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mercredi 29 octobre 2014

L’argent accroché au mur

Une propositions de loi finance de l’UDI (centre droit) souhaitait faire entrer dans l’assiette de l’ISF la valeur des œuvres d’art. Elle a été rejetée par la majorité (!) présidentielle (Gauche). Il est vrai qu’il ne fallait fâcher ni l’inventeur de cette généreuse niche fiscale (M. Lang) ni le ministre des Finances d’alors (M. Fabius), tous deux grands amateurs d’art.
En ces temps de disette où le moindre euro est le bien venu (dans les caisses de l’État), et quand dans le même temps le patrimoine investi dans les entreprises est taxé plusieurs fois (ISF, impôt sur les sociétés, IRPP…) il reste surprenant que la Gauche soit aussi généreuse avec l’argent qui dort de “ceux qui gagnent de l’argent en dormant” pour citer l’un des plus célèbres d’entre eux.
Une occasion perdue pour la Gauche de la Gauche de soutenir une bonne idée de la Droite en confirmant leur posture antigouvernementale.

samedi 12 novembre 2011

Paroles de candidat


Il est à ce demander si les hommes politiques ont le sens des réalités. Les belles paroles ne résistent pas aux faits.
Ainsi à Gauche, très à Gauche, un certain candidat à la Présidence propose de remonter les minimas sociaux pour que plus personne ne soit en dessous du seuil de pauvreté. Sait-il seulement que c'est techniquement impossible?
Le seuil de pauvreté est calculé à hauteur de 60 % du revenu médian des Français. À ce niveau, 13 % des Français sont concernés. Il fut un temps ou il était à hauteur de 50 %, en ne concernait alors que ≈6 % de la population; ou comment doubler le nombre de “pauvres” d'un coup de crayon!
Que l'on apporte donc aux 13 % concernés les revenus permettant de ne plus être en dessous du seuil fatidique, et c'est le revenu médian qui remonte mathématiquement, et le seuil aussi, ce qui fait retomber une nouvelle partie de la population en situation de pauvreté. Quelque soit l'approche, il est mathématiquement impossible de n'avoir personne en dessous du seuil de pauvreté, sauf à créer une société ou l'ensemble des revenus l'étaleraient entre 60 % et 140 % du revenu médian, soit un écart de 2 1/3. Impensable, tout simplement. Utopie marxiste dont certaines “civilisations” sont mortes aujourd'hui en laissant les pays à l'anarchie que l'on connaît.
Mieux, comme il veut aussi remonter d'office les salaires les plus bas, il remonte d'autant le revenu des Français et ipso facto le revenu médian, donc le seuil de pauvreté et le nombre de personnes en situation de pauvreté.
Comme chaque fois qu'une “certaine catégorie de personnel” obtient une augmentation de rémunération en prenant la population en otage et augmente ainsi par sa faute le nombre de pauvres.
Mission impossible, donc. Si d'aventure ce candidat est élu, il ne pourra jamais tenir sa promesse. Paroles en l'air, paroles inconsidérées d'un démagogue qui ignore tout des réalités. Il est décidément trop facile de vouloir flatter le Peuple. Mais le Peuple est devenu intelligent et ne croit plus aux promesses impossibles.

vendredi 16 septembre 2011

Liberté de pensée


"Je ne suis pas d'accord avec cet homme, mais je me battrai jusqu'à la mort pour qu'il puisse s'exprimer." (Voltaire).
Il semble bien que certains étudiants ignorent cette notion basique de tolérance.
Je ne suis pas d'accord avec les idées que véhicule M. Gollnisch. Mais je ne vois pas en quoi son opinion est en contradiction avec l'enseignement du japonais. Il est urgent que les présidents d'université rappellent les règles du vivre ensemble.
Il ne me semble pas qu'il y ait jamais eu en France de manifestation contre des enseignants d'extrême gauche. Maoïstes et stalinistes ont encore droit de parole et libre tribune.
En manifestant contre le droit de M. Gollnisch à enseigner, certains étudiants montrent le côté le plus intolérant de leur gauchisme. De quoi s'interroger sur le prétendu humanisme de gauche!

