lundi 30 novembre 2009

populisme vérifié

J'exprimais il y a peu le risque populiste de la démocratie directe, donc du référendum. C'était pour constater que la perception du citoyen, circonvenu par les bonimenteurs politiques permettait de rejeter des propositions hautement démocratiques et humanistes en s'appuyant sur des vétilles (le plombier polonais, une interprétation fallacieuse de tel ou tel article, …, pour l'organisation européenne)
La votation helvétique sur le minarets confirme cette conviction. Outre le fait que la question est inversée « est-vous contre les minaret ? ». Il fallait répondre oui si on est contre et non si on est pour. Sans prendre les citoyens comme des niais, de l'ambigüité de la question nait l'incertitude de la réponse. Et le cas fut fréquent par le passé.
La démocratie participative permet de prendre en compte l'avis de la population (sans distinction de droit de vote qui plus est) alors que le référendum enjoint aux seuls électeurs de trancher un débat qui, trop souvent, le dépasse.
Sous notre 5e République, les référendums ont tous virés au plébiscite, et qui plus est, rarement en faveur de celui qui l'a initié.
Depuis les dernières présidentielles, la démocratie participative est devenue réalité. Gouvernement, régions, départements, communes, tous ont lancés des débats publics en s'appuyant souvent sur les moyens de l'Internet. Mais dans tous les cas, se sont les instances législatives ou décisionnaires qui ont conclues. Et fort heureusement ce qui a permit de prendre des option circonstanciées.

lundi 23 novembre 2009

1700

Notre Président National parle aujourd'hui devant les 1700 directeurs de Pole-Emploi.
1700. Le nombre me semble astronomique, il est cependant confirmé par de nombreux médias. C'est en moyenne 17 directeurs par département français. Je comprends un peu mieux ou partent les cotisations chômage.
Il est vrai qu'il a fallu faire avec la fusion ANPE-ASSEDIC, sans forcément augmenter les liste de chômeurs, mais l'exemple est symptomatique de la pléthore administrative française. Pourquoi tant de directeurs? Combien de personnel actif par directeur? Aucune entreprise, même de dimension nationale, n'a autant de directeurs pour servir le territoire français. Il est inévitable que dans ces conditions, la justification de la mission passe par la multiplication des réunions, au détriment de la productivité. Dans le même temps, la charge de travail réel dans les agences est telle pour les actifs que les files d'attentes s'allongent.
Je suggère de ne conserver qu'un seul directeur par département (aller, plus un par région) et de rendre le reste à la production. Plus de 1550 actifs supplémentaires à Pole-Emploi (et autant de risque de réunions en moins), cela devrait donner un peu d'air aux services.
Hélas, Courteline est encore vivant.

dimanche 22 novembre 2009

Identité nationale

Il y a décidément des gents qui ont de vrais problèmes avec le vocabulaire.
Alors qu'il est proposé de discuter de l'identité nationale, certains entendent nationalisme, xénophobie, chauvinisme, racisme, …. C'est évidement pour éviter cette confusion qu'un débat est lancé. Refuser le débat est implicitement refuser de faire la différence et entretenir cet amalgame douteux. Ceci rappelle le silence assourdissant, si ce n'est la complicité, du Font-populaire lorsque qu'une certaine presse s'acharnait sur le juif, avec les conséquences que l'on connaît.
Trop longtemps, nous n'avons accueilli des travailleurs qu'avec l'espoir de les renvoyer chez eux après usage. C'était encore hier la polémique avec le plombier polonais.
Réfléchir sur l'identité nationale, c'est justement essayer de comprendre comment notre culture millénaire peu cohabiter sans heurts avec les multiples cultures de ceux qui nous rejoignent. C'est cultiver le respect de l'autre afin d'obtenir de l'autre le respect de soit.
L'identité nationale, ce n'est pas le replis sur soit, c'est au contraire l'ouverture aux autres pour que les nouveaux arrivant se sentent ici chez eux sans nous enfermer chez nous. C'est donc un combat permanent contre toute forme de ghettoïsation, source de repli sur elle-même des communautés. Mais ce n'est pas rejeter les communautés, source de perpétuation des cultures.
L'identité nationale, c'est accepter que dans l'espace de la nation, les lois de la république soit les mêmes pour tous. C'est accepter que la même langue permette de communiquer entre tous, sans interdire que chacun cultive sa propre langue pour garder son histoire.
L'identité nationale, c'est convenir de relations sociales et de mode de vie; c'est dire que le mariage ne peut être que consenti; c'est dire que l'école est un droit; c'est dire que l'enfant est respecté; ….
Refuser d'en discuter, c'est implicitement considérer qu'il faut laisser faire à chacun ce qu'il veut au risque de se voir imposer ce que nous rejetons.

