jeudi 12 avril 2012

Aménagement du territoire

Imaginerait-on de deux compagnies aériennes construisent cote à cote chacune leur aéroport? Que deux producteurs d'électricité tirent chacun leur réseau de transports? C'est pourtant ce qui est en train de se passer à Bourg-en-Bresse. 
Depuis des années le SIEA met en place un réseau de fibres optiques, seul, faute d'être suivi par les autres opérateurs pas intéressés par un territoire à faible densité. Mais voici Orange qui se réveille et revendique le droit de s'installer aussi en ville au nom de la libre concurrence. 
En ville évidemment pour ratisser rapidement alors que le SIEA devrait ramer en milieu rural! Mes lecteurs réguliers savent ce que je pense du financement de la fibre optique par le SIEA avec les taxes locales sur l'électricité. Pourtant, force est de reconnaître sa volonté de faire, et donc de le défendre. 
Il est impensable de laisser chacun creuser routes et trottoirs pour installer son réseau alors qu'un seul, bien dimensionné, est suffisant pour satisfaire tous les besoins. Un seul avec une seule technologie alors qu'Orange persiste à proposer sa solution privée incompatible avec celle des autres opérateurs, malgré les arbitrages des autorités de régulation. 
Il me semble que les réseaux relèvent de l'aménagement du territoire, et donc de la décision des collectivités, selon les règles de la subsidiarité. 
Il est donc urgent que les collectivités territoriales comme l'autorité de régulation arbitrent pour faire respecter le bon sens et l'économie bien pensée.

vendredi 6 avril 2012

Des chiffres qui parlent

Excellent article dans Le Progrès du 5 avril 2012 concernant l'emploi. De quoi aller en chercher plus dans les archives de l'INSEE. Et là, surprise, l'évolution du chômage est pratiquement sans relation avec le nombre d'emplois. 
Ainsi, de 1980 à aujourd'hui, il y a en France ≈ 3,2 millions d'emplois de plus. Avec aujourd'hui 20 millions, il n'y a donc jamais eu autant d'emplois en France, et ce nombre a pratiquement toujours progressé au cours des 30 dernières années (excepté en 1993). 
Mais aussi il y a 3,8 millions de personnes de plus dans la tranche d'âge de 15 à 65 ans avec aujourd'hui 28,3 millions. 
L'écart de plus de 8 millions n'est pas le nombre de chômeurs, contrairement à l'affirmation de certains, car il faut évidemment décompter les étudiants, les retraités, les pensionnés, les rentiers, les personnes qui ont fait le choix de ne pas travailler, etc. 
L'évolution du chômage mesure donc seulement l'inadéquation entre le nombre de personnes qui ont besoin, ou qui souhaitent, travailler et le nombre d'emplois proposés, en aucun cas la destruction du nombre d'emplois. Tout au plus un indicateur de l'évolution de la nature des emplois et du temps nécessaire pour s'y adapter. 
Le chômage est un drame individuel pour le chômeur, mais le nombre de chômeurs n'est pas un indicateur du nombre d'emplois. 
Le reste est discours.



mercredi 4 avril 2012

menace de dictature

"François Hollande précise aussi que les mesures urgentes annoncées entre le second tour de la présidentielle et la fin de la session ordinaire du Parlement, le 29 juin, seront prises pour la plupart par décret." 
Compte tenu des élections législatives en juin, 2e tour le 17, et même en présumant qu'il obtienne une majorité à sa convenance, sans même tenir compte des nécessaires navettes avec le Sénat, il est en effet impossible d'installer la Chambre des Députés et de la faire voter quoi que ce soit avant le 29 juin. 
Or les mesures que M. Hollande veut prendre modifient des Lois que donc seules les Chambres peuvent modifier. 
On ne peu faire plus violent comme gouvernance. 
Autrement dit la dictature et l'arbitraire. Maintenant, nous savons qui est dangereux pour la Démocratie.

