mercredi 22 février 2012

Lettre aux candidats : Vers une école de l'espoir

L'organisation de l'instruction publique en France est principalement orientée vers la sélection des élites. Et cette sélection se fait essentiellement par l'échec. Les métiers manuels sont méprisés. Jusqu'il y a peu, la filière conduisant à la formation des enseignants avait l'appellation caractéristique d'École Normale. C'est tout dire du mépris du système d'enseignement pour les autres filières. 
Et que dire du mépris de la libre pensée qui consiste à imposer une vision unique de la culture en prétendant l'inculquer dès l'école primaire. Au point de faire l'impasse sur le minimum qui permettrait à chacun d'aller la chercher lorsqu'il en est capable, lorsqu'il en a envie. Au point de considérer que la méconnaissance de ses bases n'est pas un obstacle à être jeté dans l'enseignement secondaire. 
Il faut réformer l'enseignement primaire pour permettre à tous d'en sortir avec la maitrise des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, français, mathématique, anglais. Car comment comprendre quoi que ce soit sans ces bases. La difficulté à lire rend impossible la compréhension des mathématiques comme du moindre texte. 
Sans ces fondamentaux, il faut protéger l'enfant et le soutenir avant de le lancer dans la poursuite des études. Il faut aussi faire la promotion de tous les métiers indispensables et qui pourtant n'exigent pas une longue formation intellectuelle. 
La culture viendra ensuite d'elle-même selon les goûts de l'individu. 
Il faut aussi laisser à l'enfant assez d'espace et de temps de liberté pour qu'il puisse choisir des activités selon son choix. 
Alors nous aurons une école de l'espoir, une école qui fait la promotion individuelle et permet à chacun de s'épanouir selon ses capacités et ses projets.

500 signatures

À la veille d’élections, il semble évident que le temps n'est pas venu de modifier les règles de reconnaissance des candidats à la magistrature suprême. Nos Sages ont donc sainement réagi. 
De fait, la reconnaissance de notoriété n'est ni un soutien, ni un parrainage. 
Il me semble toutefois qu'il soit nécessaire de faire évoluer cette règle. Sur médiatisation et polémique facile conduisent à rechercher une règle qui ménage tout le monde et permette de valider cette reconnaissance dans l'anonymat. 
Tirons un trait sur l'argument qui voudrait que les élus ne puissent agir qu'à visage découvert. Nombre de votes dans les deux chambres sont à bulletin secret, de même dans le cadre des conseils municipaux comme pour l'élection des sénateurs. 
Mais alors, il faut organiser cette reconnaissance de notoriété par bulletin secret organisé en une seule journée, à l'exemple des élections sénatoriales. En sollicitant globalement l'ensemble des Grands Électeurs, le nombre d'expressions prend une autre dimension. Considérant ≈ 40 000 voix, il me semble raisonnable de considérer qu'il soit alors nécessaire d'avoir au moins 4 000 reconnaissances couvrant raisonnablement le territoire pour obtenir l'investiture. Ainsi assuré de n'avoir jamais plus de 10 candidats nous avons aussi la raisonnable certitude de couvrir le champ des sensibilités. 
Ainsi la démocratie sera sauve, car il est présentement à craindre que certains courants politiques ne puissent profiter de la tribune que représente l'Élection Présidentielle.

mardi 21 février 2012

Lettre aux candidats : Citoyenneté

  • APLATIR LE MILLEFEUILLE 
Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. 
Il faut faire monter en puissance la gouvernance européenne de sorte que les pays qui la constituent soient enfin de traiter avec le même égard et la même solidarité que ceux que nous apportons en France à nos départements et régions. C'est moins d'État pour chaque pays, mais plus de solidarité. 
Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Il faut en particulier régionaliser l'éducation. 

