vendredi 25 mai 2012

Indiscipline

Décidément, le dialogue avec certaines communautés reste difficile. 
Après avoir longuement, et à juste titre, critiqué l'absence d'aménagements adaptés à leurs besoins, et en avoir profité pour squatter les terrains de leur choix au grand dam des collectivités territoriales et des propriétaires, voici que les installations réalisées à leur attention et avec leur collaboration de leur conviennent pas. 
Et certains s'offusqueront ensuite que l'on ait à leur égard des propos et des attitudes inconvenantes. 
Le citoyen lambda qui gare sa voiture en marge de la légalité se fait vertement verbaliser, voire transférer ledit véhicule en fourrière sans autre forme de procès. Mais qu'une minorité très visible en fasse à sa convenance et même le Préfet ne prend aucune mesure coercitive. L'indiscipline et le laisser-aller ne peuvent que s'amplifier.

mardi 22 mai 2012

Concertation!

Nous avons tous entendu “contraction et respect des corps intermédiaires” durant la campagne électorale. 
Mais depuis quelques jours, nous entendons, “nous avons décidé… la semaine de 5 jours à l'école, la suppression des tribunaux pour enfants, le retour à la retraite dès 60 ans…). 
Alors évidemment nous avons le commentaire rassurant suivant dimanche dans “C Polique” sur France 5 : “Ceci est le programme sur lequel a été élu le Président. Nous allons consulter les organisations concernées, et nous mettrons ensuite en œuvre le programme du Président.” 
On se saurait être plus clair : nous vous écouterons, rien ne nous oblige à vous entendre. Ceci rappel M. André Laignel en 1981 "vous avez juridiquement tort puisque vous êtes politiquement minoritaire." Un sommet de démocratie.

lundi 21 mai 2012

retraite

Le gouvernement actuel accuse le précédent de spolier les salariés à carrière longue au prétexte qu'ils devraient attendre 62 ans pour bénéficier de leur retraite alors qu'ils ont leurs 42 ans de cotisation bien avant. 
Mais songent-ils aux milliers de travailleurs qui ont cotisé seulement 37,5 ans, très souvent commencés à 14 ans et ont dus attendre 65 ans pour bénéficier de leur retraite? Plus de 13 ans de rab diront certains. Car tel était la décision du gouvernement très à gauche d'après-guerre. Voici donc plus de 65 ans que cette injustice dure et qu'aucun gouvernement, fut-il de gauche n'y a remédié. Il est vrai qu'il n'est jamais trop tard! 
Ceci étant dit, je suis partisan de faire disparaître toute notion d'âge et de ne conserver que la durée de cotisation pour faire valoir ses droits à la retraite. Encore faudrait-il un minimum qu'équité, et qu'à pénibilité égale, salariés du public et du privé soient traités de même.

Nous sommes tous grecs

Imaginerait-on de laisser une Région ou un Département, une Commune déposer le bilan, déclarer faillite ? Il me semble que La Nation se porterait à son secours, quitte à lui demander une meilleure gouvernance. Il ne viendrait à personne l’idée de sortir telle ou telle collectivité territoriale de La Nation au prétexte de sa mauvaise gestion. 
Ainsi sommes-nous solidaires de la déconfiture locale, tout en demandant à la population concernée de mieux se prendre en charge. Cette mauvaise gestion qui consiste à dépenser au-delà de ses moyens n’est certes pas le fait du citoyen, encore que ce soit souvent à leur profit, mais l’on doit bien considérer qu’elle est le fait de ceux qu’ils ont portés au pouvoir, et donc du choix de gouvernance qu’ils ont majoritairement souhaité. 
Il faut aussi considérer que ces dépenses, parfois somptuaires, ont en général été bénéfiques d’une manière ou d’une autre à cette population (meilleures rémunérations, environnement amélioré, services à moindre prix…). Ainsi, lui demander un effort particulier, en général un simple retour au bon sens est bien une condition nécessaire au rétablissement d’une bonne gestion. 
Nous sommes, Européens, tous grecs et solidaires des Grecs à qui, comme à nous-mêmes, nous avons donné l’illusion qu’ils étaient protégés par la Monnaie Commune des dérapages de gestion de leurs gouvernements successifs. Cette solidarité doit s’appliquer et être l’occasion d’une réflexion sur la gouvernance de l’Europe. Il est urgent que l’Europe, à tout le moins l’Euroland, adopte une politique économique commune et mutualise une part notable des dettes des États. Il est urgent d’avoir une gouvernance centrale. Comme de nombreux Européens (probablement une majorité), je suis favorable au fédéralisme.

