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samedi 21 avril 2012

Indignation

Il est certain qu'il y a beaucoup de motifs de s'indigner : L'abus de pouvoir des banques, de certains politiciens, de certains fortunés, l'insuffisance de logement, de travail, de ressource, de reconnaissance sociale… 
Mais est-ce suffisant de s'indigner? Est-ce suffisant de clamer qu'il faut tout changer? Est-ce suffisant de défiler? 
Pour changer le monde, l'indignation et la critique ne suffisent pas. Il faut proposer, convaincre et agir. 
Proposer, car sans propositions, pas de projet. Proposer, car il faut confronter les points de vue pour arrêter une perspective de progrès. 
Convaincre, car l'action autoritaire n'est plus un mode acceptable de gouvernance. 
Et agir, c'est-à-dire se mettre en situation de changer le monde en se proposant pour gouverner, au minimum et votant pour celui qui semble le plus apte à infléchir la situation. 
Le pèlerinage des indignés et leur projet d'occupation de l'espace publique ne remplit aucune de ses conditions. Leur indignation se transforme de ce fait en vaine agitation.

vendredi 30 mars 2012

Corps intermédiaires

En réaction aux propos de notre Président Candidat qui souhaite promouvoir le référendum pour contourner des “corps intermédiaires qui ne représentent qu'eux-mêmes”, nombre de ceux-ci manifestent de leur utilité et de leur nécessité. 
Je ne peux qu'y souscrire, avec toutefois une observation qui mérite réflexion. 
À l'origine, ces corps intermédiaires méritaient leur représentativité par la grâce d'élection au suffrage direct ou indirect. Ainsi, les administrateurs des organismes sociaux, ainsi, les représentants syndicaux, ainsi, les divers membres des CESS. Foin de tout ceci, les membres de ces institutions sont mystérieusement désignés par de mystérieux comités dont le public ne sait rien, à l'occasion de nominations dont les médiats se gardent bien de parler. Pratique pour ne pas risquer d'afficher ce qui reste de sa représentativité, pour se protéger d'arrivants plus en phase avec la réalité du moment, pour échapper à toute contestation de légitimité. 
Restent encore, mais pour combien de temps, tant il est vrai que certains craignent pour leur place, les conseillers prud'homaux. Élection reportée de deux ans, et tentative de suppression de ces élections pour une désignation, mais par qui? 
Et, je passe sur ces “corps intermédiaires” qui n'ont que posture pour attitude, qui refuse toute forme de négociation, qui confondent l'indispensable compromis avec la compromission, voir de la trahison à on ne sait quelle chimère.
Bref, je suis pour ces corps intermédiaires qui alimentent la démocratie, encore faut-il qu'ils soient démocratiquement constitués et alimentent la réflexion plutôt que de la bloquer.

mardi 6 septembre 2011

L'école des chômeurs


Il est certains jours ou l'on ce demande à quoi pense nos élus.
Je connais une commune de bonne taille (plus de 40 000 habitants) qui ne semble pas priser le travail des femmes. En effet, alors que l'école accueille les enfants à partir de deux ans, que l'accueil périscolaire les accepte, il leur est refusé l'accès à la restauration du midi. Et c'est bien la municipalité qui gère la cantine.
Autrement dit, pour qu'un enfant de deux ans puisse être accueilli à l'école maternelle, il ne faut pas que l'un des parents travail. Et quand ce parent est-il seul ? C'est pareil !
Quant à trouver une assistante maternelle pour les heures de repas, déjà que c'est impossible pour le mercredi et les congés scolaires, même pas en rêve.
Employeur, j'en suis à gérer des demandes d'aménagement d'horaires qui deviennent rapidement incompatibles avec les missions qui nous sont demandées.
On ne ferait pas mieux pour cultiver le chômage des femmes.
Cette attitude discriminatoire est intolérable en ces temps où le travail est si difficile à conserver et ou les compétences sont si difficiles à recruter.

