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mercredi 17 octobre 2012

Officines ?

Notre Président a promis aux chefs d'États africains la fin des officines. Il semble que ce soit réservé aux problèmes africains. Parce que pour la France. Si ce ne sont pas des officines, ce sont les lobbys, et leur influence semble maximale.
– Tentative d'intégrer tout le capital dans l'évaluation de la fortune, y compris les œuvres d'art, ce qui à mon sens n'est que logique, compte tenu de l'influence des œuvres d'art sur le redressement productif : tollé des possédants, et machine arrière.
– Présomption de taxation des téléviseurs des résidences secondaires, ce qui, par les temps qui courent, ne concerne évidemment que les plus aisés : tollé des possédants, et machine arrière.
– Projet de taxation des plus values de cession d'entreprise, ce qui ne va manifestement pas dans le sens du développement de l'emploi : vole de pigeons mécontents, et marche arrière.
– Projet de réduction réelle des effectifs de telle ou telle fonction publique ici ou là : menace de grève des syndicats à fort pouvoir de nuisance, et marche arrière. Et beaucoup d'imagination pour sauver le soldat de certains ministères en inventant une usine à gaz fiscaliste avec la prétention de mettre en place une facturation progressive des énergies.
Pour une gauche qui prétend faire payer les riches, l'influence de ceux-ci sur les décisions de l'État semble plus que compromettante.
Merci à DELESTRE

jeudi 6 octobre 2011

Taxer les boissons sucrées


J'ai toujours été très surpris de constater que les tarifs des boissons alcoolisées étaient plus bas que celui des boissons sans alcool (si l'on exclut les alcools forts), ceci, malgré les taxes substantielles prélevées. 
Taxer les produits (trop) sucrés semble à priori une bonne chose, même si les commerçants sont évidemment réticents. De plus, comme pour l'abus d'alcool, l'abus de sucre est d'un coût faramineux pour la société en matière de santé publique.
Mais ce n'est pas la raison initiale de cette ponction. Il est question de trouver un peu d'argent un peu partout pour combler ce déficit public tant décrier. Et pour adoucir la note, on nous caresse la fibre terrienne en prétendant que c'est pour soutenir l'agriculture française si mal en point pour cause de mondialisation.
Et là, je m'interroge !
Nous allons taxer les produits sucrés pour soutenir une agriculture, donc une part notable produit des betteraves destinées à fabriquer du sucre. La boucle ubuesque est bouclée.

vendredi 2 avril 2010

Taxé

Belle présentation du fastueux projet du Syndicat Intercommunal d'Électrification de l'Ain en matière de liaison très haut débit. Sympathique rappel du désert rural d'il y a 60 ans en matière d'électrification.
Mais pas un mot de qui paye! Silence total sur la manne et les réserves accumulées au fils des ans. Ce n'est certes pas un secret, mais l'information doit être recherchée sur les factures d'électricité de chaque citoyen, fort discrètement sous l'appellation de « taxes locale » alors qu'elle tombe directement dans une caisse de droit privée. C'est, dans le département de l'Ain ≈ 7,5 % de la facture (8+4% sur 80% des consommations hors taxe et hors abonnement, comme quoi il est toujours possible de faire compliqué pour noyer le poisson) qui tombe ainsi discrètement dans les caisses d'un organisme au fonctionnement opaque. Et si chaque commune, chaque département, peu choisir le niveau de taxe, dans l'Ain c'est le maximum qui est retenu sans aucune justification économique.
Cette fortune est gérée en dehors de toute logique puisqu'initialement prévue pour le développement de l'électricité, elle est aujourd'hui totalement détournée de son objet. Elle a plusieurs fois servie d'outil électoraliste, et aujourd'hui, même le plus démuni paye pour développer des services sans rapport avec l'objet initial.
Je ne nie pas la nécessité de développer les réseaux d'information au meilleur niveau des technologies, mais je ne vois pas le rapport avec cette ponction obligatoire sur la base de ma consommation d'électricité. La TIPP est sensée permettre l'entretien des routes. Lorsque le Minitel a été proposé aux Français, ce fut gracieusement, les recettes d'usage payant le service. Mon opérateur de téléphonie mobile développe son réseau grâce à mes factures. Mon fournisseur d'accès Internet préféré assure très efficacement le développement des réseaux avec des recettes liées aux utilisateurs. Je ne serait pas choqué que les réseaux publics soient développés avec mes impôts.
Cette taxe devrait en toute bonne fois être réduite au strict nécessaire à la bonne gestion des réseaux d'électricité, même si je n'ai jamais vu que du personnel d'EDF sur le terrain. Au minimum, je concevrait qu'il puisse être constitué un fond d'aide aux impayés d'électricité, secourant ainsi les plus démunis.
Pour qui roule le SIEA?