  • UNE REPRÉSENTATION ÉQUITABLE DES CITOYENS ET DES PARTIS 
Il y a en France autant de modes de scrutin que d'élection. Il est urgent de mettre de la cohérence dans la représentation des citoyens. 
Je suggère de généraliser les scrutins de liste afin de faire jouer à plein les règles de parité et de représentativité. 
Des listes au niveau 
  • communal pour les collectivités locales, 
  • départementales pour les conseillers territoriaux, 
  • régionaux pour les députés nationaux et européens. 
Pour assurer la gouvernance, comme pour certaines communes, la liste arrivant en tête dispose au minimum de la majorité des sièges. 
En organisant toutes les élections le même jour, de la présidentielle à la municipale, nous échapperions a la campagne électorale permanente. 
Et que l'on ne dise pas que c'est impossible, nous sommes un des rares pays à ne pas le faire. 

  • MODERNISER LE VOTE. 
Les machines à voter proposées ici ou là sont des inepties. Complexes et hors de prix, utilisées occasionnellement, pas toujours compréhensible par le public, elles sont obsolètes sitôt le vote passé. 
Il faut instaurer le vote électronique avec les moyens de la Française des jeux. Après tout, une élection est une sorte particulière de pari. L'opération pourra se faire sans difficulté sous le contrôle des élus locaux, et les dépositaires de ces machines sont en délégation d'un service d'état. Le matériel existe et est largement distribué, tout au plus faudra-t-il le répartir différemment. Sa capacité de gérer plusieurs séries de listes est démontrée. L'anonymat est assuré par principe. Le décompte immédiat, incontestable et quasi impossible à trafiquer (assurément plus sûr que le décompte manuel actuel). Le contrôle est garanti, le ticket à code-barre produit pouvant être récupéré dans une urne pour garder une trace matérielle en vue d'un éventuel recompte, manuel ou mécanisé, en cas de panne ou de contestation.

mardi 7 février 2012

Dette de l'État français



Le Président actuel est montré du doigt. Il est vrai que la dette étant cumulative, nous atteignons des sommes. 
mais Qui fut le Président de la dette?
Il ne fut cette pas seul à creuser le trou, mais étant présenté comme le garant de la nation, il ne peut s’en disculper.
Dette de la France en milliards et en %:
1981 : 105M€, 5%
1995 : 660M€, 55%, soit +550M€ +529%
2007 : 1200M€, 64%, soit +540M€ +82%
2010 : 1591M€, 82%, soit +391M€ +33%
valeur courante, non corrigée de l’inflation.

Juste un petit rappel à la mémoire, qui se passe de commentaire.

sources INSEE & http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dette_publique_France_1978-2010.png?uselang=fr


Lettre aux candidats : fiscalité

IMPÔT SUR LES REVENUS
Il semble urgent de remettre en ordre notre système fiscal. 
Trop de dégrèvement, de niches, de dérogations 
Il me semble nécessaire de rétablir un impôt sur le revenu qui concerne tout le monde, et pas seulement la moitié de la population. Pour cela il faut y intégrer les autres impôts sur le revenu, universels, ceux-là, que sont CSG et RDS qui deviendraient aussi progressifs. Par mesure d'équité, il faut supprimer les prélèvements libératoires des revenus financiers qui sont des niches fiscales ne concernant que les plus hauts revenus.
Il faut maintenir le quotient familial en limitant plus qu'actuellement sa base de calcul (10 SMIC ?) de sorte de ne pas en faire un avantage disproportionné. Il faut appliquer le principe de quotient familial aux impôts locaux des foyers afin d'éviter que celui-ci ne devienne excessif en regard des revenus (il est une des causes de l'application du plafond de 50 % d'impôts pour les personnes à petits revenus). 

TVA ET TRANSFERTS SOCIAUX
Il faut aller plus loin en matière de transferts de charges. Les trois niveaux de TVA actuels permettent de ménager les dépenses des plus modestes dès lors que la TVA réduite concerne les produits essentiels. Il est donc possible de reporter la TVA haute le financement des charges sociales communes à l'ensemble de la population (famille, santé). Cette taxe, payée par tous, y compris par les visiteurs, permet de plus aux produits et services importés de participer au service commun de protection sociale. La baisse des cotisations salariales libère du pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent, la baisse de la part patronale compensant largement la hausse de la TVA.

