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mercredi 19 octobre 2011

Démondialisation


Évidemment, pour beaucoup, démondialisation est un gros mot! Mais le choc des mots à le mérite d'attirer l'attention.
Mais s'il n'est pas est évident qu'il faille réguler le commerce international, il est insupportable que les salaires de misère versés dans certains pays détruisent nos emplois et il est tout aussi inadmissible que les subventions agricoles des pays 'riches' détruisent l'agriculture des pays pauvres (cf l'exportation de poulet de batterie de la France vers l'Afrique, la destruction de la culture du coton indien ou égyptien par les producteurs des USA).
Il est en même temps surprenant que ce mot sorte de la bouche de tenants d'un socialisme fort, généralement partisan de l'union internationale des travailleurs.
Pris sous un autre angle, cette maîtrise du commerce international peut prendre un autre nom qui commence à être entendu : TVA sociale.
La TVA sociale consiste à sortir le financement de la protection social du coût du travail en France pour la reporter sur l'ensemble des ventes en France. Et comme la TVA n'est pas appliquée à l'exportation, le coefficient est doublé.
Des coûts de production plus bas sur le territoire, et une contribution sociale sur les biens importés. De quoi redonner un peu de tonus à nos productions locales, qu'elles soit agricoles ou industrielles, sans interdire l'importation et sans la taxer comme tel.
Cela peut s'appeler du protectionnisme, mais de nombreux pays y recourent, y compris en Europe et dans la zone Euro. Au sens du droit européen, cela s'appel de la concurrence loyale et non faussée.

samedi 9 avril 2011

Emplois Jeunes

Retour éternel sur les vieilles idées qui n’ont pas rempli leur office. Combien d’emplois jeunes ont été transformés en emplois durables ? Combien de jeunes ont utilement utilisé l’expérience ainsi acquise pour trouver un véritable emploi ? Chaque fois une infime minorité, car heureusement l’échec total est improbable. Certains n’ont eu de cesse d’inventer des idées couteuses et sans avenir. Des Travaux d’Utilité Collective, aux Emplois Jeunes, et demain ? Chaque fois, emplois jetables, emplois voie de garage et sans avenir, tout juste capable de faire illusion quelques temps sur le taux de chômage des jeunes.
Au surplus, des emplois pour quoi faire ? Si un emploi est utile ou nécessaire, il faut s’en donner les moyens sans artifices. Dans le cas contraire, c’est une dépense sans objet. Autant consacrer les mêmes sommes à la formation pour permettre aux jeunes de trouver leur avenir professionnel.
Si une administration ou une association a besoin de personnel supplémentaire, pourquoi ne pas lui en donner les moyens ouvertement, quitte à lui imposer une priorité au premier emploi.
En ces temps où il semble qu’il soit nécessaire de réduire la voilure fiscale sur tous les points, créer des emplois inutiles au prétexte, de réduire le chômage relève de la prévarication. C’est de plus toujours plus de charges qui pèsent lourdement sur la création d’emplois utiles ou nécessaires.

lundi 22 novembre 2010

Merveilleuse Gauche


Dans le texte
« On ne peut pas laisser la thématique du travail à une autre famille politique »,
ainsi parle Mme Anne Hidalgo, penseure (penseuse laisse trop songeur) Socialiste autoproclamée. Il est vrai qu'elle est une des génératrices des 35h dont on sait tout le bien que les travailleurs en ont tiré (baisse des rémunérations, blocage du SMIC, 5 SMIC différents, délocalisations, emplois jeunes sans avenir en CDD poubelle, mise au rancart d'office des plus de 55 ans, …), bref un monde merveilleux ou les écoutes téléphoniques n'ont jamais existé à l'Élysée, ou la retraite n'a jamais été un problème, ….
Même s'il est presque rassurant de constater qu'elle a pris conscience de la brutalité des décisions prises et de constater qu'il n'est pas question de réduire encore.
Il n'en reste pas moins inquiétant d'imaginer, au vue des dernières grèves ce qu'elle entend par "il faut faire appel plus à la réflexion du citoyen quà son émotion"!
Laisser le thème du travail à la Droite, c'est risquer le pire (unification du SMIC par le haut, restauration des heures supplémentaires, RSA, RSA jeunes, sauvetage des retraites par répartitions, …). Décidément, la Droite est vraiment lamentable.
Mais évidement, en ces temps difficiles, il vaut mieux promettre l'impossible. Demain on rase gratis!

