mercredi 19 octobre 2011

Démondialisation


Évidemment, pour beaucoup, démondialisation est un gros mot! Mais le choc des mots à le mérite d'attirer l'attention.
Mais s'il n'est pas est évident qu'il faille réguler le commerce international, il est insupportable que les salaires de misère versés dans certains pays détruisent nos emplois et il est tout aussi inadmissible que les subventions agricoles des pays 'riches' détruisent l'agriculture des pays pauvres (cf l'exportation de poulet de batterie de la France vers l'Afrique, la destruction de la culture du coton indien ou égyptien par les producteurs des USA).
Il est en même temps surprenant que ce mot sorte de la bouche de tenants d'un socialisme fort, généralement partisan de l'union internationale des travailleurs.
Pris sous un autre angle, cette maîtrise du commerce international peut prendre un autre nom qui commence à être entendu : TVA sociale.
La TVA sociale consiste à sortir le financement de la protection social du coût du travail en France pour la reporter sur l'ensemble des ventes en France. Et comme la TVA n'est pas appliquée à l'exportation, le coefficient est doublé.
Des coûts de production plus bas sur le territoire, et une contribution sociale sur les biens importés. De quoi redonner un peu de tonus à nos productions locales, qu'elles soit agricoles ou industrielles, sans interdire l'importation et sans la taxer comme tel.
Cela peut s'appeler du protectionnisme, mais de nombreux pays y recourent, y compris en Europe et dans la zone Euro. Au sens du droit européen, cela s'appel de la concurrence loyale et non faussée.

mardi 11 octobre 2011

Essence ou gazole


Les écologistes furent fort dépité lorsqu'ils tentèrent de pénalisant le carburant préféré des Français (le gazole, ou fioul, autrement dit le diesel) en mettant en place un bonus-malus basé sur l'émission de CO2. Le fameux diesel arrive en tête des carburants les plus propres pour la Planète. C'est le carburant énergétiquement le plus performant.
Bonne occasion pour les motoristes pour améliorer les moteurs a essence, sans toutefois battre les moteurs diesel. Diesel conçus à l'origine pour utiliser des carburants frustes et qui s'avèrent l'avenir des moteurs à combustion utilisant des biocarburants (les huiles étant plus faciles et écologiquement plus économique à produite que les alcools indispensables pour produire les essences).
Mais certains n'en démordent pas, le diesel DOIT être banni puisqu'ils ont décidé qu'il était plus dangereux pour la santé que l'essence.
On impose donc filtres catalytiques, filtre à particules, à microparticules, et l'on affirme encore et toujours le diesel mortifère alors qu'il devient le carburant le plus propre (des carburants fossiles, s'entend).
Mais pas un mot sur les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et Bunsen, hautement cancérigènes (interdits dans les usages professionnels!) qui ont remplacés le plomb dans l'essence. Le danger est tel qu'aux USA, où l'essence est le carburant majoritaire, les pompes de distribution sont obligatoirement équipées d'aspirateurs et de filtres afin de protéger les pompistes comme les clients.
Mais rien de tel en Europe. Europe, qui plie sous la pression des écolos pour faire taxer le fioul plus que l'essence. Envers et contre toute raison.

RG ou plus RG ?


La presse a le dont de feindre de découvrir ce qui est du domaine public.
Ainsi donc, les services d'État ont des informations sur les personnes publiques! Cela s'appelle des fiches et certains s'en étonnent. Voudrait-on nous faire croire, par exemple, que les élus de la République acceptent de rencontrer un journaliste pour un débat public sans rien savoir de lui, de ses opinions, de ses réseaux ?
Que les Renseignements Généraux tels qu'ils étaient officiellement il y a quelques années aient disparu n'interdit en rien cette recherche d'informations totalement justifiée. Quiconque doit entretenir un échange professionnel s'informe de son contradicteur.
Les partis politiques eux-mêmes ne procèdent pas autrement et je sais que j'ai été enquêté jusque dans ma vie privée de par mes fonctions associatives, par les services d'état et par certains partis (de bonnes âmes me l'on fait savoir).
N'ayant rien à me rapprocher, je n'y trouve aucun mal. S'en inquiéter démontre que l'on a des choses ou des actes à cacher.

