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mardi 19 juin 2012

Ils ne pensent qu'à ça

À peine closes les élections nationales qui ont occupé nos édiles durant une bonne année, voir un quinquennat entier pour certains qui ne s'étaient pas remis de leur déconfiture, que les mêmes parlent déjà des élections locales, prévue dans 24 mois. 
Déjà que les ministres, fraichement nommés, sont illico repartis en campagne pour conquérir un palais-Bourbon où ils ne siègeront probablement jamais, immédiatement réinvestis dans tel ou tel ministère. 
Les uns en supputant leurs chances de persister à la tête des communes, les autres leurs espoirs de retour gagnant. 
Et la gouvernance dans tout cela! 
À quel moment nos élus penseront-ils aux missions pour lesquelles ils ont brigué leur mandat? 
Il est urgent de regrouper toutes les élections, de l'Europe aux communes, en une seule et unique votation quinquennale afin que nos élus puissent travailler quelques temps dans la sérénité, et que les médias cessent de nous souler d'enquêtes, de statistiques et de coups bas.

mardi 24 avril 2012

Le bon berger

En 2002, le FN était le diable qu'il fallait écraser. Éliminée du second tour, la Gauche, désarçonnée invitait ses électeurs à sauver la république en faisant massivement voter pour M. Chirac. Il est historiquement regrettable que ce dernier, fort de plus de 80 % de voix n'en ait pas profité pour effectuer les réformes indispensables à l'avenir de la France en Europe. 
Mais revenons au FN et en 2012. Si le FN reste dans les discours le diable à éviter, ces électeurs, jadis traités de même, sont devenus des brebis égarées qu'il faut ramener dans le bon troupeau. Le bon troupeau dont chacun des deux candidats se prétends le meilleur berger. Il est vrai qu'aucun n'a la certitude de disposer des réserves de voix lui garantissant la suprématie. Même la Gauche en arrive à considérer les électeurs du FN comme des égarés du peuple de gauche. On croit rêver! 
Ainsi passe le temps. Jadis, les électeurs du FN étaient de mauvais Français à éviter, aujourd'hui des citoyens convoités. 
D'ici qu'ils deviennent pour les mêmes éligibles et ministrables…, car manger avec le diable, même avec une grande cuillère, reste un exercice périlleux. 

samedi 21 avril 2012

Indignation

Il est certain qu'il y a beaucoup de motifs de s'indigner : L'abus de pouvoir des banques, de certains politiciens, de certains fortunés, l'insuffisance de logement, de travail, de ressource, de reconnaissance sociale… 
Mais est-ce suffisant de s'indigner? Est-ce suffisant de clamer qu'il faut tout changer? Est-ce suffisant de défiler? 
Pour changer le monde, l'indignation et la critique ne suffisent pas. Il faut proposer, convaincre et agir. 
Proposer, car sans propositions, pas de projet. Proposer, car il faut confronter les points de vue pour arrêter une perspective de progrès. 
Convaincre, car l'action autoritaire n'est plus un mode acceptable de gouvernance. 
Et agir, c'est-à-dire se mettre en situation de changer le monde en se proposant pour gouverner, au minimum et votant pour celui qui semble le plus apte à infléchir la situation. 
Le pèlerinage des indignés et leur projet d'occupation de l'espace publique ne remplit aucune de ses conditions. Leur indignation se transforme de ce fait en vaine agitation.

mercredi 18 avril 2012

Budget Élyséen

• Le déferlement de diatribes contre l'actuel président me donne envie de rappeler quelques informations de source vérifiables, et notoires, sans évidemment être exhaustif. 

•Jusqu'en 2007, les dépenses de l'Élysée étaient éclatées entre les différents ministères, qui prenaient à leur charge une partie des dépenses de la Présidence : le Ministère des Affaires étrangères payait les frais des voyages à l'étranger, le Ministère de l'Intérieur couvrait les dépenses de sécurité du Président et les voyages (hors diplomatie) et le Ministère de la Défense les charges de transport par avion militaire. De la même manière, les fonctionnaires mis à disposition de la Présidence continuaient à être payés par leur ministère d'origine. Jusqu'en 2007, le budget affiché de l'Élysée ne représentait en fait qu'une partie des dépenses engagées par la Présidence. 
Autant dire aussi que les comparaisons avec les présidents précédents sont impossibles et surtout vides de sens, même si la Cour des Comptes a constaté que cette opération avait conduit à une légère baisse des dépenses consolidées. 

