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jeudi 21 juin 2012

Kolossal

Il est des industriels qui ne manquent vraiment pas de souffle.
Une opération de "verdissement" de la centrale électronucléaire du Bugey a consisté à installer à proximité des serres horticoles et agricoles afin de leur faire bénéficier des rejets chauds des circuits de refroidissement.
L'entreprise Roosen bénéficiaire du système et qui s'est donc installée en toute connaissance et par intérêt en mitoyenneté avec la centrale a réussi à faire annuler le projet de stockage local des matériaux nucléaires, car elle refuse de faire pousser ses palmiers sur une poubelle nucléaire.
L'argument est vraiment kolossal. Outre le fait que le stockage sera en surface et donc pas sous ses installations, il est suffocant de vouloir avoir les avantages du nucléaire sans les risques potentiels.
Même si l'eau utilisée est exempte de radioactivité, c'est bien des palmiers chauffés au nucléaire que cette société produit.
Des palmiers nucléaires, pour paraphraser une publicité d'EDF.

jeudi 30 juin 2011

NIMBY

Not In My Back Yard, qui signifie “pas dans mon arrière-cour”, en français, “pas dans mon jardin”. C’est ainsi que l’on peu considérer le vote du Parlement germanique mettant fin au nucléaire outre-Rhin d’ici 2022..
Il ne faut pas oublier qu’ils sont copropriétaires de nombreuses centrales électronucléaires françaises et qu’en conséquence nous devrons leur livrer de l’électricité en provenance de ces équipements.
Il serait même à craindre qu’ils nous réclament de fortes compensations si d’aventure nous faisions de même, comme ils l’ont déjà fait lors de l’arrêt de Crey-Malville.
Dans le même temps, Science & Vies constate qu’aucune centrale française ne menace un million de citoyens dans un rayon de 30 km, contrairement à certaines centrales allemandes, suisses ou anglaises pour ce qui concerne l’Europe.
Belle tartuferie qui leur permettra de paraître plus verts en salissant ailleurs.
Il est urgent de considérer qu’aucun pays d’Europe n’est assez grand pour être seul autonome en énergie. En conséquence, les postures de certains ne peuvent que nuire à l’intérêt collectif.

dimanche 3 avril 2011

Les tartuffes de l’atome

Il est évident que le nucléaire n’est pas d’un usage anodin. C’est tellement vrai qu'il est sévèrement encadré et règlementé au prix que l’on sait et aux conséquences que l’on mesure lorsqu’on s’en affranchit (Tchernobyl).
Mais nous l’avons mis en œuvre et nous devons maintenant faire avec pour des décennies encore en matière d’énergie et probablement des siècles pour ce qui concerne les déchets.
L’accident gravissime au Japon réveille des peurs irrationnelles, et le rejet immédiat de tout ce qui affiche la notion de fission. Surtout des voisins qui ne veulent plus voir « ces monstres » près de chez eux. Faut-il rappeler que nombre de centrales électronucléaires ont été largement financées par nos pays voisins (Fessenheim par l’Allemagne, Bugey par l’Allemagne, la Suisse et l’Italie…) et que ces mêmes pays nous achètent allègrement notre production ?
Hors donc voici que ces mêmes voisins souhaitent, que dis-je exigent, l’arrêt immédiat de ces outils pourtant à leur service. Ces mêmes voisins, férus d’environnement qui n’hésitent pas à détruire leurs tourbières pour les brûler. Et ce ne sont pas leurs quelques éoliennes qui les sauveront.
Fort bien, tentons l’arrêt de ces outils, mais alors gardons notre électricité nucléaire, pourtant, si complémentaire de leurs productions polluantes ou aléatoires.
Je leur prédis à court terme coupures d’alimentation et arrêt d’usines. Devront-ils pleurer à nos portes au nom de la solidarité européenne pour être secourus ?

samedi 19 mars 2011

Douce nature

Il est de bon ton de vanter ce qui est naturel comme favorable à l'Homme en particulier, et à la vie en général.
La Nature est bonne, chacun le sait.
Les Japonais viennent d'en subir un démenti flagrant. Avant eu le Haïtien, et combien d'autres ?
La nature est violente et se moque bien de nos sentiments. Le drame japonais est une CATASTROPHE NATURELLE d'un niveau exceptionnel. Pourtant les médias se focalisent sur le seul aspect nucléaire du problème qui, en ce 19 mars 2011, n'est qu'un grave accident et pas encore une catastrophe.
La nature a infligé des dizaines de milliers de morts au Japon, le nucléaire infiniment peu à ce jour en cette affaire. Et dans ce sinistre décompte, il faut ajouter que le savoir faire de l'Homme a évité des centaines de milliers de morts grâce aux constructions parasismiques. Il a fallu une vague haute de 20 mètres pour tuer alors que le tremblement de terre n'avait fait que peut de victimes. Et là aussi, force est de constater que les installations les plus sensibles n'ont pas été rasées, même si elles sont gravement endommagées.
NON la nature n'est pas bonne, il ne faut pas chercher à lutter contre, il faut s'en accommoder et s'en préserver.
Ceci n'interdit pas de se méfier des œuvres des Hommes. 
Ceci n'interdit pas non-plus d'avoir une vison optimiste de l'avenir et de croire en l'Homme.