dimanche 12 septembre 2010

L'acte et les paroles

Le Parlement Français vient d'adopter plusieurs articles de loi concernant la réforme des retraites. Le vote à main levée dans un hémicycle quasi vide laisse rêveur.
Ou étaient les Députés d'Opposition si prompt à critiquer le projet devant les micros, sur les tribunes? Dans un parlement déserté, il leur aurait été facile de concrétiser leur positionnement en obligeant la Majorité à se mobiliser. Ou sont les milliers d'amendements promis au bon peuple?
Des paroles, des paroles, mais d'acte point. Comment nous faire croire qu'ils ne sont pas complice du projet quand leur discours ne sont que rodomontades ? Au minimum le seront-ils par désertion!
“Nous ne pouvons rien face à une majorité déterminée à détruire les avantages des travailleurs”, pourraient-ils me répondre. Mais la loi s'écrit au Parlement, pas dans la rue, et au Parlement, ils n'étaient pas.
Déserter le Parlement, c'est déserter la Démocratie. Il y a tout à craindre de politiciens qui préfèrent la rue et l'agitation à la négociation et au Parlement. Les prochaines élections nationales promettent de joyeux moments.

mercredi 19 mai 2010

Faire payer les riches

Faire payer les riches est le maître mot d'une opposition bien pensante, et surtout très démagogique. Faisons un petit point de la situation fiscale en France :
  • Les taxes sur la consommation sont à 2 niveaux : réduit (2,1% ou 5,5%) pour les produits de première nécessité (principalement alimentation et culture!), normal (19,6%) pour les autre produits. Les plus modestes sont donc en partie épargné, les plus gros consommateurs les plus sollicités. En effet, les plus aisés consomment beaucoup plus, et nécessairement au delà des produits de première nécessité. À noter que si la taxe de luxe à 33% a disparue, elle frappait alors principalement les voitures et la musiques. La TVA est de toute manière la plus injuste des taxes, mais c'est aussi la plus indolore, celle que l'on paye chaque jours sans en avoir réellement conscience.
  • Les impôts locaux sont propositionnels aux propriétés et aux biens détenus ou occupés. Ici encore, les plus modestes sont pas nature plutôt peu taxés en se limitant à leurs strictes besoins, les plus démunis étant même exonérés, les plus fortunés d'autant plus taxés qu'il sont propriétaires de biens souvent sans commune mesure avec leur strictes besoins. Taxer l'habitat et les propriétés selon les mêmes règles que l'IRPP comme le suggère certains risquerait d'avantager les plus aisés.
  • Les impôts directes sont progressifs avec les revenus. Encore faut-il compter avec la plus importante niche fiscale, celle qui exonère la moitié de la population. Ainsi un couple sans enfants ne paye l'impôt qu'à partir de 20 000 € de revenus (1,5 SMIC), avec 33 000 € (le revenus moyen en France, et le mien par hasard) il payes 1 981 € (6%), avec 200 000 €, 63 075 (31,5%). Le moins que l'on puisse dire, est que les plus aisés sont largement mis à contribution.
  • Je passe sur les quelques impôts qui ne touchent que les plus fortunés (ISF, transactions boursières, …)
  • Reste les multiples niches fiscales dont beaucoup peuvent profiter à tous par le principe du crédit d'impôt, mais le fameux bouclier montre que certains pouvaient reverser plus de la moitié de leurs ressources en impôt directes. Le discours démagogique qui pointe du doigt le remboursement du trop-perçu, comme un chèque-cadeau sans mentionner le montant de la contribution a quelque chose d'irritant et de profondément injuste.
Il semble bien que de longue date, les plus aisés soient largement mis à contribution. Je considère que c'est justice, et rabâcher en permanence qu'il faut faire payer les riches laisse à penser qu'ils seraient épargnés, ce qui est manifestement faux.
Maintenir encore aujourd'hui le discours de Karl Marx est totalement archaïque.
Ceci n'interdit pas de suggérer quelques améliorations.
Je serait assez partisan de faire payer l'IRPP au premier euro gagner car payer l'impôt est un acte citoyen, en être exonéré me semble un privilège, et la révolution a supprimé les privilèges. Il faudrait probablement trouver une contre-partie comme une baisse de la TVA réduite ou de meilleurs prestations sociales.