Police et indics


Qui nous fera croire que la loi est adaptée à la lutte de la police contre le grand banditisme? Il est notoire qu'il faille rémunérer les indicateurs, infiltrés et autres “retournés”. Ceci étant officiellement interdit, il est normal que les policiers (et les gendarmes) utilisent des moyens détournés pour arriver à leurs fins.
Le vrai scandale est que certains profitent de la période préélectorale pour positionner en parangon de vertu. Certains donc font déjà le pari de l'alternance et d'une gauche toujours très méfiante envers les “forces de l'ordre” pour se positionner en monsieur propre.

jeudi 6 octobre 2011

Taxer les boissons sucrées


J'ai toujours été très surpris de constater que les tarifs des boissons alcoolisées étaient plus bas que celui des boissons sans alcool (si l'on exclut les alcools forts), ceci, malgré les taxes substantielles prélevées. 
Taxer les produits (trop) sucrés semble à priori une bonne chose, même si les commerçants sont évidemment réticents. De plus, comme pour l'abus d'alcool, l'abus de sucre est d'un coût faramineux pour la société en matière de santé publique.
Mais ce n'est pas la raison initiale de cette ponction. Il est question de trouver un peu d'argent un peu partout pour combler ce déficit public tant décrier. Et pour adoucir la note, on nous caresse la fibre terrienne en prétendant que c'est pour soutenir l'agriculture française si mal en point pour cause de mondialisation.
Et là, je m'interroge !
Nous allons taxer les produits sucrés pour soutenir une agriculture, donc une part notable produit des betteraves destinées à fabriquer du sucre. La boucle ubuesque est bouclée.

Adieu Steve Jobs

Steve m'a fait aimer l'informatique.

Son génie n'est pas d'avoir inventé de nouvelles technologies, mais d'avoir su les mettre à portées de tous.
Chaque nouveau produit a été le résultat d'une démocratisation extraordinaire avec une anticipation inimaginable.
L'iPad a été précédé trop top de Newton, l'iPhone de BiBop,le Mac de Lisa, …, sans oublier l’intermède Next.
En confinant le système d'exploitation d'Apple aux ordinateurs Apple, il l'a sécurisé. Les détracteurs qui y voyaient une cause de disparition en restent encore surpris. Le drame de Windows et la cause principale de son instabilité est de devoir d'adapter à des milliers de configurations.
Ensuite, il a su résister aux financiers et à leurs résultats trimestriels. Pour innover, il faut savoir perdre à court terme. Ceci devrait servir de leçon et faire sortir les banquiers et boursicoteurs des directions d'entreprises.
Longue vie à Apple.

jeudi 29 septembre 2011

67 ans en 2030


Le courage politique n'étoffe pas nos élus français. Alors que les Allemands n'ont pas hésité à se projeter jusqu'en 2030 pour annoncer qu'à cette date il sera très probable qu'il faille travailler jusque 67 ans pour sauver les régimes de retraite, nos syndicalistes et politiciens français n'ont pas osé se projeter au-delà de 1018 et sont restés collés à 62 ans.
Et encore, restent-ils bloqués sur une donnée incertaine pour le salarié. En effet, s'il est possible de faire valoir ses droits à la retraite à partir de 62 ans (en 2018), comme en Allemagne semble-t-il, encore faut-il avoir cumulé suffisamment de droits pour en profiter pleinement. En 2018 et comme le veut la loi, ce ne sera qu'à 67 ans que la durée de cotisation ne posera plus question.
Le discours actuel de certains est donc pure démagogie, car ils ne reviendront pas en arrière sur ce sujet, quoiqu’ils disent, et les remarques d'autres une inquiétante preuve d'ignorance.

Un gréviste averti en vaut trois


Pour des enseignants, je trouve leurs comptes plutôt gonflés. Sachant que l'éducation nationale emploi environ 1 million d'enseignants, que les manifestants déclarent eux-mêmes être environ 170 000 et représenter la moitié des effectifs, je ne peux qu'en conclure que certains comptent pour trois. Somme toute et à leurs yeux, l'élite des enseignants était dans la rue et les non-grévistes comptent pour du beurre. Merci pour eux.
Reste que le centralisme et la gouvernance syndicalisée qui sclérose l'administration de l'éducation nationale posent un vrai problème. Ici, on nous annonce un enseignant pour 20 élèves, là, 1 million d'enseignants pour 15 millions d'enseignés, et partout on se plaint de classes surchargées. Où sont les enseignants ?

