Affichage des articles dont le libellé est chômage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chômage. Afficher tous les articles

vendredi 28 février 2014

Intermittents

Polémique récurrente autour du régime des intermittents du spectacle.
Mais n’entretiennent-ils pas eux-mêmes un doute sérieux sur le bon usage des indemnités de chômage ? Est-il normal qu’ils soient considérés comme chômeur pour répéter ou préparer un événement ou un spectacle ? Cela ne fait-il pas normalement partie du coût ? Est-on au chômage lorsque l’on prépare un chantier de construction ? Est-il normal que des sociétés de télévision qui fonctionnent à plein temps aient massivement des intermittents parmi le personnel technique ? Ne devraient-ils pas faire partie du personnel régulier ?
Mais admettons le principe. Est-il alors normal que ce soit l’ensemble des salariés et des entreprises qui en subissent le coût ? À régime spécial, comptabilité séparée. Si les entreprises et le personnel des arts et du spectacle veulent un aménagement particulier qu’ils en assument seuls les conséquences et le finance. Ce n’est pas à l’ensemble des entreprises et de leur personnel de subir par force le sponsoring des arts. Ou alors que l’État assume les conséquences de ses décisions.
Il en est de même pour les intérimaires. À considérer que cela renchérisse le coût de leurs missions, cela donnerait à réfléchir aux entreprises qui en abusent.

mardi 27 novembre 2012

Pôle Emploi bloque

Comme chacun le sait, l'emploi est une préoccupation de chaque jour, surtout pour ceux qui sont en recherche d'emploi.
L'association que je préside était sur le point de signer un contrat avec une personne répondant parfaitement au poste proposé, lorsque nous apprenons qu'un conseiller de Pôle-Emploi lui a vivement déconseillé de le faire.
Pour certains conseillers de Pôle-Emploi, il semble bien que ce soit la longueur de leur liste de chômeur qui les réconforte. Au point d'interdire à un chômeur handicapé de signer un contrat de travail au prétexte que ledit conseiller préfère l'envoyer en formation.
Désespérant, dans un secteur d'activité où les professionnels sont rares.

mercredi 29 août 2012

l'imagination au pouvoir.

Travaux d'utilité collective, Emplois Jeunes, Emplois d'avenir, c'est la continuité socialiste dans l'imagination des contrats voie de garage. Dans le même temps, l'Allemagne a moins de 8 % de chômeurs parmi les jeunes.
La différence : nous prétendons fabriquer des citoyens instruits sans compétence professionnelle et donc voués au chômage, ils osent former de futurs travailleurs utiles aux entreprises, et donc à leur pays.
Toute la différence est donc dans la finalité de la formation. Notre système de sélection par élimination conduit à la création d'une élite prestigieuse en laissant la grande majorité sur le bord du chemin, ignorant totalement les besoins de nos entreprises. L'approche germanique oriente très tôt selon les capacités de chacun et intègre massivement les entreprises dans le projet de formation.
Le résultat est visible, les entreprises restent en Allemagne, car il y a du personnel qualifié et compétent, nous externalisons massivement faute de compétence.
Les gouvernements se suivent et laissent l'éducation aux mains de syndicats d'enseignants qui ne pensent qu'à l'avenir de leur profession, rejetant toute idée de remise en cause.

vendredi 6 avril 2012

Des chiffres qui parlent

Excellent article dans Le Progrès du 5 avril 2012 concernant l'emploi. De quoi aller en chercher plus dans les archives de l'INSEE. Et là, surprise, l'évolution du chômage est pratiquement sans relation avec le nombre d'emplois. 
Ainsi, de 1980 à aujourd'hui, il y a en France ≈ 3,2 millions d'emplois de plus. Avec aujourd'hui 20 millions, il n'y a donc jamais eu autant d'emplois en France, et ce nombre a pratiquement toujours progressé au cours des 30 dernières années (excepté en 1993). 
Mais aussi il y a 3,8 millions de personnes de plus dans la tranche d'âge de 15 à 65 ans avec aujourd'hui 28,3 millions. 
L'écart de plus de 8 millions n'est pas le nombre de chômeurs, contrairement à l'affirmation de certains, car il faut évidemment décompter les étudiants, les retraités, les pensionnés, les rentiers, les personnes qui ont fait le choix de ne pas travailler, etc. 
L'évolution du chômage mesure donc seulement l'inadéquation entre le nombre de personnes qui ont besoin, ou qui souhaitent, travailler et le nombre d'emplois proposés, en aucun cas la destruction du nombre d'emplois. Tout au plus un indicateur de l'évolution de la nature des emplois et du temps nécessaire pour s'y adapter. 
Le chômage est un drame individuel pour le chômeur, mais le nombre de chômeurs n'est pas un indicateur du nombre d'emplois. 
Le reste est discours.



jeudi 5 janvier 2012

Le beurre et la crémière

De nombreuses coopératives de production ont été créées sur les décombres de société en déshérence. Chaque fois ce fut par la volonté du personnel qui y a réinvesti ses indemnités de licenciement, et les primes prévues pour ce faire par Pôle Emploi (quelques mois d'indemnité de chômage). 
Ce fut parfois un échec (Manufrance), mais le plus souvent une réussite. Cela a toujours tenu plus à la combativité du personnel qu'au soutien des pouvoirs publics. Mais chaque fois le personnel s'est investi personnellement et financièrement. 
La posture totalitaire de syndicalistes concernant SeaFrance est un non-sens total. Leur comportement a conduit à la déroute de leur entreprise et ils prétendent vouloir la gouverner sans bourse déliée, et avec notre argent. 
En exigeant le montage d'une coopérative sans y mettre un centime, ils veulent le beurre et la crémière. 
Espérons qu'un autre montage réussisse! 

mardi 6 septembre 2011

L'école des chômeurs


Il est certains jours ou l'on ce demande à quoi pense nos élus.
Je connais une commune de bonne taille (plus de 40 000 habitants) qui ne semble pas priser le travail des femmes. En effet, alors que l'école accueille les enfants à partir de deux ans, que l'accueil périscolaire les accepte, il leur est refusé l'accès à la restauration du midi. Et c'est bien la municipalité qui gère la cantine.
Autrement dit, pour qu'un enfant de deux ans puisse être accueilli à l'école maternelle, il ne faut pas que l'un des parents travail. Et quand ce parent est-il seul ? C'est pareil !
Quant à trouver une assistante maternelle pour les heures de repas, déjà que c'est impossible pour le mercredi et les congés scolaires, même pas en rêve.
Employeur, j'en suis à gérer des demandes d'aménagement d'horaires qui deviennent rapidement incompatibles avec les missions qui nous sont demandées.
On ne ferait pas mieux pour cultiver le chômage des femmes.
Cette attitude discriminatoire est intolérable en ces temps où le travail est si difficile à conserver et ou les compétences sont si difficiles à recruter.