dimanche 4 septembre 2011

Encadrement


Les annonces de Monsieur le Recteur de l'Académie de Lyon (cf. le Progrès du 3-09) m'interpellent comme il se disait il y a peu.
Pour 600 000 élèves, il déclare disposer de 60 000 personnes d'enseignement et d'administration. Même un élève de cours préparatoire en déduit qu'il dispose d'une personne pour 10 élèves.
La question que l'on peut alors se poser est de savoir pourquoi il y a encore des classes de plus de 30 élèves.
Avant d'en déduire hâtivement qu'il y a 2 "administratifs" par enseignant, ou que les enseignants ont 3 fois moins d'heures de cours que les élèves, il est indispensable que Monsieur le Recteur de l'Académie nous précise où est le personnel dont il a la charge et quelles sont les missions assurées.
Comme dans beaucoup de structures (et la fonction publique n'est pas forcément la plus critiquable), la répartition des effectifs de l'éducation nationale ne semble pas briller par son efficacité.

mercredi 31 août 2011

La prison de Bourg-en-Bresse


Il y a ce qui rentre et ne devrait pas entrer, en particulier tout ce qui peut être lancé depuis l’extérieur par dessus des murs trop bas.
Mais il y a aussi tout ce qui ne devrait pas sortir, en particulier les cris, vociférations et injures.
Pour les premiers, il est suggéré de rehausser les murs de filets.
Pour les seconds, je suggère de rehausser directement les murs.
Si en son temps j’avais considéré que la prison n'était pas un établissement industriel, il ne m’était pas venu à l’idée que les murs seraient si bas qu’il permette de voir les cellules de l’extérieur, et donc d’être vu, entendu et d’entendre. Encore moins qu'il permette un commerce illicite.
Il y a manifestement une anomalie de conception. Je propose de plus de faire que ce mur ne soit pas, comme c’est actuellement le cas, un mur d’écho qui amplifie les “échanges vocaux”.
Sur le même sujet, je suis navré de constater que la cité judiciaire ne jouxtera pas la prison (comme c'était le cas il y a peu), ce qui conduira à les transports incessants de prisonniers avec tout ce que cela comporte de risque, de coûts et de trafics routiers. La volonté d'être "en vue dans la cité" conduit ici à une aberration et à des surcoûts pour une justice déjà impécunieuse.

mardi 16 août 2011

Afficher les marges !

Un projet qui revient régulièrement qui voudrait que les commerçants affichent leurs marges. Mais de qui parle-t-on ?
À l’école primaire nous apprenons tous la formule : prix d’achat + marge = prix de vente.
Le problème est de savoir ce qu’il y a dans cette marge. Comment comparer le produit emballé par le producteur et simplement mis en rayon et le produit reconditionné par le distributeur. Comment comparer un paquet steaks hachés surgelés et une carcasse à désosser ? Un kilo de farine et 1 kilo de pain préparé sur place.
Comment mesurer la valeur de la simple mise en rayon rapporté à la valeur d’achat d’un produit ?
Et ceci présume qu’il n’y a pas d’intermédiaires entre le producteur et le vendeur, ce qui est généralement inexact. Un bovin passe entre les mains de plusieurs maquignons entre sa naissance et l’abattoir. Il y a presque toujours un importateur, un grossiste, une centrale d’achat. Faudra-t-il afficher leurs marges, leurs coûts de transport et d’entreposage ?
Les pommes vendues au printemps ont été stockées et conservées des mois. À quel coût ?
Concernant le transport, il y a matière à réflexion : Le coût à la tonne transportée est pratiquement le même quelque soit le prix d’achat du produit. Pour le coup, ajouter quelques centimes le kilo pour le transport d’un produit acheté quelques centimes n’a pas le même impact que lorsqu’il est acheté plusieurs euros. L’écart en pourcentage peut alors apparaître scandaleux alors qu’il est parfaitement justifié. Pour caricaturer, c’est le cas de l’eau ou ce certain pétrole qui ne coûtent presque rien au prélèvement, mais dont on sait le prix en incluant les traitements, le stockage et le transport et les taxes. Le pourcentage est alors infini.
De quoi méditer sur l’affichage des marges, et leur sens.

