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jeudi 15 décembre 2011

L'affaire Louis Renault

La demande en réhabilitation de Louis Renault soulève l'indignation de la CGT. N'a-t-elle pas honte ?

Pourquoi Renault a-t-elle été la seule entreprise nationalisée, et son patron cloué au pilori alors que tant d'autres ont été épargnées (Citroën, Michelin, les Charbonnages, les Forges…) ? Toutes ces entreprises ont certes fonctionné sous l'occupation allemande, avec la complicité du gouvernement d'alors, mais ce sont des salariés français qui ont été payés pour y travailler. Pourquoi n'ont-ils pas aussi été mis en cause pour collaboration ? Que n'ont-ils sabordé leurs usines comme l'a fait la Marine! De quoi auraient-ils vécu ?
Ensuite la CGT, courroie de transmission du PCF se la joue facile en oubliant l'attitude de ce dernier avant que l'Allemagne se retourne contre La Mère Patrie.
La honte devrait lui clouer le bec!
Évidemment, ceci n'ôte rien aux résistants de tout bord, de la première comme de la dernière heure.

dimanche 27 novembre 2011

Castor traqué


Les réactions périodiques d'agitateursjamaiscontents à l'occasion des retours de déchets nucléaires dans leur pays montrent les limites de leurs discours et leurs contradictions.
Certes, cette année, nous devons aussi compter avec le sinistre de fukushima, mais le problème n’est pas l’usage de l’atome, mais la gestion de ses déchets.
Ils s'opposent aux transports des matières nucléaires usagées, et, en même temps, ils réclament le démantèlement des usines de traitement et de stockage. Qu'en faire alors!
Ils refusent le retraitement en France, et en même temps ils s'opposent au retour des matériaux dans leurs pays d'origine. Et d'afficher des risques radiatifs aussi énormes que d'exprimer le volume d'une piscine en millilitres.
Ils réclament le maintien des déchets dans les établissements qui les ont produits et en même temps ils exigent leur arrêt. Sur ce dernier point, conserver les déchets sur le lieu qui les produit conduirait à ne plus enlever les ordures ménagères. Quelques jours de grève des personnels en charge de ce travail montrent les limites d'un exercice qui n'est intellectuel que pour ceux qui ne sont pas concernés.
Étant donné la fragilité de nos sociétés (il suffit de penser à ce qu’il advient des sous-marins nucléaires de l'ex-URSS), il me semble incontournable de mettre ces produits très durablement très dangereux hors de portée quoiqu'il arrive en les enfouissant très profondément. Les laisser en surface est la pire des options.
À ces agitateursjamaiscontents, je propose une journée (une seules sera suffisante, tout le monde le comprendra, mais en janvier) sans aucune centrale électronucléaire en service. Ils mesureront alors l'importance vitale de tels équipements. Il est urgent d'attendre avant de les vouer aux gémonies. Il nous faudra auparavant mettre en œuvre de nouvelles solutions, de préférence elles aussi dé-carbonées.
Mais comme ces agitateursjamaiscontents manifestent aussi contre les éoliennes et les lignes nécessaires pour s'y raccorder, contre les barrages et les terrains inondés, contre les carburants biologiques, nous n'y sommes pas à la veille de réussir.
Il existe bien une solution : réduire des 2/3 la population humaine. Il ne reste plus qu'à en dresser la liste et de savoir par qui commencer. Gardons-nous du Grand Soir comme de la Solution Final.

jeudi 29 septembre 2011

67 ans en 2030


Le courage politique n'étoffe pas nos élus français. Alors que les Allemands n'ont pas hésité à se projeter jusqu'en 2030 pour annoncer qu'à cette date il sera très probable qu'il faille travailler jusque 67 ans pour sauver les régimes de retraite, nos syndicalistes et politiciens français n'ont pas osé se projeter au-delà de 1018 et sont restés collés à 62 ans.
Et encore, restent-ils bloqués sur une donnée incertaine pour le salarié. En effet, s'il est possible de faire valoir ses droits à la retraite à partir de 62 ans (en 2018), comme en Allemagne semble-t-il, encore faut-il avoir cumulé suffisamment de droits pour en profiter pleinement. En 2018 et comme le veut la loi, ce ne sera qu'à 67 ans que la durée de cotisation ne posera plus question.
Le discours actuel de certains est donc pure démagogie, car ils ne reviendront pas en arrière sur ce sujet, quoiqu’ils disent, et les remarques d'autres une inquiétante preuve d'ignorance.

jeudi 30 juin 2011

NIMBY

Not In My Back Yard, qui signifie “pas dans mon arrière-cour”, en français, “pas dans mon jardin”. C’est ainsi que l’on peu considérer le vote du Parlement germanique mettant fin au nucléaire outre-Rhin d’ici 2022..
Il ne faut pas oublier qu’ils sont copropriétaires de nombreuses centrales électronucléaires françaises et qu’en conséquence nous devrons leur livrer de l’électricité en provenance de ces équipements.
Il serait même à craindre qu’ils nous réclament de fortes compensations si d’aventure nous faisions de même, comme ils l’ont déjà fait lors de l’arrêt de Crey-Malville.
Dans le même temps, Science & Vies constate qu’aucune centrale française ne menace un million de citoyens dans un rayon de 30 km, contrairement à certaines centrales allemandes, suisses ou anglaises pour ce qui concerne l’Europe.
Belle tartuferie qui leur permettra de paraître plus verts en salissant ailleurs.
Il est urgent de considérer qu’aucun pays d’Europe n’est assez grand pour être seul autonome en énergie. En conséquence, les postures de certains ne peuvent que nuire à l’intérêt collectif.