• L'avion présidentiel. 
Est-il utile de rappeler que pour acheter d'occasion un avion long-courrier notre actuel Président a vendu deux avions moyens courrier achetés neufs par celui élu en 1981, lequel ne les a utilisé qu'une fois, préférant louer deux concordes, dont un aménagé spécialement au cas ou un tomberais en panne, même pour seulement traverser la méditerranée. Le tout hors les comptes de l'Élysée. 
Un avion d'occasion capable de répondre à tous les besoins contre deux avions sans capacité de projection et sans oublier la réforme du Concorde hors de prix à maintenir comme à faire voler, je ne pense pas que ce soit une dépense. (source http://cotam0001.com/histoire-des-avions-presidentiels-francais.html). 
Le reste de la flotte d'État est principalement utilisée par les ministères. De plus et jusqu'à la présidence actuelle, ces avions n'émargeaient pas au budget de l'Élysée. 

• Budget de l'Élysée 
Encore une légende à faire tomber. 
En premier lieu, il faut rappeler que la réforme constitutionnelle lancée par l'actuel Président met le budget de l'Élysée comme le traitement du Président entre les mains des Chambres et sous contrôle de la Cour des Comptes. Nouveauté qui le contraint et à laquelle ont échappé ses prédécesseurs. Certains s'en sont émus lors de certaines présidences (chacun se souviendra de certains "frais de bouche"), beaucoup moins pour d'autres (personne n'a osé parler de certains logements loués en ville par l'élu de 1981 pour cacher sa bigamie). 
Il est donc faux de prétendre que l'actuel Président peut dépenser sans compter et s'octroyer le traitement qu'il souhaite. C'est même le premier Président dont le budget est sous un triple contrôle. 
Par ailleurs, il a appliqué à l'Élysée le principe de non-remplacement de la moitié des départs, ce qui a conduit à une baisse des coûts de fonctionnement. Et personne n'aura oublié qu'il a mis fin à la couteuse opération de communication du 14 juillet dans les jardins du château. 
Ensuite, le budget du château inclus l'entretien du bâtiment qui est un monument historique que les prédécesseurs ont assez largement négligé, si ce n'est saccagé (cf les rapports des monuments historiques). 
Chacun aura aussi noté qu'il ne passe pas ses vacances dans les palais de l'État, préférant les résidences familiales, d'aucuns le lui reprochent d'ailleurs.

vendredi 6 avril 2012

Des chiffres qui parlent

Excellent article dans Le Progrès du 5 avril 2012 concernant l'emploi. De quoi aller en chercher plus dans les archives de l'INSEE. Et là, surprise, l'évolution du chômage est pratiquement sans relation avec le nombre d'emplois. 
Ainsi, de 1980 à aujourd'hui, il y a en France ≈ 3,2 millions d'emplois de plus. Avec aujourd'hui 20 millions, il n'y a donc jamais eu autant d'emplois en France, et ce nombre a pratiquement toujours progressé au cours des 30 dernières années (excepté en 1993). 
Mais aussi il y a 3,8 millions de personnes de plus dans la tranche d'âge de 15 à 65 ans avec aujourd'hui 28,3 millions. 
L'écart de plus de 8 millions n'est pas le nombre de chômeurs, contrairement à l'affirmation de certains, car il faut évidemment décompter les étudiants, les retraités, les pensionnés, les rentiers, les personnes qui ont fait le choix de ne pas travailler, etc. 
L'évolution du chômage mesure donc seulement l'inadéquation entre le nombre de personnes qui ont besoin, ou qui souhaitent, travailler et le nombre d'emplois proposés, en aucun cas la destruction du nombre d'emplois. Tout au plus un indicateur de l'évolution de la nature des emplois et du temps nécessaire pour s'y adapter. 
Le chômage est un drame individuel pour le chômeur, mais le nombre de chômeurs n'est pas un indicateur du nombre d'emplois. 
Le reste est discours.