mardi 3 avril 2012

Lettre aux candidat : LE MILLEFEUILLE ADMINISTRATIF

Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. Il faut surtout arrêter de réformer sans afficher les vrais objectifs. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Dans une Europe qui ne peu que prendre de plus en plus de pouvoir politique, il faut donner plus de pouvoir aux régions et alléger l'État. 
  • Il faut réduire le nombre de régions à une dizaine. Il est incohérent d'avoir, en métropole, des régions de 2 départements, et surtout des régions qui regroupent moins de 5 % de la population (18 sur 21! http://fr.wikipedia.org/wiki/Région_française). Cela constitue une dispersion et une dilution du pouvoir cause de beaucoup de frais évitables. 
  • Il faut localiser l'éducation. 30 ans après la mise en place des régions, il est incompréhensible que le découpage territorial de l'éducation nationale soit différent de ce découpage politique. Sans rien ôter aux nationales en matière de programme scolaire, il faut organiser l'embauche de l'ensemble du personnel, enseignants compris, au niveau des collectivités responsables des bâtiments. 
  • Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
  • Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Cela relève de la méthode électorale par scrutin de listes représentatives. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 

Que croire

Certes, les plus bas revenus ont réellement des difficultés à boucler leurs fins de mois. Il n'empêche, le fait que les Français battent des records d'épargne est à contre-courant du discours sur la perte du pouvoir d'achat. Ce discours étant régulièrement battu en brèche par les enquêtes et la statistique. 
Je veux bien admettre que le pessimisme ambiant invite à la réserve et donc à l'épargne, si le pouvoir d'achat était vraiment en baisse comme cela est arrivé dans les années 80 et 90, nous devrions avoir, comme à l'époque, une baisse globale de l'épargne. 
Au demeurant, il est symptomatique de noter que dans toutes les enquêtes, lorsque l'on interroge les Français sur leur pouvoir d'achat, la réponse récurrente est “pour moi, cela vas plutôt bien, mais, je plains les autres”. 
Pour être positif, cette épargne étant dirigée vers les assurances vie, elle est pour partie composée de “bon du Trésor”, ce qui rapatrie la dette de la France. 
Il serait temps de sortir du discours pessimiste permanent et de parler un peu de réalité.

vendredi 30 mars 2012

Corps intermédiaires

En réaction aux propos de notre Président Candidat qui souhaite promouvoir le référendum pour contourner des “corps intermédiaires qui ne représentent qu'eux-mêmes”, nombre de ceux-ci manifestent de leur utilité et de leur nécessité. 
Je ne peux qu'y souscrire, avec toutefois une observation qui mérite réflexion. 
À l'origine, ces corps intermédiaires méritaient leur représentativité par la grâce d'élection au suffrage direct ou indirect. Ainsi, les administrateurs des organismes sociaux, ainsi, les représentants syndicaux, ainsi, les divers membres des CESS. Foin de tout ceci, les membres de ces institutions sont mystérieusement désignés par de mystérieux comités dont le public ne sait rien, à l'occasion de nominations dont les médiats se gardent bien de parler. Pratique pour ne pas risquer d'afficher ce qui reste de sa représentativité, pour se protéger d'arrivants plus en phase avec la réalité du moment, pour échapper à toute contestation de légitimité. 
Restent encore, mais pour combien de temps, tant il est vrai que certains craignent pour leur place, les conseillers prud'homaux. Élection reportée de deux ans, et tentative de suppression de ces élections pour une désignation, mais par qui? 
Et, je passe sur ces “corps intermédiaires” qui n'ont que posture pour attitude, qui refuse toute forme de négociation, qui confondent l'indispensable compromis avec la compromission, voir de la trahison à on ne sait quelle chimère.
Bref, je suis pour ces corps intermédiaires qui alimentent la démocratie, encore faut-il qu'ils soient démocratiquement constitués et alimentent la réflexion plutôt que de la bloquer.

