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dimanche 16 juin 2013

Retraites

C’est le nouveau sujet de discorde. Mais pour y remédier, il est urgent d’en prendre la mesure. 

1– pénibilité : 
La pénibilité n’est pas une question de statut, mais de métier. Conduire un bus ou enseigner (par exemples) est le même problème que l’on soit fonctionnaire ou pas, encore faut-il avoir les mêmes conditions de travail, ce qui n’est pas prouvé. 
Et ceci est sans compter qu’il n’est pas obligatoire d’effectuer le même métier toute sa vie. Cela risque même de devenir l’exception. Reste à faciliter les changements par la formation tout au long de la vie. 

2– équité : 
Quant au calcul des retraites l’argument des primes non prises en compte dans le calcul des pensions est fallacieux, très peu en bénéficient dans la territoriale, et il suffit de les intégrer pour rétablir l’équité. 
Surtout, ce problème ne concerne pas l’équilibre des caisses de retraite, car les pensions du secteur public sont dans le budget annuel de l’État. C’est donc à long terme une question de finances publiques. 
Par ailleurs, il est de moins en moins rare de travailler alternativement dans les deux secteurs. Pour le coup, la différence de calcul est souvent préjudiciable au retraité que se trouvent pénaliser des deux côté faute d’une durée suffisante de cotisation. 

3– durée : 
En 1945, l’âge de la retraite à 65 ans correspondait avec celui de l’espérance de vie. En appliquant la règle 1/3 de travail en plus, 1/3 pour la retraite, 1/3 de gain de productivité, et, sur la base d’une espérance de vie voisine de 80 ans, il faudrait porter logiquement l’âge de la retraite vers 70 ans. D’autres pays osent le dire, pourquoi pas nous? En façonnant les futures retraites de 5 ans en 5 ans, nous nous voilons la face ! 

4– cotisation et solidarité : 
Ceux qui sont partis en retraite à 65 ans avant 1982 ont très souvent travaillé, donc cotisé plus de 50 ans alors que la retraite pleine leur était promise avec 37, 5 années de cotisation. 12,5 ans de cotisations solidaires, ce qui semblait normal à l’époque outre la certitude que près de la moitié n’en profiterait même pas, ou très peu. Il semble que le mot solidarité soit aujourd’hui devenu péjoratif. 
Il est, curieusement, intéressant de constater que l’espérance de vie en bonne santé semble diminuer en même temps que l’on raccourcit le temps de travail tout au long de la vie. Le travail serait-il bénéfique à la santé ? 

5– Un calcul qui interroge : 
> Retraité en 1980 : travail à 14 ans, retraite à 65 ans, 40 heures par semaine, 4 semaines de congés payés = 97 920 heures de travail. 
> Retraité en 2013 : travail à 16 ans, retraite à 60 ans, 35 heures par semaine, 5 semaines de congés payés = 72 380 heures de travail. Une réduction du temps de travail de 26% ! Difficile de parler de cadence infernale ! 
22 540 heures de moins pour financer une retraite d’autant plus couteuse que le départ est précoce et l’espérance de vie allongée, quel que soit le mode choisi, répartition ou capitalisation, c’est obligatoirement une lourde charge supplémentaire pour financer la retraite. 
> Pour ceux qui prônent la retraite sur la durée de cotisation, il faut au minimum porter la durée de cotisation à 44 ans pour seulement maintenir la situation actuelle.

dimanche 15 juillet 2012

Antichoix

Tout le monde va participer au “redressement productif”.
Les riches beaucoup plus que les autres, mais la CSG majorée touchera surtout les plus modestes, à commencer par les retraités.
Sur cette base, le choix de la CSG plutôt que la TVA est purement politique et contestable. La TVA est rejetée pour avoir été la solution des autres.
Pour faire court : La CSG touche uniquement ceux qui ont des revenus en France et pénalise les produits locaux, favorisant de ce fait les produits importés. La TVA touche tous ceux qui consomment en France, touristes étrangers inclus, et pénalise les produits importés.
Le choix de la CSG est un antichoix, uniquement par opposition à une proposition du gouvernement précédent et qu'ils ont combattu par principe. C'est la mauvaise solution dont les seules vertus sont d'être invisible, indolore, et d'être une invention de gauche, par rejet de la seule autre pourtant plus performante sur tant de points, mais proposée par la droite, visible et donc insupportable.