lundi 14 mars 2011

Risque de démagogie massive

La catastrophe au Japon déclenche en Europe, et plus particulièrement en France une explosion démagogique « Il est inadmissible que le projet nucléaire n'ai pas été soumis par référendum à LA POPULATION ».
Je cherche vainement un quelconque projet technologique de quelqu'empleur que ce soit aillant fait l'objet d'une consultation populaire. Le plus haut niveau de consultation de la population, systématique depuis des décennies est l'enquête publique. Il est rare que la population concernée y attache une réelle importance et y manifeste une réelle opposition. Il faut des éléments extérieures non concernés pour y faire de l'agitation.
Comme chaque fois, des penseurs autoproclamés s'autorisent à vouloir décider à notre place sans contrepartie. Par quoi remplacer cette énergie au pied levé sans émettre brutalement plus de CO2 ? L'Allemagne, montrée en exemple avec son projet de sortie du nucléaire, est le premier pollueur européen en brulant mauvais charbon (le seul qui lui reste), tourbe et lignite pour produit de l'électricité, avant même d'avoir commencé.
Alors un référendum ? S'il réussissaient comme ils le proclament, comment feront-ils ? Quelle solutions ont-ils pour sauver nos emplois, notre avenir en supprimant notre meilleur source d'autonomie énergétique ? 
De plus se sont les mêmes qui s'insurgent aujourd'hui contre les projets de nouveaux barrages comme d’éoliennes. Ils ne sont pas à une contradiction prêt.
Certes, le nucléaire n'est pas anodin, comme aucune industrie des hommes. Sauf mensonge a démonter, le nucléaire est certainement l'industrie la plus sécurisée qui soit, ce qui n'exclue évidement aucun risque.
Profiter du drame japonais pour fabriquer de nouvelles fausses peurs relève de la pure démagogie.
Lamentable

dimanche 13 mars 2011

Le sens des mots

Loin de moi l'idée de minimiser la catastrophe qui frappe le Japon. La puissance du séisme au limites de l’apocalypse, l'ampleur du tsunami (terme jappais qui montre bien combien ils connaissent le phénomène) aussi puissant de soudain, et les conséquences humaines matérielles et économiques qui en découlent. Et encore faut-il prendre en compte l'intense préparation de ce pays qui a très certainement limité les dégats, autant que faire se peut.
Mais pourquoi en rajouter ? Le drame n'est-il pas suffisant ? Il semble que non. Le choc des mots semble vouloir en rajouter. Ainsi UNE EXPLOSION dans un bâtiment d'une centrale électro-nucléaire est devenu L'EXPLOSION de la centrale. Là, les mots n'ont plus du tout le même sens. Au vue des images transmises, il semble de plus que le bâtiment concerné était justement prévu pour subir de type d'avatar, probablement pour limiter les conséquences du séisme majeur.
Évidement, ceci ne préjuge en rien de l'avenir et d'un véritable accident nucléaire. Présentement, il n'est question que d'un incident ne touchant pas le cœur nucléaire.
À qui profite une telle dérive de sens ?

lundi 8 novembre 2010

castors traqués

Les réactions d'agitateursjamaiscontents à l'occasion des retours de déchets nucléaires en Allemagne montre les limites de leurs discours et leurs contradictions.
Ils s'opposent aux transports de matières nucléaires, et en même temps, ils réclament le démantèlement des usines de traitement et de stockage. Qu'en faire alors!
Ils refusent le retraitement en France, et en même temps il s'opposent au retours des matériaux dans leurs pays d'origine. Et d'afficher des risques radiatifs aussi énormes que d'exprimer le volume d'une piscine en millilitres.
Ils réclament le maintien des déchets dans les établissements qui les ont produits et en même temps ils exigent leur arrêt. Sur ce dernier point, conserver les déchets sur le lieux qui les produisent conduirait à ne plus enlever les ordure ménagères. Quelques jours de grève des personnels en charge de ce travail montrent les limites d'un exercice qui n'est intellectuel que pour ceux qui ne sont pas concernés.
Étant donné la fragilité de nos sociétés (il suffit de penser aux sous-marin nucléaires de l'ex URSS), il me semble incontournable de mettre ces produits très durablement très dangereux hors de porté quoiqu'il arrive en les enfouissant très profondément. Les laisser en surface est la pire des options.
À ces agitateursjamaiscontents, je propose une journée (une seules, tout le monde le comprendra, sera suffisante, mais en janvier) sans aucune centrale électro-nucléaire en service. Ils mesureront alors l'importance vitale de tels équipements. Il est urgent d'attendre avant de les vouer aux gémonies. Il nous faudra auparavant mettre en œuvre de nouvelles solutions, de préférence elles aussi dé-carbonées.
Mais comme ces agitateursjamaiscontents manifestent aussi contre les éoliennes et les lignes nécessaires pour s'y raccorder, contre les barrages et les terrains inondés, contre les carburants biologiques, nous n'y sommes pas à la veille de réussir.
Il existe bien une solution : réduire des 2/3 la population humaine. Il ne reste plus qu'a dresser la liste, et certains y songent. Gardons nous du GrandSoir.