mercredi 22 février 2012

Lettre aux candidats : Vers une école de l'espoir

L'organisation de l'instruction publique en France est principalement orientée vers la sélection des élites. Et cette sélection se fait essentiellement par l'échec. Les métiers manuels sont méprisés. Jusqu'il y a peu, la filière conduisant à la formation des enseignants avait l'appellation caractéristique d'École Normale. C'est tout dire du mépris du système d'enseignement pour les autres filières. 
Et que dire du mépris de la libre pensée qui consiste à imposer une vision unique de la culture en prétendant l'inculquer dès l'école primaire. Au point de faire l'impasse sur le minimum qui permettrait à chacun d'aller la chercher lorsqu'il en est capable, lorsqu'il en a envie. Au point de considérer que la méconnaissance de ses bases n'est pas un obstacle à être jeté dans l'enseignement secondaire. 
Il faut réformer l'enseignement primaire pour permettre à tous d'en sortir avec la maitrise des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, français, mathématique, anglais. Car comment comprendre quoi que ce soit sans ces bases. La difficulté à lire rend impossible la compréhension des mathématiques comme du moindre texte. 
Sans ces fondamentaux, il faut protéger l'enfant et le soutenir avant de le lancer dans la poursuite des études. Il faut aussi faire la promotion de tous les métiers indispensables et qui pourtant n'exigent pas une longue formation intellectuelle. 
La culture viendra ensuite d'elle-même selon les goûts de l'individu. 
Il faut aussi laisser à l'enfant assez d'espace et de temps de liberté pour qu'il puisse choisir des activités selon son choix. 
Alors nous aurons une école de l'espoir, une école qui fait la promotion individuelle et permet à chacun de s'épanouir selon ses capacités et ses projets.

500 signatures

À la veille d’élections, il semble évident que le temps n'est pas venu de modifier les règles de reconnaissance des candidats à la magistrature suprême. Nos Sages ont donc sainement réagi. 
De fait, la reconnaissance de notoriété n'est ni un soutien, ni un parrainage. 
Il me semble toutefois qu'il soit nécessaire de faire évoluer cette règle. Sur médiatisation et polémique facile conduisent à rechercher une règle qui ménage tout le monde et permette de valider cette reconnaissance dans l'anonymat. 
Tirons un trait sur l'argument qui voudrait que les élus ne puissent agir qu'à visage découvert. Nombre de votes dans les deux chambres sont à bulletin secret, de même dans le cadre des conseils municipaux comme pour l'élection des sénateurs. 
Mais alors, il faut organiser cette reconnaissance de notoriété par bulletin secret organisé en une seule journée, à l'exemple des élections sénatoriales. En sollicitant globalement l'ensemble des Grands Électeurs, le nombre d'expressions prend une autre dimension. Considérant ≈ 40 000 voix, il me semble raisonnable de considérer qu'il soit alors nécessaire d'avoir au moins 4 000 reconnaissances couvrant raisonnablement le territoire pour obtenir l'investiture. Ainsi assuré de n'avoir jamais plus de 10 candidats nous avons aussi la raisonnable certitude de couvrir le champ des sensibilités. 
Ainsi la démocratie sera sauve, car il est présentement à craindre que certains courants politiques ne puissent profiter de la tribune que représente l'Élection Présidentielle.

