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mercredi 4 mars 2015

Grèves des trains

La CGT annonce un mouvement de grèves à la SNCF. 
Le motif, cette fois-ci, est le rejet du projet de fusion de la SNCF et de RFF. 
Il faut tout de même constater une constante à la CGT : ce syndicat est contre tout, même au contraire. 
Tous ceux dont la mémoire ne défaille pas (mais peut-être est-ce le cas à la CGT) s’en souviennent, le même syndicat s’était violemment opposé en son temps au projet de scission de la SNCF pour créer RFF et faire supporter à cette dernière le poids de la dette. 
Ce syndicat ne pense décidément que revendication et n’imagine le débat de société que dans la confrontation, considérant définitivement que lui seul a raison. 
Immaturité totale.

mercredi 28 janvier 2015

Grève des juges de prud’hommes

Des juges des prud’hommes du collège salariés sont en grève. 
L’idée d’une grève est de pourrir la vie de ceux de qui l’on souhaite obtenir un avantage ou se voir restaurer un droit bafoué. 
La grève des salariés est donc généralement destinée à pourrir la vie de l’employeur. L’objet du courroux de ces grévistes est certains articles de la “loi Macron”. Il ne semble pas que ce mouvement porte préjudice à notre ministre. Présentement, ce sont essentiellement les salariés en conflit avec leur employeur qui, voyant leurs jugements reportés, sont les principaux pénalisés. 
Il est des grèves qui n’ont aucun sens, et il y a d’autres méthodes pour obtenir satisfaction, il n’est que de voir le lobbyisme des notaires qui a réussi à convaincre moult députés de déposer un projet d’amendement à leur convenance. Mais il est vrai que cela agite moins le microcosme.

lundi 16 juin 2014

démocratie syndicale

Certains syndicats ont décidément beaucoup de mal à accepter le fait démocratique autant que celui d’être (devenu) minoritaire. Ainsi, tant pour le personnel de la SNCF que pour celui des arts vivants, les évolutions des organisations sont le fruit de longues négociations auxquelles tous les syndicats ont participé et pour lesquelles une représentation majoritaire a donné son accord. Au nom de la démocratie, il ne doit donc pas y avoir à revenir dessus.
Mais le sens de la négociation de ces syndicats minoritaires et totalitaires veut que celle-ci n’ait pas eu lieu s’ils n’ont pas obtenu totale satisfaction. Donc mouvement de grève thrombose.
Le droit de grève est irréfragable, mais il doit maintenant être démocratisé. Les assemblées générales d’une poignée de mécontents relèvent plus de la dissidence ou du sabotage que de la démocratie et leur vote à main levée on ne peu plus attentatoire aux libertés individuelles. À mon sens, la grève ne devrait être possible que par un vote majoritaire à bulletin secret (sous contrôle de tiers) de l’ensemble du personnel de l’établissement concerné (dans le cas de la SNCF, c’est même toute l’entreprise qui est concernée).
Après tout, rien n’interdit à ceux qui ne sont pas contents de leurs conditions de travail d’aller chercher leur bonheur ailleurs, voir même de se le fabriquer.

mardi 20 décembre 2011

Des droits et des obligations

La Constitution protège le citoyen et promulgue parallèlement : le droit de grève, le droit au travail et le droit de circuler. 
Dans la mesure où l'intérêt général se doit de l'emporter sur l'intérêt particulier, il me semble particulièrement illicite qu'une minorité d'individus arguent du droit de grève pour priver une majorité de citoyens du droit de circuler, et partant de travailler. Ce pouvoir de nuisance de certaines catégories professionnelles marque incontestablement les limites des droits individuels face aux obligations collectives. 
Il me semble aussi que le droit de grève ne concerne que le droit au travail et en conséquence ne devrait pas sortir des relations entre employeurs et employés, sans incidence sur le reste de la population.

Dans la mesure ou le code du travail fait obligation, en cas de conflit de prévenir l'inspection du travail et de rechercher avec lui les solutions au conflit, seul l'échec dûment constaté de cette démarche devrait ouvrir la possibilité de grève. Mais alors, il me semble qu'il soit alors nécessaire de procéder démocratiquement par vote majoritaire à bulletin secret sous contrôle de l'inspection du travail en impliquant l'ensemble du personnel des établissements concernés pour sortir des postures corporatistes. 
Dans la mesure où il est fait obligation réciproque, et sauf cas explicitement listés, d'un délai de prévenance de 7 jours dans les modifications de l'organisation du travail, il me semble illicite de ne pas respecter individuellement ce délai. Il ne me semble pas utile de faire une loi pour cela, il suffit de rappeler l'existence de cet article du Code du travail.