TAXE SUR LA CIRCULATION
Notre pays étant une zone carrefour pour l'Europe, il me semble nécessaire de revoir la fiscalité touchant la circulation routière. 
À l'image de certains pays d'Europe (Suisse, Autriche, Allemagne) il semble urgent d'établir une taxe de transit pour le fret, les taxes françaises sur les carburants et donc les moyens théoriques d'entretenir le réseau routier pouvant être évité par la capacité des réservoirs. 
Le niveau doit de plus favoriser les transferts vers les transports ferrés, fluviaux et maritimes, beaucoup plus économes en énergie, voire d'inciter aux circuits courts. 
Cette taxe pourrait s'étendre à tous les transits, y compris touristique, comme en Suisse. Ce serait d'ailleurs une alternative aux péages autoroutiers des tronçons dont l'État est propriétaire, offrant ainsi un avantage aux résidents. 
Il ne faudra pas pour autant baisser la taxation des carburants.

TAXES SUR L'IMMOBILIER ET L'HABITAT
Le logement est un problème pour nombre de résidents en France. Plusieurs causes y contribuent : 
  • Une baisse des engagements de l'état dans les années 80 et 90, la hausse des exigences règlementaires poussant les prix vers le haut, 
  • Une course à la rentabilité des financeurs institutionnels qui on convertis des logements de centre-ville en usage professionnel, 
  • La déconstruction des ménages impliquant le dédoublement des résidences principales pour chaque couple décomposé, 
  • Le droit protégeant le locataire et pénalisant le propriétaire, 
  • Un déplacement des lieux de travail…. 
Il semble urgent de rétablir certains équilibres. 
  • Maintenir, voir renforcer, la construction et la rénovation de l'habitat social,
  • Imposer aux financeurs institutionnels un équilibre local entre logements et locaux professionnels. 
  • Établir une imposition progressive des taxes sur les logements longuement inoccupés en commençant par leur appliquer la taxe d'habitation et à la faire progresser d'année en année aussi longtemps qu'il reste inoccupé. 
  • Rendre aux organismes d'habitat social la capacité à moduler le loyer selon les revenus sur la valeur globale du parc en leur apportant directement l'aide au logement social (rétablir l'aide à la pierre plutôt que l'aide à la personne). 
  • Instaurer des cartes d'exigence de logement social au niveau des bassins de vie plutôt qu'à celui des communes (dimension absurde en agglomération), et reconnaître comme logement social l'accession sociale à la propriété, mais ancienne. 
  • Organiser un fond de garanti des loyers financé par un prélèvement sur les taxes sur le bâti et les taxes d'habitation pour afin de supprimer toutes les formes de cautionnement.

mardi 31 janvier 2012

Transferts sociaux, un premier pas?


Je suis un peu déçu du projet de transfert de financement des institutions social du travail vers la TVA et la CSG. Mais ce n'est probablement qu'un premier pas. 
Trop peu, car il aurait été judicieux, à mon sens, de transférer en priorité les charges de santé (13,25 %) prélevées aussi la part salariale (0,75 %), redonnant ainsi un peu de pouvoir d'achat aux salariés. Cette charge sociale concerne l'ensemble de la population, et il semble donc équitable que tous y contribuent. De plus, les montants plus significatifs auraient incité les entreprises à les répercuter. 
Le transfert des cotisations concerne toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas concernées par la hausse de la TVA. C'est en particulier le cas des produits à TVA réduite comme l'alimentation et certains services. Or, ces produits et services sont à forte part de salaires sur le territoire français (production agricole, transformation, distribution, services de proximité). Une baisse de 5,4 % des masses salariales devrait donc se répercuter directement sur les prix. Si tout le monde respecte les règles, c'est donc du pouvoir d'achat orienté vers les plus bas revenus. Donc la baisse des cotisations patronales a un caractère social qui mérite d'être relevé. 
S'il est évident que ces transferts ne compenseront pas les écarts de coûts salariaux entre la France et d'autres pays, ce qui n'est vraiment pas l'objectif quoiqu'en disent les détracteurs, ils assurent un prélèvement sur les produits importés qui contribuent notre protection sociale. C’est d'ailleurs là le sens du mot "social" dans l'opération, car très peu de produits importés échappent à la TVA majorée.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les premiers transferts sont le fait du gouvernement Rocard avec la mise en place des CSG et RDS prélevées sur tous les revenus et plus seulement sur ceux seuls du travail.

mardi 17 janvier 2012

Triple A oui ou non?