mardi 21 février 2012

Lettre aux candidats : Citoyenneté

  • APLATIR LE MILLEFEUILLE 
Le mouvement est engagé avec la réforme territoriale en cours. Mais il faut maintenant finaliser. 
Il faut faire monter en puissance la gouvernance européenne de sorte que les pays qui la constituent soient enfin de traiter avec le même égard et la même solidarité que ceux que nous apportons en France à nos départements et régions. C'est moins d'État pour chaque pays, mais plus de solidarité. 
Il faut officialiser la délégation départementale du conseil régional en donnant à cette dernière le pouvoir économique et la compétence de la solidarité interdépartementale. Il est important d'élargir en effet la solidarité à l'échelle régionale afin que la ville capitale participe à l'aménagement du territoire jusqu'au plus petit village du département le plus rural. 
Il est possible d'avoir une représentation raisonnable des communes, voir des hameaux au sein des intercommunalités. Il faut maintenant imposer une taille minimum d'intercommunalité et y recentrer les moyens économiques locaux. Il faut aussi faire en sorte que le pouvoir de l'intercommunalité soit partagé et ne puisse être monopolisé par une seule commune, quelle que soit sa taille. 
Il est urgent de prolonger la décentralisation en fédéralisant le fonctionnement de la France. Il faut en particulier régionaliser l'éducation. 

  • UNE REPRÉSENTATION ÉQUITABLE DES CITOYENS ET DES PARTIS 
Il y a en France autant de modes de scrutin que d'élection. Il est urgent de mettre de la cohérence dans la représentation des citoyens. 
Je suggère de généraliser les scrutins de liste afin de faire jouer à plein les règles de parité et de représentativité. 
Des listes au niveau 
  • communal pour les collectivités locales, 
  • départementales pour les conseillers territoriaux, 
  • régionaux pour les députés nationaux et européens. 
Pour assurer la gouvernance, comme pour certaines communes, la liste arrivant en tête dispose au minimum de la majorité des sièges. 
En organisant toutes les élections le même jour, de la présidentielle à la municipale, nous échapperions a la campagne électorale permanente. 
Et que l'on ne dise pas que c'est impossible, nous sommes un des rares pays à ne pas le faire. 

  • MODERNISER LE VOTE. 
Les machines à voter proposées ici ou là sont des inepties. Complexes et hors de prix, utilisées occasionnellement, pas toujours compréhensible par le public, elles sont obsolètes sitôt le vote passé. 
Il faut instaurer le vote électronique avec les moyens de la Française des jeux. Après tout, une élection est une sorte particulière de pari. L'opération pourra se faire sans difficulté sous le contrôle des élus locaux, et les dépositaires de ces machines sont en délégation d'un service d'état. Le matériel existe et est largement distribué, tout au plus faudra-t-il le répartir différemment. Sa capacité de gérer plusieurs séries de listes est démontrée. L'anonymat est assuré par principe. Le décompte immédiat, incontestable et quasi impossible à trafiquer (assurément plus sûr que le décompte manuel actuel). Le contrôle est garanti, le ticket à code-barre produit pouvant être récupéré dans une urne pour garder une trace matérielle en vue d'un éventuel recompte, manuel ou mécanisé, en cas de panne ou de contestation.

mardi 7 février 2012

Dette de l'État français



Le Président actuel est montré du doigt. Il est vrai que la dette étant cumulative, nous atteignons des sommes. 
mais Qui fut le Président de la dette?
Il ne fut cette pas seul à creuser le trou, mais étant présenté comme le garant de la nation, il ne peut s’en disculper.
Dette de la France en milliards et en %:
1981 : 105M€, 5%
1995 : 660M€, 55%, soit +550M€ +529%
2007 : 1200M€, 64%, soit +540M€ +82%
2010 : 1591M€, 82%, soit +391M€ +33%
valeur courante, non corrigée de l’inflation.

Juste un petit rappel à la mémoire, qui se passe de commentaire.

sources INSEE & http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dette_publique_France_1978-2010.png?uselang=fr


Lettre aux candidats : fiscalité

IMPÔT SUR LES REVENUS
Il semble urgent de remettre en ordre notre système fiscal. 
Trop de dégrèvement, de niches, de dérogations 
Il me semble nécessaire de rétablir un impôt sur le revenu qui concerne tout le monde, et pas seulement la moitié de la population. Pour cela il faut y intégrer les autres impôts sur le revenu, universels, ceux-là, que sont CSG et RDS qui deviendraient aussi progressifs. Par mesure d'équité, il faut supprimer les prélèvements libératoires des revenus financiers qui sont des niches fiscales ne concernant que les plus hauts revenus.
Il faut maintenir le quotient familial en limitant plus qu'actuellement sa base de calcul (10 SMIC ?) de sorte de ne pas en faire un avantage disproportionné. Il faut appliquer le principe de quotient familial aux impôts locaux des foyers afin d'éviter que celui-ci ne devienne excessif en regard des revenus (il est une des causes de l'application du plafond de 50 % d'impôts pour les personnes à petits revenus). 

