'un juge auto-saisi s'agite me surprends toujours.
De l’invraisemblance au rocambolesque, il n'y a qu'un pas.
Mais que la presse se face l'écho de cette fable de relève pas sa crédibilité.
Quand cessera-t-on cet enfumage permanent pour se consacrer à l'analyse honnête et sincère des vrai problèmes du moment?

lundi 16 février 2009

La marche à l'envers

Les règles convenues de la démocratie conduisent au renouvellement régulier des dirigeants. Toute démocratie avancée limite même les mandats des élus. 
La France vient de retenir cette solution, alors même que l'âge du capitaine pouvait lui promettre de longues années au pouvoir. Nous retrouvons la même approche jusque dans les associations.
C'est donc sans surprise (les pressions lors de la campagne référendaire ne laissaient aucun doute sur l'instrumentation de la population), mais avec beaucoup d'inquiétude que je vois le Venezuela faire la marche à l'envers et retourner vers cette sorte de monarchie élective qui caractérise tous les futurs gouvernements totalitaires. De la possibilité d'être réélu sans limites à la réélection à vie, il n'y a que l'espace de la conscience politique. Et le pouvoir à cette étrange capacité à annihiler cette conscience. D'ou la règle démocratique de limitation des mandats pour sauvegarder la santé sociale des dirigeants.
Ceci ne remet pas en cause le travail de reconstruction réalisé par M. Chavez, mais alors que la conjoncture économique se renverse, même pour les pays   pétroliers, cette main mise sur le pays n'augure rien de positif.