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mercredi 15 août 2012

Sécurité renforcée ou sécuritarisme

Sécurité renforcée ou sécuritarisme ?
Le Ministre de l'Intérieur poursuit la chasse aux campements et résidences sauvages de certaines populations et veut renforcer la sécurité dans des quartiers en déshérence.
Le Président de la République veut surveiller les délinquants au-delà des peines accomplies.
En d'autres temps, ç’aurait été le tollé général à Gauche : Comment ? La sécurité passe avant le socio-éducatif ? Comment ? Un délinquant qui a purgé sa peine ne redevient pas un citoyen insoupçonnable ?
Une certaine Droite se régale.
De fait, il semble que le gouvernement, prenant la pleine mesure de la situation, reconnait que la sécurité est un élément indissociable de la société. Cela n'exclut en rien les démarches socio-éducatives, existantes depuis de lustres et qu'aucun gouvernement n'a jamais abandonnées.
Mais la loi est vide d’effet sans les sanctions envers ceux qui la bafouent.
Dans un domaine proche, que serait le Code de la route sans PV ?
Fasse que tout ceci ne reste pas au niveau des paroles !

mardi 11 octobre 2011

Police et indics


Qui nous fera croire que la loi est adaptée à la lutte de la police contre le grand banditisme? Il est notoire qu'il faille rémunérer les indicateurs, infiltrés et autres “retournés”. Ceci étant officiellement interdit, il est normal que les policiers (et les gendarmes) utilisent des moyens détournés pour arriver à leurs fins.
Le vrai scandale est que certains profitent de la période préélectorale pour positionner en parangon de vertu. Certains donc font déjà le pari de l'alternance et d'une gauche toujours très méfiante envers les “forces de l'ordre” pour se positionner en monsieur propre.

jeudi 30 septembre 2010

Permis d'inconduite


Le permis de conduire à point est depuis 1992 un permis de tolérance. Auparavant, certaines infractions étaient susceptibles d'une suspension immédiate et administrative du permis de conduire. Aujourd'hui, les mêmes inconduites ne sont sanctionnées, outre l'amende, que de la perte quelques points.
Mais c'est aussi un permis de bonne conduite puisque cette menace croissante de suspension au fils des infractions devrait conduire à toujours plus de respect du code, et donc des autres.
Ayant été gros rouleur, je considère aussi que cette situation induisant plus d'expérience ne doit pas susciter plus de tolérance, bien au contraire. Pour preuve, les pertes de permis concernent généralement moins les professionnels de la route que les autres conducteurs.
Je ne pense pas qu'augmenter le droit à l'erreur en réduisant la période de latence améliore la sécurité routière. 75% des conducteurs ont tous leurs points et 90% n'en ont perdu que 2. Combien sont réellement menacés?
Quant à vouloir tacler les conducteurs âgés sur ce seul prétexte, je pense qu'à l'instar du contrôle technique des véhicules, il serait temps de contrôler aussi le plus gros facteur de risque sur la route qu'est le conducteur, tous âges confondus. Contrôle de connaissance et de l'état de santé au moins tous les 10 ans avec, si nécessaire, obligation de révision et de soins, avec contre visite et risque de suspension.
Même pas peur.

dimanche 1 août 2010

Association interdite

Il est des associations qui hérissent une certaine intelligentsia néo-libertaire. Il faut pourtant bien appeler les choses par leur nom et cesser de parler la langue de bois.
Ainsi, et pour parler du problème du moment, Il n'est aucunement question de laisser à penser que tous les nomades sont malfaisants, mais dire qu'il y a parmi eux des malfrats est certainement une vérité, hélas mainte fois avérée. Il en est de même dans toute communauté. Mais il est mal venu de parler de communauté dans un pays qui refuser toute forme de comptage en la matière. Ce qui permet aux communautarismes de se développer sans contrôle et de revendiquer des effectifs invérifiables.
Ainsi, ce n'est pas stigmatiser les habitants des banlieues que de dire que certains délinquants profitent de la densité de population pour s'y cacher. Mais la moindre action violente de ces malfaisants est interprétée par certains comme LE malaise des banlieues sans autre forme d'analyse, et d'avancer l'unique explication du chômage. Comme si la misère pouvait être la seule justification des comportements antisociaux. Comme si les commerces illégaux n'existaient pas.
Il est de bon ton dans une certaine gauche de considérer qu'il y a toujours trop de police avec un rappel permanent à Vichy. Au point de croire ainsi justifier que l'on doive fuir les contrôles. Jusqu'à en faire des travailleurs sociaux et du traitement social du chômage avec une police de proximité sans autorité ni pouvoir, ni expérience. Ce sont pourtant aujourd'hui les premiers à en réclamer au moindre soupçon d'agitation locale, quitte à accuser cette même police de violence chaque fois que son travail le nécessite.
Alors évidement, toute association d'idées, susceptible d'éclaircir la situation est automatiquement stigmatisée.