mercredi 5 mai 2010

La Lozère avant le Zambèze!

“La Lozère avant le Zambèze!”, était la revendication de certains élus pour défendre les investissements en métropole avant ceux dans nos colonies. C'était dans les années 50, ce qui ne rajeuni personne, mais me revient à l'esprit avec l'annonce de la semaine du commerce équitable.
La caractéristique principale du commerce équitable est le respect du producteur, et en particulier lui garantir un revenu correspondant à son travail et lui permettant de vivre dignement. Les manifestations récurrentes de nos producteurs agricoles laisse à penser que ce ne serait pas le cas sur notre propre territoire.
Il est incontestable que les producteurs eux-même ont scié la branche qui les protégeaient en oubliant que les coopératives devaient justement leur assurer une certaine équité face à des acheteurs trop puissants.
Même les pays les plus libéraux ont mis en place des mesures limitant les pouvoir des trust.
Il me semble qu'il est temps, de plus conforme aux sens du grenelle de l'environnement, de proposer une charte de commerce équitable s'étendant à toute la production alimentaire mondiale, à commencer par la production locale.

vendredi 30 avril 2010

Taxés, suite

Le droit de réponse est consubstantiel de la liberté d'expression.
M. Jean-François Pelletier, Maire de Saint-Cyr-sur-Menthon (01380), Conseiller général du canton de Pont-de-Veyle (Ain), Vice-Président de la Commission de la voirie, des transports, de la sécurité, des bâtiments du Conseil Général de l'Ain, Président du Syndicat Intercommunal d'électricité de l'Ain (SIEA), est donc parfaitement en droit de faire valoir ce droit, quand bien même il considère cette liberté contestable.
Comme j'ai publié mon avis en ligne (mon post du 02 avril 2010), je publie le sien, tel qu'il est paru dans Voix de l'Ain n° 3391 du 23 avril 2010.


Le droit de réponse est consubstantiel de la liberté d'expression.
M. Jean-François Pelletier, Maire de Saint-Cyr-sur-Menthon (01380), Conseiller général du canton de Pont-de-Veyle (Ain), Vice-Président de la Commission de la voirie, des transports, de la sécurité, des bâtiments du Conseil Général de l'Ain, Président du Syndicat Intercommunal d'électricité de l'Ain (SIEA), est donc parfaitement en droit de faire valoir ce droit, quand bien même il considère cette liberté contestable.
Comme j'ai publié mon avis en ligne (mon post du 02 avril 2010), je publie le sien, tel qu'il est paru dans Voix de l'Ain n° 3391 du 23 avril 2010.

Mais j'ai aussi, simple citoyen, observateur de la vie publique, sans attache politique, et pour la même raison, le droit de lui répondre, surtout en regard des propos tenus.

J'ai donc communiqué à la presse local le droit de réponse suivant :

“ Inquiétudes :
Je suis inquiet pour la République comme pour les finances publiques.
Si j'ai pour habitude de joindre directement mes contradicteurs pour échanger sans polémiquer en place publique, je ne peux rester publiquement muet aux propos d'un élus de la république à multiples casquettes.

