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jeudi 12 avril 2012

Aménagement du territoire

Imaginerait-on de deux compagnies aériennes construisent cote à cote chacune leur aéroport? Que deux producteurs d'électricité tirent chacun leur réseau de transports? C'est pourtant ce qui est en train de se passer à Bourg-en-Bresse. 
Depuis des années le SIEA met en place un réseau de fibres optiques, seul, faute d'être suivi par les autres opérateurs pas intéressés par un territoire à faible densité. Mais voici Orange qui se réveille et revendique le droit de s'installer aussi en ville au nom de la libre concurrence. 
En ville évidemment pour ratisser rapidement alors que le SIEA devrait ramer en milieu rural! Mes lecteurs réguliers savent ce que je pense du financement de la fibre optique par le SIEA avec les taxes locales sur l'électricité. Pourtant, force est de reconnaître sa volonté de faire, et donc de le défendre. 
Il est impensable de laisser chacun creuser routes et trottoirs pour installer son réseau alors qu'un seul, bien dimensionné, est suffisant pour satisfaire tous les besoins. Un seul avec une seule technologie alors qu'Orange persiste à proposer sa solution privée incompatible avec celle des autres opérateurs, malgré les arbitrages des autorités de régulation. 
Il me semble que les réseaux relèvent de l'aménagement du territoire, et donc de la décision des collectivités, selon les règles de la subsidiarité. 
Il est donc urgent que les collectivités territoriales comme l'autorité de régulation arbitrent pour faire respecter le bon sens et l'économie bien pensée.

mercredi 19 octobre 2011

Démondialisation


Évidemment, pour beaucoup, démondialisation est un gros mot! Mais le choc des mots à le mérite d'attirer l'attention.
Mais s'il n'est pas est évident qu'il faille réguler le commerce international, il est insupportable que les salaires de misère versés dans certains pays détruisent nos emplois et il est tout aussi inadmissible que les subventions agricoles des pays 'riches' détruisent l'agriculture des pays pauvres (cf l'exportation de poulet de batterie de la France vers l'Afrique, la destruction de la culture du coton indien ou égyptien par les producteurs des USA).
Il est en même temps surprenant que ce mot sorte de la bouche de tenants d'un socialisme fort, généralement partisan de l'union internationale des travailleurs.
Pris sous un autre angle, cette maîtrise du commerce international peut prendre un autre nom qui commence à être entendu : TVA sociale.
La TVA sociale consiste à sortir le financement de la protection social du coût du travail en France pour la reporter sur l'ensemble des ventes en France. Et comme la TVA n'est pas appliquée à l'exportation, le coefficient est doublé.
Des coûts de production plus bas sur le territoire, et une contribution sociale sur les biens importés. De quoi redonner un peu de tonus à nos productions locales, qu'elles soit agricoles ou industrielles, sans interdire l'importation et sans la taxer comme tel.
Cela peut s'appeler du protectionnisme, mais de nombreux pays y recourent, y compris en Europe et dans la zone Euro. Au sens du droit européen, cela s'appel de la concurrence loyale et non faussée.