jeudi 30 juin 2011

NIMBY

Not In My Back Yard, qui signifie “pas dans mon arrière-cour”, en français, “pas dans mon jardin”. C’est ainsi que l’on peu considérer le vote du Parlement germanique mettant fin au nucléaire outre-Rhin d’ici 2022..
Il ne faut pas oublier qu’ils sont copropriétaires de nombreuses centrales électronucléaires françaises et qu’en conséquence nous devrons leur livrer de l’électricité en provenance de ces équipements.
Il serait même à craindre qu’ils nous réclament de fortes compensations si d’aventure nous faisions de même, comme ils l’ont déjà fait lors de l’arrêt de Crey-Malville.
Dans le même temps, Science & Vies constate qu’aucune centrale française ne menace un million de citoyens dans un rayon de 30 km, contrairement à certaines centrales allemandes, suisses ou anglaises pour ce qui concerne l’Europe.
Belle tartuferie qui leur permettra de paraître plus verts en salissant ailleurs.
Il est urgent de considérer qu’aucun pays d’Europe n’est assez grand pour être seul autonome en énergie. En conséquence, les postures de certains ne peuvent que nuire à l’intérêt collectif.

mardi 28 juin 2011

Primaire

Étranges contradictions que la situation du PS.
Alors que ce parti affiche une réelle aversion au présidentialisme, voici qu’il adopte la posture la plus présidentielle qui soit, celle des Primaires à manière des USA, avec réunions publiques et élections générales.
Certes, nous échappons à la désignation des Grand Électeurs, mais élire son candidat à la candidature, c’est choisir un chef par élimination.
Mais nous ne sommes pas en Amérique. Là-bas, le perdant disparaît de la scène politique, ici, il ne cesse de tenter de rebondir.
Je reste persuadé que le bon chef de file est celui qui s’impose de lui-même, par lui-même, et qui l’aime le suive. La posture majoritaire au cinquième degré (primaire, premier tour, second tour, et deux tours de législatives) est très affaiblissante. Ce ne peut être que l’élu du moindre mal plutôt que celui du meilleur projet.
Souhaitons au PS de ne pas avoir un candidat sosie de celui de 2002.

samedi 18 juin 2011

Revendication d’incivilité


Alors que le Code de la route est un code de bonne conduite, son respect un acte de civilité, certains manifestent le droit de ne pas le respecter.
Parce quoi que l’on en dise, l’amende n’est que la conséquence de l’infraction, et donc d’une incivilité.
Compte tenu des marges de sécurité et des réglages des compteurs, pour être en excès de vitesse il faut afficher au moins 10 km au-dessus de la limite. Nul besoin d’avoir l’œil rivé au tableau de bord pour s’en apercevoir.
Quant à ceux qui prétextent leur usage intensif de la route pour protester de l’augmentation de leur possibilité de sanction, il me semble que leur professionnalisme devrait justement les rendre exemplaires. Je ne commettais pas plus d’infractions lorsque je roulais 50 000 km par an que maintenant à 15 000. Au surplus, les professionnels disposent certainement de véhicules modernes équipés de limiteurs de vitesse, ce qui les rend inexcusables. Ce sont d’ailleurs généralement les mêmes qui oublient de signaler correctement leurs manœuvres et négligent le bon usage du clignotant. Il est vrai aussi que l’on ne peut à la fois téléphoner, changer de vitesse et indiquer ses manœuvres.
Les récentes manifestations à ce sujet sont un pacte de goujaterie et le refus de vivre la route en bonne entente.

mardi 17 mai 2011

Quelle justice ?

L’affaire DSK fait ressortir une approche de la justice des USA à mon sens plus respectueuse de la victime ; car en général, c’est bien la victime qui porte plainte et l’agresseur qui est mis en cause.
Alors qu’en France, certains sont arcboutés sur le droit de la défense, au point que la moindre irrégularité dédouane le mis en cause au mépris d’éventuelles victimes, la justice des USA s’inquiète du droit du plaignant. Sans préjuger, la France protège l’éventuel agresseur au nom de la présomption d’innocence, alors qu’outre-Atlantique, c’est le plaignant, donc la présumée victime que l’on protège.
Reste que, dans les deux cas, c’est au demandeur d’étayer sa plainte.
Aux USA, le risque d’instruction uniquement en faveur d’une des parties est limité puisque celles-ci sont autorisées à enquêter et sont donc actives dans la recherche de la vérité. En France, le secret de l’instruction est souvent le secret de polichinelle et ouvre la porte à toutes les rumeurs et tous les fantasmes, et laisse le juge seul face au litige.
L’autre aspect de la justice des USA qui me semble positif est qu’elle est publique. Les caméras n’ont pas d’état d’âme et il est possible de vérifier, sans l’interprétation de journalistes ou d’avocats, l’intégrité des magistrats. La tartuferie française qui exclut l’enregistrement ou la diffusion des débats ne conduit qu’à discréditer la justice sans protéger les plaideurs, bien au contraire. 