mardi 16 août 2011

Moubarak, la santé de circonstance


Je suis surpris du manque de surprise de l’état de santé de certains dirigeants.
Portants beau, apparemment infatigables lorsqu’ils sont au pouvoir. Pouvoir auquel ils s’accrochent avec l’énergie que leur confère ce pouvoir.
Mais que la Providence ne les servent plus, que le Peuple les fasse choir de leur trône, et ce sont des vieillards cacochymes que l’on traine devant les tribunaux. Surprenant !
Surprenant aussi, quoi que, l’attitude d’un grand quotidien « de gauche » surpris à critiquer le « traitement inhumain » infliger à ce dirigeant qui, il est vrai a fait partie, comme nombre de « libérateurs », de l’internationale socialiste.

PS : il semble qu'un de nos anciens présidents souffre aussi du syndrome de la sellette.

lundi 22 novembre 2010

Merveilleuse Gauche


Dans le texte
« On ne peut pas laisser la thématique du travail à une autre famille politique »,
ainsi parle Mme Anne Hidalgo, penseure (penseuse laisse trop songeur) Socialiste autoproclamée. Il est vrai qu'elle est une des génératrices des 35h dont on sait tout le bien que les travailleurs en ont tiré (baisse des rémunérations, blocage du SMIC, 5 SMIC différents, délocalisations, emplois jeunes sans avenir en CDD poubelle, mise au rancart d'office des plus de 55 ans, …), bref un monde merveilleux ou les écoutes téléphoniques n'ont jamais existé à l'Élysée, ou la retraite n'a jamais été un problème, ….
Même s'il est presque rassurant de constater qu'elle a pris conscience de la brutalité des décisions prises et de constater qu'il n'est pas question de réduire encore.
Il n'en reste pas moins inquiétant d'imaginer, au vue des dernières grèves ce qu'elle entend par "il faut faire appel plus à la réflexion du citoyen quà son émotion"!
Laisser le thème du travail à la Droite, c'est risquer le pire (unification du SMIC par le haut, restauration des heures supplémentaires, RSA, RSA jeunes, sauvetage des retraites par répartitions, …). Décidément, la Droite est vraiment lamentable.
Mais évidement, en ces temps difficiles, il vaut mieux promettre l'impossible. Demain on rase gratis!

mercredi 6 octobre 2010

Artillerie lourde sur voie ferrée

Après avoir passé un an à ne pas trouver de solution, les syndicats “en veulent grave” au gouvernement de trouver une réponse au moins partielle  et temporaire au problème du financement des retraites du régime général et d'une partie des fonctionnaires. Car il ne s'agit que de cela. Car il est trop facile de vouloir tout faire avec tout. Le financement du régime des retraites ne peut plus servir à faire du traitement social aux problème d'emplois. Et revenir sur une des plus graves erreurs d'un gouvernement n'est pas en soit une erreur mais du courage.
Les défilés organisés pour manifester contre les conséquences de leur incompétence ne semblent pas ébranler la confiance du gouvernement dans sa démarche.
Alors, comme au bon vieux temps de la ligne Maginot, il faut sortir la grosse artillerie, celle sur voie ferrée. Et c'est donc une des rares corporation à ne pas être concernée par le projet de réforme qui vas chercher à bloquer la France pour tenter de faire entendre la voix déraisonnable du conservatisme le plus obtus.
Espérons que comme tout ce qui est excessif, ceci sera ridicule.