samedi 21 novembre 2009

Mistigri

La taxe professionnelle finance l'AGGLO depuis sa création (pardon CABB, mais je n'ai pas encore compris cette obsession de certains de changer à grand frais les noms ou les logos des collectivités territoriales en prenant le pouvoir. Ainsi, le nouveau logo de la région Rhône-Alpe n'a même pas été pensé pour être visible qui les nouvelles plaques de voiture alors que le précédent aurait été immédiatement identifiable. Cette manie fait penser à ceux qui ont rebaptisé toutes les villes de Russie il y a un siècle.). Donc plusieurs équipes municipales de droite comme de gauche ont su gérer la ville de Bourg-en-Bresse sans cette précieuse manne. Je trouve curieux, voir suspect que, subitement, cette recette manque à l'équipe présente. Or donc, plutôt que de considérer que les conditions économiques actuelles justifient un certain repli dans les projets, certains trouvent plus aisé de vilipender les équipes précédentes, voire de les accuser de dépenses somptuaires. Pour avoir personnellement proposé une suggestion d'amélioration je me suis vu répondre sans ambages “les autres n'ont rien fait de bien, il nous faut tout reprendre”. Et de laisser entendre que L'AGGLO aurait été doté de moyens considérables sans contreparties. Une danseuse en quelque sorte.
Devons nous comprendre que l'AGGLO ne gère rien? La liste substentielle des compétences affichées sur son site (Economie, Tourisme, Aménagement/Corstruction, Habitat/Gens du Voyage/Politique de la Ville, Déplacements, Équipements de loisirs, Environnement, Service aux communes, Carré d'eau, Enseignement Musical) serait donc mensongère?
Chercher à refiler le mistigri par temps de disette semble donc être la tac-tic de certains élus. Ce sera d'autan plus facile que, contrairement au passé, les élus de Bourg en Bresse ont fait main basse sur le pourvoir dans l'AGGLO. Il était tacitement convenu, depuis le regretté Bernard Chanel, que la ville de bourg ne présiderait pas l'AGGLO et n'y serait pas majoritaire au Bureau. Ce n'est plus le cas, ce qui vas permettre à la ville de Bourg-en-Bresse de se débarrasser de ce qui la dérange ou ne l'intéresse plus (le théâtre, la musique, les associations), quitte à conserver ce qui est prestigieux (la médiathèque, …).
Les propos outranciers entendus à l'occasion d'une émission télévisée (C dans l'Air, France 5, 19-11-2009) ne sont pas dignes d'un élu. Peut-être serait-il utile de rappeler à nos édiles qu'ils ne sont pas inamovibles et qu'ils risquent de prendre en retour leurs propres critiques aux sortir des prochaines élections (et de relire Topaze).