samedi 19 mai 2012

Peuple de gauche, bonjour.

Le Président Normal de tous les Français a une approche particulière du rassemblement. En enjoignant les ministres du Gouvernement à se faire élire ou à démissionner, il donne plusieurs signaux inquiétants. 
En premier lieu, il crée la situation absurde de faire élire des députés qui vont commencer par démissionner pour redevenir ministre. Il y a mieux pour respecter les électeurs. 
En second lieu, puisque tous ces élus le seront de territoires qui lui sont favorables, au lieu d'un gouvernement pour tous les Français, nous risquons d'avoir un gouvernement pour le peuple de gauche. Difficile de rassembler sur de telles bases. 
Enfin, le gouvernement actuel est loin d'être économique. Il ne suffit pas de réduire de 30% les rémunérations, encore faut-il réduire aussi le nombre alors qu'il n'y a jamais eu autant de ministres, et faire que les rémunérations ne s'additionnent pas par la grâce des cumuls constatés.

mercredi 16 mai 2012

Hyper ego

Nous sommes un grand pays avec des personnalités politiques de grande envergure et, dont l'ambition peu paraître vertu. Certains ont même un égo disproportionné. Nombreux sont ceux qui l'ont reproché au Président sortant. Mais le comble vient d'être atteint. Ainsi telle personnalité qui fut seconde dans un précédent gouvernement ne supporte pas de risquer d'être moins dans un gouvernement à venir. Voici donc que surgit ce curieux sens du service d’État qui voudrait que l'on monte nécessairement une marche chaque fois. Plus prétentieux, il n'y a pas. Il est vrai qu'il y a un an cette même personne prétendait à la magistrature suprême. Alors ministre moins que premier….

samedi 12 mai 2012

Économie administrée

Voici bien longtemps que nous n'avions pas entendu parler d'économie administrée. L'échec dramatique des États ayant tenté l'expérience devrait pourtant en avoir rayé même l'idée du vocabulaire des gouvernants. 
Certes, le prix des carburants atteint des sommets (songez qu'en Franc, nous avons allègrement passé les 10 F, niveau redouté jadis). 
Mais bloquer les prix dans une économie même aussi encadrée qu'en Europe est un contre sens. 
Sur quel paramètre ce blocage va-t-il jouer ? 
Le coût du raffinage ? C'est un coût technique incompressible, ou inclus dans le prix d'importation faute de raffinage suffisant sur le territoire. 
Les taxes ? La TIPP est une telle manne pour l'État et les Régions qu'il est douteux que l'État y touche. La TVA ? Très encadrée par l'Europe, elle est presque impossible de la faire varier sensiblement. 
Le prix d'importation? Il dépend totalement du taux de change $-€, du marché mondial et de la spéculation. C'est pourtant la principale variable responsable de la variation du prix de vente. Tout blocage de ce paramètre promet de le voir atteindre des sommets avant même que la décision soit prise, comme au temps des prix taxés des trente glorieuses. 
Les compagnies pétrolières en rêvent encore.