mardi 7 septembre 2010

Retraite 5

Les syndicats ont la prétention de vouloir dicter leur version de la réforme des retraites. Mais il n'ont aucune solution fonctionnelle car il est indispensable de rappeler que si le pouvoir politique s'est attelé à cette réforme indispensable, c'est justement parce que les syndicats ont mis un ans à ne pas trouver de solution entre eux. Qu'ils s'agitent aujourd'hui de résout pas leur incapacité à décider. À gérer aussi, car ils sont les gestionnaires et donc les responsables des régimes de retraite par répartition et de leur situation financière.
Ils reprochent au gouvernement de faire porter la réforme uniquement sur l'activité des salariés, mais ils se battent depuis 1947 pour conserver cette exclusivité au nom de la parité. Il se sont opposé au projet de TVA sociale justement destinée à élargir l'assiette des recettes en impliquant en particulier les importations.
En écoutant ce soir l'émission d'Yves Calvi, je constate que les syndicalistes sont toujours aussi menteurs. Ils claironnent un départ à la retraite à 60 ans alors qu'elle ne concerne que ceux qui ont tous leurs trimestres à cet âge. Ils oublient que l'âge légal reste 65 ans, en particulier pour ceux qui n'ont pas suffisamment de durée de cotisation. Donc les salariés de base qui commencent plus jeune ont la possibilité de partir plus tôt que ceux qui ont suivi des études longues.

lundi 6 septembre 2010

Retraite 4

Les propos des opposants à la réforme des retraites sont tellement dans la démagogie qu'il est à ce demander s'ils y croient eux-même.
Ainsi confondre la durée minimum de cotisation (en fait un calcul qui définit des trimestre selon des revenus) et le nombre d'années de travail est totalement fantaisiste. Nos parents devaient justifier de 37,5 années de cotisation mais ne pouvaient faire valoir leurs droits à la retraite avant 65 ans, ce qui pour certains pouvaient représenter 51 ans d'activité. C'est pourtant dans ces générations que l'espérance de vie est passée de 65 à 80 ans.
Dire qu'il n'y a pas de problème pour les retraites est nier plusieurs réalités intangibles :
  • Lorsque la retraite par répartition a été mise en place il y a plus de 60 ans, l'espérance de vie était de 65 ans avec une date de départ à 65 ans. Autant dire que moins de la moitié des travailleurs y parvenait. À l'époque , même les socialistes parlaient de solidarité. 
  • Aujourd'hui l'espérance de vie passe les 80 ans et  la retraite dès 60 ans concerne la quasi totalité des salariés. Avec 20 ans de retraite pour 40 ans de cotisation, il faudrait épargner-cotiser 1/3 des revenus pour espérer une pension décente. Donc nous piochons dans la caisse de nos enfants.
  • Avec une espérance de vie passant en 60 ans de 65 à 80 ans, déclarer qu'il faille partir à la retraite de plus en plus tôt pour espérer en profiter est une vaste supercherie. De plus les retraités ne cotisant plus à l'assurance santé, c'est autant de déséquilibre supplémentaire pour cette branche.
  • Lorsque la gauche a rajeuni les retraités en croyant résoudre ainsi le problème du chômage (cacun appréciera le résultat), il arrivait 800 000 jeunes par ans sur la marché du travail pour 500 000 candidats à la retraite. Évidement les 200 000 emplois créés chaque année n'y suffisaient pas. La situation actuelle s'est inversée, et même sans création de poste, c'est la pénurie de travailleurs qui nous menace d'ici une ou deux décennies.
  • Imaginer que le travail est une quantité fini et qu'il faut nécessairement le partager, sans d'ailleurs nécessairement partager le salaire, est une escroquerie sans nom. Cherchez seulement un métier qui n'ai pas changé en seulement un siècle! Combien ont disparus, combien ont évolués, combien ont été créés?

Déclarer aujourd'hui que le projet est néfaste est un mensonge éhonté et la garantie pour demain de retraites au rabais et la porte ouverte aux retraites par capitalisation.

vendredi 25 juin 2010

Quelle solidarité Papa!