Lorsque deux groupes d'experts se contredisent qui croire? L'optimiste ou le pessimiste? C'est selon! Que l'on a besoin de taper sur le pouvoir en place ou défendre son bilan ! 
Lorsque les agences de notation ont oublié d'alerter le monde de la malversation des subprimes, tout le monde leur est tombé dessus. Aujourd'hui, nous les écoutons comme jadis les oracles. 
En fin de compte, en ces temps de campagne, c'est pain béni pour tous, et l'occasion de parler sans autre but que de dénigrer l'autre, candidat déclaré ou non. 
Pour ma part, je suis tenté de dégrader à GGG l'ensemble des candidats, fussent-ils putatifs, pour absence totale de présentation de programme un tant soit peu crédible. 
Car le passé étant ce qu'il est, seul l'avenir compte.

mercredi 11 janvier 2012

l'affaire Karachi

Qui peut croire que la décision prise en 1995 de ne pas verser les pots-de-vin promis en 1992 ont conduit à un attentat en 2002? 
Que l'on considère qu'un attentat parmi tant d'autres, dans ce pays instable, vise spécifiquement des étrangers, en particulier des Français travaillant pour l'armement est acquis. Que ce soit par vengeance ciblée reste des plus hypothétique. 
Que les familles de victimes, faute de trouver les vrais coupables, tentent de mettre l'état en cause est évident. 
Que certains parlent de blocage de comptes de campagne alors qu'en même temps d'autres affirment leur versement finalement crédité montre le côté fantaisiste des arguments. 
Que certain ancien ministre, déjà condamné pour malversations, règle ses comptes comme un gamin est tout aussi évident. 
Que le retour d'un autre ancien premier ministre réveille de vieilles querelles ne me surprendrait pas. 
Que l'acte vertueux de faire disparaitre les rétrocommissions soit présenté comme criminel (puisque prétendument la cause de l'attentat) est proprement stupéfiant. 
Qu'une action visant à priver de moyens occultes un politicien français conduise à un attentat aux antipodes dans un pays "ami" mérite de vrais éclaircissements. 
Qu'un juge autosaisi s'agite me surprend toujours. 
De l’invraisemblance au rocambolesque, il n'y a qu'un pas. 
Mais que la presse se face l'écho de cette fable sans arguments fondés et sans attendre que justice passe de relève pas sa crédibilité. 
Quand cessera-t-on cet enfumage permanent pour se consacrer à l'analyse honnête et sincère des vrais problèmes du moment? Il y en a tant en ces temps de crise et d'élections.

jeudi 5 janvier 2012

Le beurre et la crémière

De nombreuses coopératives de production ont été créées sur les décombres de société en déshérence. Chaque fois ce fut par la volonté du personnel qui y a réinvesti ses indemnités de licenciement, et les primes prévues pour ce faire par Pôle Emploi (quelques mois d'indemnité de chômage). 
Ce fut parfois un échec (Manufrance), mais le plus souvent une réussite. Cela a toujours tenu plus à la combativité du personnel qu'au soutien des pouvoirs publics. Mais chaque fois le personnel s'est investi personnellement et financièrement. 
La posture totalitaire de syndicalistes concernant SeaFrance est un non-sens total. Leur comportement a conduit à la déroute de leur entreprise et ils prétendent vouloir la gouverner sans bourse déliée, et avec notre argent. 
En exigeant le montage d'une coopérative sans y mettre un centime, ils veulent le beurre et la crémière. 
Espérons qu'un autre montage réussisse! 