TVA ET TRANSFERTS SOCIAUX
Il faut aller plus loin en matière de transferts de charges. Les trois niveaux de TVA actuels permettent de ménager les dépenses des plus modestes dès lors que la TVA réduite concerne les produits essentiels. Il est donc possible de reporter la TVA haute le financement des charges sociales communes à l'ensemble de la population (famille, santé). Cette taxe, payée par tous, y compris par les visiteurs, permet de plus aux produits et services importés de participer au service commun de protection sociale. La baisse des cotisations salariales libère du pouvoir d'achat pour ceux qui travaillent, la baisse de la part patronale compensant largement la hausse de la TVA.

TAXE SUR LA CIRCULATION
Notre pays étant une zone carrefour pour l'Europe, il me semble nécessaire de revoir la fiscalité touchant la circulation routière. 
À l'image de certains pays d'Europe (Suisse, Autriche, Allemagne) il semble urgent d'établir une taxe de transit pour le fret, les taxes françaises sur les carburants et donc les moyens théoriques d'entretenir le réseau routier pouvant être évité par la capacité des réservoirs. 
Le niveau doit de plus favoriser les transferts vers les transports ferrés, fluviaux et maritimes, beaucoup plus économes en énergie, voire d'inciter aux circuits courts. 
Cette taxe pourrait s'étendre à tous les transits, y compris touristique, comme en Suisse. Ce serait d'ailleurs une alternative aux péages autoroutiers des tronçons dont l'État est propriétaire, offrant ainsi un avantage aux résidents. 
Il ne faudra pas pour autant baisser la taxation des carburants.

TAXES SUR L'IMMOBILIER ET L'HABITAT
Le logement est un problème pour nombre de résidents en France. Plusieurs causes y contribuent : 
  • Une baisse des engagements de l'état dans les années 80 et 90, la hausse des exigences règlementaires poussant les prix vers le haut, 
  • Une course à la rentabilité des financeurs institutionnels qui on convertis des logements de centre-ville en usage professionnel, 
  • La déconstruction des ménages impliquant le dédoublement des résidences principales pour chaque couple décomposé, 
  • Le droit protégeant le locataire et pénalisant le propriétaire, 
  • Un déplacement des lieux de travail…. 
Il semble urgent de rétablir certains équilibres. 
  • Maintenir, voir renforcer, la construction et la rénovation de l'habitat social,
  • Imposer aux financeurs institutionnels un équilibre local entre logements et locaux professionnels. 
  • Établir une imposition progressive des taxes sur les logements longuement inoccupés en commençant par leur appliquer la taxe d'habitation et à la faire progresser d'année en année aussi longtemps qu'il reste inoccupé. 
  • Rendre aux organismes d'habitat social la capacité à moduler le loyer selon les revenus sur la valeur globale du parc en leur apportant directement l'aide au logement social (rétablir l'aide à la pierre plutôt que l'aide à la personne). 
  • Instaurer des cartes d'exigence de logement social au niveau des bassins de vie plutôt qu'à celui des communes (dimension absurde en agglomération), et reconnaître comme logement social l'accession sociale à la propriété, mais ancienne. 
  • Organiser un fond de garanti des loyers financé par un prélèvement sur les taxes sur le bâti et les taxes d'habitation pour afin de supprimer toutes les formes de cautionnement.

mardi 31 janvier 2012

Transferts sociaux, un premier pas?


