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vendredi 6 avril 2012

Des chiffres qui parlent

Excellent article dans Le Progrès du 5 avril 2012 concernant l'emploi. De quoi aller en chercher plus dans les archives de l'INSEE. Et là, surprise, l'évolution du chômage est pratiquement sans relation avec le nombre d'emplois. 
Ainsi, de 1980 à aujourd'hui, il y a en France ≈ 3,2 millions d'emplois de plus. Avec aujourd'hui 20 millions, il n'y a donc jamais eu autant d'emplois en France, et ce nombre a pratiquement toujours progressé au cours des 30 dernières années (excepté en 1993). 
Mais aussi il y a 3,8 millions de personnes de plus dans la tranche d'âge de 15 à 65 ans avec aujourd'hui 28,3 millions. 
L'écart de plus de 8 millions n'est pas le nombre de chômeurs, contrairement à l'affirmation de certains, car il faut évidemment décompter les étudiants, les retraités, les pensionnés, les rentiers, les personnes qui ont fait le choix de ne pas travailler, etc. 
L'évolution du chômage mesure donc seulement l'inadéquation entre le nombre de personnes qui ont besoin, ou qui souhaitent, travailler et le nombre d'emplois proposés, en aucun cas la destruction du nombre d'emplois. Tout au plus un indicateur de l'évolution de la nature des emplois et du temps nécessaire pour s'y adapter. 
Le chômage est un drame individuel pour le chômeur, mais le nombre de chômeurs n'est pas un indicateur du nombre d'emplois. 
Le reste est discours.



dimanche 30 mai 2010

faire payer les riches?

Il est des jours ou l'on peut désespérer du journalisme.
Alors que certains voudraient nous faire croire qu'il suffirait de “faire payer les riches” pour résoudre tous les problèmes de la république, aucun journaliste ne prends le temps de montrer l'absurdité du propos, comme l'énormité des chiffres à considérer. Il me semble donc nécessaire de faire quelques calculs simples et vérifiables, en fouillant sur les sites d'IPSOS, de Challenges et du ministère des finances.
Ainsi pour combler la dette de la France de 1 400 000 000 000 Euros, il faudrait plus le 7 fois les fortunes cumulées des fameuses 300 familles chères au PC. Encore faudrait-il réaliser ces fortunes sans léser les millions de travailleurs dont le poste de travail constitue justement une part de ces fortunes. Car il ne faut pas rêver, la fortunes des riches est plus dans l'industrie qu'en lingots, c'est d'un meilleurs rapport, et en ces temps de délocalisation, cela me semble risqué. Et une fois le trou ainsi très partiellement comblé, qui ponctionner? Les 100 suivants ne cumulent même pas 7 milliards de capital. Bien que je ne l'ai pas vérifié, il n'est même pas certain que la totalité des économies des français y suffise.
Ainsi, rien que pour combler le déficit de plus de 150 000 000 000 € du seul budget 2010, soit 3 fois l'IRPP, il faudrait confisquer la totalité des revenus des 3 500 000 de français les plus aisés (aux revenus annuels de plus de 70 000 €, nous voilà très loin des 300 familles). Combien de dépenses créatrices d'emplois ainsi perdus?
Alors, évidement, il est facile de dire qu'il faut faire payer les riches, pour financer ceci ou cela, encore faut-il avoir le sens de la mesure.
Hélas, pour en arriver ou nous en sommes, nos gouvernants eux-même en manque gravement depuis des décennies.
Préparons nous à des lendemains difficiles. Refuser cette évidence et s'arcbouter sur quelques “avantages acquis”, depuis si peu et si facilement, est réserver le pire aux générations futures.