mardi 24 avril 2012

Le bon berger

En 2002, le FN était le diable qu'il fallait écraser. Éliminée du second tour, la Gauche, désarçonnée invitait ses électeurs à sauver la république en faisant massivement voter pour M. Chirac. Il est historiquement regrettable que ce dernier, fort de plus de 80 % de voix n'en ait pas profité pour effectuer les réformes indispensables à l'avenir de la France en Europe. 
Mais revenons au FN et en 2012. Si le FN reste dans les discours le diable à éviter, ces électeurs, jadis traités de même, sont devenus des brebis égarées qu'il faut ramener dans le bon troupeau. Le bon troupeau dont chacun des deux candidats se prétends le meilleur berger. Il est vrai qu'aucun n'a la certitude de disposer des réserves de voix lui garantissant la suprématie. Même la Gauche en arrive à considérer les électeurs du FN comme des égarés du peuple de gauche. On croit rêver! 
Ainsi passe le temps. Jadis, les électeurs du FN étaient de mauvais Français à éviter, aujourd'hui des citoyens convoités. 
D'ici qu'ils deviennent pour les mêmes éligibles et ministrables…, car manger avec le diable, même avec une grande cuillère, reste un exercice périlleux. 

samedi 21 avril 2012

Indignation

Il est certain qu'il y a beaucoup de motifs de s'indigner : L'abus de pouvoir des banques, de certains politiciens, de certains fortunés, l'insuffisance de logement, de travail, de ressource, de reconnaissance sociale… 
Mais est-ce suffisant de s'indigner? Est-ce suffisant de clamer qu'il faut tout changer? Est-ce suffisant de défiler? 
Pour changer le monde, l'indignation et la critique ne suffisent pas. Il faut proposer, convaincre et agir. 
Proposer, car sans propositions, pas de projet. Proposer, car il faut confronter les points de vue pour arrêter une perspective de progrès. 
Convaincre, car l'action autoritaire n'est plus un mode acceptable de gouvernance. 
Et agir, c'est-à-dire se mettre en situation de changer le monde en se proposant pour gouverner, au minimum et votant pour celui qui semble le plus apte à infléchir la situation. 
Le pèlerinage des indignés et leur projet d'occupation de l'espace publique ne remplit aucune de ses conditions. Leur indignation se transforme de ce fait en vaine agitation.

mercredi 18 avril 2012

Budget Élyséen

• Le déferlement de diatribes contre l'actuel président me donne envie de rappeler quelques informations de source vérifiables, et notoires, sans évidemment être exhaustif. 

•Jusqu'en 2007, les dépenses de l'Élysée étaient éclatées entre les différents ministères, qui prenaient à leur charge une partie des dépenses de la Présidence : le Ministère des Affaires étrangères payait les frais des voyages à l'étranger, le Ministère de l'Intérieur couvrait les dépenses de sécurité du Président et les voyages (hors diplomatie) et le Ministère de la Défense les charges de transport par avion militaire. De la même manière, les fonctionnaires mis à disposition de la Présidence continuaient à être payés par leur ministère d'origine. Jusqu'en 2007, le budget affiché de l'Élysée ne représentait en fait qu'une partie des dépenses engagées par la Présidence. 
Autant dire aussi que les comparaisons avec les présidents précédents sont impossibles et surtout vides de sens, même si la Cour des Comptes a constaté que cette opération avait conduit à une légère baisse des dépenses consolidées. 

• L'avion présidentiel. 
Est-il utile de rappeler que pour acheter d'occasion un avion long-courrier notre actuel Président a vendu deux avions moyens courrier achetés neufs par celui élu en 1981, lequel ne les a utilisé qu'une fois, préférant louer deux concordes, dont un aménagé spécialement au cas ou un tomberais en panne, même pour seulement traverser la méditerranée. Le tout hors les comptes de l'Élysée. 
Un avion d'occasion capable de répondre à tous les besoins contre deux avions sans capacité de projection et sans oublier la réforme du Concorde hors de prix à maintenir comme à faire voler, je ne pense pas que ce soit une dépense. (source http://cotam0001.com/histoire-des-avions-presidentiels-francais.html). 
Le reste de la flotte d'État est principalement utilisée par les ministères. De plus et jusqu'à la présidence actuelle, ces avions n'émargeaient pas au budget de l'Élysée. 