dimanche 15 novembre 2009

La parole retournée

Nos personnages politiques ont parfois d'inquiétantes manières de s'exprimer.
« Les militants ne comprennent pas la position de M. Peillon ». Ainsi donc l'ex-future-présidente a sondé les cœurs et les âmes des militants et peut donc s'exprimer en leur nom à tous. Mais qui est donc ce personnage pour ainsi parler au nom du Peuple?
« J'avais toute la confiance de M. Peillon ». Mais alors qui fait confiance à qui pour représenter le Parti? Il me semble que c'est aux militants et à leurs représentants de faire confiance au candidat, et au candidat de mériter cette confiance en étant à leur écoute. En tout état de cause la confiance ne peut être que réciproque.
Ceci me rappelle certains propos de perdants d'après suffrage du style «Les électeurs n'ont rien compris ». Ne serait-ce pas plutôt aux candidats de comprendre le citoyens afin d'obtenir leurs suffrages? Et de s'expliquer pour être justement compris. Ont-ils oublié que justement le suffrage universel consistait à donner la voix au peuple en application de l'affirmation « vox populi vox dei » et d'en respecter la décision.
Ce retournement systématique de la parole est inquiétant à plus d'un titre. Il est très caractéristique des systèmes totalitaires ou le Chef s'autorise à penser, et donc à parler, au nom de Son Peuple. Pour son bien évidement affirme-t-il. C'est sur cette base qu'ont été érigés les Goulags et autres camps de travail.
Il est tout aussi caractéristique de constater que tous ces systèmes qui se sont déclaré agir au nom du Peuple et par idéologie socialiste ont virés au totalitarisme le plus inhumain qui soit (National Socialisme, République Socialiste, République Populaire Démocratique & Socialiste - il faut bien lourdement cumuler les termes pour s'en convaincre soi-même probablement-, …). Faite seulement le tour de tous Ces pays qui se prétendent de pensée socialiste, le résultat est édifiant. Dire que les mêmes se disent généralement libertaires et prétendent défendre la liberté individuelle!

Je suis profondément sociale en pensée comme en action, mais j'ai depuis longtemps une très grande méfiance envers ceux qui se prétendent socialistes pour parler ainsi au nom des autres. L'Histoire a gravé derrière ce mot trop de relents totalitaires, trop de décisions arbitraires, trop de massacres, trop d'injustices, trop de guerres. Ce mot est aussi sanglant que le drapeau qui l'accompagne généralement.

dimanche 1 novembre 2009

La démocratie éparpillée

L’Europe arrive enfin à un niveau d’intégration qui devrait lui permettre de progresser démocratiquement comme socialement.

L’Union Européenne compte près de 500 000 habitants. Il a été demandé à chaque pays, et dans certains à chaque électeur de s’exprimer sur une nouvelle gouvernance de l’Europe. 24 pays sur 27 l’on approuvé sans difficulté. Il aurait été normal qu’en conséquence le traité fût appliqué. Mais trois pays ont tenté le référendum, et la démagogie l’a emporté d’à peine plus de 50%. Ainsi moins de 8% de la population ont risqués de mettre en échec un vaste projet démocratique (en réalité, en ordre dispersé et chacun de leur coté, 6,4% d’européens électeurs français, 1,7% d’Européens électeurs néerlandais, et 0,4% d’européens électeurs irlandais auraient pu mettre à mal ce projet.). Plus grave, un seul homme a bloqué le progrès démocratique et social au nom de sa propre conviction, sa posture et ses dérisoires exigences, et contre la décision de son peuple.

Voici donc mis fin à cette démocratie éparpillée ou l’intérêt, voir l’égoïsme de certains pouvait l’emporter sur la volonté majoritaire.

Certes, il restera quelques domaines ou certains disposeront encore d’une capacité de blocage, mais les pouvoirs de l’assemblée, émanation des peuples, vont devenir palpables et l’Europe vas enfin pouvoir tenir une posture unique dans le concert mondial. C’est le moindre que l’on peu espérer pour continuer à être entendu avec moins de 10% de la population mondiale.

Un vrai progrès qui mériterait d’être gravé dans le marbre et commémoré comme il se doit.

dimanche 25 octobre 2009

L’heure d’ici

Deux fois l’an, les mêmes polémiques ressurgissent : faut-il supprimer le changement d’heure ? pourquoi restons nous à l’heure allemande ? Il est trop tôt pour ceci, trop tard pour cela.
L’heure officielle n’est qu’une convention qui n’a aucun lien direct avec l’heure solaire, laquelle n’est d’ailleurs pas la même pour tous en métropole.
Ainsi le même jour, lorsqu’il est 12h à Paris, il n’est encore que 11h42 à Brest, 11h51 à Londres et déjà 12h38 à Bastia et 12h52 à Berlin.
Plus spectaculaire encore, l’heure solaire n’est pas fixe. Ainsi pour 12hTU, il est à Paris et au soleil 11h46 fin janvier et 12h16 fin octobre.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, qu’ils visitent l’excellente présentation ici (http://fr.wikipedia.org/wiki/Équation_du_temps), et le très beau site (http://pedagogie.ac-montpellier.fr:8080/disciplines/scphysiques/Nef_Solaire/temps_legal.htm)
Pour les Bressans et ceux qui passent par là, qu’ils observent le cadran solaire au sol du parvis de l’église du prieuré de Brou. Ils y trouveront le dessin de cette courbe dite analemme qui représente la position du soleil au zénith, et qui permet d’obtenir la bonne heure selon la date en plaçant judicieusement le gnomon.