lundi 21 mai 2012

retraite

Le gouvernement actuel accuse le précédent de spolier les salariés à carrière longue au prétexte qu'ils devraient attendre 62 ans pour bénéficier de leur retraite alors qu'ils ont leurs 42 ans de cotisation bien avant. 
Mais songent-ils aux milliers de travailleurs qui ont cotisé seulement 37,5 ans, très souvent commencés à 14 ans et ont dus attendre 65 ans pour bénéficier de leur retraite? Plus de 13 ans de rab diront certains. Car tel était la décision du gouvernement très à gauche d'après-guerre. Voici donc plus de 65 ans que cette injustice dure et qu'aucun gouvernement, fut-il de gauche n'y a remédié. Il est vrai qu'il n'est jamais trop tard! 
Ceci étant dit, je suis partisan de faire disparaître toute notion d'âge et de ne conserver que la durée de cotisation pour faire valoir ses droits à la retraite. Encore faudrait-il un minimum qu'équité, et qu'à pénibilité égale, salariés du public et du privé soient traités de même.

jeudi 29 septembre 2011

67 ans en 2030


Le courage politique n'étoffe pas nos élus français. Alors que les Allemands n'ont pas hésité à se projeter jusqu'en 2030 pour annoncer qu'à cette date il sera très probable qu'il faille travailler jusque 67 ans pour sauver les régimes de retraite, nos syndicalistes et politiciens français n'ont pas osé se projeter au-delà de 1018 et sont restés collés à 62 ans.
Et encore, restent-ils bloqués sur une donnée incertaine pour le salarié. En effet, s'il est possible de faire valoir ses droits à la retraite à partir de 62 ans (en 2018), comme en Allemagne semble-t-il, encore faut-il avoir cumulé suffisamment de droits pour en profiter pleinement. En 2018 et comme le veut la loi, ce ne sera qu'à 67 ans que la durée de cotisation ne posera plus question.
Le discours actuel de certains est donc pure démagogie, car ils ne reviendront pas en arrière sur ce sujet, quoiqu’ils disent, et les remarques d'autres une inquiétante preuve d'ignorance.

lundi 22 novembre 2010

Merveilleuse Gauche


Dans le texte
« On ne peut pas laisser la thématique du travail à une autre famille politique »,
ainsi parle Mme Anne Hidalgo, penseure (penseuse laisse trop songeur) Socialiste autoproclamée. Il est vrai qu'elle est une des génératrices des 35h dont on sait tout le bien que les travailleurs en ont tiré (baisse des rémunérations, blocage du SMIC, 5 SMIC différents, délocalisations, emplois jeunes sans avenir en CDD poubelle, mise au rancart d'office des plus de 55 ans, …), bref un monde merveilleux ou les écoutes téléphoniques n'ont jamais existé à l'Élysée, ou la retraite n'a jamais été un problème, ….
Même s'il est presque rassurant de constater qu'elle a pris conscience de la brutalité des décisions prises et de constater qu'il n'est pas question de réduire encore.
Il n'en reste pas moins inquiétant d'imaginer, au vue des dernières grèves ce qu'elle entend par "il faut faire appel plus à la réflexion du citoyen quà son émotion"!
Laisser le thème du travail à la Droite, c'est risquer le pire (unification du SMIC par le haut, restauration des heures supplémentaires, RSA, RSA jeunes, sauvetage des retraites par répartitions, …). Décidément, la Droite est vraiment lamentable.
Mais évidement, en ces temps difficiles, il vaut mieux promettre l'impossible. Demain on rase gratis!