• Budget de l'Élysée 
Encore une légende à faire tomber. 
En premier lieu, il faut rappeler que la réforme constitutionnelle lancée par l'actuel Président met le budget de l'Élysée comme le traitement du Président entre les mains des Chambres et sous contrôle de la Cour des Comptes. Nouveauté qui le contraint et à laquelle ont échappé ses prédécesseurs. Certains s'en sont émus lors de certaines présidences (chacun se souviendra de certains "frais de bouche"), beaucoup moins pour d'autres (personne n'a osé parler de certains logements loués en ville par l'élu de 1981 pour cacher sa bigamie). 
Il est donc faux de prétendre que l'actuel Président peut dépenser sans compter et s'octroyer le traitement qu'il souhaite. C'est même le premier Président dont le budget est sous un triple contrôle. 
Par ailleurs, il a appliqué à l'Élysée le principe de non-remplacement de la moitié des départs, ce qui a conduit à une baisse des coûts de fonctionnement. Et personne n'aura oublié qu'il a mis fin à la couteuse opération de communication du 14 juillet dans les jardins du château. 
Ensuite, le budget du château inclus l'entretien du bâtiment qui est un monument historique que les prédécesseurs ont assez largement négligé, si ce n'est saccagé (cf les rapports des monuments historiques). 
Chacun aura aussi noté qu'il ne passe pas ses vacances dans les palais de l'État, préférant les résidences familiales, d'aucuns le lui reprochent d'ailleurs.

jeudi 12 avril 2012

Aménagement du territoire

Imaginerait-on de deux compagnies aériennes construisent cote à cote chacune leur aéroport? Que deux producteurs d'électricité tirent chacun leur réseau de transports? C'est pourtant ce qui est en train de se passer à Bourg-en-Bresse. 
Depuis des années le SIEA met en place un réseau de fibres optiques, seul, faute d'être suivi par les autres opérateurs pas intéressés par un territoire à faible densité. Mais voici Orange qui se réveille et revendique le droit de s'installer aussi en ville au nom de la libre concurrence. 
En ville évidemment pour ratisser rapidement alors que le SIEA devrait ramer en milieu rural! Mes lecteurs réguliers savent ce que je pense du financement de la fibre optique par le SIEA avec les taxes locales sur l'électricité. Pourtant, force est de reconnaître sa volonté de faire, et donc de le défendre. 
Il est impensable de laisser chacun creuser routes et trottoirs pour installer son réseau alors qu'un seul, bien dimensionné, est suffisant pour satisfaire tous les besoins. Un seul avec une seule technologie alors qu'Orange persiste à proposer sa solution privée incompatible avec celle des autres opérateurs, malgré les arbitrages des autorités de régulation. 
Il me semble que les réseaux relèvent de l'aménagement du territoire, et donc de la décision des collectivités, selon les règles de la subsidiarité. 
Il est donc urgent que les collectivités territoriales comme l'autorité de régulation arbitrent pour faire respecter le bon sens et l'économie bien pensée.

vendredi 6 avril 2012

Des chiffres qui parlent

Excellent article dans Le Progrès du 5 avril 2012 concernant l'emploi. De quoi aller en chercher plus dans les archives de l'INSEE. Et là, surprise, l'évolution du chômage est pratiquement sans relation avec le nombre d'emplois. 
Ainsi, de 1980 à aujourd'hui, il y a en France ≈ 3,2 millions d'emplois de plus. Avec aujourd'hui 20 millions, il n'y a donc jamais eu autant d'emplois en France, et ce nombre a pratiquement toujours progressé au cours des 30 dernières années (excepté en 1993). 
Mais aussi il y a 3,8 millions de personnes de plus dans la tranche d'âge de 15 à 65 ans avec aujourd'hui 28,3 millions. 
L'écart de plus de 8 millions n'est pas le nombre de chômeurs, contrairement à l'affirmation de certains, car il faut évidemment décompter les étudiants, les retraités, les pensionnés, les rentiers, les personnes qui ont fait le choix de ne pas travailler, etc. 
L'évolution du chômage mesure donc seulement l'inadéquation entre le nombre de personnes qui ont besoin, ou qui souhaitent, travailler et le nombre d'emplois proposés, en aucun cas la destruction du nombre d'emplois. Tout au plus un indicateur de l'évolution de la nature des emplois et du temps nécessaire pour s'y adapter. 
Le chômage est un drame individuel pour le chômeur, mais le nombre de chômeurs n'est pas un indicateur du nombre d'emplois. 
Le reste est discours.