Je lui recommande la lecture de l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, ou L'article 10 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Il y découvrira que la liberté d'expression y est inscrite, et que de la contester est condamnable. C'est au nom de cette liberté d'expression que nous pouvons circuler librement, sans armes et à visage découvert. Qu'un élu de la république conteste ce droit est extrêmement inquiétant et fait songer à d'autres époques, d'autres pays ou des gens sont morts ou des gens meurent encore pour cette liberté.

Je suis aussi très inquiet pour les finances publiques lorsque le même élu déclare sans ambages que telle action est entièrement financée par l'emprunt et de doit donc rien aux taxes que nous supportons. Il me semble qu'il confond allègrement facilité de trésorerie et recette, croyant faire oublier que toute dépense publique est payée par le contribuable. Probablement espère-t-il rembourser l'emprunt, capital et intérêt, par un nouvel emprunt! Quel exemple pour nos concitoyens que l'on exhorte de ne pas tomber dans le surendettement si l'on affirme publiquement de l'emprunt est une recette!
Sur le fond, je n'en démords pas, mais comme d'habitude, le répondrai directement à l'intéressé, bien que tout ou presque soit sur le site web du SIEA, avec copie sur http://jlguyot.blogspot.com/ pour l'information des plus curieux.”

Et je complète ma réponse ainsi :

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme est inscrite dans la constitution de la République Française, et donc contester ce droit est contester la base même de notre République.
J'espérais secrètement que l'arrivée de la Gauche Républicaine permettrait de sortir de SIEA de sa politique topazienne (notre bien aimé Marcel Pagnol n'a pas du creuser beaucoup pour trouver dans la vie public le thème de sa savoureuse pièce) et partisane. Je suis déçu, bien qu'à moité surpris tant il est démontré que le jeu de chaises musicales des élections change parfois le rythme, souvent les hommes, rarement la musique.
J'espère par ailleurs que Monsieur le Président assument plus ou moins involontairement un texte produit par son directeur, même si ceci n'en atténue pas la gravité du propos.
Au surplus, ceci n'a rien de personnel, l'actuel Président œuvre simplement dans la continuité de ses prédécesseurs et a certainement encore beaucoup à découvrir.

Si c'est à l'occasion d'un article dans la presse que j'ai produit un commentaire, mes propos s'appuient sur les informations publiées par le SIEA lui-même sur son site (http://www.siea.fr). Même parcellaires, elles sont très instructives. Par ailleurs, il se trouve que j'ai un vécu qui me permets de disposer d'informations, certes non publiques mais bien vérifiables.

Pour la culture personnelle de l'actuel nouveau Président du SIEA, je l'invite à se plonger dans l'histoire de cette institution. Il y trouvera que certaines communes ont bénéficié plusieurs fois d'une ré-électrification totale, chaque fois à la veille du remplacement de leur Conseiller Général. Il est intéressant de noter une courbe de dépense annuelle plus ou moins cadencée sur le renouvellement des Conseillers Généraux.
Il découvrira aussi que le magnifique plafond étoilé de la salle du Conseil d'Administration du SIEA a coûté plus de 100 mille Francs de l'époque, rien que pour l'éclairage par faisceau laser et fibre optique (plus de 15 mille €, 15 ans de ma consommation d'électricité, pourtant gros consommateurs domestique par définition puisqu'en chauffage électrique).
Est-ce cela le bon usage des fonds publics?

Faut-il rappeler que le SIEA est à l'origine un Syndicat Intercommunal à Vocation Unique destiné (uniquement par définition) à développer l'électrification générale du département et le raccordement de chaque citoyen, aussi isolé soit-il, en complément des structures locales généralement centrées sur les communes les plus dynamiques?
En 1996, constatant que l'essentiel est fait depuis quelques décennies déjà, que la trésorerie s'accumule sans but, qu'il n'est plus qu'à suivre l'évolution des besoins et de renouveler les installations vieillissantes, le SIEA se découvre miraculeusement de nouvelles compétences. Probablement à l'instigation du directeur, pour sauver sa place et son salaire. L'électricité ne lui suffit plus, il s'immisce dans le gaz, ce mêle du cadastre, puis de la téléphonie, aujourd'hui du numérique.