Enfin, midi, soit en principe le milieu de la journée est très loin d’être le milieu de la vie journalière lorsque l’on se lève à 6h pour se coucher à 23h. Pour profiter au mieux de la lumière naturelle, il faudrait plutôt viser la méridienne à 15h.
Alors l’heure de Londres, de Paris, de Berlin, ou d’ailleurs est très relative, pourvu que l’on se lève de bonne humeur et que l’on regarde le monde avec sympathie.

mardi 13 octobre 2009

Illégitime ?

Considérez un citoyen de plein droit. Offrez-lui la possibilité de se présenter à une élection, et d’être légitimement élu. La collectivité qu’il incarne ainsi lui confie une représentation dans un établissement public. L’occasion lui est offerte d’en briguer la présidence, voir de l’obtenir en toute légalité. Rien donc d’illégitime en soit et aux yeux de la loi.
Nul critère de compétence n’a jamais été exigé en France pour être élu, Maire, Président. La légitimité, donc la compétence, émane du seul suffrage.
Mais pour certains, parce que le citoyen en question serait fils-de, cette démarche est suspecte de passe droit, de favoritisme, voir d’abus de position dominante.
Ainsi donc être fils-de interdirait d’agir en nom propre. Haro donc sur les fils-de, épouse-de, cousin-de qui voudraient agir pour la Société à côté, voir contre leur parent célèbre. À ce titre, nombre de Maires et d’élus ont à craindre pour leur légitimité ! Quelle est cette loi non écrite qui établit une telle discrimination ? Un quasi-délit de sale gueule.
Qu’être fils-de puisse favoriser les parcours, n’est pas une découverte. Mais dans notre démocratie très policée, la voix des urnes est toujours souveraine et irréfutable. Et dans l’isoloir, être fils-de n’est pas nécessairement un avantage décisif. Jusqu’à preuve du contraire, les élections en France sont systématiquement invalidées lorsqu’elles sont entachées d’irrégularité.
Que l’on prouve que le parcours de Monsieur Jean Sarkozy est le fruit de manipulations illégitimes, et je ferais chorus avec ses détracteurs. À défaut, qu’ils se taisent et s’inclinent devant le verdict des urnes. Vox populi vox dei !

mardi 6 octobre 2009

la nasse

Ils sont seulement de passage et on leur interdit de sortir. Les nombreux migrants qui buttent sur le mur de la Manche sont pris dans un imbroglio politique incompréhensible. Ils sont entrés en douce et sans autorisation en France (et dans le fameux espace Schengen !) avec l’idée de ne faire qu’y passer.
Au nom d’accords bizarres, nous leur interdisons d’en sortir. Pourtant ils ne demandent rien d’autre. Pourquoi la France les retient-elle ? Avec ou sans accompagnement, nous leur créons une situation inacceptable.
Ils sont même prêts à payer leur billet de train ou de bateau.
Que les Anglais n’en veuillent pas ne nous concerne pas. Ils se sont créé leur propre réserve international en privilégiant leur ancien empire colonial, c’est leur problème. Nous avons bien assez à faire avec tous ceux qui souhaitent s’installer chez nous et que nous avons bien du mal à accueillir (logement, regroupement familial, travail, intégration, …).
Concentrons nous sur la chasse aux passeurs et laissons passer les passants.

