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jeudi 6 octobre 2011

Taxer les boissons sucrées


J'ai toujours été très surpris de constater que les tarifs des boissons alcoolisées étaient plus bas que celui des boissons sans alcool (si l'on exclut les alcools forts), ceci, malgré les taxes substantielles prélevées. 
Taxer les produits (trop) sucrés semble à priori une bonne chose, même si les commerçants sont évidemment réticents. De plus, comme pour l'abus d'alcool, l'abus de sucre est d'un coût faramineux pour la société en matière de santé publique.
Mais ce n'est pas la raison initiale de cette ponction. Il est question de trouver un peu d'argent un peu partout pour combler ce déficit public tant décrier. Et pour adoucir la note, on nous caresse la fibre terrienne en prétendant que c'est pour soutenir l'agriculture française si mal en point pour cause de mondialisation.
Et là, je m'interroge !
Nous allons taxer les produits sucrés pour soutenir une agriculture, donc une part notable produit des betteraves destinées à fabriquer du sucre. La boucle ubuesque est bouclée.

lundi 2 août 2010

OGM le mauvais combat

Le gouvernement européen libère la commercialisation de certains produits OGM. C'est l'occasion rêvée pour certains écolo-anti-tout de reprendre la parole et de tout mélanger.
Sans même aborder la nature et l'objectif des modifications génétiques abordées, tout est critiqué car de toute manière, ce serait dangereux. Et d'évoquer le risque de dissémination, alors qu'il n'est pas question de culture, et de maïs dont chacun sait qu'il n'y a pas de plantes endémiques polènisable en en Europe.

Et d'évoquer les risques sanitaires au nom du principe de précaution alors même que les produits sont réputés comestibles. Et d'évoquer l'absence d'obligation de traçabilité pour l'alimentation animale et donc des risques de consommer des OGM par procuration, comme si manger des carottes rendait carotte.

Je trouve le combat très mal positionné. À mon sens, le vrai problème est celui des semences. Les produits dits OGM ont, comme les semences hybrides F1 qui sont d'autre OGM à mon sens, le très grave défaut de ne pas garantir de résultat si on utilise la récolte pour ressemer. Le cultivateur est captif du semencier, et c'est l'agriculture mondiale, et donc l'alimentation mondiale qui est menacée de main-mise par quelques multinationales. Sur ce terrain, je suivrai toujours les défenseurs d'une agriculture libre.

Autre vrai combat à mener, celui des cultures intensives inadaptées. Ainsi, le maïs est massivement cultivé dans la Plaine de l'Ain sur ce qui était naturellement classé en prairie sèche. Résultat, irrigation permanente avec prélèvement massif dans les nappes souterraines au grand préjudice des cours d'eau et des réserves. Que le maïs soit cultivé en alternance dans les étangs des Dombes est assez logique, mais dans les zones arides!

Compte tenu des coûts ridicules des transports massifs, il serait temps de remettre les cultures dans leurs pays d'origine et de cesser de cultiver des tomates en Hollande, du maïs en Europe, …. S'il fut un temps ou certaines cultures nous ont sauvé de la famine, l'organisation du monde nous permet une autre approche.

mercredi 5 mai 2010

La Lozère avant le Zambèze!

“La Lozère avant le Zambèze!”, était la revendication de certains élus pour défendre les investissements en métropole avant ceux dans nos colonies. C'était dans les années 50, ce qui ne rajeuni personne, mais me revient à l'esprit avec l'annonce de la semaine du commerce équitable.
La caractéristique principale du commerce équitable est le respect du producteur, et en particulier lui garantir un revenu correspondant à son travail et lui permettant de vivre dignement. Les manifestations récurrentes de nos producteurs agricoles laisse à penser que ce ne serait pas le cas sur notre propre territoire.
Il est incontestable que les producteurs eux-même ont scié la branche qui les protégeaient en oubliant que les coopératives devaient justement leur assurer une certaine équité face à des acheteurs trop puissants.
Même les pays les plus libéraux ont mis en place des mesures limitant les pouvoir des trust.
Il me semble qu'il est temps, de plus conforme aux sens du grenelle de l'environnement, de proposer une charte de commerce équitable s'étendant à toute la production alimentaire mondiale, à commencer par la production locale.