dimanche 25 septembre 2011

on a gagné, il a perdu


Telle me semble-t-il doit être le slogan des banques spéculatives.
Voici un nouveau 'trader" mis au pilori pour avoir fait perdre quelques milliards à son entreprise (soit dit en passant, ce n'est même pas une journée de transactions de la Bourse de Paris). Mais nous n'entendons jamais de plainte des ces mêmes établissements lorsque les mêmes salariés leurs fonds gagner des milliards en sortant du cadre normal de fonctionnement.
Autrement dit, je vous laisse magouiller tant que vous me faites gagner, mais gare à vous si vous me faites perdre un tant soit peu.
Mais la morale est sauve puisque cela reste en famille.

jeudi 22 septembre 2011

Plus de sénateurs!


577 Députés plus 348 Sénateurs plus 78 Conseillers Européens soit 1003 législateurs pour 65 millions de Français et 736 Députés pour 455 millions d’Européens. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 36% d'élus de plus pour 7 fois moins de population. 1 élu pour 65 000 citoyens ici, pour 618 000 là. Est-ce bien utile? Ne sommes-nous pas dans la course aux prébendes? Les dernières législatives en ont encore ajouté, les sénatoriales en cours en ajoutent aussi. Dans quel but?
Il est temps, en ces temps de disette de revenir au raisonnable.
Je subodore qu'avec moins de législateurs il y aurait aussi moins de lois, donc plus de sérénité.
Il ne me semble pas judicieux cependant de supprimer le sénat comme certains le souhaitent. Le débat entre groupes constitués différemment est source de qualité. Mais il faut réduire et simplifier. Un élu dans chaque chambre pour 250 000 habitants, cela ferait 260 députés et autant de sénateurs (une moyenne de 2 fois 2,5 par département, rien de misérable! Et sans même se serrer, le Congrès pourrait se tenir à la Chambre de Députés dans devoir investir Versailles).
Chaque chambre élue à la propositionnelle au niveau national (suffrage direct pour les députés, par les Grands Électeurs pour les sénateurs). Il semble en effet urgent de recentrer la mission des chambres à la production et au suivi des lois. L'attachement territorial est source de dispersion et de clientélisme, et les conseils municipaux comme les futurs Conseillers Territoriaux sont là pour traiter de la proximité.
Et comme pour tout élu, je préconise de généraliser le choix de notre actuel Président la limitation à 2 mandats.

vendredi 16 septembre 2011

Liberté de pensée


"Je ne suis pas d'accord avec cet homme, mais je me battrai jusqu'à la mort pour qu'il puisse s'exprimer." (Voltaire).
Il semble bien que certains étudiants ignorent cette notion basique de tolérance.
Je ne suis pas d'accord avec les idées que véhicule M. Gollnisch. Mais je ne vois pas en quoi son opinion est en contradiction avec l'enseignement du japonais. Il est urgent que les présidents d'université rappellent les règles du vivre ensemble.
Il ne me semble pas qu'il y ait jamais eu en France de manifestation contre des enseignants d'extrême gauche. Maoïstes et stalinistes ont encore droit de parole et libre tribune.
En manifestant contre le droit de M. Gollnisch à enseigner, certains étudiants montrent le côté le plus intolérant de leur gauchisme. De quoi s'interroger sur le prétendu humanisme de gauche!

Service public


Sans préjuger de l'intérêt qu'à présenté le débat public entre les candidats PS à la candidature à la Présidence pour les adhérents de ce parti, je l'interroge sur la légitimité d'une chaine publique à organiser un tel forum.
Pour ma part, j'ai préféré l'excellent film sur ARTE, et à la lecture des comptes rendus, je n'ai rien perdu.
Le débat aurait eu lieu au siège du PS, que France 2 en rende compte, logique et normale, mais que les fonds publics y pourvoient, je suis contre.
Mais pour le coup, l'opposition ne pourra plus jamais dire que la télévision publique roule pour le gouvernement. Il semble même que nombre de journalistes des chaines publiques revendiquent publiquement leur gauchisme.