mercredi 4 avril 2012

menace de dictature

"François Hollande précise aussi que les mesures urgentes annoncées entre le second tour de la présidentielle et la fin de la session ordinaire du Parlement, le 29 juin, seront prises pour la plupart par décret." 
Compte tenu des élections législatives en juin, 2e tour le 17, et même en présumant qu'il obtienne une majorité à sa convenance, sans même tenir compte des nécessaires navettes avec le Sénat, il est en effet impossible d'installer la Chambre des Députés et de la faire voter quoi que ce soit avant le 29 juin. 
Or les mesures que M. Hollande veut prendre modifient des Lois que donc seules les Chambres peuvent modifier. 
On ne peu faire plus violent comme gouvernance. 
Autrement dit la dictature et l'arbitraire. Maintenant, nous savons qui est dangereux pour la Démocratie.

mardi 3 avril 2012

Lettre aux candidat : LE MILLEFEUILLE ADMINISTRATIF

Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. Il faut surtout arrêter de réformer sans afficher les vrais objectifs. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Dans une Europe qui ne peu que prendre de plus en plus de pouvoir politique, il faut donner plus de pouvoir aux régions et alléger l'État. 
  • Il faut réduire le nombre de régions à une dizaine. Il est incohérent d'avoir, en métropole, des régions de 2 départements, et surtout des régions qui regroupent moins de 5 % de la population (18 sur 21! http://fr.wikipedia.org/wiki/Région_française). Cela constitue une dispersion et une dilution du pouvoir cause de beaucoup de frais évitables. 
  • Il faut localiser l'éducation. 30 ans après la mise en place des régions, il est incompréhensible que le découpage territorial de l'éducation nationale soit différent de ce découpage politique. Sans rien ôter aux nationales en matière de programme scolaire, il faut organiser l'embauche de l'ensemble du personnel, enseignants compris, au niveau des collectivités responsables des bâtiments. 
  • Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
  • Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Cela relève de la méthode électorale par scrutin de listes représentatives. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 

vendredi 30 mars 2012

Corps intermédiaires

En réaction aux propos de notre Président Candidat qui souhaite promouvoir le référendum pour contourner des “corps intermédiaires qui ne représentent qu'eux-mêmes”, nombre de ceux-ci manifestent de leur utilité et de leur nécessité. 
Je ne peux qu'y souscrire, avec toutefois une observation qui mérite réflexion. 
À l'origine, ces corps intermédiaires méritaient leur représentativité par la grâce d'élection au suffrage direct ou indirect. Ainsi, les administrateurs des organismes sociaux, ainsi, les représentants syndicaux, ainsi, les divers membres des CESS. Foin de tout ceci, les membres de ces institutions sont mystérieusement désignés par de mystérieux comités dont le public ne sait rien, à l'occasion de nominations dont les médiats se gardent bien de parler. Pratique pour ne pas risquer d'afficher ce qui reste de sa représentativité, pour se protéger d'arrivants plus en phase avec la réalité du moment, pour échapper à toute contestation de légitimité. 
Restent encore, mais pour combien de temps, tant il est vrai que certains craignent pour leur place, les conseillers prud'homaux. Élection reportée de deux ans, et tentative de suppression de ces élections pour une désignation, mais par qui? 
Et, je passe sur ces “corps intermédiaires” qui n'ont que posture pour attitude, qui refuse toute forme de négociation, qui confondent l'indispensable compromis avec la compromission, voir de la trahison à on ne sait quelle chimère.
Bref, je suis pour ces corps intermédiaires qui alimentent la démocratie, encore faut-il qu'ils soient démocratiquement constitués et alimentent la réflexion plutôt que de la bloquer.

mercredi 22 février 2012

Lettre aux candidats : Vers une école de l'espoir

L'organisation de l'instruction publique en France est principalement orientée vers la sélection des élites. Et cette sélection se fait essentiellement par l'échec. Les métiers manuels sont méprisés. Jusqu'il y a peu, la filière conduisant à la formation des enseignants avait l'appellation caractéristique d'École Normale. C'est tout dire du mépris du système d'enseignement pour les autres filières. 
Et que dire du mépris de la libre pensée qui consiste à imposer une vision unique de la culture en prétendant l'inculquer dès l'école primaire. Au point de faire l'impasse sur le minimum qui permettrait à chacun d'aller la chercher lorsqu'il en est capable, lorsqu'il en a envie. Au point de considérer que la méconnaissance de ses bases n'est pas un obstacle à être jeté dans l'enseignement secondaire. 
Il faut réformer l'enseignement primaire pour permettre à tous d'en sortir avec la maitrise des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, français, mathématique, anglais. Car comment comprendre quoi que ce soit sans ces bases. La difficulté à lire rend impossible la compréhension des mathématiques comme du moindre texte. 
Sans ces fondamentaux, il faut protéger l'enfant et le soutenir avant de le lancer dans la poursuite des études. Il faut aussi faire la promotion de tous les métiers indispensables et qui pourtant n'exigent pas une longue formation intellectuelle. 
La culture viendra ensuite d'elle-même selon les goûts de l'individu. 
Il faut aussi laisser à l'enfant assez d'espace et de temps de liberté pour qu'il puisse choisir des activités selon son choix. 
Alors nous aurons une école de l'espoir, une école qui fait la promotion individuelle et permet à chacun de s'épanouir selon ses capacités et ses projets.