dimanche 4 octobre 2009

crise du lait

L’actuelle crise du lait, mais aussi celle des fruits et légumes, à un petit goût des années 50-60. Souvenez-vous (certains !) lorsque le lait était distribué gratuitement dans les écoles. Mais aussi les manifestations pour cause de surproductions cycliques d’artichauts, de choux-fleurs ou de pommes de terre. Comme le chante le poète, une année bonne et l’autre non.
Il m’avait semblé que, depuis, de nombreux systèmes de régulation avaient été mis en place et qu’une certaine politique agricole organisait production et marché.
Ou sont les coopératives agricole, sensée représenter les producteurs, défendre leurs coûts, mais aussi les aider à s’organiser pour limiter les risques de surproduction ? Parce si les variations sont quasi inévitables en agriculture, je suppose que pour l’élevage, il est possible d’anticiper.
Mais voilà au nom d’un certain centralisme, tous les éleveurs sont à la même enseigne et sous la même goulotte européenne. La moindre variation de quota est suivie à la lettre, à la baisse par obligation, à la hausse par automatisme.
Résultat, lorsque les aides évoluent, lorsque les quotas sont révisés, tout le monde réagis comme un seul homme. Effet papillon assuré : une variation de production à l’autre bout du monde, et c’est la panique générale. En 2007, la Nouvelle Zélande en sous production provoque de gros achats en Europe pour le SE asiatique, et c’est la flambée des prix (dont plus personne ne semble se souvenir, et en particulier ceux qui en ont bénéficier). En 2009, le problème est résolu, mais L’Europe n’en a pas tenu compte et a remonté les quotas avec pour conséquence une surproduction cause d’un effondrement des prix.
Dans un monde ou le commerce est mondial, réguler au niveau continental n’est plus suffisant. Comme pour la pêche, il faut une gouvernance mondiale, prévisionnelle et réactive de préférence.

Votation piège à C…

Encore une fois, une certaine opposition en mal d’événements réécrit les projets de loi à sa sauce pour essayer de faire peur. Ainsi le changement de statut de La Poste devient la privatisation de ce service public, comme si la Caisse des Dépôts était une banque privée. Pour créer un peu d’agitation, ils imaginent une votation sauvage, sans secret du vote, et en posant une question en dehors de la réalité et tellement orientée qu’elle contient la réponse qu’ils attendent. Bien évidemment, pratiquement seuls ceux qui les croient vont s’exprimer, et faute de contrôle, il est facile de bourrer les urnes comme certains savent si bien le faire.
Le vrai problème de La Poste est son actuelle désorganisation. Il est historiquement démontré que dans tous les secteurs, l’hypercentralisation est une catastrophe économique. Qui donc a imagé que La Poste devait fonctionner à la ville comme à la campagne ?
Or le nouveau système de tri oubli totalement que 50% des plis sont redistribués sur le secteur de leur bureau d’envoi, et sont transporté sur des distances considérables pour revenir à leur point de départ. L’abandon du premier dans les anciens bureaux de distribution est une aberration technocratique et un défit au Grenelle de l’Environnement.
Or les personnels chargés de la distribution sont regroupés sur des secteurs géographiques considérablement étendus, à partir de points de départ excentrés, au prix de déplacements supplémentaires presque toujours considérables. Certains qui distribuaient à pied se voient dotés de vélo (électrique !), pire de voiture, compte tenu des nouvelles distances à couvrir. Nouvelle abération énergétique !
Or les consignes récentes données au personnel est de ne plus distribuer les correspondances mal adressée, quand bien même La Poste saurait corriger, ce qu’elle ne manque pas de matérialiser avant de retourner l’objet à l’expéditeur. C’est un vrai déni de service.
Or certaines petites communes préfèrent payer un personnel municipal pour maintenir un mini Service Public quelques heures par semaine plutôt qu’un vrai Service Au Public largement ouvert dans un commerce de proximité.
Le vrai défit est de faire bien fonctionner La Poste, pas de savoir quel est le statut de l’entreprise.

mercredi 23 septembre 2009

Simplifier n’est pas justifier

Le bouquet fiscal est un cadeau aux riches. La taxe carbone ne sert à rien puisqu’elle est remboursée.
Il est évident que ce genre de simplification qui relève du sophisme ne permet que de s’opposer de manière simpliste.
La Contribution Climat Énergie est un moteur d’incitation aux changements de comportement en matière d’utilisation des énergies. Elle ne sera pas remboursée, c’est évident. Comme la redistribution sera plafonnée et ne tiendra pas compte des dépenses d’énergie, mais seulement des ressources, du lieu et de la composition du foyer, les plus vertueux seront les gagants.
La démonstration est simple, mais non simpliste de démonter que les plus énergétivores sont globalement les plus aisés (grands logements, grosses voitures, grands voyages, …), et les plus modestes généralement les plus économes (par nécessité économique, au mieux petite voiture, gestion parcimonieuse des dépenses, …).
Il reste que j’aurait préféré qu’elle serve à financer plus visiblement des action en faveur des énergies renouvelables, même si dans ce domaine il y a déjà des aides significatives.