mercredi 4 avril 2012

menace de dictature

"François Hollande précise aussi que les mesures urgentes annoncées entre le second tour de la présidentielle et la fin de la session ordinaire du Parlement, le 29 juin, seront prises pour la plupart par décret." 
Compte tenu des élections législatives en juin, 2e tour le 17, et même en présumant qu'il obtienne une majorité à sa convenance, sans même tenir compte des nécessaires navettes avec le Sénat, il est en effet impossible d'installer la Chambre des Députés et de la faire voter quoi que ce soit avant le 29 juin. 
Or les mesures que M. Hollande veut prendre modifient des Lois que donc seules les Chambres peuvent modifier. 
On ne peu faire plus violent comme gouvernance. 
Autrement dit la dictature et l'arbitraire. Maintenant, nous savons qui est dangereux pour la Démocratie.

mardi 3 avril 2012

Lettre aux candidat : LE MILLEFEUILLE ADMINISTRATIF

Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. Il faut surtout arrêter de réformer sans afficher les vrais objectifs. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Dans une Europe qui ne peu que prendre de plus en plus de pouvoir politique, il faut donner plus de pouvoir aux régions et alléger l'État. 
  • Il faut réduire le nombre de régions à une dizaine. Il est incohérent d'avoir, en métropole, des régions de 2 départements, et surtout des régions qui regroupent moins de 5 % de la population (18 sur 21! http://fr.wikipedia.org/wiki/Région_française). Cela constitue une dispersion et une dilution du pouvoir cause de beaucoup de frais évitables. 
  • Il faut localiser l'éducation. 30 ans après la mise en place des régions, il est incompréhensible que le découpage territorial de l'éducation nationale soit différent de ce découpage politique. Sans rien ôter aux nationales en matière de programme scolaire, il faut organiser l'embauche de l'ensemble du personnel, enseignants compris, au niveau des collectivités responsables des bâtiments. 
  • Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
  • Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Cela relève de la méthode électorale par scrutin de listes représentatives. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 

Que croire

Certes, les plus bas revenus ont réellement des difficultés à boucler leurs fins de mois. Il n'empêche, le fait que les Français battent des records d'épargne est à contre-courant du discours sur la perte du pouvoir d'achat. Ce discours étant régulièrement battu en brèche par les enquêtes et la statistique. 
Je veux bien admettre que le pessimisme ambiant invite à la réserve et donc à l'épargne, si le pouvoir d'achat était vraiment en baisse comme cela est arrivé dans les années 80 et 90, nous devrions avoir, comme à l'époque, une baisse globale de l'épargne. 
Au demeurant, il est symptomatique de noter que dans toutes les enquêtes, lorsque l'on interroge les Français sur leur pouvoir d'achat, la réponse récurrente est “pour moi, cela vas plutôt bien, mais, je plains les autres”. 
Pour être positif, cette épargne étant dirigée vers les assurances vie, elle est pour partie composée de “bon du Trésor”, ce qui rapatrie la dette de la France. 
Il serait temps de sortir du discours pessimiste permanent et de parler un peu de réalité.