mercredi 21 décembre 2011

800 fois le SMIC

M. Beckham est recruté par le PSG pour 800 fois le SMIC. Chaque mois il gagnera l'équivalent d'une vie et demie de salarié de base. En 2 mois de revenus et en ne dépensant "QUE" 300 fois le SMIC, cet individu se trouverait redevable de l'ISF! N'étant pas résident en France, il n'est même pas certain qu'il soit imposable. Plus d'un a le droit d'être scandalisé. Et certain trouveront à juste titre que le Candidat JL Mélanchon a quelques raisons de vouloir taxer ceux qui abusent.

mardi 20 décembre 2011

Des droits et des obligations

La Constitution protège le citoyen et promulgue parallèlement : le droit de grève, le droit au travail et le droit de circuler. 
Dans la mesure où l'intérêt général se doit de l'emporter sur l'intérêt particulier, il me semble particulièrement illicite qu'une minorité d'individus arguent du droit de grève pour priver une majorité de citoyens du droit de circuler, et partant de travailler. Ce pouvoir de nuisance de certaines catégories professionnelles marque incontestablement les limites des droits individuels face aux obligations collectives. 
Il me semble aussi que le droit de grève ne concerne que le droit au travail et en conséquence ne devrait pas sortir des relations entre employeurs et employés, sans incidence sur le reste de la population.

Dans la mesure ou le code du travail fait obligation, en cas de conflit de prévenir l'inspection du travail et de rechercher avec lui les solutions au conflit, seul l'échec dûment constaté de cette démarche devrait ouvrir la possibilité de grève. Mais alors, il me semble qu'il soit alors nécessaire de procéder démocratiquement par vote majoritaire à bulletin secret sous contrôle de l'inspection du travail en impliquant l'ensemble du personnel des établissements concernés pour sortir des postures corporatistes. 
Dans la mesure où il est fait obligation réciproque, et sauf cas explicitement listés, d'un délai de prévenance de 7 jours dans les modifications de l'organisation du travail, il me semble illicite de ne pas respecter individuellement ce délai. Il ne me semble pas utile de faire une loi pour cela, il suffit de rappeler l'existence de cet article du Code du travail.

samedi 17 décembre 2011

Le Contrôle



Je trouve assez gonflé l'argument des enseignants pour refuser d'être évalué par leur chef d'établissement. Selon eux, ce type d'évaluation n'est pas du domaine de compétence des administratifs. 

Pensent-ils nous faire oublier que nous savons que les chefs d'établissements sont presque tous des enseignants et qu'un grand nombre est encore en charge de classes? Remettraient-ils en cause la compétence et l'objectivité de leurs collègues? Il semble bien puisqu'ils craignent "la mise en compétition des enseignants dans les établissements". Seraient-ils donc opposés à cette saine émulation qu'ils imposent sans vergogne aux élèves? 

Certes, les chefs d'établissements dont déjà bien chargés par des missions administratives pléthoriques, mais ne sont-ils pas les mieux au fait de la situation des enseignants? Conseil d'établissement, conseils de classe, commissions pédagogiques, adaptation des programmes, quel inspecteur est en mesure de suivre? 

Faute d'avoir su trouver un prétexte à manifester depuis la rentrée scolaire, il semble que les syndicats d'enseignants cherchent encore des motifs pour le faire. 

À moins que ce refus de façade ne cache le vrai : si l'évaluation est effectuée par les chefs d'établissements, il y a une très forte probabilité qu'ils n'échappent plus à un contrôle annuel alors que certains n'ont pas reçu de visite d'inspecteur en dix ans. 