Social traître

Il m’avait semblé que depuis la fin de la guerre froide, et plus encore depuis la chute du Mur, ce terme était tombé aux oubliettes de l’Histoire.
Or cette invective s’est adressée à notre actuel Ministre de la culture, pourtant invité officiellement à la très médiatique fête de l’Huma.
Au delà du fait que certains ne sont pas sorti de la “lutte des classes”, il semble que Le Parti n’ai plus beaucoup d’autorité sur ses partisans.
De plus, je n’ai pas souvenance que Monsieur Frédéric Mittérand ait vraiment milité pour cette gauche-là, voir pour la Gauche en général.
Ce comportement qui consiste à conspuer quiconque n’adhère pas à votre conviction est de nature à entretenir guerres et conflits alors que le monde aspire à la paix et à la concorde.
Enfin, comment faire avancer sa cause, si ce n’est en étant dans l’action, c’est-à-dire ailleurs que dans une opposition vociférante. Certains (Martin Hirch, Michel Rocard, Jack Lang, …) l’ont compris et font bouger plus que les lignes.
Mais c’est peut-être cela qui irrite certains, que le monde avance sans eux, et malgré tout dans le sens qu’ils espèrent.

L’orthographe

F. De Closet ne semble pas priser le bien écrire. Le sens des mots, le sens des phrases, sont pourtant directement en rapport avec la manière de les écrire. Le dernier ouvrage qu’il a commis ne me semble pas digne d’un journaliste.
“Le maire dit le maître est un âne.” Qui est l’âne ? Seule la ponctuation bien appliquée est de nature à préciser qui méprise l’autre, et les deux sens sont possibles sans même changer l’ordre des mots.
“L’encre pollue la mer.” “L’ancre pollue la maire.” Quels sens ont ces phrases homophones ?
Vous n’aurez aucun mal à trouver d’autres jeux de mots de nature à induire en erreur le lecteur ou l’auditeur peu attentif.
Il n’est pas trop difficile de montrer que l’homonymie, l’homophonie, sont sources de quiproquo, et que la grammaire comme l’orthographe sont indispensables à la compréhension. La langue française n’est pas seule en cause, nombre de langues ne sont compréhensibles qu’avec la précision des mot et le respect de la grammaire.
S’appuyer sur l’écriture des SMS pour justifier l’anarchie scripturale, s’est oublier la difficulté de traduire les écritures dont les glyphes sont tantôt des mots tantôt des sons, et combien contre-sens sont possibles.
Monsieur de Closet devrait réfléchir avec sa tête plutôt qu’avec un miroir.

lundi 21 septembre 2009

une baguette, un timbre, un journal

Lorsque j’étais enfant, il était de coutume de dires qu’une baguette de pain, un timbre et un journal coûtaient le même prix. Aujourd’hui, la baguette coûte souvent 1,5 fois un timbre et un quotidien “national” (quoique très parisien) près de 3 fois. Ce n’est pas le cas de la PQR qui a su rester abordable et au même prix que la baguette.
Comment s’étonner alors que les Français boudent la presse quotidienne ? Outre le fait qu’elle est souvent beaucoup trop partisane pour être considérée comme informative, l’arrivée d’une presse entièrement payée par la publicité et donc offerte au lecteur permet d’approcher l’essentiel du quotidien à bon compte, au même titre que les médias radio et TV.
Il faut aussi noter que la France est championne de l’hebdomadaire et du mensuel. Ces formats ont de plus le mérite du recul et de l’approfondissement de l’information.
La presse quotidienne nationale ne s’est adaptée que très tardivement à un environnement qui a totalement changé en 1/2 siècle avec la télévision, et encore plus en une décennie avec Internet. Elle en paye le prix, mais elle n’est pas condamnée pour autant, pourvue qu’elle retrouve de l’attrait, c’est-à-dire de l’originalité.