Certes, chacune de ces actions a du sens, est assurément nécessaire, mais aucune ne relève des compétences pour lesquels le SIEA fut créé, ni du financement qu'il utilise (recette affecté tant pour le département que pour les communes).
Ce constat aurait dû initier un redéploiement des finances, en particulier une baisse sensible de la ponction sur les factures d'électricité. Il n'en fût rien, au contraire, puisque l'application du taux maximum c'est pratiquement généralisée à tout le département.
L'idéal aurait été que chacune de ces missions fassent l'objet d'un SIVU spécifique, ce qui aurait rendu les financement limpides et indiscutables, ce qui n'est présentement pas le cas.
Car contrairement à ce qui est affirmer, il n'y a pas de recettes spécifiques attachées, pas même affichées, aux missions autres que l'électricité, comme de montre de CR de la dernière Assemblée Générale publiée (mars 2009) ou il est dit en tout lettres page 5 :
“

Les recettes proviennent essentiellement de :
- la taxe sur l’électricité,
- la TVA ,
- la participation des communes,
- les subventions du Conseil Général,
- la redevance de concession,
- du FACE, Fond d’Amortissement des Charges d’Electrification et,
d’une façon particulière cette année, du remboursement de placements représentant des revenus financiers de 2.780.000 €.”

En quoi la TVA est-ce un recette?
La participation des commune n'est-elle pas la part des taxes locales sur l'électricité destinées qui leur sont affectées?
Est-il normal pour le Conseil Général de subventionner à 10% des recettes une structure qui dégage 18% d'excédent annuel?

Rien concernant des recettes en provenance du gaz,
Rien concernant des recettes en provenance du service de cadastre numérique. Lequel cadastre, librement accessible à tous, semble exister nationalement en indépendance totale du SIEA et sous la gouvernance exclusive du ministère du budget
Rien concernant des recettes en provenance du téléphone.
Rien concernant des recettes en provenance du numérique, mais pour le coup, c'est évidement trop tôt.

Bien que chaque fois des dépenses sont constatées :
1.738.040 € en Renforcement
8.900.243 € en Esthétique
8.015.583 € en Extension
6.533.588 € en Eclairage Public
1.886.929 € en Télécom
121.732 € en Gaz

Il est intéressant de noter que si l'essentiel des dépenses sont affichées en montant dans le CR de l'AG, pratiquement aucun chiffre n'apparait pour les recettes, seulement la répartition en pourcentage. On pourrait être plus transparent sans problème.

Si je considère la dernière ligne de recettes, seul chiffre annoncé, les revenus des placements financiers laissent supposer un capitale placé très supérieur à 100 millions d'Euros, sauf à constater une très mauvaise gestion de trésorerie.
Je ne manque pas d'être très surpris par une telle capitalisation qui représente trois ans de fonctionnement. Il faut être Apple ou Windows pour réussir un tel exploit. Je n'ai pas connaissance d'entreprises française à ce niveau!
Avec un tel capital, pourquoi recourir chaque année à l'emprunt, même pour financer des actions nouvelles, surtout pour quelques millions seulement et pour la moitié des revenus du capital et très en dessous résultat annuel. Tout emprunt est toujours plus coûteux que la perte de produits financiers.
Dire que c'est justement avec ces produits financiers que le SIEA peut développer des actions diversifiées en toute autonomie revient aussi à utiliser les produits de la taxe sur l'électricité hors de son champ d'affectation.
Surtout avec un résultat 2008 de 6 058 168,58 € (Rappelons que l'Ain ne compte que 567 000 habitants, et que chaque foyer est donc taxé à plus de 30 € uniquement pour produire de l'excédent sur les comptes du SIEA) et qui n'a rien d'exceptionnel à voir celui annoncé de l'année précédente.
Ce résultat est à lui seul la confirmation que le SIEA ne pas quoi faire de ses recettes. En effet, un excédent de 18% est une preuve de mauvaise gestion, surtout avec des montants en millions.

