Affichage des articles dont le libellé est Écomonie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Écomonie. Afficher tous les articles

samedi 12 mai 2012

Économie administrée

Voici bien longtemps que nous n'avions pas entendu parler d'économie administrée. L'échec dramatique des États ayant tenté l'expérience devrait pourtant en avoir rayé même l'idée du vocabulaire des gouvernants. 
Certes, le prix des carburants atteint des sommets (songez qu'en Franc, nous avons allègrement passé les 10 F, niveau redouté jadis). 
Mais bloquer les prix dans une économie même aussi encadrée qu'en Europe est un contre sens. 
Sur quel paramètre ce blocage va-t-il jouer ? 
Le coût du raffinage ? C'est un coût technique incompressible, ou inclus dans le prix d'importation faute de raffinage suffisant sur le territoire. 
Les taxes ? La TIPP est une telle manne pour l'État et les Régions qu'il est douteux que l'État y touche. La TVA ? Très encadrée par l'Europe, elle est presque impossible de la faire varier sensiblement. 
Le prix d'importation? Il dépend totalement du taux de change $-€, du marché mondial et de la spéculation. C'est pourtant la principale variable responsable de la variation du prix de vente. Tout blocage de ce paramètre promet de le voir atteindre des sommets avant même que la décision soit prise, comme au temps des prix taxés des trente glorieuses. 
Les compagnies pétrolières en rêvent encore.

lundi 14 juin 2010

Nous empruntons beaucoup trop à nos enfants

Alors que le déficit annuel des comptes de l'état atteint 150 milliards, le gouvernement affiche la volonté de rétablir la situation avec un projet d'économies de moins de 50 milliards. Nous sommes loin du compte, d'autant qu'une bonne part de l'économie relève de plan sur la comète.
Et pour noyer le poisson, il fait grand cas des quelques 30 milliards de déficit annuels de la sécurité sociale en omettant de préciser qu'il organise lui-même ce déficit depuis qu'il en vote les ressources.
Pour rétablir la situation, il faut non seulement s’interdire tout déficit, mais encore songer à rembourser une dette phénoménale de 1500 milliards.
Car avec la monnaie unique, il n'est plus possible pour un pays de se rembourser en monnaie de singe en organisant des “dévaluations compétitives”. Il semble que beaucoup de gouvernements ne l'aient pas compris, même si certains politiques souhaitent revenir à ces sinistres magouilles en rétablissant des monnaies nationales.
C'est trop vite oublier que ces dévaluations touche en premier le pouvoir d'achat des plus modestes.
Pour revenir à une bonne gestion de l'état, c'est donc 200 milliards qu'il faut économiser chaque année, et même à ce niveau, il faudra ½ siècle pour désendetter le pays.
"Nous n'héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants" (St Exupéry)
Nous empruntons beaucoup trop à nos enfants.