jeudi 17 septembre 2009

Cherche pauvre désespérément


Discours surprenant de nos gestionnaires de fonds d’aides, et du RSA en particulier. Ainsi, dans l’Ain, il n’y a que 7 000 personnes qui ont sollicité le RSA alors que l’on en attendit 3 fois plus. C’est scandaleux, je voulais aider vingt milles personnes, et seuls sept milles acceptent ! Au secours, aider moi ! Pourquoi me fuient-ils ? Ils ont le droit d’être aider, c’est leur devoir de quémander! Ou sont passés les pauvres ?
Pour partie dans des calculs idéologiques. Durant des années, le seuil de pauvreté s’établissait en dessous de 50% du revenu médian (méthode qui signifie clairement que plus le pays s’enrichi, plus il est susceptible de compter de pauvres). À ce compte, il y avait 15% de pauvres en 1970 et 6,5% en 2006. En 35 ans, le nombre de pauvres est divisé par deux, ce qui est intolérable aux yeux des misérabilistes qui prétendent en permanence que le nombre de pauvres augmente sans cesse. Donc et dorénavant, le seuil de pauvreté est relevé à 60% du revenu médian, ce qui double ipso facto le nombre de pauvres à sauver à la grande satisfaction des prophètes de malheur.
Pour partie dans la présentation qui est faite du RSA et qui fait que beaucoup croient qu’il faut avoir relevé du RMI pour prétendre au RSA, ainsi que pour la lourdeur du dispositif qui fait fuir certains.
Ainsi donc, faut-il sauver 10 000 ou 20 000 pauvres ? la question doit être posée, et je la pose.
Enfin les pauvres, telles qu’ils sont décomptés ont-ils envi d’être sauvés malgré eux ? Faut-il les aider de toute force pour satisfaire aux caprices de certains et entrer dans les statistiques (je suis plus social que toi car j’ai plus de pauvres que toi) ? En se monde biblique (aide-toi et le ciel t’aidera) est-il interdit aujourd’hui de se contenter de ce que l’on a ?

dimanche 6 septembre 2009

Contribution Climat Énergie

Certains sont contre une taxe carbone, mais pour une Contribution Climat Énergie. Certains l’ont rêvé, le gouvernement l’a fait. La démagogie et le détournement de vocabulaire n’est pas d’hier. Tous nos politiciens ont signé des deux mains le pacte de Nicolas Hulot, mais dès qu’il est question de mettre en application, il n’est pas question de laisser faire les autres (Je suis pour, mais pas comme ça !).
Pour ceux qui considèrent que le projet est illisible et qu’il y a cacophonie dans la majorité, ils oublient la méthode du gouvernement actuel. Toujours annoncer les projets dès le départ et engager publiquement le débat. Ne serait-ce le comportement de certains qui s’ingénient à en déformer le sens, le débat public est fondamental. C’en est fini des décisions bâties en petits comités et présentées toutes ficelées au Bon Peuple. C’est ainsi que certains projets ont sensiblement évolué.
Quant au sondage d’opinion, qui n’est pas un référendum, il est aisé de dire que Le Peuple est contre de nouvel impôt. Le Peuple est d’ailleurs toujours contre tous les impôts qui le concernent. Il est tout de même agréable de constater que 1/3 des Français a conscience de l’importance du projet et considère qu’il est nécessaire. Encore un peu de pédagogie, et l’adhésion progressera.
Considérer que c’est un coup tordu que de ne pas taxer l’électricité (qui reste l’usage le plus onéreux de l’énergie), c’est refuser d’accepter qu’en France, grâce au nucléaire et aux nombreux barrages, l’électricité doive très peu aux énergies fossiles. Que n’aurait-on entendu si l’on avait considéré que la TIPP suffisait pour ne pas en ajouter au prix du carburant !
Dire que taxer les Français, qui représentent si peu dans la consommation mondiale, est inutile, c’est oublier que si aucun pays ne fait rien ne se fera, que d’autre pays se sont déjà engagés sur cette voix et que d’autres s’y préparent. Si chacun balaye devant sa porte, c’est toute la ville qui est plus propre. Penser globale, agir local. Reste à considérer les mesures pour inciter les autres pays à suivre (quel bilan carbone pour un produit de Chine ou des USA ?).
Je suis chagriné de devoir compter avec une contribution supplémentaire, mais je dois aussi considérer qu’elle est nécessaire pour faire avancer le bon sens.

lundi 31 août 2009

retour en enfance

Juste pour sourire à la veilles de la rentrée scolaire.