Faut-il préciser que l'utilisateur de l'électricité (soit la totalité de la population, ce qui est bien pratique por le SIEA) est aussi taxé en plus pour « contribution au service public d'électricité » et « Contribution tarifaire d'acheminement électricité ». Il semble que nous soyons taxés plusieurs fois pour la même fonction. Il devient dans ces conditions compréhensible de s'interroger sur les finalité des taxes locales prélevées sur l'utilisation de l'électricité.

En lisant la dernière parti de cette AG, présentant le projet de déploiement du très haut débit numérique, je suis surpris de l'optimisme financier affiché en conclusion.
Espérez-vous vraiment tirer en moyenne 18 € par mois et par abonnés d'ici 2020 alors que le déploiement est tout juste décidé et que les abonnements actuelles sont à 30 € tout compris et sont en baisse permanente?

Il est évident que le SIEA vit principalement sur les recettes des taxes locales prélevées sur les consommations d'électricité et sur les produits financiers de leur thésaurisation, ne sait plus quoi en faire et s'invente depuis 15 ans de nouvelles compétences pour continuer à justifier de son existence.
Le silence des adhérents est consternant, même si le CR de l'AG montre que chaque question à sa réponse.

J'aimerai l'avis de la Chambre Régionale des Comptes et du Président du Conseil Général de l'Ain, à qui je transmets cette analyse.

jeudi 15 avril 2010

retraites étape 2 : septembre 2006

Public privé! Les différences sont historiques, mais pas irrémédiables. Il serait d'ailleurs temps de songer à unifier les conditions de travail et d'embauche entre ces deux secteurs d'activité. Il est anormal que la notion de travail dans le public soit synonyme de carrière, et qu'il presque impossible de finir sa vie professionnelle dans le public après avoir longtemps travaillé dans le privé. Le public est resté trop longtemps hors la loi en imposant une limite d'âge à l'embauche. En contre-partie un salarié du public n'a aucun recours face aux abus d'employeurs et de chef, faute d'équivalence aux prud'hommes. Le Tribunal Administratif est trop verrouillé et absolument pas paritaire.
Pour en venir aux retraites, il serait nécessaire d'unifier les systèmes autant que les cotisations ou les pensions. Nous ne tarderons pas à voir l'État ou les collectivités territoriales dans la même situation que certaines grosses sociétés américaines ou régimes spéciaux tel les charbonnages ou l'agriculture et devoir verser plus de retraites que de salaires. Pas de problème d'équilibre pour l'État, puisque les retraites sont payées par l'impôt, rien a voir avec l'équilibre cotisation-pension imposé aux caisses de retraites par répartition. La faillite assurée pour ces dernières et toujours plus d'impôts pour le contribuable!
Unifier les pensions, c'est aussi unifier les règles de départ. Il est inique de constater, par exemple, qu'un enseignant puisse partir en retraite plus tôt qu'un routier, sans jugement de valeur envers ces métiers touts aussi pénibles dans leur genre. Si le code du travail traite des métiers pénibles, la fonction publique a ses propres règles, et les entreprises publiques d'autres encore.
Mais pour y parvenir, il faudra certainement modifier aussi les règles du jeu syndicale. Obtenir qu'une grève soit adoptée par vote a bulletin secret à la majorité des personnes concernées, voir des salariés d'un établissement, plutôt qu'à main levée en AG ou l'on trie les entrants. Obtenir qu'une grève ne soit effectivement possible qu'après avoir officiellement constaté l'échec que véritable négociation, et non d'ukase syndicale comme trop souvent.
La mise en équité des retraites ne sera donc qu'un long chemin de douleur, et il faut être bien courageux pour s'y attaquer. La réforme est pourtant indispensable.
Bon courage, vous n'êtes pas seuls.