jeudi 28 avril 2011

Des noms et des maux

Je trouve depuis toujours extrêmement dangereux de donner à tel lycée, telle promotion le nom de personnes, aussi célèbres soient-elles. Et le risque est encore plus grand lorsque ces personnalités sont encore vivantes.
Dernière démonstration flagrante avec la promotion Servier d’une école de pharmacie. Jusqu’au problème du médiator qui rend le nom de ce laboratoire extrêmement indésirable.
Il y a l’évolution des sociétés et la découverte du désastre de certaines utopies dévoyées qui obligent à débaptiser tel lycée Lénine, tel collège Staline, ….
Il y a la découverte post mortem du comportement manifestement néfaste de tel ou tel pourtant longuement vénéré. Comment jugera-t-on tel savant nobélisé dont on découvrira qu’il fût pédophile ou nécrophage ?
Quelle image pour la société !
Devrons-nous comme les Égyptiens de l’époque pharaonique buriner les frontons de nos édifices pour effacer une idolâtrie réprouvée ?
Quand cessera-t-on cette idolâtrie païenne, et laïque.
Il est toujours possible de mettre beaucoup d’espoir dans l’Homme, mais il est prudent de ne pas le vénérer.

dimanche 17 avril 2011

Diversité

Enfin les langues se délient.
Messieurs Manuel Valls, un des rares qui soit audible à Gauche de par sa franchise, et François Soulage président du Secours Catholique et que je découvre dans un entretien paru dans l’express, conviennent qu’il est nécessaire de mesurer la diversité de la population. Il est inévitable que cela passe en particulier par la connaissance des origines géographiques et des aspirations religieuses, voire de tendances ou de positionnements socioculturels. Autrement dit, les statistiques ethniques, mais en langage châtié et en élargissant le propos, il est possible de parler de décompte de la diversité ou de connaissance du multiculturalisme.
Nous sommes probablement un des derniers pays démocratiques à refuser ce type d’analyse au nom du traumatisme de la « solution finale ». Sommes-nous devenus assez forts pour dépasser l’Histoire ? Sans l’oublier toutefois !
Savoir le nombre de pratiquants de chaque religion permet de comprendre le besoin en lieux de culte ; connaître l’origine des populations permet d’en comprendre les aspirations et les espoirs ; mesurer la diversité est la garantie de pouvoir la respecter.
De plus, cette connaissance permet de mesurer la réelle importance des groupes de pression qui se targuent d’un nombre de sympathisants actuellement invérifiables. Quelle importance numérique telle ou telle communauté ? Quelle minorité reste invisible faute de représentation ?
Pour le bien de tous, il est utile de savoir pour comprendre.

samedi 9 avril 2011

Emplois Jeunes

Retour éternel sur les vieilles idées qui n’ont pas rempli leur office. Combien d’emplois jeunes ont été transformés en emplois durables ? Combien de jeunes ont utilement utilisé l’expérience ainsi acquise pour trouver un véritable emploi ? Chaque fois une infime minorité, car heureusement l’échec total est improbable. Certains n’ont eu de cesse d’inventer des idées couteuses et sans avenir. Des Travaux d’Utilité Collective, aux Emplois Jeunes, et demain ? Chaque fois, emplois jetables, emplois voie de garage et sans avenir, tout juste capable de faire illusion quelques temps sur le taux de chômage des jeunes.
Au surplus, des emplois pour quoi faire ? Si un emploi est utile ou nécessaire, il faut s’en donner les moyens sans artifices. Dans le cas contraire, c’est une dépense sans objet. Autant consacrer les mêmes sommes à la formation pour permettre aux jeunes de trouver leur avenir professionnel.
Si une administration ou une association a besoin de personnel supplémentaire, pourquoi ne pas lui en donner les moyens ouvertement, quitte à lui imposer une priorité au premier emploi.
En ces temps où il semble qu’il soit nécessaire de réduire la voilure fiscale sur tous les points, créer des emplois inutiles au prétexte, de réduire le chômage relève de la prévarication. C’est de plus toujours plus de charges qui pèsent lourdement sur la création d’emplois utiles ou nécessaires.

