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mercredi 23 novembre 2011

Désert médical

• Je suis outré de lire les propos de certains au sujet de la désertification médicale dans l'Ain, et en France en général. Ce sont les médecins eux-mêmes qui ont imposé le numerus clausus dans les années 70, inquiet de l'ouverture des universités après 68, tant était alors leur crainte d'être trop nombreux. 
Leur poids dans le système politique leur a permis de persister dans cette démarche au point que de plus de 8 500 étudiants dans les années 70, il n'y avait plus que 3500 admis en 1993 et il faut attendre 2007 pour retrouver plus de 7000 admis, tant il est vrai que l'on n’invente pas plus les enseignants que les médecins.
(ref : http://fr.wikipedia.org/wiki/Numerus_clausus_dans_l%27admission_aux_études_médicales_françaises).
Une certaine ministre de la santé qui se vante d'avoir équilibré les comptes de la protection sociale se garde bien de dire que ce fut en sacrifiant la formation des médecins, et du corps médical en général (en fermant des écoles d'infirmières). En effet, la formation médicale entre dans les comptes de la protection sociale. Que le système leur ait un peu échappé du fait de la gestion comptable de la santé ne les excuse pas, ce sont eux qui ont mis le ver ans le fruit.
Comme en toute crise, les circonstances sont probablement opportunes pour revoir le mode de fonctionnement de la santé en France. Ne serait-il pas temps de faire sauter, au moins temporairement tous ces verrous, de supprimer numerus clausus et autre limitation d'ouverture de pharmacies. Est-il besoin d'un médecin pour soigner la bobologie? Ne serait-il pas judicieux de revenir à "la médecine de brousse" et de déléguer aux pharmaciens et infirmiers les premières approches?


mercredi 26 janvier 2011

Euthanasie

Il me semble que le débat concernant l'euthanasie est faussé. Presque toujours l'euthanasie est opposée aux soins  palliatifs, considérant ces derniers comme la solution française.
Mais qu'en est-il des personnes gravement malades sans être en fin de vie et incapable d'agir par elles-même mais dont la vie n'a plus aucune valeur pour eux, pire, n'est plus qu'un chemin sans issues de souffrances physiques ou mentales ? Combien de suicides pour ce motif lorsque les personnes sont encore capables d'agir ? Le drame est que faute de moyens, c'est presque toujours avec violence (accidents provoqué) et parfois en entrainant d'autres personnes avec elles. Mais syndrome d'enfermement, tétraplégie, …, sont autant de circonstances ou le choix de la personne est entre les mains de ses accompagnants.
Il faut redonner le pouvoir à chacun de choisir sa fin et de se faire accompagner pour accomplir sa décision lorsque l'on est dans l'incapacité d'agir seul. Cela implique un choix conscient de la personne concernée et exclus donc toute décision prises pour des personnes inconscientes. Comme pour l'avortement, l'euthanasie doit rester un choix de la personne, encore faut-il que ce choix soit possible quitte a imposer un délais de réflexion pour ne pas agir dans la précipitation de la douleur.
Mais dans les deux cas, ce n'est pas au médecin d'avoir le dernier mot.

jeudi 6 janvier 2011

Symptôme de défiance

La course au risque zéro conduit à des postures dangereuses. Plus un médicament est efficace, plus il présente de risques indésirables, donc plus il faut cibler sa prescription. Diaboliser les médicament aujourd'hui serait remettre en cause jusqu'à notre espérance de vie. Dans le même temps, il serait intéressant de s'interroger sur leur prescription.
Le cas du Médiator est significatif : destiné aux diabétiques en surpoids et ne sachant plus gérer leur alimentation, il devient un produit de régime banalisé et donc sans réel suivit. La faute à qui ? Au laboratoire, au pharmacien, au prescripteur ?
Un médecin généraliste qui a même le temps de passer une heure sur une radio périphérique avoue assurer 25 à 30 consultations par jour.
Petit calcul : au bas mot 25 consultations * 23 € * 22 jours = 12 650 € brut par mois, en rappelant que le SMIC brut mensuel est de 1 343,77 €, 9,4 fois moins.
Autre petit calcul 25 consultations * 1/2h (un minimum tout de même!) =12h30 de travail par jour. Est-ce crédible!
Sans compter le foutoir de la vaccination de l'hiver passé qui suscite méfiance et donc risque pour cet hiver.
Notre système de soins est mal en point : pas assez de médecins, trop d'influence des laboratoires, trop de spécialités, pharmacies à but lucratives, il n'est pas surprenant que les comptes soient impossible à équilibrer.