Je suis un peu déçu du projet de transfert de financement des institutions social du travail vers la TVA et la CSG. Mais ce n'est probablement qu'un premier pas. 
Trop peu, car il aurait été judicieux, à mon sens, de transférer en priorité les charges de santé (13,25 %) prélevées aussi la part salariale (0,75 %), redonnant ainsi un peu de pouvoir d'achat aux salariés. Cette charge sociale concerne l'ensemble de la population, et il semble donc équitable que tous y contribuent. De plus, les montants plus significatifs auraient incité les entreprises à les répercuter. 
Le transfert des cotisations concerne toutes les entreprises, y compris celles qui ne sont pas concernées par la hausse de la TVA. C'est en particulier le cas des produits à TVA réduite comme l'alimentation et certains services. Or, ces produits et services sont à forte part de salaires sur le territoire français (production agricole, transformation, distribution, services de proximité). Une baisse de 5,4 % des masses salariales devrait donc se répercuter directement sur les prix. Si tout le monde respecte les règles, c'est donc du pouvoir d'achat orienté vers les plus bas revenus. Donc la baisse des cotisations patronales a un caractère social qui mérite d'être relevé. 
S'il est évident que ces transferts ne compenseront pas les écarts de coûts salariaux entre la France et d'autres pays, ce qui n'est vraiment pas l'objectif quoiqu'en disent les détracteurs, ils assurent un prélèvement sur les produits importés qui contribuent notre protection sociale. C’est d'ailleurs là le sens du mot "social" dans l'opération, car très peu de produits importés échappent à la TVA majorée.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les premiers transferts sont le fait du gouvernement Rocard avec la mise en place des CSG et RDS prélevées sur tous les revenus et plus seulement sur ceux seuls du travail.

mardi 17 janvier 2012

Triple A oui ou non?

Lorsque deux groupes d'experts se contredisent qui croire? L'optimiste ou le pessimiste? C'est selon! Que l'on a besoin de taper sur le pouvoir en place ou défendre son bilan ! 
Lorsque les agences de notation ont oublié d'alerter le monde de la malversation des subprimes, tout le monde leur est tombé dessus. Aujourd'hui, nous les écoutons comme jadis les oracles. 
En fin de compte, en ces temps de campagne, c'est pain béni pour tous, et l'occasion de parler sans autre but que de dénigrer l'autre, candidat déclaré ou non. 
Pour ma part, je suis tenté de dégrader à GGG l'ensemble des candidats, fussent-ils putatifs, pour absence totale de présentation de programme un tant soit peu crédible. 
Car le passé étant ce qu'il est, seul l'avenir compte.

mercredi 11 janvier 2012

l'affaire Karachi

Qui peut croire que la décision prise en 1995 de ne pas verser les pots-de-vin promis en 1992 ont conduit à un attentat en 2002? 
Que l'on considère qu'un attentat parmi tant d'autres, dans ce pays instable, vise spécifiquement des étrangers, en particulier des Français travaillant pour l'armement est acquis. Que ce soit par vengeance ciblée reste des plus hypothétique. 
Que les familles de victimes, faute de trouver les vrais coupables, tentent de mettre l'état en cause est évident. 
Que certains parlent de blocage de comptes de campagne alors qu'en même temps d'autres affirment leur versement finalement crédité montre le côté fantaisiste des arguments. 
Que certain ancien ministre, déjà condamné pour malversations, règle ses comptes comme un gamin est tout aussi évident. 
Que le retour d'un autre ancien premier ministre réveille de vieilles querelles ne me surprendrait pas. 
Que l'acte vertueux de faire disparaitre les rétrocommissions soit présenté comme criminel (puisque prétendument la cause de l'attentat) est proprement stupéfiant. 
Qu'une action visant à priver de moyens occultes un politicien français conduise à un attentat aux antipodes dans un pays "ami" mérite de vrais éclaircissements. 
Qu'un juge autosaisi s'agite me surprend toujours. 
De l’invraisemblance au rocambolesque, il n'y a qu'un pas. 
Mais que la presse se face l'écho de cette fable sans arguments fondés et sans attendre que justice passe de relève pas sa crédibilité. 
Quand cessera-t-on cet enfumage permanent pour se consacrer à l'analyse honnête et sincère des vrais problèmes du moment? Il y en a tant en ces temps de crise et d'élections.