samedi 16 octobre 2010

poker menteur

Après chaque manifestation, c'est la même guéguerre des chiffres. Et chaque fois, il est proposé de part et d'autre de trouver une solution qui soit respectueuse de la réalité, étant bien entendu que chacun défend mordicus SA méthode comme étant la seul valable.
Il est bien évident que personne ne souhaite voir réalisé un comptage incontestable.
Les manifestants, car il ont tout intérêt à gonfler les chiffres au maximum pour valoriser leur position, a compter les badaux, les poussettes et les landaus. Dernièrement, dans certaines sociétés, les syndicats ont compté comme grévistes tous les absents : les malades, ceux empêchés de venir pour cause de grèves (garde d'enfants, transports bloqués, …) et ceux qui ont pris des congés par précaution.
Le pouvoir en place cherchera toujours à minimiser la contestation, évitera de compter les mineurs, oubliera ceux qui sont en marge, ne comptera que les blocages incontestables.
Et tous du seul fait que dans l'opposition aujourd'hui, au pouvoir demain, et vis-versa.
Si d'aventure, un système de comptage fiable se mettait en place, il serait critiqué de part et d'autre (voir les chiffres de l'INSEE, systématiquement contestés par ceux qui trouvent que c'est toujours trop ou pas assez en regard de leur intérêt personnel, politique ou corporatiste).
La partie de poker menteur n'est pas terminée,d'autant que la Presse donne aussi son avis selon le sens du vent.

lundi 11 octobre 2010

Détournement de mineur

Panique à bord du monde syndicale, face à la ténacité du gouvernement qui entends bien sauver le Soldat Retraite.
Tout en jouant la grosse artillerie sur voie ferrée, il pratique le détournement de mineurs en invertissant les lycées, (demain les collèges et les écoles jusque la maternelle?), pour tenter de grossir les rangs des manifestations. Détournement à grand renfort de menaces et d'intimidations qui en disent long sur le désarroi syndical. Déjà, samedi dernier, ils ont compté jusqu'aux landaus et porte-bébés sans pouvoir affirmer qu'ils étaient habités.
Mais sorti des mineurs des établissements scolaires n'est pas sans risques. Outre qu'il engage gravement la responsabilité des meneurs, il ouvre la porte à toutes les dérives dont les jeunes sont de tout temps capables.
Il n'est pas certain que les syndicats en sortent grandis, même si par malheur le gouvernement renonçait à cette réforme vitale pour l'avenir de la retraite par répartition à laquelle tiennent tant les syndicats.

mercredi 6 octobre 2010

Artillerie lourde sur voie ferrée

Après avoir passé un an à ne pas trouver de solution, les syndicats “en veulent grave” au gouvernement de trouver une réponse au moins partielle  et temporaire au problème du financement des retraites du régime général et d'une partie des fonctionnaires. Car il ne s'agit que de cela. Car il est trop facile de vouloir tout faire avec tout. Le financement du régime des retraites ne peut plus servir à faire du traitement social aux problème d'emplois. Et revenir sur une des plus graves erreurs d'un gouvernement n'est pas en soit une erreur mais du courage.
Les défilés organisés pour manifester contre les conséquences de leur incompétence ne semblent pas ébranler la confiance du gouvernement dans sa démarche.
Alors, comme au bon vieux temps de la ligne Maginot, il faut sortir la grosse artillerie, celle sur voie ferrée. Et c'est donc une des rares corporation à ne pas être concernée par le projet de réforme qui vas chercher à bloquer la France pour tenter de faire entendre la voix déraisonnable du conservatisme le plus obtus.
Espérons que comme tout ce qui est excessif, ceci sera ridicule.

vendredi 24 septembre 2010

Un référendum?