samedi 16 octobre 2010

poker menteur

Après chaque manifestation, c'est la même guéguerre des chiffres. Et chaque fois, il est proposé de part et d'autre de trouver une solution qui soit respectueuse de la réalité, étant bien entendu que chacun défend mordicus SA méthode comme étant la seul valable.
Il est bien évident que personne ne souhaite voir réalisé un comptage incontestable.
Les manifestants, car il ont tout intérêt à gonfler les chiffres au maximum pour valoriser leur position, a compter les badaux, les poussettes et les landaus. Dernièrement, dans certaines sociétés, les syndicats ont compté comme grévistes tous les absents : les malades, ceux empêchés de venir pour cause de grèves (garde d'enfants, transports bloqués, …) et ceux qui ont pris des congés par précaution.
Le pouvoir en place cherchera toujours à minimiser la contestation, évitera de compter les mineurs, oubliera ceux qui sont en marge, ne comptera que les blocages incontestables.
Et tous du seul fait que dans l'opposition aujourd'hui, au pouvoir demain, et vis-versa.
Si d'aventure, un système de comptage fiable se mettait en place, il serait critiqué de part et d'autre (voir les chiffres de l'INSEE, systématiquement contestés par ceux qui trouvent que c'est toujours trop ou pas assez en regard de leur intérêt personnel, politique ou corporatiste).
La partie de poker menteur n'est pas terminée,d'autant que la Presse donne aussi son avis selon le sens du vent.

lundi 11 octobre 2010

Détournement de mineur

Panique à bord du monde syndicale, face à la ténacité du gouvernement qui entends bien sauver le Soldat Retraite.
Tout en jouant la grosse artillerie sur voie ferrée, il pratique le détournement de mineurs en invertissant les lycées, (demain les collèges et les écoles jusque la maternelle?), pour tenter de grossir les rangs des manifestations. Détournement à grand renfort de menaces et d'intimidations qui en disent long sur le désarroi syndical. Déjà, samedi dernier, ils ont compté jusqu'aux landaus et porte-bébés sans pouvoir affirmer qu'ils étaient habités.
Mais sorti des mineurs des établissements scolaires n'est pas sans risques. Outre qu'il engage gravement la responsabilité des meneurs, il ouvre la porte à toutes les dérives dont les jeunes sont de tout temps capables.
Il n'est pas certain que les syndicats en sortent grandis, même si par malheur le gouvernement renonçait à cette réforme vitale pour l'avenir de la retraite par répartition à laquelle tiennent tant les syndicats.

mercredi 6 octobre 2010

Artillerie lourde sur voie ferrée

Après avoir passé un an à ne pas trouver de solution, les syndicats “en veulent grave” au gouvernement de trouver une réponse au moins partielle  et temporaire au problème du financement des retraites du régime général et d'une partie des fonctionnaires. Car il ne s'agit que de cela. Car il est trop facile de vouloir tout faire avec tout. Le financement du régime des retraites ne peut plus servir à faire du traitement social aux problème d'emplois. Et revenir sur une des plus graves erreurs d'un gouvernement n'est pas en soit une erreur mais du courage.
Les défilés organisés pour manifester contre les conséquences de leur incompétence ne semblent pas ébranler la confiance du gouvernement dans sa démarche.
Alors, comme au bon vieux temps de la ligne Maginot, il faut sortir la grosse artillerie, celle sur voie ferrée. Et c'est donc une des rares corporation à ne pas être concernée par le projet de réforme qui vas chercher à bloquer la France pour tenter de faire entendre la voix déraisonnable du conservatisme le plus obtus.
Espérons que comme tout ce qui est excessif, ceci sera ridicule.

vendredi 24 septembre 2010

Un référendum?