Individualiste et ignorant.

Tels pourraient être les qualificatifs pour certains, avec la complicité de la Presse qui se garde bien de corriger.

Ainsi, en marge des manifestations de la St Jean, un interviewé de 49 ans affirmait qu'ayant commencé à travailler dès l'âge de 16 ans, il aurait pu prétendre à la retraite après 37 ans de labeur, et que maintenant il lui en faudra 42 et que cela insupportait.
Contrairement aux salariés de la fonction publique et des fameux régimes spéciaux, ce brave travailleur du secteur privé est leurré par des menteurs publics.
En commençant à travailler en 1977, il n'avait guère l'espoir, à l'époque, de prendre sa retraite avant 65 ans, soit après 49 ans de cotisation.
Dans notre monde individualiste, cotiser 12 ans pour la solidarité est donc devenu insoutenable.
À l'inverse un enseignant déclarait ne pas vouloir être obligé de travailler jusqu'à 67 ans, ayant probablement commencé son activité à 25, et oubliant qu'il aura droit à sa retraite à tau plein malgré tout à 62 ans, comme presque tout le monde.
La retraite par répartition est un droit solidaire financé par ceux qui travail encore contrairement à la retraite par capitalisation qui est un droit individuel financé par l'épargne individuelle. Abuser de cette solidarité est contraindre les générations actives au travail forcé.
Des démagogues ont changé les règles du jeu dans les années 80 en déclarant qu'il n'y a pas de problèmes de retraites, en utilisant cet argutie pour tenter en vain de réduire le chômage en virant les vieux sans autres considérations. Nous savions déjà à cette époque qu'il n'en était rien et qu'il faudra bien payer un jour cette avanie. Des responsables de gauche comme de droite qui n'ont pas de prébende à défendre le répètent depuis 30 ans.
Quand la même gauche prône aujourd'hui la “société du care”, je doute qu'elle comprenne réellement ce que cet anglicisme suppose de responsabilité, de solidarité, de sollicitude, de sens moral et d'honnêteté intellectuelle (et je n'en traduis pas encore toutes les nuances).
Il nous faut apprendre à vivre autrement qu'à crédit. L'Euro peut nous sauver si nous acceptons de considérer qu'il n'est plus possible de dévaluer notre monnaie pour payer en monnaie de singe des promesses électorales financées par des déficits.

samedi 16 janvier 2010

Stalinien

Comment qualifier un individu, notoirement connu, acteur politique de premier plan, qui décide de ce que doit faire une journaliste, qui décrète qu'elle doit démissionner au prétexte que le sujet de discutions proposé lui déplait. C'est proprement stalinien. En ce temps là, ce même politicien aurait certainement envoyé la journaliste au goulag.
Cette attitude est totalement indigne d'un français qui se prétends éclairé par les philosophes des Lumières. Que n'a-t-il lu ne serait-ce que Voltaire!
Faire en sorte qu'aucun opposant au pouvoir en place ne puisse venir contredire un ministre est un véritable déni de démocratie et d'un orgueil incommensurable. Comment cet individu peut-il s'arroger le droit de décider au nom de toute la Gauche?
Comment pourra-t-il demain accepter tout débat. Risque-t-il seulement d'être invité? À parier que s'il ne l'est plus, il sera le premier à se plaindre de cet ostracisme, et de dénoncer le boycott de la Gauche par “une certaine presse inféodée au Pouvoir”.
Que l'on ne me dise pas que c'est parce que le sujet était scandaleux. Le dénoncer sans le démonter ne suffit pas. Mettre en exergue les quelques dérives inacceptable qu'il a suscité est dérisoire. Tout débat public induit l'excès. Seul le débat permet de rétablir le bon sens.
Refuser le débat est refuser la démocratie. Il faut le prendre en considération, face aux Urnes, en imaginant un tel individu un jour ministre ou responsable d'une collectivité locale.