dimanche 3 avril 2011

Déni de débat

Ce n’est que le projet d’un parti politique, mais certains y voient un projet d’État. Certes, ce parti est majoritaire dans ce pays et ses membres sont au gouvernement. Que l’UMP organise un débat sur la laïcité, et c’est La France qui remettrait en cause la séparation des Églises et de l’État.
Je ne comprends pas la posture des Églises qui refusent leur participation à cette réflexion. Elle ressemble à celle de la Gauche qui considère qu’aux principes de la loi de 1905, il n’y a plus lieu à débat, que chaque religion doit se débrouiller avec ses ouailles, au point de faire systématiquement barrage à tout projet de construction (il est notable que les Mairies de gauches soient globalement plus réticentes à autoriser la construction de lieux de cultes).
Mais en France, ce sont les collectivités territoriales qui sont propriétaires des lieux de culte confisqués en 1905 et les mettent à disposition des pratiquants. À la notable exception de la zone Alsace Moselle sous concordat napoléonien ou les religieux (des religions en place en 1918) sont fonctionnaires. Quid des nécessités nouvelles ?
S’offusquer des manifestations certainement provocatrices que sont les prières de rue, mais refuser la construction de lieux de culte est sinistrement contradictoire.
Il semble nécessaire de trouver un nouvel équilibre dans un monde qui n’est plus celui de 1905. Et ne pas en débattre est aussi maintenir une situation qui ne peut que se dégrader.

mardi 22 mars 2011

Civisme

Une nouvelle fois, il est démontré que le score de l’extrême droite est directement proportionnel à l'abstention. Cette fois-ci, c'est la droite démocratique qui en souffre, en 2002, ce fut la gauche démocratique.
Ceci démontre deux choses :
La première plutôt rassurante est de constater que l'électorat d'extrême est constant et qu'il aurait « fait le plein » au premier tour. Un « sursaut républicain » pourrait donc facilement le contrer, tel en 2002.
La seconde plus désagréable est de constater que le civisme est dans les extrêmes et que les démocrates leur laissent le champ libre.
Comment dans ces conditions pérorer sur ou contre l'extrême droite ! Ne devons-nous pas plutôt nous interroger sur notre capacité à maintenir un niveau de civisme minimum auprès de nos concitoyens ?
Le cas des actuelles élections cantonales partielles est exceptionnel : elles sont pour une fois dissociées d'autres élections, ce qui limite l'engagement des partis, et elles sont à 3 ans d'une réorganisation des structures territoriales, ce qui peut en amoindrir la portée pour l'électeur mal informé (et il est évident que l'information est présentement plutôt maigre). Enfin, le nombre de sortants qui se représentent peu très bien lasser l'électeur qui a légitimement l'impression que le principal objectif des candidats est de durer.