Évidement, la tentative populiste revient dès que l'on obtient pas satisfaction contre la raison.
Évidement, un référendum se transformera immanquablement en vote antigouvernemental, voir antiprésidentiel, et non en avis éclairé des problèmes de financement des retraites.
Certes le Peuple est majeur et est en principe en mesure de prendre une décision raisonnée.
Mais comme il y aura toujours plus de bruits pour faire croire que demain on rase gratis que pour informer sérieusement, le Peuple n'est pas en situation de décider en connaissance de cause.
(Pour preuve le référendum concernant la créations les Régions en 1969, combattu par un certain François Mitterand qui leur a pourtant donné de vrais pouvoirs 12 ans plus tard et sans consulter le Peuple en direct, ou le référendum concernant l’Europe il y a peu ou la désinformation a été flagrante).
Et puis comment répondre par un seul oui ou non à 50 questions? Car le financement des retraites tient dans une somme de propositions donc chacune mérite d’être discutée.
En suite, les arguments avancés sont totalement hors contexte, et l'Histoire leur a delà donné totalement tord.
- Le Président François Mitterand a savonné la planche en avançant l’âge pour faire valoir ses droits à la retraite de 65 à 60 ans, persuadé de régler le problème du chômage. Nous en connaissons le résultat.
- La Ministre Martine Aubry a réduit autoritairement la durée du travail, persuadé que c’est une quantité fini qu’il faut nécessairement partager, pour les mêmes raisons avec le même résultat.
- Les syndicats de salariés ont signé avec ceux des patrons pour virer les vieux avant l’âge pour les même raisons, avec le même résultat.
- Dire qu’il faudrait un meilleur partage entre capital et travail pour mieux financer les retraites est aussi un raisonnement pourri, car avec des salaires plus élevés pour cotiser plus, la revendication de retraites plus élevées est évidente et annule l’avantage, au moins à moyen terme. C’est le principe de la planche à billet et l’inflation assurée, et donc la certitude de payer les retraites en monnaie de singe, la pire des solutions.
- Le travail n’est pas une donnée finie, le travail créé le travail, et le travail créé la croissance. Évidement, il faut considérer que seuls les emplois productif sont intéressants et ce n’est pas en multipliant des fonctionnaires que l’on crée de la richesses distribuable.
- Si la formation initiale avait mieux favorisé la formation professionnelle, nous ne serions pas dans la nécessité de faire appel aux compétences hors de nos frontières.
- Les syndicats se sont à ce jour opposés fermement à tout élargissement des bases de cotisation, considérant que c’est un salaire différé, et que sel relève des seuls travailleurs et des employeurs. Il ont disposé de plus d’un an pour faire des proposition, et n’ont pas abouti. Il ont refusé la TVA sociale qui était le seul moyen de faire cotiser le travail délocalisé et les importations. Ils sont donc disqualifiés pour revendiquer.
- L’équilibre entre offre et demande en matière de travail relève beaucoup plus de la démographie que des autres contraintes, et nous risquons de manquer de personnel dans les années à venir (certaines branches sont déjà en déficit chronique et DOIVENT délocaliser pour satisfaire la demande).
- Le problème de l’emploi ne se règlera pas en sabotant le financement des retraites, ni en voulant faire de la retraite une variable d’ajustement du marché du travail.

Le problème est le financement des retraites PAR RÉPARTITION.
Comme promis, face à la défaillance des gestionnaire de la CNAV, et parce que c’est urgent et important, les élus politiques ont pris la réforme en main. C’est à nos élus de décider parès en avoir discuté avec tous les partenaires qu’il ont juger utile de consulter. Il y a assez de lobbying dans les allées du pouvoir et une opposition dont le devoir est de proposer (et nos de s’opposer par principe) pour équilibrer les négociations.

dimanche 12 septembre 2010

L'acte et les paroles

Le Parlement Français vient d'adopter plusieurs articles de loi concernant la réforme des retraites. Le vote à main levée dans un hémicycle quasi vide laisse rêveur.
Ou étaient les Députés d'Opposition si prompt à critiquer le projet devant les micros, sur les tribunes? Dans un parlement déserté, il leur aurait été facile de concrétiser leur positionnement en obligeant la Majorité à se mobiliser. Ou sont les milliers d'amendements promis au bon peuple?
Des paroles, des paroles, mais d'acte point. Comment nous faire croire qu'ils ne sont pas complice du projet quand leur discours ne sont que rodomontades ? Au minimum le seront-ils par désertion!
“Nous ne pouvons rien face à une majorité déterminée à détruire les avantages des travailleurs”, pourraient-ils me répondre. Mais la loi s'écrit au Parlement, pas dans la rue, et au Parlement, ils n'étaient pas.
Déserter le Parlement, c'est déserter la Démocratie. Il y a tout à craindre de politiciens qui préfèrent la rue et l'agitation à la négociation et au Parlement. Les prochaines élections nationales promettent de joyeux moments.