500 signatures

À la veille d’élections, il semble évident que le temps n'est pas venu de modifier les règles de reconnaissance des candidats à la magistrature suprême. Nos Sages ont donc sainement réagi. 
De fait, la reconnaissance de notoriété n'est ni un soutien, ni un parrainage. 
Il me semble toutefois qu'il soit nécessaire de faire évoluer cette règle. Sur médiatisation et polémique facile conduisent à rechercher une règle qui ménage tout le monde et permette de valider cette reconnaissance dans l'anonymat. 
Tirons un trait sur l'argument qui voudrait que les élus ne puissent agir qu'à visage découvert. Nombre de votes dans les deux chambres sont à bulletin secret, de même dans le cadre des conseils municipaux comme pour l'élection des sénateurs. 
Mais alors, il faut organiser cette reconnaissance de notoriété par bulletin secret organisé en une seule journée, à l'exemple des élections sénatoriales. En sollicitant globalement l'ensemble des Grands Électeurs, le nombre d'expressions prend une autre dimension. Considérant ≈ 40 000 voix, il me semble raisonnable de considérer qu'il soit alors nécessaire d'avoir au moins 4 000 reconnaissances couvrant raisonnablement le territoire pour obtenir l'investiture. Ainsi assuré de n'avoir jamais plus de 10 candidats nous avons aussi la raisonnable certitude de couvrir le champ des sensibilités. 
Ainsi la démocratie sera sauve, car il est présentement à craindre que certains courants politiques ne puissent profiter de la tribune que représente l'Élection Présidentielle.

mardi 21 février 2012

Lettre aux candidats : Citoyenneté

  • APLATIR LE MILLEFEUILLE 
Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. 
Il faut faire monter en puissance la gouvernance européenne de sorte que les pays qui la constituent soient enfin de traiter avec le même égard et la même solidarité que ceux que nous apportons en France à nos départements et régions. C'est moins d'État pour chaque pays, mais plus de solidarité. 
Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Il faut en particulier régionaliser l'éducation. 

  • UNE REPRÉSENTATION ÉQUITABLE DES CITOYENS ET DES PARTIS 
Il y a en France autant de modes de scrutin que d'élection. Il est urgent de mettre de la cohérence dans la représentation des citoyens. 
Je suggère de généraliser les scrutins de liste afin de faire jouer à plein les règles de parité et de représentativité. 
Des listes au niveau 
  • communal pour les collectivités locales, 
  • départementales pour les conseillers territoriaux, 
  • régionaux pour les députés nationaux et européens. 
Pour assurer la gouvernance, comme pour certaines communes, la liste arrivant en tête dispose au minimum de la majorité des sièges. 
En organisant toutes les élections le même jour, de la présidentielle à la municipale, nous échapperions a la campagne électorale permanente. 
Et que l'on ne dise pas que c'est impossible, nous sommes un des rares pays à ne pas le faire. 