Évidement, la tentative populiste revient dès que l'on obtient pas satisfaction contre la raison.
Évidement, un référendum se transformera immanquablement en vote antigouvernemental, voir antiprésidentiel, et non en avis éclairé des problèmes de financement des retraites.
Certes le Peuple est majeur et est en principe en mesure de prendre une décision raisonnée.
Mais comme il y aura toujours plus de bruits pour faire croire que demain on rase gratis que pour informer sérieusement, le Peuple n'est pas en situation de décider en connaissance de cause.
(Pour preuve le référendum concernant la créations les Régions en 1969, combattu par un certain François Mitterand qui leur a pourtant donné de vrais pouvoirs 12 ans plus tard et sans consulter le Peuple en direct, ou le référendum concernant l’Europe il y a peu ou la désinformation a été flagrante).
Et puis comment répondre par un seul oui ou non à 50 questions? Car le financement des retraites tient dans une somme de propositions donc chacune mérite d’être discutée.
En suite, les arguments avancés sont totalement hors contexte, et l'Histoire leur a delà donné totalement tord.
- Le Président François Mitterand a savonné la planche en avançant l’âge pour faire valoir ses droits à la retraite de 65 à 60 ans, persuadé de régler le problème du chômage. Nous en connaissons le résultat.
- La Ministre Martine Aubry a réduit autoritairement la durée du travail, persuadé que c’est une quantité fini qu’il faut nécessairement partager, pour les mêmes raisons avec le même résultat.
- Les syndicats de salariés ont signé avec ceux des patrons pour virer les vieux avant l’âge pour les même raisons, avec le même résultat.
- Dire qu’il faudrait un meilleur partage entre capital et travail pour mieux financer les retraites est aussi un raisonnement pourri, car avec des salaires plus élevés pour cotiser plus, la revendication de retraites plus élevées est évidente et annule l’avantage, au moins à moyen terme. C’est le principe de la planche à billet et l’inflation assurée, et donc la certitude de payer les retraites en monnaie de singe, la pire des solutions.
- Le travail n’est pas une donnée finie, le travail créé le travail, et le travail créé la croissance. Évidement, il faut considérer que seuls les emplois productif sont intéressants et ce n’est pas en multipliant des fonctionnaires que l’on crée de la richesses distribuable.
- Si la formation initiale avait mieux favorisé la formation professionnelle, nous ne serions pas dans la nécessité de faire appel aux compétences hors de nos frontières.
- Les syndicats se sont à ce jour opposés fermement à tout élargissement des bases de cotisation, considérant que c’est un salaire différé, et que sel relève des seuls travailleurs et des employeurs. Il ont disposé de plus d’un an pour faire des proposition, et n’ont pas abouti. Il ont refusé la TVA sociale qui était le seul moyen de faire cotiser le travail délocalisé et les importations. Ils sont donc disqualifiés pour revendiquer.
- L’équilibre entre offre et demande en matière de travail relève beaucoup plus de la démographie que des autres contraintes, et nous risquons de manquer de personnel dans les années à venir (certaines branches sont déjà en déficit chronique et DOIVENT délocaliser pour satisfaire la demande).
- Le problème de l’emploi ne se règlera pas en sabotant le financement des retraites, ni en voulant faire de la retraite une variable d’ajustement du marché du travail.

Le problème est le financement des retraites PAR RÉPARTITION.
Comme promis, face à la défaillance des gestionnaire de la CNAV, et parce que c’est urgent et important, les élus politiques ont pris la réforme en main. C’est à nos élus de décider parès en avoir discuté avec tous les partenaires qu’il ont juger utile de consulter. Il y a assez de lobbying dans les allées du pouvoir et une opposition dont le devoir est de proposer (et nos de s’opposer par principe) pour équilibrer les négociations.

mardi 7 septembre 2010

Retraite 5

Les syndicats ont la prétention de vouloir dicter leur version de la réforme des retraites. Mais il n'ont aucune solution fonctionnelle car il est indispensable de rappeler que si le pouvoir politique s'est attelé à cette réforme indispensable, c'est justement parce que les syndicats ont mis un ans à ne pas trouver de solution entre eux. Qu'ils s'agitent aujourd'hui de résout pas leur incapacité à décider. À gérer aussi, car ils sont les gestionnaires et donc les responsables des régimes de retraite par répartition et de leur situation financière.
Ils reprochent au gouvernement de faire porter la réforme uniquement sur l'activité des salariés, mais ils se battent depuis 1947 pour conserver cette exclusivité au nom de la parité. Il se sont opposé au projet de TVA sociale justement destinée à élargir l'assiette des recettes en impliquant en particulier les importations.
En écoutant ce soir l'émission d'Yves Calvi, je constate que les syndicalistes sont toujours aussi menteurs. Ils claironnent un départ à la retraite à 60 ans alors qu'elle ne concerne que ceux qui ont tous leurs trimestres à cet âge. Ils oublient que l'âge légal reste 65 ans, en particulier pour ceux qui n'ont pas suffisamment de durée de cotisation. Donc les salariés de base qui commencent plus jeune ont la possibilité de partir plus tôt que ceux qui ont suivi des études longues.