mardi 6 septembre 2011

L'école des chômeurs


Il est certains jours ou l'on ce demande à quoi pense nos élus.
Je connais une commune de bonne taille (plus de 40 000 habitants) qui ne semble pas priser le travail des femmes. En effet, alors que l'école accueille les enfants à partir de deux ans, que l'accueil périscolaire les accepte, il leur est refusé l'accès à la restauration du midi. Et c'est bien la municipalité qui gère la cantine.
Autrement dit, pour qu'un enfant de deux ans puisse être accueilli à l'école maternelle, il ne faut pas que l'un des parents travail. Et quand ce parent est-il seul ? C'est pareil !
Quant à trouver une assistante maternelle pour les heures de repas, déjà que c'est impossible pour le mercredi et les congés scolaires, même pas en rêve.
Employeur, j'en suis à gérer des demandes d'aménagement d'horaires qui deviennent rapidement incompatibles avec les missions qui nous sont demandées.
On ne ferait pas mieux pour cultiver le chômage des femmes.
Cette attitude discriminatoire est intolérable en ces temps où le travail est si difficile à conserver et ou les compétences sont si difficiles à recruter.

lundi 5 septembre 2011

Retour triomphant!


C'est tout au moins le titre de la presse concernant le retour de l'ex-président du FMI en France. De quoi a-t-il triomphé, et peut-il s'en vanter? N'est-ce pas plutôt la presse qui lui fait triomphe, espérant sans doute quelque propos ne nature à créer des UNE triomphante? C'est plutôt “la queue entre les jambes” pour imager une posture canine que nous avons vu l'ex-champion de la Gauche réintégrer sa résidence parisienne. Et c'est probablement aussi bien ainsi. Il est dommage que la presse prenne ses désirs pour la réalité.

dimanche 4 septembre 2011

Encadrement


Les annonces de Monsieur le Recteur de l'Académie de Lyon (cf. le Progrès du 3-09) m'interpellent comme il se disait il y a peu.
Pour 600 000 élèves, il déclare disposer de 60 000 personnes d'enseignement et d'administration. Même un élève de cours préparatoire en déduit qu'il dispose d'une personne pour 10 élèves.
La question que l'on peut alors se poser est de savoir pourquoi il y a encore des classes de plus de 30 élèves.
Avant d'en déduire hâtivement qu'il y a 2 "administratifs" par enseignant, ou que les enseignants ont 3 fois moins d'heures de cours que les élèves, il est indispensable que Monsieur le Recteur de l'Académie nous précise où est le personnel dont il a la charge et quelles sont les missions assurées.
Comme dans beaucoup de structures (et la fonction publique n'est pas forcément la plus critiquable), la répartition des effectifs de l'éducation nationale ne semble pas briller par son efficacité.

samedi 3 septembre 2011

Cherche nounou désespérément


Je ne sais comment sont labellisées les assistantes maternelles et quels sont leurs engagements vis-à-vis des Conseils Généraux, mais ce que je sais, c'est que nombre d'entre elles en prennent largement à leurs aises.
Elles refusent de travailler le mercredi, durant les congés scolaires, partent en vacances quand elles veulent, au grand mépris des familles.
À croire que nous leur confions nos enfants selon notre bon plaisir.
Il ne semble pas qu'elles aient conscience que de leur disponibilité dépende notre possibilité de travailler.
Dans ces conditions, les parents sont sans cesse contraints de négocier avec leurs employeurs qui un congé sans solde, qui une réduction de temps de travail. 
Et les associations de récupérer des gardes en pointiller pour compenser cette attitude fantaisiste. Encore faut-il que les salariés de ces associations ne soient pas eux-mêmes contraints par leurs assistantes maternelles à solliciter les disponibilités le mercredi, en congés scolaires…
Il serait temps que les assistantes maternelles agréées s'obligent à respecter une obligation de service permettant à ceux qui leur confient leurs enfants de travailler dans la sérénité.

mercredi 31 août 2011

La prison de Bourg-en-Bresse


Il y a ce qui rentre et ne devrait pas entrer, en particulier tout ce qui peut être lancé depuis l’extérieur par dessus des murs trop bas.
Mais il y a aussi tout ce qui ne devrait pas sortir, en particulier les cris, vociférations et injures.
Pour les premiers, il est suggéré de rehausser les murs de filets.
Pour les seconds, je suggère de rehausser directement les murs.
Si en son temps j’avais considéré que la prison n'était pas un établissement industriel, il ne m’était pas venu à l’idée que les murs seraient si bas qu’il permette de voir les cellules de l’extérieur, et donc d’être vu, entendu et d’entendre. Encore moins qu'il permette un commerce illicite.
Il y a manifestement une anomalie de conception. Je propose de plus de faire que ce mur ne soit pas, comme c’est actuellement le cas, un mur d’écho qui amplifie les “échanges vocaux”.
Sur le même sujet, je suis navré de constater que la cité judiciaire ne jouxtera pas la prison (comme c'était le cas il y a peu), ce qui conduira à les transports incessants de prisonniers avec tout ce que cela comporte de risque, de coûts et de trafics routiers. La volonté d'être "en vue dans la cité" conduit ici à une aberration et à des surcoûts pour une justice déjà impécunieuse.