Il est vrai que, pour cette administration sclérosée par la mainmise syndicale, la moindre évolution est un vrai séisme. Il est temps de décentraliser vraiment : 

  • Découpage académique calqué sur le découpage politique. Il est totalement inepte de voir encore des académies dont le découpage historique les mets en indépendance des pouvoirs régionaux et des représentations de l'état à ces nivaux; 
  • Recrutement au niveau des établissements, à tout le moins à celui des collectivités territoriales en charge, (les Communes, les Départements, les Régions). Ceci n'exclus en rien les demandes de mutations, mais les soumets à l'accord des établissements concernés. Accessoirement, ce serait un avantage pour les enseignants qui pourraient postuler directement auprès de l'établissement de leur choix plutôt que de subir l'arbitraire syndical et le choix à l'ancienneté. 
  • Pouvoir d'évaluation des chefs d'établissement validé en conseils d'établissements, et donc pouvoir de promotion et de sanction.

jeudi 15 décembre 2011

L'affaire Louis Renault

La demande en réhabilitation de Louis Renault soulève l'indignation de la CGT. N'a-t-elle pas honte ?

Pourquoi Renault a-t-elle été la seule entreprise nationalisée, et son patron cloué au pilori alors que tant d'autres ont été épargnées (Citroën, Michelin, les Charbonnages, les Forges…) ? Toutes ces entreprises ont certes fonctionné sous l'occupation allemande, avec la complicité du gouvernement d'alors, mais ce sont des salariés français qui ont été payés pour y travailler. Pourquoi n'ont-ils pas aussi été mis en cause pour collaboration ? Que n'ont-ils sabordé leurs usines comme l'a fait la Marine! De quoi auraient-ils vécu ?
Ensuite la CGT, courroie de transmission du PCF se la joue facile en oubliant l'attitude de ce dernier avant que l'Allemagne se retourne contre La Mère Patrie.
La honte devrait lui clouer le bec!
Évidemment, ceci n'ôte rien aux résistants de tout bord, de la première comme de la dernière heure.

jeudi 1 décembre 2011

En campagne



Il me semble que le PS ne vas pas au bout de sa logique. Il souhaite que les déplacements du Chef de l'État comme toutes ses prises de parole soient portés au crédit de la campagne présidentielle. Mais il me semble que, depuis 2007, ce même Parti considère que M. Sarkozy est en campagne permanente et refuse de voir que ses propos sont souvent suivis d'actes. C'est donc la totalité de sa mandature qu'ils devraient demander à verser aux comptes de campagne.
Mais il me semble aussi que la campagne n'est pas officiellement ouverte et que M. Sarkozy n'est toujours pas candidat.
Et réciproquement, si nous comptions le temps de parole du PS durant sa primaire, que lui resterait-il pour continuer à s'exprimer lorsque la campagne sera effectivement ouverte?
En toute chose, l'abus tue et tout ce qui est excessif est dérisoire.

dimanche 27 novembre 2011

Castor traqué


Les réactions périodiques d'agitateursjamaiscontents à l'occasion des retours de déchets nucléaires dans leur pays montrent les limites de leurs discours et leurs contradictions.
Certes, cette année, nous devons aussi compter avec le sinistre de fukushima, mais le problème n’est pas l’usage de l’atome, mais la gestion de ses déchets.
Ils s'opposent aux transports des matières nucléaires usagées, et, en même temps, ils réclament le démantèlement des usines de traitement et de stockage. Qu'en faire alors!
Ils refusent le retraitement en France, et en même temps ils s'opposent au retour des matériaux dans leurs pays d'origine. Et d'afficher des risques radiatifs aussi énormes que d'exprimer le volume d'une piscine en millilitres.
Ils réclament le maintien des déchets dans les établissements qui les ont produits et en même temps ils exigent leur arrêt. Sur ce dernier point, conserver les déchets sur le lieu qui les produit conduirait à ne plus enlever les ordures ménagères. Quelques jours de grève des personnels en charge de ce travail montrent les limites d'un exercice qui n'est intellectuel que pour ceux qui ne sont pas concernés.
Étant donné la fragilité de nos sociétés (il suffit de penser à ce qu’il advient des sous-marins nucléaires de l'ex-URSS), il me semble incontournable de mettre ces produits très durablement très dangereux hors de portée quoiqu'il arrive en les enfouissant très profondément. Les laisser en surface est la pire des options.
À ces agitateursjamaiscontents, je propose une journée (une seules sera suffisante, tout le monde le comprendra, mais en janvier) sans aucune centrale électronucléaire en service. Ils mesureront alors l'importance vitale de tels équipements. Il est urgent d'attendre avant de les vouer aux gémonies. Il nous faudra auparavant mettre en œuvre de nouvelles solutions, de préférence elles aussi dé-carbonées.
Mais comme ces agitateursjamaiscontents manifestent aussi contre les éoliennes et les lignes nécessaires pour s'y raccorder, contre les barrages et les terrains inondés, contre les carburants biologiques, nous n'y sommes pas à la veille de réussir.
Il existe bien une solution : réduire des 2/3 la population humaine. Il ne reste plus qu'à en dresser la liste et de savoir par qui commencer. Gardons-nous du Grand Soir comme de la Solution Final.