jeudi 5 janvier 2012

Le beurre et la crémière

De nombreuses coopératives de production ont été créées sur les décombres de société en déshérence. Chaque fois ce fut par la volonté du personnel qui y a réinvesti ses indemnités de licenciement, et les primes prévues pour ce faire par Pôle Emploi (quelques mois d'indemnité de chômage). 
Ce fut parfois un échec (Manufrance), mais le plus souvent une réussite. Cela a toujours tenu plus à la combativité du personnel qu'au soutien des pouvoirs publics. Mais chaque fois le personnel s'est investi personnellement et financièrement. 
La posture totalitaire de syndicalistes concernant SeaFrance est un non-sens total. Leur comportement a conduit à la déroute de leur entreprise et ils prétendent vouloir la gouverner sans bourse déliée, et avec notre argent. 
En exigeant le montage d'une coopérative sans y mettre un centime, ils veulent le beurre et la crémière. 
Espérons qu'un autre montage réussisse! 

mercredi 21 décembre 2011

800 fois le SMIC

M. Beckham est recruté par le PSG pour 800 fois le SMIC. Chaque mois il gagnera l'équivalent d'une vie et demie de salarié de base. En 2 mois de revenus et en ne dépensant "QUE" 300 fois le SMIC, cet individu se trouverait redevable de l'ISF! N'étant pas résident en France, il n'est même pas certain qu'il soit imposable. Plus d'un a le droit d'être scandalisé. Et certain trouveront à juste titre que le Candidat JL Mélanchon a quelques raisons de vouloir taxer ceux qui abusent.

mardi 20 décembre 2011

Des droits et des obligations

La Constitution protège le citoyen et promulgue parallèlement : le droit de grève, le droit au travail et le droit de circuler. 
Dans la mesure où l'intérêt général se doit de l'emporter sur l'intérêt particulier, il me semble particulièrement illicite qu'une minorité d'individus arguent du droit de grève pour priver une majorité de citoyens du droit de circuler, et partant de travailler. Ce pouvoir de nuisance de certaines catégories professionnelles marque incontestablement les limites des droits individuels face aux obligations collectives. 
Il me semble aussi que le droit de grève ne concerne que le droit au travail et en conséquence ne devrait pas sortir des relations entre employeurs et employés, sans incidence sur le reste de la population.

Dans la mesure ou le code du travail fait obligation, en cas de conflit de prévenir l'inspection du travail et de rechercher avec lui les solutions au conflit, seul l'échec dûment constaté de cette démarche devrait ouvrir la possibilité de grève. Mais alors, il me semble qu'il soit alors nécessaire de procéder démocratiquement par vote majoritaire à bulletin secret sous contrôle de l'inspection du travail en impliquant l'ensemble du personnel des établissements concernés pour sortir des postures corporatistes. 
Dans la mesure où il est fait obligation réciproque, et sauf cas explicitement listés, d'un délai de prévenance de 7 jours dans les modifications de l'organisation du travail, il me semble illicite de ne pas respecter individuellement ce délai. Il ne me semble pas utile de faire une loi pour cela, il suffit de rappeler l'existence de cet article du Code du travail.

samedi 17 décembre 2011

Le Contrôle



Je trouve assez gonflé l'argument des enseignants pour refuser d'être évalué par leur chef d'établissement. Selon eux, ce type d'évaluation n'est pas du domaine de compétence des administratifs. 