mardi 16 août 2011

Moubarak, la santé de circonstance


Je suis surpris du manque de surprise de l’état de santé de certains dirigeants.
Portants beau, apparemment infatigables lorsqu’ils sont au pouvoir. Pouvoir auquel ils s’accrochent avec l’énergie que leur confère ce pouvoir.
Mais que la Providence ne les servent plus, que le Peuple les fasse choir de leur trône, et ce sont des vieillards cacochymes que l’on traine devant les tribunaux. Surprenant !
Surprenant aussi, quoi que, l’attitude d’un grand quotidien « de gauche » surpris à critiquer le « traitement inhumain » infliger à ce dirigeant qui, il est vrai a fait partie, comme nombre de « libérateurs », de l’internationale socialiste.

PS : il semble qu'un de nos anciens présidents souffre aussi du syndrome de la sellette.

BEA : la bonne enquête


• L’enquête du BEA concernant le Vol AF 447 est difficilement suspect de tricherie. Outre l’indépendance de cet organisme reconnue par tous depuis longtemps, il a le mérite de la vraie neutralité.
En renvoyant la cause principale de l’accident à une mauvaise gestion de la crise par les pilotes, les représentants des victimes sont de fait privés de possibilités des somptueuses indemnisations obtenues par justice interposée puisqu’il est impossible de poursuivre, encore moins condamner, des morts.
Et c’est probablement là où la polémique commence. Les familles des victimes comme les syndicats de pilotes (qui peuvent aussi prétendre à représenter des victimes) son frustrées que la faute ne retombe pas sur des sociétés riches de capacités d’indemnisation.
Il n’empêche que le même BEA a prescrit, et ce dès l’accident et ensuite sur analyse, un certain nombre de mesures techniques qui s’imposent aux constructeurs comme aux sociétés de navigation aérienne.
L’accident est donc, comme chaque fois, porteur de progrès. Il n’est pas injuste qu’il ne soit pas systématiquement porteur d’indemnités au-delà des assurances.

Afficher les marges !

Un projet qui revient régulièrement qui voudrait que les commerçants affichent leurs marges. Mais de qui parle-t-on ?
À l’école primaire nous apprenons tous la formule : prix d’achat + marge = prix de vente.
Le problème est de savoir ce qu’il y a dans cette marge. Comment comparer le produit emballé par le producteur et simplement mis en rayon et le produit reconditionné par le distributeur. Comment comparer un paquet steaks hachés surgelés et une carcasse à désosser ? Un kilo de farine et 1 kilo de pain préparé sur place.
Comment mesurer la valeur de la simple mise en rayon rapporté à la valeur d’achat d’un produit ?
Et ceci présume qu’il n’y a pas d’intermédiaires entre le producteur et le vendeur, ce qui est généralement inexact. Un bovin passe entre les mains de plusieurs maquignons entre sa naissance et l’abattoir. Il y a presque toujours un importateur, un grossiste, une centrale d’achat. Faudra-t-il afficher leurs marges, leurs coûts de transport et d’entreposage ?
Les pommes vendues au printemps ont été stockées et conservées des mois. À quel coût ?
Concernant le transport, il y a matière à réflexion : Le coût à la tonne transportée est pratiquement le même quelque soit le prix d’achat du produit. Pour le coup, ajouter quelques centimes le kilo pour le transport d’un produit acheté quelques centimes n’a pas le même impact que lorsqu’il est acheté plusieurs euros. L’écart en pourcentage peut alors apparaître scandaleux alors qu’il est parfaitement justifié. Pour caricaturer, c’est le cas de l’eau ou ce certain pétrole qui ne coûtent presque rien au prélèvement, mais dont on sait le prix en incluant les traitements, le stockage et le transport et les taxes. Le pourcentage est alors infini.
De quoi méditer sur l’affichage des marges, et leur sens.