Affichage des articles dont le libellé est culture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est culture. Afficher tous les articles

dimanche 17 avril 2011

Diversité

Enfin les langues se délient.
Messieurs Manuel Valls, un des rares qui soit audible à Gauche de par sa franchise, et François Soulage président du Secours Catholique et que je découvre dans un entretien paru dans l’express, conviennent qu’il est nécessaire de mesurer la diversité de la population. Il est inévitable que cela passe en particulier par la connaissance des origines géographiques et des aspirations religieuses, voire de tendances ou de positionnements socioculturels. Autrement dit, les statistiques ethniques, mais en langage châtié et en élargissant le propos, il est possible de parler de décompte de la diversité ou de connaissance du multiculturalisme.
Nous sommes probablement un des derniers pays démocratiques à refuser ce type d’analyse au nom du traumatisme de la « solution finale ». Sommes-nous devenus assez forts pour dépasser l’Histoire ? Sans l’oublier toutefois !
Savoir le nombre de pratiquants de chaque religion permet de comprendre le besoin en lieux de culte ; connaître l’origine des populations permet d’en comprendre les aspirations et les espoirs ; mesurer la diversité est la garantie de pouvoir la respecter.
De plus, cette connaissance permet de mesurer la réelle importance des groupes de pression qui se targuent d’un nombre de sympathisants actuellement invérifiables. Quelle importance numérique telle ou telle communauté ? Quelle minorité reste invisible faute de représentation ?
Pour le bien de tous, il est utile de savoir pour comprendre.

mardi 25 mai 2010

Hors la loi

Le cinéma a cette particularité de cristalliser certaines situations. Ce qui pouvait être oublié dans la mémoire des hommes reste pour des décennies sur les pellicules ou les DVD.
Le Festival de Cannes a mis cette année en évidence l'incohérence du comportement Humain. D'une part, un film “historique” (Carlos) faisant le panégyrique d'un terroriste international est accueilli avec enthousiasme, si l'on excepte la protestation légitime des victimes et de la police, mais bien vite oublié. D'autre part un film policier (Hors la loi), totalement imaginaire, mais démarrant par un fait historique incontestable bien que détestable, soulève les plus vives protestations, largement médiatisées.
Ainsi, les nouveaux héros sont des vrais terroristes, et les victimes n'ont qu'à ce taire. Mais romancer à partir de l'Histoire reste interdit. Interdiction de réveiller le passé qui fache.
Comprenne qui pourra.
Ce culte de “la vrai violence par de vrais méchants” valorisé par les médias et certains “artistes” et autres “intellectuels” n'est certainement pas étranger à l'extension de la violence de plus en plus brutale qui envahie notre quotidien.
Sans tomber dans un angélisme béa, il serait temps de retrouver le goût du de la convivialité et du respect mutuel et de considérer, comme Martin Lutherking que
“Nous devons vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons tous ensembles comme des idiots.”

dimanche 21 février 2010

xénophobie

Il est décidément à ce demander ou ce cache la xénophobie.

Si, comme beaucoup, je considère certaines pratiques discriminatoires pour les femmes (le hijab, mais pas le foulard qui ne cache pas le visage), certains prosélytismes insupportables (la prières dans la rue, l'appel à la prière), je trouve la réaction de certains politiques au delà du simple bon sens.

Considérer qu'un fastfood halal soit une démonstration communautaire voir hyper-islamiste relève du fantasme.

A ce compte il faut interdire les pizzérias, les kebabs et les restaurants à thèmes “étrangers”, et à ce compte commencer par les boutiques à hamburger. La xénophobie commence décidément dans les assiettes!

En premier lieu, la viande halal n'est réservée à personne et le soin apporté relève de la meilleur hygiène (ce qui semble un minimum dans les contrées chaudes d'ou vient la pratique). L'abattage rituel ressemble étrangement à nos pratiques actuelles en règle générale (saigner à vif est courant, et à ce compte même le porc serait halal), si ce n'est l'impôt religieux prélevé au passage. Je suis cependant toujours un peu surpris de l'exclusivité halal alors que l'abattage se fait dans les mêmes locaux que pour la viande traditionnelle et que nombre de grandes surfaces ont des rayons halal et kasher. Mais ici comme en toute chose, le commerçant est libre de ses offres dès lors qu'elle ne contreviennent pas aux règles en vigueur.

En second lieu, rien n'étant imposé, rien n'interdit de bouder tel ou tel restaurateur par goût ou par conviction.

Enfin toute vitupération en la matière ne peu que cultiver le communautarisme. Il est dès lors compréhensible que le parti qu'il représente refusent de discuter d'identité nationale.

dimanche 15 novembre 2009

La parole retournée

Nos personnages politiques ont parfois d'inquiétantes manières de s'exprimer.
« Les militants ne comprennent pas la position de M. Peillon ». Ainsi donc l'ex-future-présidente a sondé les cœurs et les âmes des militants et peut donc s'exprimer en leur nom à tous. Mais qui est donc ce personnage pour ainsi parler au nom du Peuple?
« J'avais toute la confiance de M. Peillon ». Mais alors qui fait confiance à qui pour représenter le Parti? Il me semble que c'est aux militants et à leurs représentants de faire confiance au candidat, et au candidat de mériter cette confiance en étant à leur écoute. En tout état de cause la confiance ne peut être que réciproque.
Ceci me rappelle certains propos de perdants d'après suffrage du style «Les électeurs n'ont rien compris ». Ne serait-ce pas plutôt aux candidats de comprendre le citoyens afin d'obtenir leurs suffrages? Et de s'expliquer pour être justement compris. Ont-ils oublié que justement le suffrage universel consistait à donner la voix au peuple en application de l'affirmation « vox populi vox dei » et d'en respecter la décision.
Ce retournement systématique de la parole est inquiétant à plus d'un titre. Il est très caractéristique des systèmes totalitaires ou le Chef s'autorise à penser, et donc à parler, au nom de Son Peuple. Pour son bien évidement affirme-t-il. C'est sur cette base qu'ont été érigés les Goulags et autres camps de travail.
Il est tout aussi caractéristique de constater que tous ces systèmes qui se sont déclaré agir au nom du Peuple et par idéologie socialiste ont virés au totalitarisme le plus inhumain qui soit (National Socialisme, République Socialiste, République Populaire Démocratique & Socialiste - il faut bien lourdement cumuler les termes pour s'en convaincre soi-même probablement-, …). Faite seulement le tour de tous Ces pays qui se prétendent de pensée socialiste, le résultat est édifiant. Dire que les mêmes se disent généralement libertaires et prétendent défendre la liberté individuelle!

Je suis profondément sociale en pensée comme en action, mais j'ai depuis longtemps une très grande méfiance envers ceux qui se prétendent socialistes pour parler ainsi au nom des autres. L'Histoire a gravé derrière ce mot trop de relents totalitaires, trop de décisions arbitraires, trop de massacres, trop d'injustices, trop de guerres. Ce mot est aussi sanglant que le drapeau qui l'accompagne généralement.