vendredi 30 mars 2012

Corps intermédiaires

En réaction aux propos de notre Président Candidat qui souhaite promouvoir le référendum pour contourner des “corps intermédiaires qui ne représentent qu'eux-mêmes”, nombre de ceux-ci manifestent de leur utilité et de leur nécessité. 
Je ne peux qu'y souscrire, avec toutefois une observation qui mérite réflexion. 
À l'origine, ces corps intermédiaires méritaient leur représentativité par la grâce d'élection au suffrage direct ou indirect. Ainsi, les administrateurs des organismes sociaux, ainsi, les représentants syndicaux, ainsi, les divers membres des CESS. Foin de tout ceci, les membres de ces institutions sont mystérieusement désignés par de mystérieux comités dont le public ne sait rien, à l'occasion de nominations dont les médiats se gardent bien de parler. Pratique pour ne pas risquer d'afficher ce qui reste de sa représentativité, pour se protéger d'arrivants plus en phase avec la réalité du moment, pour échapper à toute contestation de légitimité. 
Restent encore, mais pour combien de temps, tant il est vrai que certains craignent pour leur place, les conseillers prud'homaux. Élection reportée de deux ans, et tentative de suppression de ces élections pour une désignation, mais par qui? 
Et, je passe sur ces “corps intermédiaires” qui n'ont que posture pour attitude, qui refuse toute forme de négociation, qui confondent l'indispensable compromis avec la compromission, voir de la trahison à on ne sait quelle chimère.
Bref, je suis pour ces corps intermédiaires qui alimentent la démocratie, encore faut-il qu'ils soient démocratiquement constitués et alimentent la réflexion plutôt que de la bloquer.

mercredi 22 février 2012

Lettre aux candidats : Vers une école de l'espoir

L'organisation de l'instruction publique en France est principalement orientée vers la sélection des élites. Et cette sélection se fait essentiellement par l'échec. Les métiers manuels sont méprisés. Jusqu'il y a peu, la filière conduisant à la formation des enseignants avait l'appellation caractéristique d'École Normale. C'est tout dire du mépris du système d'enseignement pour les autres filières. 
Et que dire du mépris de la libre pensée qui consiste à imposer une vision unique de la culture en prétendant l'inculquer dès l'école primaire. Au point de faire l'impasse sur le minimum qui permettrait à chacun d'aller la chercher lorsqu'il en est capable, lorsqu'il en a envie. Au point de considérer que la méconnaissance de ses bases n'est pas un obstacle à être jeté dans l'enseignement secondaire. 
Il faut réformer l'enseignement primaire pour permettre à tous d'en sortir avec la maitrise des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, français, mathématique, anglais. Car comment comprendre quoi que ce soit sans ces bases. La difficulté à lire rend impossible la compréhension des mathématiques comme du moindre texte. 
Sans ces fondamentaux, il faut protéger l'enfant et le soutenir avant de le lancer dans la poursuite des études. Il faut aussi faire la promotion de tous les métiers indispensables et qui pourtant n'exigent pas une longue formation intellectuelle. 
La culture viendra ensuite d'elle-même selon les goûts de l'individu. 
Il faut aussi laisser à l'enfant assez d'espace et de temps de liberté pour qu'il puisse choisir des activités selon son choix. 
Alors nous aurons une école de l'espoir, une école qui fait la promotion individuelle et permet à chacun de s'épanouir selon ses capacités et ses projets.