  • MODERNISER LE VOTE. 
Les machines à voter proposées ici ou là sont des inepties. Complexes et hors de prix, utilisées occasionnellement, pas toujours compréhensible par le public, elles sont obsolètes sitôt le vote passé. 
Il faut instaurer le vote électronique avec les moyens de la Française des jeux. Après tout, une élection est une sorte particulière de pari. L'opération pourra se faire sans difficulté sous le contrôle des élus locaux, et les dépositaires de ces machines sont en délégation d'un service d'état. Le matériel existe et est largement distribué, tout au plus faudra-t-il le répartir différemment. Sa capacité de gérer plusieurs séries de listes est démontrée. L'anonymat est assuré par principe. Le décompte immédiat, incontestable et quasi impossible à trafiquer (assurément plus sûr que le décompte manuel actuel). Le contrôle est garanti, le ticket à code-barre produit pouvant être récupéré dans une urne pour garder une trace matérielle en vue d'un éventuel recompte, manuel ou mécanisé, en cas de panne ou de contestation.

mardi 7 février 2012

Dette de l'État français



Le Président actuel est montré du doigt. Il est vrai que la dette étant cumulative, nous atteignons des sommes. 
mais Qui fut le Président de la dette?
Il ne fut cette pas seul à creuser le trou, mais étant présenté comme le garant de la nation, il ne peut s’en disculper.
Dette de la France en milliards et en %:
1981 : 105M€, 5%
1995 : 660M€, 55%, soit +550M€ +529%
2007 : 1200M€, 64%, soit +540M€ +82%
2010 : 1591M€, 82%, soit +391M€ +33%
valeur courante, non corrigée de l’inflation.

Juste un petit rappel à la mémoire, qui se passe de commentaire.

sources INSEE & http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dette_publique_France_1978-2010.png?uselang=fr


Lettre aux candidats : fiscalité

IMPÔT SUR LES REVENUS
Il semble urgent de remettre en ordre notre système fiscal. 
Trop de dégrèvement, de niches, de dérogations 
Il me semble nécessaire de rétablir un impôt sur le revenu qui concerne tout le monde, et pas seulement la moitié de la population. Pour cela il faut y intégrer les autres impôts sur le revenu, universels, ceux-là, que sont CSG et RDS qui deviendraient aussi progressifs. Par mesure d'équité, il faut supprimer les prélèvements libératoires des revenus financiers qui sont des niches fiscales ne concernant que les plus hauts revenus.
Il faut maintenir le quotient familial en limitant plus qu'actuellement sa base de calcul (10 SMIC ?) de sorte de ne pas en faire un avantage disproportionné. Il faut appliquer le principe de quotient familial aux impôts locaux des foyers afin d'éviter que celui-ci ne devienne excessif en regard des revenus (il est une des causes de l'application du plafond de 50 % d'impôts pour les personnes à petits revenus). 

TVA ET TRANSFERTS SOCIAUX
Il faut aller plus loin en matière de transferts de charges. Les trois niveaux de TVA actuels permettent de ménager les dépenses des plus modestes dès lors que la TVA réduite concerne les produits essentiels. Il est donc possible de reporter la TVA haute le financement des charges sociales communes à l'ensemble de la population (famille, santé). Cette taxe, payée par tous, y compris par les visiteurs, permet de plus aux produits et services importés de participer au service commun de protection sociale. La baisse des cotisations salariales libère du pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent, la baisse de la part patronale compensant largement la hausse de la TVA.

TAXE SUR LA CIRCULATION
Notre pays étant une zone carrefour pour l'Europe, il me semble nécessaire de revoir la fiscalité touchant la circulation routière. 
À l'image de certains pays d'Europe (Suisse, Autriche, Allemagne) il semble urgent d'établir une taxe de transit pour le fret, les taxes françaises sur les carburants et donc les moyens théoriques d'entretenir le réseau routier pouvant être évité par la capacité des réservoirs. 
Le niveau doit de plus favoriser les transferts vers les transports ferrés, fluviaux et maritimes, beaucoup plus économes en énergie, voire d'inciter aux circuits courts. 
Cette taxe pourrait s'étendre à tous les transits, y compris touristique, comme en Suisse. Ce serait d'ailleurs une alternative aux péages autoroutiers des tronçons dont l'État est propriétaire, offrant ainsi un avantage aux résidents. 
Il ne faudra pas pour autant baisser la taxation des carburants.