Mesdames Charlotte de Turkein, Laurence Boccolini, Valérie Damidot symboles de la forme féminine de chef d'établissements scolaires pour les producteurs de série télévisée.

Dernièrement une Isabelle Adjani soufflées aux cortisones pour incarner un enseignant psychotique.

Pourquoi ces profils de femmes fortes plutôt que des silhouettes effilées?

Je ne sais ce qu'en pensent les vrais professionnelles de la mission, mais il me semble y voir quelque réminiscence des complexes d'adolescents face à l'autorité scolaire, voir un règlement de compte sournois avec cette institution qui ne leur a peut-être pas apporté tout le bonheur qu'il y attendaient.

Un sujet pour un futur thésard?

samedi 29 août 2009

La vengeance du mâle

Étrange décision d’une cour de justice européenne que celle qui confond égalité et égalitarisme et nie totalement la réalité physiologique qui différentie les sexes. Le système de retraite français bonifie les carrières des femmes de 8 trimestres par enfant. Il m’avait semblé que c’était une reconnaissance à la maternité qui, jusqu’à preuve du contraire, est un événement spécifiquement féminin.
Il est vrai qu’au fils du temps, cet avantage, comme tant d’autres, a été détourné, puisqu’il n’est maintenant reconnu que si la naissance, mais aussi l’adoption, est suivi d’un nombre minimum de vie commune avec l’enfant.
C’est donc dans cette brèche que se sont engouffrées certaines associations du toujours plus, et des juges probablement masculins, pour faire considérer que cette vie commune concerne aussi, éventuellement, le mâle de la maison et que l’équité et la justice doivent lui reconnaître les mêmes avantages.
C’est évidemment s’asseoir sur la réalité où la carrière féminine est presque systématiquement sacrifiée au profit de la famille, sans même parler de l’autre réalité, bien physiologique et strictement féminine, de la grossesse. C’est en compensation de cette là réalité que “l’avantage enfant” a été défini en son temps. J’abonderai dans le sens égalitariste le jour ou le hommes souffriront du cancer de l’utérus et les femmes de la prostate.
Donc, s’il faut revenir dessus, il faudra prendre en considération la réalité qui n’a rien à voir avec l’égalitarisme d’une pseudo justice : qui assume la grossesse (avec d’adoption et en ces temps de projet de gestation pour autrui, il est important d’y penser), qui assume l’allaitement, qui sacrifie plus ou moins sa vie professionnelle pour s’occuper des enfants ?

mercredi 26 août 2009

Grippe A

Il y a un siècle, une certaine grippe espagnole a provoqué des millions de morts. Une vrai épidémie et une catastrophe humaintaire. Aujourd’hui, avec une population mondiale triple, on cherche à nous inquiéter avec quelques décès !
Le principe de précaution conduit à des comportements extraordinaires. La découverte d’une nouvelle variante de virus de la grippe relance une surenchère de mesures.
Le plus surprenant est l’incohérence du discours, qui ne semble pourtant surprendre personne !
La grippe “aviaire” s’était développée dans le sud-est asiatique, en zone tropicale, et nous prenions moult précautions dans notre Europe très tempérée. En pure perte puisque d’épidémie, il n’y en eut guère.
La grippe H1N1 (porcine, mexicaine, A ?) est tout autant d’origine tropicales, et c’est à nouveau l’effervescence dans notre Europe très tempérée, et l’enrichissement assuré de certains laboratoires. Je passe sur les opportunistes qui en profitent pour massacrer les troupeaux de porcs au nom de la pureté islamique.
On nous annonce un développement aux antipodes, en précisant que là-bas, c’est l’hiver austral (en plein tropique !) et que nous pouvons craindre le pire dans quelques mois lorsque la température baissera chez nous (vous avez vu la météo de Nouméa ?). Ou sont les morts des zones tempérées sud ? Aucune catastrophe annoncée en Nouvelle-Zélande comme en Patagonie.
Je suis donc serein quant aux risques en Europe, et il faudra certainement un médecin très persuasif pour me faire vacciner.
À crier au loup sans cesse, bientôt, aucune annonce ne sera crédible.
Alors le pire sera vraiment à craindre.