mardi 7 septembre 2010

Retraite 5

Les syndicats ont la prétention de vouloir dicter leur version de la réforme des retraites. Mais il n'ont aucune solution fonctionnelle car il est indispensable de rappeler que si le pouvoir politique s'est attelé à cette réforme indispensable, c'est justement parce que les syndicats ont mis un ans à ne pas trouver de solution entre eux. Qu'ils s'agitent aujourd'hui de résout pas leur incapacité à décider. À gérer aussi, car ils sont les gestionnaires et donc les responsables des régimes de retraite par répartition et de leur situation financière.
Ils reprochent au gouvernement de faire porter la réforme uniquement sur l'activité des salariés, mais ils se battent depuis 1947 pour conserver cette exclusivité au nom de la parité. Il se sont opposé au projet de TVA sociale justement destinée à élargir l'assiette des recettes en impliquant en particulier les importations.
En écoutant ce soir l'émission d'Yves Calvi, je constate que les syndicalistes sont toujours aussi menteurs. Ils claironnent un départ à la retraite à 60 ans alors qu'elle ne concerne que ceux qui ont tous leurs trimestres à cet âge. Ils oublient que l'âge légal reste 65 ans, en particulier pour ceux qui n'ont pas suffisamment de durée de cotisation. Donc les salariés de base qui commencent plus jeune ont la possibilité de partir plus tôt que ceux qui ont suivi des études longues.

lundi 6 septembre 2010

Retraite 4

Les propos des opposants à la réforme des retraites sont tellement dans la démagogie qu'il est à ce demander s'ils y croient eux-même.
Ainsi confondre la durée minimum de cotisation (en fait un calcul qui définit des trimestre selon des revenus) et le nombre d'années de travail est totalement fantaisiste. Nos parents devaient justifier de 37,5 années de cotisation mais ne pouvaient faire valoir leurs droits à la retraite avant 65 ans, ce qui pour certains pouvaient représenter 51 ans d'activité. C'est pourtant dans ces générations que l'espérance de vie est passée de 65 à 80 ans.
Dire qu'il n'y a pas de problème pour les retraites est nier plusieurs réalités intangibles :
  • Lorsque la retraite par répartition a été mise en place il y a plus de 60 ans, l'espérance de vie était de 65 ans avec une date de départ à 65 ans. Autant dire que moins de la moitié des travailleurs y parvenait. À l'époque , même les socialistes parlaient de solidarité. 
  • Aujourd'hui l'espérance de vie passe les 80 ans et  la retraite dès 60 ans concerne la quasi totalité des salariés. Avec 20 ans de retraite pour 40 ans de cotisation, il faudrait épargner-cotiser 1/3 des revenus pour espérer une pension décente. Donc nous piochons dans la caisse de nos enfants.
  • Avec une espérance de vie passant en 60 ans de 65 à 80 ans, déclarer qu'il faille partir à la retraite de plus en plus tôt pour espérer en profiter est une vaste supercherie. De plus les retraités ne cotisant plus à l'assurance santé, c'est autant de déséquilibre supplémentaire pour cette branche.
  • Lorsque la gauche a rajeuni les retraités en croyant résoudre ainsi le problème du chômage (cacun appréciera le résultat), il arrivait 800 000 jeunes par ans sur la marché du travail pour 500 000 candidats à la retraite. Évidement les 200 000 emplois créés chaque année n'y suffisaient pas. La situation actuelle s'est inversée, et même sans création de poste, c'est la pénurie de travailleurs qui nous menace d'ici une ou deux décennies.
  • Imaginer que le travail est une quantité fini et qu'il faut nécessairement le partager, sans d'ailleurs nécessairement partager le salaire, est une escroquerie sans nom. Cherchez seulement un métier qui n'ai pas changé en seulement un siècle! Combien ont disparus, combien ont évolués, combien ont été créés?

Déclarer aujourd'hui que le projet est néfaste est un mensonge éhonté et la garantie pour demain de retraites au rabais et la porte ouverte aux retraites par capitalisation.