mardi 6 octobre 2009

la nasse

Ils sont seulement de passage et on leur interdit de sortir. Les nombreux migrants qui buttent sur le mur de la Manche sont pris dans un imbroglio politique incompréhensible. Ils sont entrés en douce et sans autorisation en France (et dans le fameux espace Schengen !) avec l’idée de ne faire qu’y passer.
Au nom d’accords bizarres, nous leur interdisons d’en sortir. Pourtant ils ne demandent rien d’autre. Pourquoi la France les retient-elle ? Avec ou sans accompagnement, nous leur créons une situation inacceptable.
Ils sont même prêts à payer leur billet de train ou de bateau.
Que les Anglais n’en veuillent pas ne nous concerne pas. Ils se sont créé leur propre réserve international en privilégiant leur ancien empire colonial, c’est leur problème. Nous avons bien assez à faire avec tous ceux qui souhaitent s’installer chez nous et que nous avons bien du mal à accueillir (logement, regroupement familial, travail, intégration, …).
Concentrons nous sur la chasse aux passeurs et laissons passer les passants.

mardi 11 novembre 2008

Jusque 70 ans, si je veux

Il est décidément trop facile de déformer les informations pour le plaisir de noircir le tableau et entretenir le cœur des pleureuses, les lamentations des éternels insatisfaits et les discours des opposants par principe.
Le projet de loi concerne l'interdiction faite aux employeurs de mettre en retraite d'office (donc sans son consentement) un salarié avant 70 ans (le projet initial avait même supprimé toutes limites, comme au Royaume-Uni!). Il n'est ici nullement question d'obliger quiconque à travailler jusque-là. Il est toujours possible de faire valoir le droit à la retraite à partir de 60 ans. Les générations à venir apprécieront de ne pas devoir se contenter d'une retraite partielle par décision arbitraire des employeurs, avec 42 ou plus de cotisation pour une retraite pleine.
Il me semble que le projet concerne surtout ceux qui, pour des études longues, pour avoir suspendu leur activité (maladie, éducation des enfants, volontariat international, …) risquent de ne pas avoir une retraite (pleine, satisfaisante, suffisante, …, Rayez les Mentions Inutiles) à 60 ou 65 ans et se sentent suffisamment vaillants pour poursuivre.
Le projet n'est pas d'imposer de travailler plus longtemps, mais la possibilité de travailler plus tard pour ceux qui ont commencer plus tard, justement.
De plus, il faut arrêter l'hypocrisie qui consiste à imposer un départ en retraite pour autoriser ensuite une reprise à temps partiel, ou une création de micro entreprise (c'est mon cas, car, à mon sens, ne plus avoir d'activité social quant on est en pleine forme est se comporter en parasité de la société), ou du travail "dissimulé".
Ne pas oublier que la seule richesse créée est celle issue du travail, tout le reste n'est que recyclage.
Pour ceux qui pensent que c'est priver de travail les jeunes, je rappelle que :
  • La France est le pays qui a à la fois le moins de jeunes comme le moins de seniors au travail; que la mise à la retraite constitue une perte de revenus de ≈30% pour les salariés du secteur privé (petit rappel pour les trop nombreux décideurs qui ne connaissent que la fonction publique) , et donc autant d'activité économique en moins, donc autant d'emplois perdus, …. Le travail des seniors est l'activé des jeunes. Le travail des seniors est aussi le pouvoir d'achat des jeunes, car cette activité réduit d'autant les ponctions nécessaires au payement des retraites.
  • Pour ce qui concerne les jeunes au chômage, le pourcentage annoncé ne concerne que ceux qui ne sont plus scolarisés, or nous sommes un des pays ou la scolarité est la plus longue. De fait, annoncer 24% de chômage pour les jeunes (population de 16 à 25 ans) correspond à ≈ 10% de jeunes effectivement au chômage compte tenu du nombre de jeunes scolarisés. Excusez de l'écart. C'est évidement encore trop, mais est plus conforme à la réalité. Ici encore, les informations sont insatisfaisantes car trompeuses.