TAXES SUR L'IMMOBILIER ET L'HABITAT
Le logement est un problème pour nombre de résidents en France. Plusieurs causes y contribuent : 
  • Une baisse des engagements de l'état dans les années 80 et 90, la hausse des exigences règlementaires poussant les prix vers le haut, 
  • Une course à la rentabilité des financeurs institutionnels qui on convertis des logements de centre-ville en usage professionnel, 
  • La déconstruction des ménages impliquant le dédoublement des résidences principales pour chaque couple décomposé, 
  • Le droit protégeant le locataire et pénalisant le propriétaire, 
  • Un déplacement des lieux de travail…. 
Il semble urgent de rétablir certains équilibres. 
  • Maintenir, voir renforcer, la construction et la rénovation de l'habitat social,
  • Imposer aux financeurs institutionnels un équilibre local entre logements et locaux professionnels. 
  • Établir une imposition progressive des taxes sur les logements longuement inoccupés en commençant par leur appliquer la taxe d'habitation et à la faire progresser d'année en année aussi longtemps qu'il reste inoccupé. 
  • Rendre aux organismes d'habitat social la capacité à moduler le loyer selon les revenus sur la valeur globale du parc en leur apportant directement l'aide au logement social (rétablir l'aide à la pierre plutôt que l'aide à la personne). 
  • Instaurer des cartes d'exigence de logement social au niveau des bassins de vie plutôt qu'à celui des communes (dimension absurde en agglomération), et reconnaître comme logement social l'accession sociale à la propriété, mais ancienne. 
  • Organiser un fond de garanti des loyers financé par un prélèvement sur les taxes sur le bâti et les taxes d'habitation pour afin de supprimer toutes les formes de cautionnement.

mardi 31 janvier 2012

Transferts sociaux, un premier pas?


Je suis un peu déçu du projet de transfert de financement des institutions social du travail vers la TVA et la CSG. Mais ce n'est probablement qu'un premier pas. 
Trop peu, car il aurait été judicieux, à mon sens, de transférer en priorité les charges de santé (13,25 %) prélevées aussi la part salariale (0,75 %), redonnant ainsi un peu de pouvoir d'achat aux salariés. Cette charge sociale concerne l'ensemble de la population, et il semble donc équitable que tous y contribuent. De plus, les montants plus significatifs auraient incité les entreprises à les répercuter. 
Le transfert des cotisations concerne toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas concernées par la hausse de la TVA. C'est en particulier le cas des produits à TVA réduite comme l'alimentation et certains services. Or, ces produits et services sont à forte part de salaires sur le territoire français (production agricole, transformation, distribution, services de proximité). Une baisse de 5,4 % des masses salariales devrait donc se répercuter directement sur les prix. Si tout le monde respecte les règles, c'est donc du pouvoir d'achat orienté vers les plus bas revenus. Donc la baisse des cotisations patronales a un caractère social qui mérite d'être relevé. 
S'il est évident que ces transferts ne compenseront pas les écarts de coûts salariaux entre la France et d'autres pays, ce qui n'est vraiment pas l'objectif quoiqu'en disent les détracteurs, ils assurent un prélèvement sur les produits importés qui contribuent notre protection sociale. C’est d'ailleurs là le sens du mot "social" dans l'opération, car très peu de produits importés échappent à la TVA majorée.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les premiers transferts sont le fait du gouvernement Rocard avec la mise en place des CSG et RDS prélevées sur tous les revenus et plus seulement sur ceux seuls du travail.

dimanche 27 novembre 2011

Pour la TVA sociale


Il est souhaitable que la TVA sociale soit un des grands thèmes des élections de 2012. Étant retraité, cette mesure me coutera certainement, pourtant, je la défends. 
PRINCIPE : La protection sociale, santé et famille en particulier, concerne l'ensemble de la population. Il est inéquitable qu'elle soit principalement financée que sur la base des activités salariées. Il faut donc trouver une autre assiette de financement. J'en propose donc deux : La CSG et la TVA.
La CSG pour transférer de manière transparente la part salariale et la TVA pour la part patronale. 
CSG : 
AVANTAGE, la CSG concerne tous les revenus du travail, de l'épargne, de la finance. Cette assiette élargie permet de baisser la part touchant les salariés sans relever le salaire brut avec tous les problèmes que cela poserait. Contrairement aux cotisations prélevées sur les salaires qui sont dégressives, il est possible de gérer une progressivité de la CSG.
INCONVÉNIENT, la CSG augmenterait la participation des retraités. Si la situation peut paraitre intolérable pour les plus petites pensions, il est possible de le compenser par un avoir fiscal. 
TVA sociale : 
AVANTAGE, la TVA est assise sur l'ensemble des ventes en France. Cette assiette élargie atténue de fait son impact sur les prix des productions et services réalisés sur le territoire, car elle est la contrepartie de la suppression de charges assise sur les salaires. Cette taxe augmente les coûts des produits importés sans que ce soit du protectionnisme. La production française étant exportée hors TVA, cette taxe est avantageuse à l'exportation. L'écart à l'avantage des productions nationales devrait inciter aux achats locaux et à la relocalisation de la production, donc à la création d'emplois. L'incidence sur les produits importés sera probablement partielle pour maintenir leur compétitivité, limitant l'impact sur l'indice des prix. 
INCONVÉNIENT, le risque que certains opérateurs ne réduisent pas le prix au profit de leur marge doit pouvoir être régulé par le marché. Le marché intérieur importe plus de produits et services qu'il n'en crée, l'indice des prix est nécessairement touché. Cette incidence peut être prise en compte pour les retraites modestes. 
Je reste persuadé que le jeu en vaut la chandelle. Il faudra aussi convaincre les syndicats de salariés comme d'employeurs que ce transfert de financement sera neutre vis-à-vis de leur capacité à gérer les organismes de protections sociales.