lundi 6 septembre 2010

Retraite 4

Les propos des opposants à la réforme des retraites sont tellement dans la démagogie qu'il est à ce demander s'ils y croient eux-même.
Ainsi confondre la durée minimum de cotisation (en fait un calcul qui définit des trimestre selon des revenus) et le nombre d'années de travail est totalement fantaisiste. Nos parents devaient justifier de 37,5 années de cotisation mais ne pouvaient faire valoir leurs droits à la retraite avant 65 ans, ce qui pour certains pouvaient représenter 51 ans d'activité. C'est pourtant dans ces générations que l'espérance de vie est passée de 65 à 80 ans.
Dire qu'il n'y a pas de problème pour les retraites est nier plusieurs réalités intangibles :
  • Lorsque la retraite par répartition a été mise en place il y a plus de 60 ans, l'espérance de vie était de 65 ans avec une date de départ à 65 ans. Autant dire que moins de la moitié des travailleurs y parvenait. À l'époque , même les socialistes parlaient de solidarité. 
  • Aujourd'hui l'espérance de vie passe les 80 ans et  la retraite dès 60 ans concerne la quasi totalité des salariés. Avec 20 ans de retraite pour 40 ans de cotisation, il faudrait épargner-cotiser 1/3 des revenus pour espérer une pension décente. Donc nous piochons dans la caisse de nos enfants.
  • Avec une espérance de vie passant en 60 ans de 65 à 80 ans, déclarer qu'il faille partir à la retraite de plus en plus tôt pour espérer en profiter est une vaste supercherie. De plus les retraités ne cotisant plus à l'assurance santé, c'est autant de déséquilibre supplémentaire pour cette branche.
  • Lorsque la gauche a rajeuni les retraités en croyant résoudre ainsi le problème du chômage (cacun appréciera le résultat), il arrivait 800 000 jeunes par ans sur la marché du travail pour 500 000 candidats à la retraite. Évidement les 200 000 emplois créés chaque année n'y suffisaient pas. La situation actuelle s'est inversée, et même sans création de poste, c'est la pénurie de travailleurs qui nous menace d'ici une ou deux décennies.
  • Imaginer que le travail est une quantité fini et qu'il faut nécessairement le partager, sans d'ailleurs nécessairement partager le salaire, est une escroquerie sans nom. Cherchez seulement un métier qui n'ai pas changé en seulement un siècle! Combien ont disparus, combien ont évolués, combien ont été créés?

Déclarer aujourd'hui que le projet est néfaste est un mensonge éhonté et la garantie pour demain de retraites au rabais et la porte ouverte aux retraites par capitalisation.

vendredi 25 juin 2010

Quelle solidarité Papa!

Individualiste et ignorant.

Tels pourraient être les qualificatifs pour certains, avec la complicité de la Presse qui se garde bien de corriger.

Ainsi, en marge des manifestations de la St Jean, un interviewé de 49 ans affirmait qu'ayant commencé à travailler dès l'âge de 16 ans, il aurait pu prétendre à la retraite après 37 ans de labeur, et que maintenant il lui en faudra 42 et que cela insupportait.
Contrairement aux salariés de la fonction publique et des fameux régimes spéciaux, ce brave travailleur du secteur privé est leurré par des menteurs publics.
En commençant à travailler en 1977, il n'avait guère l'espoir, à l'époque, de prendre sa retraite avant 65 ans, soit après 49 ans de cotisation.
Dans notre monde individualiste, cotiser 12 ans pour la solidarité est donc devenu insoutenable.
À l'inverse un enseignant déclarait ne pas vouloir être obligé de travailler jusqu'à 67 ans, ayant probablement commencé son activité à 25, et oubliant qu'il aura droit à sa retraite à tau plein malgré tout à 62 ans, comme presque tout le monde.
La retraite par répartition est un droit solidaire financé par ceux qui travail encore contrairement à la retraite par capitalisation qui est un droit individuel financé par l'épargne individuelle. Abuser de cette solidarité est contraindre les générations actives au travail forcé.
Des démagogues ont changé les règles du jeu dans les années 80 en déclarant qu'il n'y a pas de problèmes de retraites, en utilisant cet argutie pour tenter en vain de réduire le chômage en virant les vieux sans autres considérations. Nous savions déjà à cette époque qu'il n'en était rien et qu'il faudra bien payer un jour cette avanie. Des responsables de gauche comme de droite qui n'ont pas de prébende à défendre le répètent depuis 30 ans.
Quand la même gauche prône aujourd'hui la “société du care”, je doute qu'elle comprenne réellement ce que cet anglicisme suppose de responsabilité, de solidarité, de sollicitude, de sens moral et d'honnêteté intellectuelle (et je n'en traduis pas encore toutes les nuances).
Il nous faut apprendre à vivre autrement qu'à crédit. L'Euro peut nous sauver si nous acceptons de considérer qu'il n'est plus possible de dévaluer notre monnaie pour payer en monnaie de singe des promesses électorales financées par des déficits.