Il est possible d'imaginer des moyens pour redonner envie de voter, pour réinjecter un peu de civisme dans la vie politique.
En premier lieu, il est indispensable de limiter et le nombre et la durée des mandats. Avec un maximum de 2 mandats dans une fonction (et Notre Président a donné l'exemple), l'objectif du candidat sera beaucoup moins d'être réélu (et donc de brosser l'électeur dans le bon sens) que de bien servir la collectivité et l'intérêt général. De plus cette limitation rend plus difficile les risques de prévarication de corruption ou d'abus de biens.
En second lieu, il faut regrouper toutes les élections en une seule opération. C'est le seul moyen d'obtenir une mobilisation maximale des organisations politiques. Et que l'on ne fasse pas l'injure aux citoyens de les considérer incapables de maîtriser une telle situation. Choisir le même jour Le Président, les députés nationaux (quoi que l'on pense de leur utilité dans une Europe politique) et européens, les élus territoriaux et municipaux, est tout à fait possible, comme cela ce fait dans nombre de pays.
Il faut enfin moderniser le système de vote et cesser de fantasmer sur les risques d'irrégularités. Le vote électronique par internet devrait être la règle, et pour ceux qui ne sont pas équipés, les bureaux de vote peuvent apporter les moyens nécessaires. Chaque citoyen dispose d'un code unique par l'INSEE (le n° de sécu) et il est possible d'en sécuriser l'usage (code complémentaire transmis par poste, limitation du nombre de votes depuis une même adresse IP, …).

samedi 19 mars 2011

Douce nature

Il est de bon ton de vanter ce qui est naturel comme favorable à l'Homme en particulier, et à la vie en général.
La Nature est bonne, chacun le sait.
Les Japonais viennent d'en subir un démenti flagrant. Avant eu le Haïtien, et combien d'autres ?
La nature est violente et se moque bien de nos sentiments. Le drame japonais est une CATASTROPHE NATURELLE d'un niveau exceptionnel. Pourtant les médias se focalisent sur le seul aspect nucléaire du problème qui, en ce 19 mars 2011, n'est qu'un grave accident et pas encore une catastrophe.
La nature a infligé des dizaines de milliers de morts au Japon, le nucléaire infiniment peu à ce jour en cette affaire. Et dans ce sinistre décompte, il faut ajouter que le savoir faire de l'Homme a évité des centaines de milliers de morts grâce aux constructions parasismiques. Il a fallu une vague haute de 20 mètres pour tuer alors que le tremblement de terre n'avait fait que peut de victimes. Et là aussi, force est de constater que les installations les plus sensibles n'ont pas été rasées, même si elles sont gravement endommagées.
NON la nature n'est pas bonne, il ne faut pas chercher à lutter contre, il faut s'en accommoder et s'en préserver.
Ceci n'interdit pas de se méfier des œuvres des Hommes. 
Ceci n'interdit pas non-plus d'avoir une vison optimiste de l'avenir et de croire en l'Homme.

lundi 14 mars 2011

Risque de démagogie massive

La catastrophe au Japon déclenche en Europe, et plus particulièrement en France une explosion démagogique « Il est inadmissible que le projet nucléaire n'ai pas été soumis par référendum à LA POPULATION ».
Je cherche vainement un quelconque projet technologique de quelqu'empleur que ce soit aillant fait l'objet d'une consultation populaire. Le plus haut niveau de consultation de la population, systématique depuis des décennies est l'enquête publique. Il est rare que la population concernée y attache une réelle importance et y manifeste une réelle opposition. Il faut des éléments extérieures non concernés pour y faire de l'agitation.
Comme chaque fois, des penseurs autoproclamés s'autorisent à vouloir décider à notre place sans contrepartie. Par quoi remplacer cette énergie au pied levé sans émettre brutalement plus de CO2 ? L'Allemagne, montrée en exemple avec son projet de sortie du nucléaire, est le premier pollueur européen en brulant mauvais charbon (le seul qui lui reste), tourbe et lignite pour produit de l'électricité, avant même d'avoir commencé.
Alors un référendum ? S'il réussissaient comme ils le proclament, comment feront-ils ? Quelle solutions ont-ils pour sauver nos emplois, notre avenir en supprimant notre meilleur source d'autonomie énergétique ? 
De plus se sont les mêmes qui s'insurgent aujourd'hui contre les projets de nouveaux barrages comme d’éoliennes. Ils ne sont pas à une contradiction prêt.
Certes, le nucléaire n'est pas anodin, comme aucune industrie des hommes. Sauf mensonge a démonter, le nucléaire est certainement l'industrie la plus sécurisée qui soit, ce qui n'exclue évidement aucun risque.
Profiter du drame japonais pour fabriquer de nouvelles fausses peurs relève de la pure démagogie.
Lamentable