Pensent-ils nous faire oublier que nous savons que les chefs d'établissements sont presque tous des enseignants et qu'un grand nombre est encore en charge de classes? Remettraient-ils en cause la compétence et l'objectivité de leurs collègues? Il semble bien puisqu'ils craignent "la mise en compétition des enseignants dans les établissements". Seraient-ils donc opposés à cette saine émulation qu'ils imposent sans vergogne aux élèves? 

Certes, les chefs d'établissements dont déjà bien chargés par des missions administratives pléthoriques, mais ne sont-ils pas les mieux au fait de la situation des enseignants? Conseil d'établissement, conseils de classe, commissions pédagogiques, adaptation des programmes, quel inspecteur est en mesure de suivre? 

Faute d'avoir su trouver un prétexte à manifester depuis la rentrée scolaire, il semble que les syndicats d'enseignants cherchent encore des motifs pour le faire. 

À moins que ce refus de façade ne cache le vrai : si l'évaluation est effectuée par les chefs d'établissements, il y a une très forte probabilité qu'ils n'échappent plus à un contrôle annuel alors que certains n'ont pas reçu de visite d'inspecteur en dix ans. 

Il est vrai que, pour cette administration sclérosée par la mainmise syndicale, la moindre évolution est un vrai séisme. Il est temps de décentraliser vraiment : 

  • Découpage académique calqué sur le découpage politique. Il est totalement inepte de voir encore des académies dont le découpage historique les mets en indépendance des pouvoirs régionaux et des représentations de l'état à ces nivaux; 
  • Recrutement au niveau des établissements, à tout le moins à celui des collectivités territoriales en charge, (les Communes, les Départements, les Régions). Ceci n'exclus en rien les demandes de mutations, mais les soumets à l'accord des établissements concernés. Accessoirement, ce serait un avantage pour les enseignants qui pourraient postuler directement auprès de l'établissement de leur choix plutôt que de subir l'arbitraire syndical et le choix à l'ancienneté. 
  • Pouvoir d'évaluation des chefs d'établissement validé en conseils d'établissements, et donc pouvoir de promotion et de sanction.

jeudi 15 décembre 2011

L'affaire Louis Renault

La demande en réhabilitation de Louis Renault soulève l'indignation de la CGT. N'a-t-elle pas honte ?

Pourquoi Renault a-t-elle été la seule entreprise nationalisée, et son patron cloué au pilori alors que tant d'autres ont été épargnées (Citroën, Michelin, les Charbonnages, les Forges…) ? Toutes ces entreprises ont certes fonctionné sous l'occupation allemande, avec la complicité du gouvernement d'alors, mais ce sont des salariés français qui ont été payés pour y travailler. Pourquoi n'ont-ils pas aussi été mis en cause pour collaboration ? Que n'ont-ils sabordé leurs usines comme l'a fait la Marine! De quoi auraient-ils vécu ?
Ensuite la CGT, courroie de transmission du PCF se la joue facile en oubliant l'attitude de ce dernier avant que l'Allemagne se retourne contre La Mère Patrie.
La honte devrait lui clouer le bec!
Évidemment, ceci n'ôte rien aux résistants de tout bord, de la première comme de la dernière heure.

jeudi 1 décembre 2011

En campagne



Il me semble que le PS ne vas pas au bout de sa logique. Il souhaite que les déplacements du Chef de l'État comme toutes ses prises de parole soient portés au crédit de la campagne présidentielle. Mais il me semble que, depuis 2007, ce même Parti considère que M. Sarkozy est en campagne permanente et refuse de voir que ses propos sont souvent suivis d'actes. C'est donc la totalité de sa mandature qu'ils devraient demander à verser aux comptes de campagne.
Mais il me semble aussi que la campagne n'est pas officiellement ouverte et que M. Sarkozy n'est toujours pas candidat.
Et réciproquement, si nous comptions le temps de parole du PS durant sa primaire, que lui resterait-il pour continuer à s'exprimer lorsque la campagne sera effectivement ouverte?
En toute chose, l'abus tue et tout ce qui est excessif est dérisoire.