jeudi 24 novembre 2011

Mondialisation


Étrange discours  d'une certaine Gauche qui prétend à nous gouverner!
Alors même qu'une part notable du PS et que le reste de la Gauche prône le repli nationaliste, voici que le candidat à la magistrature suprême souhaite le vote des étrangers en France.
Ainsi donc, au-delà des Européens qui ont déjà le droit de choisir, le Monde entier aura le droit de décider qui dirigera nos collectivités locales! Déjà que dans nombre de communes, les “résidents secondaires”, usant de leur prérogative, ont pris le pouvoir sur ceux qui y vivent au quotidien, qu'en sera-t-il si ceux qui ne sont que de passage en notre beau pays ont en plus le droit de décider ?
En plein combat antimondialiste, voici un projet de mondialisation de la vie politique locale. Ne sommes-nous pas dans le paradoxe ?

dimanche 20 novembre 2011

Pour un plat de lentilles


J'ai connu des écologistes plus pugnaces pour défendre leurs idées. Mais il semble que les temps ont changé et que la faim de pouvoir les tenailles. Ainsi donc pour quelques éventuelles (les électeurs trancheront) postes de députés, les voici renoncer à un de leurs plus vieux combats, la fin rapide de l'utilisation du nucléaire.
Du compromis à la compromission, ils ont sauté le pas pour une course aux prébendes. Leur groupe parlementaire au Sénat leur a tourné la tête.
Il n'est pas certain que ce renoncement les rendent politiquement crédibles.

jeudi 29 septembre 2011

67 ans en 2030


Le courage politique n'étoffe pas nos élus français. Alors que les Allemands n'ont pas hésité à se projeter jusqu'en 2030 pour annoncer qu'à cette date il sera très probable qu'il faille travailler jusque 67 ans pour sauver les régimes de retraite, nos syndicalistes et politiciens français n'ont pas osé se projeter au-delà de 1018 et sont restés collés à 62 ans.
Et encore, restent-ils bloqués sur une donnée incertaine pour le salarié. En effet, s'il est possible de faire valoir ses droits à la retraite à partir de 62 ans (en 2018), comme en Allemagne semble-t-il, encore faut-il avoir cumulé suffisamment de droits pour en profiter pleinement. En 2018 et comme le veut la loi, ce ne sera qu'à 67 ans que la durée de cotisation ne posera plus question.
Le discours actuel de certains est donc pure démagogie, car ils ne reviendront pas en arrière sur ce sujet, quoiqu’ils disent, et les remarques d'autres une inquiétante preuve d'ignorance.

vendredi 16 septembre 2011

Service public


Sans préjuger de l'intérêt qu'à présenté le débat public entre les candidats PS à la candidature à la Présidence pour les adhérents de ce parti, je l'interroge sur la légitimité d'une chaine publique à organiser un tel forum.
Pour ma part, j'ai préféré l'excellent film sur ARTE, et à la lecture des comptes rendus, je n'ai rien perdu.
Le débat aurait eu lieu au siège du PS, que France 2 en rende compte, logique et normale, mais que les fonds publics y pourvoient, je suis contre.
Mais pour le coup, l'opposition ne pourra plus jamais dire que la télévision publique roule pour le gouvernement. Il semble même que nombre de journalistes des chaines publiques revendiquent publiquement leur gauchisme.