Pour la TVA sociale


Il est souhaitable que la TVA sociale soit un des grands thèmes des élections de 2012. Étant retraité, cette mesure me coutera certainement, pourtant, je la défends. 
PRINCIPE : La protection sociale, santé et famille en particulier, concerne l'ensemble de la population. Il est inéquitable qu'elle soit principalement financée que sur la base des activités salariées. Il faut donc trouver une autre assiette de financement. J'en propose donc deux : La CSG et la TVA.
La CSG pour transférer de manière transparente la part salariale et la TVA pour la part patronale. 
CSG : 
AVANTAGE, la CSG concerne tous les revenus du travail, de l'épargne, de la finance. Cette assiette élargie permet de baisser la part touchant les salariés sans relever le salaire brut avec tous les problèmes que cela poserait. Contrairement aux cotisations prélevées sur les salaires qui sont dégressives, il est possible de gérer une progressivité de la CSG.
INCONVÉNIENT, la CSG augmenterait la participation des retraités. Si la situation peut paraitre intolérable pour les plus petites pensions, il est possible de le compenser par un avoir fiscal. 
TVA sociale : 
AVANTAGE, la TVA est assise sur l'ensemble des ventes en France. Cette assiette élargie atténue de fait son impact sur les prix des productions et services réalisés sur le territoire, car elle est la contrepartie de la suppression de charges assise sur les salaires. Cette taxe augmente les coûts des produits importés sans que ce soit du protectionnisme. La production française étant exportée hors TVA, cette taxe est avantageuse à l'exportation. L'écart à l'avantage des productions nationales devrait inciter aux achats locaux et à la relocalisation de la production, donc à la création d'emplois. L'incidence sur les produits importés sera probablement partielle pour maintenir leur compétitivité, limitant l'impact sur l'indice des prix. 
INCONVÉNIENT, le risque que certains opérateurs ne réduisent pas le prix au profit de leur marge doit pouvoir être régulé par le marché. Le marché intérieur importe plus de produits et services qu'il n'en crée, l'indice des prix est nécessairement touché. Cette incidence peut être prise en compte pour les retraites modestes. 
Je reste persuadé que le jeu en vaut la chandelle. Il faudra aussi convaincre les syndicats de salariés comme d'employeurs que ce transfert de financement sera neutre vis-à-vis de leur capacité à gérer les organismes de protections sociales.

jeudi 24 novembre 2011

Mondialisation


Étrange discours  d'une certaine Gauche qui prétend à nous gouverner!
Alors même qu'une part notable du PS et que le reste de la Gauche prône le repli nationaliste, voici que le candidat à la magistrature suprême souhaite le vote des étrangers en France.
Ainsi donc, au-delà des Européens qui ont déjà le droit de choisir, le Monde entier aura le droit de décider qui dirigera nos collectivités locales! Déjà que dans nombre de communes, les “résidents secondaires”, usant de leur prérogative, ont pris le pouvoir sur ceux qui y vivent au quotidien, qu'en sera-t-il si ceux qui ne sont que de passage en notre beau pays ont en plus le droit de décider ?
En plein combat antimondialiste, voici un projet de mondialisation de la vie politique locale. Ne sommes-nous pas dans le paradoxe ?