lundi 7 mars 2011

Libération phase deux

Les Pays d'Europe sont sortis et se sont fait sortir d'Afrique dans l'après guerre. Il avait semblé à l'époque que l'Afrique pouvait espérer une certaine liberté. Mais les gouvernements mis en place alors l'étaient avec le soutient plus ou moins actif, plus ou moins visible des anciens occupants ou de leurs puissantes sociétés minières et pétrolières.
Les quelques sauveurs autoproclamés ont bénéficié du soutiens bien veillant d'une certaine gauche au nom de La Révolution, au point pour certains d'être membre de leur internationale. Encore aujourd’hui, le champion de la gauche sud-américain se propose en médiateur favorable au dictateur libyen.
Nous mesurons aujourd'hui l'espace entre l'espoir et la réalité. Quarante ans de tensions progressives, d'oppression légalisée aboutissent à des retournements d'autant plus inattendus que nous n'attendions rien des ces pays coincés entre perfusion humanitaire et ponction capitaliste. 
Plus au sud, d'autres pays commencent à obtenir des compagnies minières et pétrolières réparation de leurs déprédations.
Les révolutions en routes dans les anciennes colonies constituent donc la phase deux de leur libération. Elles ne sont possible que parce que les propagandistes sont jeunes et n'attendent plus rien d'une Europe qui ne les considères que comme des possibles immigrants indésirables.
L'Afrique devra se reconstruire contre l'Europe.
Face l'avenir que cette opposition reste pacifique.

mercredi 26 janvier 2011

Euthanasie

Il me semble que le débat concernant l'euthanasie est faussé. Presque toujours l'euthanasie est opposée aux soins  palliatifs, considérant ces derniers comme la solution française.
Mais qu'en est-il des personnes gravement malades sans être en fin de vie et incapable d'agir par elles-même mais dont la vie n'a plus aucune valeur pour eux, pire, n'est plus qu'un chemin sans issues de souffrances physiques ou mentales ? Combien de suicides pour ce motif lorsque les personnes sont encore capables d'agir ? Le drame est que faute de moyens, c'est presque toujours avec violence (accidents provoqué) et parfois en entrainant d'autres personnes avec elles. Mais syndrome d'enfermement, tétraplégie, …, sont autant de circonstances ou le choix de la personne est entre les mains de ses accompagnants.
Il faut redonner le pouvoir à chacun de choisir sa fin et de se faire accompagner pour accomplir sa décision lorsque l'on est dans l'incapacité d'agir seul. Cela implique un choix conscient de la personne concernée et exclus donc toute décision prises pour des personnes inconscientes. Comme pour l'avortement, l'euthanasie doit rester un choix de la personne, encore faut-il que ce choix soit possible quitte a imposer un délais de réflexion pour ne pas agir dans la précipitation de la douleur.
Mais dans les deux cas, ce n'est pas au médecin d'avoir le dernier mot.

vendredi 19 novembre 2010

mediator

Il semble que certains laboratoires pharmaceutiques, comme certains  organismes de contrôle aient une notion très particulière de l'étique. Ainsi, le médiator, n'a semble-t-il, posé aucun problème durant 33 ans. Molécule exemplaire donc et digne de louanges au plus grand bénéfice des diabétiques du monde et du labo, évidement. Sauf que des produits génériques basés sur la même molécule viennent d'être autorisé. Subitement cette molécule devient un danger public, et de ressortir des statistiques alarmantes avec moult décès.
Le risque zéro n'existe pas en pharmacologie. Aucun produit, aliment comme médicament n'est exempt de risque, pas abus, pas défaut, par allergie, par association. Aligner des chiffres en valeur absolue sur de longues périodes n'a aucun sens. 500 morts en 33 ans dit-on! 15 par ans pour combien de patients?
Quelle nouvelle molécule miracle arrive donc sur la marché pour sauver les diabétiques et surtout les bénéfices du laboratoire? Évidement brevetée, évidement plus chère, évidement entre les mains d'un seul laboratoire! Lequel?
Certes, si le bénéfice/risque de l'utilisation de la molécule est problématique, il faut en interdire l'usage. Mais c'est la coïncidence avec l'arrivée des produits génériques qui pose le plus question. Et cette question est de nature étique.