500 signatures

À la veille d’élections, il semble évident que le temps n'est pas venu de modifier les règles de reconnaissance des candidats à la magistrature suprême. Nos Sages ont donc sainement réagi. 
De fait, la reconnaissance de notoriété n'est ni un soutien, ni un parrainage. 
Il me semble toutefois qu'il soit nécessaire de faire évoluer cette règle. Sur médiatisation et polémique facile conduisent à rechercher une règle qui ménage tout le monde et permette de valider cette reconnaissance dans l'anonymat. 
Tirons un trait sur l'argument qui voudrait que les élus ne puissent agir qu'à visage découvert. Nombre de votes dans les deux chambres sont à bulletin secret, de même dans le cadre des conseils municipaux comme pour l'élection des sénateurs. 
Mais alors, il faut organiser cette reconnaissance de notoriété par bulletin secret organisé en une seule journée, à l'exemple des élections sénatoriales. En sollicitant globalement l'ensemble des Grands Électeurs, le nombre d'expressions prend une autre dimension. Considérant ≈ 40 000 voix, il me semble raisonnable de considérer qu'il soit alors nécessaire d'avoir au moins 4 000 reconnaissances couvrant raisonnablement le territoire pour obtenir l'investiture. Ainsi assuré de n'avoir jamais plus de 10 candidats nous avons aussi la raisonnable certitude de couvrir le champ des sensibilités. 
Ainsi la démocratie sera sauve, car il est présentement à craindre que certains courants politiques ne puissent profiter de la tribune que représente l'Élection Présidentielle.

mardi 21 février 2012

Lettre aux candidats : Citoyenneté

  • APLATIR LE MILLEFEUILLE 
Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. 
Il faut faire monter en puissance la gouvernance européenne de sorte que les pays qui la constituent soient enfin de traiter avec le même égard et la même solidarité que ceux que nous apportons en France à nos départements et régions. C'est moins d'État pour chaque pays, mais plus de solidarité. 
Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Il faut en particulier régionaliser l'éducation. 

  • UNE REPRÉSENTATION ÉQUITABLE DES CITOYENS ET DES PARTIS 
Il y a en France autant de modes de scrutin que d'élection. Il est urgent de mettre de la cohérence dans la représentation des citoyens. 
Je suggère de généraliser les scrutins de liste afin de faire jouer à plein les règles de parité et de représentativité. 
Des listes au niveau 
  • communal pour les collectivités locales, 
  • départementales pour les conseillers territoriaux, 
  • régionaux pour les députés nationaux et européens. 
Pour assurer la gouvernance, comme pour certaines communes, la liste arrivant en tête dispose au minimum de la majorité des sièges. 
En organisant toutes les élections le même jour, de la présidentielle à la municipale, nous échapperions a la campagne électorale permanente. 
Et que l'on ne dise pas que c'est impossible, nous sommes un des rares pays à ne pas le faire. 

  • MODERNISER LE VOTE. 
Les machines à voter proposées ici ou là sont des inepties. Complexes et hors de prix, utilisées occasionnellement, pas toujours compréhensible par le public, elles sont obsolètes sitôt le vote passé. 
Il faut instaurer le vote électronique avec les moyens de la Française des jeux. Après tout, une élection est une sorte particulière de pari. L'opération pourra se faire sans difficulté sous le contrôle des élus locaux, et les dépositaires de ces machines sont en délégation d'un service d'état. Le matériel existe et est largement distribué, tout au plus faudra-t-il le répartir différemment. Sa capacité de gérer plusieurs séries de listes est démontrée. L'anonymat est assuré par principe. Le décompte immédiat, incontestable et quasi impossible à trafiquer (assurément plus sûr que le décompte manuel actuel). Le contrôle est garanti, le ticket à code-barre produit pouvant être récupéré dans une urne pour garder une trace matérielle en vue d'un éventuel recompte, manuel ou mécanisé, en cas de panne ou de contestation.

mardi 7 février 2012

Dette de l'État français



Le Président actuel est montré du doigt. Il est vrai que la dette étant cumulative, nous atteignons des sommes. 
mais Qui fut le Président de la dette?
Il ne fut cette pas seul à creuser le trou, mais étant présenté comme le garant de la nation, il ne peut s’en disculper.
Dette de la France en milliards et en %:
1981 : 105M€, 5%
1995 : 660M€, 55%, soit +550M€ +529%
2007 : 1200M€, 64%, soit +540M€ +82%
2010 : 1591M€, 82%, soit +391M€ +33%
valeur courante, non corrigée de l’inflation.

Juste un petit rappel à la mémoire, qui se passe de commentaire.

sources INSEE & http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dette_publique_France_1978-2010.png?uselang=fr