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jeudi 21 novembre 2013

Mise à plat

Notre premier Ministre perçoit dans la population une certaine lassitude face à l'impôt. Et il commence à penser que notre fiscalité est devenue trop complexe. Sur quelle planète vit-il? Depuis plus d'un an, il ne se passe pas un mois sans l'annonce d'une nouvelle taxe, d'une hausse d'impôt, d'une nouvelle contribution, du rognage davantage. Quant à la complexité, il y a largement contribué, compensant une hausse par une niche, créant un crédit d'impôt au lieu de baisser des charges sociales, cherchant systématiquement le contre-pied du gouvernement précédent, parfois contre toute logique.
Et si la mise à plat commençait par une recherche d'économie? En pleine crise, certains pays y sont parvenus. Lorsque les dépenses dépassent les recettes, la première des bonnes actions est de chercher à réduire les dépenses.
En se posant la question du moment : Si au lieu de demander ce que le pays peut faire pour nous, ne pourrions-nous pas chercher à savoir ce que l'on peut faire pour notre pays (JFK). Faut-il tout attendre de l'état?
En simplifiant les impôts, il serait certainement possible de diviser par deux les effectifs chargés de leur calcul et de leur collecte. En confiant au secteur privé certaines missions de service au public, nous pourrions espérer une meilleure efficacité.
Quelques pistes : diviser par 2 le nombre de parlementaires (limiter au passage les mandats à un seul renouvellement, à un seul mandat direct, à un seul indirect, obliger les fonctionnaires à démissionner pour être éligibles), restructurer les communes à la taille des nouveaux cantons, faire du conseil départemental une décentralisation du Conseil régional, confier les services académiques aux régions.

mercredi 15 août 2012

80%

Le projet de budget du nouveau gouvernement est étrange. Il voudrait nous laisser croire qu'en surtaxant 10 % des Français, il serait en mesure, non seulement d'équilibrer les comptes, mais en plus de réduire l'endettement de l'État. Il ne serait donc pas nécessaire de transférer les charges sociales du travail à la consommation, ni même de charger la CSG pour en élargir l'assiette, encore moins de majorer les taxes et impôts touchant le plus grand nombre. Il se pourrait même que les taxes sur les carburants, grosse recette s'il en est, baissent pour freiner la hausse de l'énergie.
Non seulement c'est illusoire, mais pire, mensonger.
Sauf à épargner les plus modestes, aucune solution de semble réaliste sans solliciter au moins 80 % des Français. Et ce ne serait que justice dans ce pays ou chacun à peu ou prou bénéficié des largesses publiques (abattement fiscal sur les salaires et les retraites, prélèvement libératoire, quotient familial, détaxe des heures supplémentaires, niches fiscales diverses et variées favorisant nombre de catégories sociales pas forcément des plus aisées…).
Rien que le fait que la moitié des Français échappent à l'impôt sur le revenu en fait en quelque sorte des exilés fiscaux.
La très socialiste Troisième République avait réservé le droit de vote aux seuls français payant l'impôt. Je suggère à l'inverse une taxe forfaitaire substantielle touchant tout français fuyant le fondement de notre démocratie en refusant de voter.
Et il faudrait aussi songer sérieusement à faire des économies. Le symbole des rémunérations du couvrement est insuffisant.