mercredi 23 novembre 2011

Désert médical

• Je suis outré de lire les propos de certains au sujet de la désertification médicale dans l'Ain, et en France en général. Ce sont les médecins eux-mêmes qui ont imposé le numerus clausus dans les années 70, inquiet de l'ouverture des universités après 68, tant était alors leur crainte d'être trop nombreux. 
Leur poids dans le système politique leur a permis de persister dans cette démarche au point que de plus de 8 500 étudiants dans les années 70, il n'y avait plus que 3500 admis en 1993 et il faut attendre 2007 pour retrouver plus de 7000 admis, tant il est vrai que l'on n’invente pas plus les enseignants que les médecins.
(ref : http://fr.wikipedia.org/wiki/Numerus_clausus_dans_l%27admission_aux_études_médicales_françaises).
Une certaine ministre de la santé qui se vante d'avoir équilibré les comptes de la protection sociale se garde bien de dire que ce fut en sacrifiant la formation des médecins, et du corps médical en général (en fermant des écoles d'infirmières). En effet, la formation médicale entre dans les comptes de la protection sociale. Que le système leur ait un peu échappé du fait de la gestion comptable de la santé ne les excuse pas, ce sont eux qui ont mis le ver ans le fruit.
Comme en toute crise, les circonstances sont probablement opportunes pour revoir le mode de fonctionnement de la santé en France. Ne serait-il pas temps de faire sauter, au moins temporairement tous ces verrous, de supprimer numerus clausus et autre limitation d'ouverture de pharmacies. Est-il besoin d'un médecin pour soigner la bobologie? Ne serait-il pas judicieux de revenir à "la médecine de brousse" et de déléguer aux pharmaciens et infirmiers les premières approches?


dimanche 20 novembre 2011

Pour un plat de lentilles


J'ai connu des écologistes plus pugnaces pour défendre leurs idées. Mais il semble que les temps ont changé et que la faim de pouvoir les tenailles. Ainsi donc pour quelques éventuelles (les électeurs trancheront) postes de députés, les voici renoncer à un de leurs plus vieux combats, la fin rapide de l'utilisation du nucléaire.
Du compromis à la compromission, ils ont sauté le pas pour une course aux prébendes. Leur groupe parlementaire au Sénat leur a tourné la tête.
Il n'est pas certain que ce renoncement les rendent politiquement crédibles.

mardi 15 novembre 2011

Logement social, une loi insensée



Nous sommes en pleine confusion des genres avec la loi qui taxe les communes pour défaut de logement social.
Nombre d'agglomérations ont construit depuis 1950 les logements sociaux sans se soucier de LA commune d'implantation, l'espace disponible primant pour répondre aux besoins. Ainsi en région parisienne, nombre de logements en banlieue relèvent de l'office de construction la Ville de Paris.
Nombre de constructions à caractère social ne sont pas considérées comme telles. Ainsi l'accession à la propriété des "classes laborieuses" dans les années 50 à 60, réalisées dans le cadre de la revente de logement social et de la construction de maisons individuelles à bon marché (Chalandon…) pénalise les communes qui y ont investi. Or, ce sont des logements sociaux.
Nombre de communes sont ainsi pénalisées du fait d'une politique de logement social qui ne correspond pas à la loi, alors même qu'elles y ont beaucoup investi.
À l'inverse, certaines communes, pour se mettre dans le droit, ont fait construire des logements qu'elles ont du mal à remplir (éloignées des lieux de travail, des moyens de transport, ou simplement déconsidérées).
L'habitat social ne se limite pas aux logements sociaux au sens restrictif de la loi, il recouvre une plus grande diversité. Il est visible que la loi, lorsqu'elle a été instituée, n'avait d'autre objectif que de ponctionner les communes. Il est urgent de revoir les périmètres comme les critères. Les communes n'ont jamais été la bonne dimension, il faut analyser la situation au niveau des bassins de vie.