lundi 28 juin 2010

opposition salissante

La réforme des retraites fait consensus auprès de tous les honnêtes citoyens. Il faut revenir sur la décision absurde des années 80 qui n'était qu'une tentative ratée de traitement du chômage et permettre aux entreprises française de faire jeu égale en Europe comme d'assurer l'avenir de la retraite par répartition (la seule socialement acceptable). Il faudra certainement aussi revenir sur l'autre mesure nuisible au développement économique et donc à l'emploi que sont les 35H. Ces deux mesures littéralement populistes sont parmi les causes majeures de notre surendettement et de notre déficit commercial. L'opposition, faute de proposer de véritables alternatives qu'elle pourrait soutenir si d'aventure elle retrouvait le pouvoir n'a donc plus qu'une solution, salir pour nuire et retarder toute mesure d'avenir afin de pouvoir les afficher à son compte.
L'“affaire Woerth” est caractéristique de cette démarche :
  • ON vas chercher une situation qui date des années 70 (quelques 0,4 % de la fortune Bettencourt sont gérées en Suisse),
  • ON fait référence à une fonction ministérielle qui date déjà de plusieurs mois,
  • ON ajoute un enregistrement dont on entends qu'une seule voix et dont on peu subodorer que c'est un montage,
  • ON laisse à penser que l'emploi de Mme Woerth est un sous-marin du ministère chez la première fortune de France, ….
Tous cela ressemble furieusement à une cabale, pour le moins.
Il me semble qu'un peu de modestie s'impose dans l'opposition. Sans creuser beaucoup, je crains qu'elle arrive au premier rang des politiciens juridiquement condamnés, ou politiquement conduit à démissionner, sans parler du pire (certains s'en sont même suicidés!).
Lorsque la seule capacité de l'opposition devient la salissure, la porte est grande ouverte aux extrémistes. DANGER

vendredi 25 juin 2010

Quelle solidarité Papa!

Individualiste et ignorant.

Tels pourraient être les qualificatifs pour certains, avec la complicité de la Presse qui se garde bien de corriger.

Ainsi, en marge des manifestations de la St Jean, un interviewé de 49 ans affirmait qu'ayant commencé à travailler dès l'âge de 16 ans, il aurait pu prétendre à la retraite après 37 ans de labeur, et que maintenant il lui en faudra 42 et que cela insupportait.
Contrairement aux salariés de la fonction publique et des fameux régimes spéciaux, ce brave travailleur du secteur privé est leurré par des menteurs publics.
En commençant à travailler en 1977, il n'avait guère l'espoir, à l'époque, de prendre sa retraite avant 65 ans, soit après 49 ans de cotisation.
Dans notre monde individualiste, cotiser 12 ans pour la solidarité est donc devenu insoutenable.
À l'inverse un enseignant déclarait ne pas vouloir être obligé de travailler jusqu'à 67 ans, ayant probablement commencé son activité à 25, et oubliant qu'il aura droit à sa retraite à tau plein malgré tout à 62 ans, comme presque tout le monde.
La retraite par répartition est un droit solidaire financé par ceux qui travail encore contrairement à la retraite par capitalisation qui est un droit individuel financé par l'épargne individuelle. Abuser de cette solidarité est contraindre les générations actives au travail forcé.
Des démagogues ont changé les règles du jeu dans les années 80 en déclarant qu'il n'y a pas de problèmes de retraites, en utilisant cet argutie pour tenter en vain de réduire le chômage en virant les vieux sans autres considérations. Nous savions déjà à cette époque qu'il n'en était rien et qu'il faudra bien payer un jour cette avanie. Des responsables de gauche comme de droite qui n'ont pas de prébende à défendre le répètent depuis 30 ans.
Quand la même gauche prône aujourd'hui la “société du care”, je doute qu'elle comprenne réellement ce que cet anglicisme suppose de responsabilité, de solidarité, de sollicitude, de sens moral et d'honnêteté intellectuelle (et je n'en traduis pas encore toutes les nuances).
Il nous faut apprendre à vivre autrement qu'à crédit. L'Euro peut nous sauver si nous acceptons de considérer qu'il n'est plus possible de dévaluer notre monnaie pour payer en monnaie de singe des promesses électorales financées par des déficits.

samedi 17 avril 2010

Retraites : vers un marché de dupe?