dimanche 19 octobre 2008

du prix du blé

L'hiver dernier, gros scandale autour des prix des matières premières. Le prix des céréales a doublé en un ans. LES fautifS : les agrocarburants. À vouloir diversifier nos sources d'énergie, et surtout rechercher des énergies renouvelables, nous sommes accusés d'affameurs. D'ailleurs aux yeux de certains que se prétendent écologistes, tout est à rejeter : Les voies navigables détruisent le paysages, les éoliennes les oiseaux, les barrages les poissons, les agrocarburants conduisent à la famine mondiale.
Les récoltes 2008 font pleurer les paysans qui retrouvent les prix de 2006, et il n'y a plus personne pour accuser les agrocarburants. Il est même possible que les agrocarburants viennent au secours de la chute des prix tant la récolte est abondante.
Notons au passage que la hausse des prix du blé avait motivé de fortes hausse des prix alimentaires, il serait bien que le retour à l'état antérieur conduise à un retours des prix dans les mêmes proportions.

mercredi 8 octobre 2008

subprime

Serons-nous un jour prochain confrontés aux mêmes problèmes que les banques américaines et pour les mêmes problèmes? Le principe de subprime est couramment utilisé par les marchands de crédit. Il n'est pas d'hebdomadaire où l'on ne trouve de telles propositions :
> 3 mois avant de rembourser et un taux d'intérêt à la limite de l'usure
> 4,5%, affiché en gros, valable 6 mois pour continuer avec un taux à 19,95%, affiché en 20 fois plus petit (ce taux est tellement aberrant que j'ai relus plusieurs fois pour le croire, et c'est ainsi que j'ai découvert que le taux d'usure est de 20,76%).
Avec de tels taux, il est évident que rares sont ceux qui rembourseront sans problème, sans reprendre un nouveau crédit pour couvrir le précédent, ….
Combien de français tombent dans cette course à la trésorerie avec de telles tromperies?
Combien de nouveaux dossiers arrivent aux commissions de surendettement pour s'êtres laissés bernés par ces marchands de misère?
Les banques américaines comme les marcands de crédit français on compris qu'l est facile de voler les pauvres en les appauvrissants encor plus.
Ce n'est plus du libéralisme, même sauvage, c'est presque du racket.
C'est aussi la démonstration que les régulations qui organisent les marchés, même libéraux, ont été oubliés et sont régulièrement bafouées.

samedi 17 mai 2008

Aux étudiants en travail social


Et bien oui, j'ai commis une erreur d'appréciation en ne communiquant pas l'article à la base de mon billet.
Le voici donc.
Il est évident à sa lecture qu'il ne reflète pas la demande générale.
Ma réaction principale est sur le jugement à priori de la pauvreté des associations, ce qui est généralement faux.
La présentation laisse clairement entendre que cette obligation d'indemnité est considérée par les manifestants de Bourg en Bresse du 26 avril 2008 (et je n'ai jamais visé que ceux-là, je ne vous ferais pas l'injure d'une leçon de grammaire pour le démontrer) comme inacceptable alors même qu'elle est une revendication de l'ensemble des étudiants.
Maintenant que certaines associations se cachent derrière l'argument budgétaire est de bonne guerre pour en avoir plus de leur financeur. Les mêmes financeurs ne pouvant s'opposer à financer des dispositions réglementaires, ce ne peu être qu'un problème de délais.
Évidement, certains trouverons que j'en ajoute une couche. J'assume.
J'attends toujours des demandes de stage.