Le grand déballage démagogique est lancé. C'est a qui sera le plus radicale. Pour certains, il ne faut rien lâcher. Ici, c'est l'âge de départ possible à 60 ans qui n'est pas négociable, là le nombre d'annuité, ailleurs, le calcul des droits des fonctionnaires. Mais tout ceci ne risque-t-il pas de n'être qu'illusion?
Prenons le cas des 60 ans. Avec aujourd'hui 41 ans de cotisations (et combien demain?), combien peuvent prétendre à leur plein droit dès 60 ans? Et combien d'entreprise mettrons la pression pour qu'ils partent malgré tout? Déjà aujourd'hui Pole-Emploi impose la bascule à 60 ans sans tenir compte des trimestres acquis.
Prenons le cas des fonctionnaires. Combien de travail à temps partiel se transforment en temps plein pour 6 mois? Combien de promotions in-extremis? Et combien de brimade? Il suffira que la fin de carrière soit bloquée administrativement sur le mode d'activité et le grade des X dernières années pour que l'avantage aujourd'hui s'effrite irrémédiablement.
Certains métiers sont particulièrement pénibles, chacuns se considérant d'ailleurs dans ce cas. Mais est-il vraiment impossible de changer de métier en cour de vie. Les enseignants qui ne supportent plus les enfants doivent-il avoir droit à une retraite plus tôt ou changer d'activité? La Fonction publique elle-même est-elle à ce point bloquée ou démunie pour interdire de passer d'enseignant à employé de Mairie, administrateur territoriale ou contrôleur des impôts? Combien de retraités de la fonction publique ont une activité dans le privé par la suite? Est-ce logique?
Certains considèrent encore que l'évolution des pensions selon l'inflation, instauré en 1982, correspond à une spoliation par rapport au calcul précédant s'appuyant sur l'évolution des salaires. Mais quelle est la plus value des retraités en matière de productivité, seule raison, toutes choses égales par ailleurs, d'augmentation plus rapide que l'inflation?
À chaque blocage peut correspondre une contre mesure. L'attitude de certains syndicats est irresponsable quand leur maître-mot devrait-être “SOLIDARITÉ”. Il est indispensable de pouvoir parler de tout, sans pré-requis, sans blocage, sans tabou.
Seule l'équité doit l'emporter. À défaut, ce ne sera qu'un immense marché de dupe dont la facture restera aux générations futures.

vendredi 16 avril 2010

Retraite étape 3 : juin 2008

l'âge du capitaine (ou le second degré dans l'analyse des informations)
• Évidemment, l'évolution de l'espérance de vie n'a aucun rapport avec la pénurie de logements ou le financement de retraites. Quoi que ….
C'est pourtant dans un travail de l'université de Paris-Dauphine que l'on découvre, qu'outre le fait qu'on ait évité de construire en moyenne 200 000 logements par an entre 1982 et 2001 (soit les 2 millions de logements qui nous manquent cruellement aujourd'hui, et je vous laisse le soin de retrouver qui Présidait alors la France), l'espérance de vie des retraités est passé de 10 ans en 1980 à 25 ans ces jours. Si l'on tient compte du départ en retraite décrèté simultanément à 60 ans plutôt que 65, c'est tout de même au moins de doublement de l'espérance de vie à la retraite. Autant de logements occupés plus longtemps par les générations sortantes alors que les nouvelles générations, avec des foyers plus rapidement décomposés en ont besoins de plus encore.
Évidemment, ceci n'a aucun lien avec le financement des retraites, puisque l'information concerne les logements. Quoi que ….
Évidemment, ceci est sans rapport avec la durée totale du travail qui est passée de 98 000 heures avant 1981 à 72 000 heures aujourd'hui pour une vie de travail entre 1981 et 2000 (je vous laisse le soins de refaire les calculs, mais n'oubliez rien des 39h, des 35h, de la 5e semaine, de la retraite à 60 ans, …). Un immense bon pour le pouvoir d'achat quoiqu'en disent certains, une catastrophe économique que nous payons aujourd'hui. Un colossal manque à gagner pour financer le doublement de l'espérance de vie des retraités de plus en plus nombreux (et ce n'est pas fini, ni pour le nombre, ni pour l'espérance).
Évidemment, l'emploi des seniors n'est pas non un problème, le gaspillage de leurs compétences non plus (il est vrai que pour virer les vieux, les syndicats de salariés ont signé des deux mains avec ceux des patrons). Que ces mêmes séniors trustent les mandats politiques au grand désarroi des quadras n'a évidement pas d'importance, il faut bien qu'ils s'occupent.
Lorsque le Conseil d'Orientation des Retraites fait un bilan pessimiste, il est accuser de messager de mauvais augure. Certain en sont presque à regretter le temps ou l'on massacrait de tels porteurs de messages pour conjurer le sort.
Evidemment, tout ceci n'est que médisance gouvernementale pour démanteler le droit du travail et ponctionner le travailleur.
Ils n'ont vraiment rien compris ces chercheurs!