mercredi 14 avril 2010

Vous avez dit Retraites?

Je vais un peu me reposer sur mes écrits et ressortir, en les réactualisant (très peu en fait), ce que j'ai publié il y à déjà quelques temps. Et c'est presque sans surprise que je constate que rien n'a vieilli, ci ce ne sont les hommes.
Étape 1 : Janvier 2003 (déjà!)
Le grand chantier des retraites va devoir s’ouvrir. Chantier impopulaire que la gauche, devenue conservatrice et frileuse, a esquivé durant 20 ans en toute démagogie.
Parmi les options proposées, il y aurai le retour aux retraites par capitalisation. Je dis bien le retour car les retraites par répartition ne sont généralisées en France qu'après la dernière guerre. Les retraites par capitalisation ont ruiné les épargnants (devenus des “économiquement faibles”, les victimes aussi des lois de 1947 sur le blocages des loyers, devenus de ce fait la ruine des revenus de nombre d'artisans et commerçants) au point que l’aide publique s’est imposée ou eux, comme la retraite par répartition pour les salariés. Nombre d'entre-eux touchaient une pension de leur ancienne entreprise avant quelles disparaissent dans le conflit. Les régimes spéciaux sont pour beaucoup des reliquats de ces pensions privées (charbonnages, Énergies, Ferroviaire, …). Sinistre rappel, les sociétés chargées de gérer les fonds de pension montre des signes de malversation et de faiblesse. Retour arrière d’un demi-siècle donc. De plus ce retour menace de mettre 80 ans pour basculer à plein (les jeunes ont déjà commencé à cotisé pour la répartition et seront en droit de demander des comptes dans 40 ans pour une retraite qui promet de durer autant). Durant cette période, qui est prêt à cotiser double? Retour utopique donc qui ne peut qu’être une démarche intéressée de marchands de rêve.
Parmi les points qui fâchent, il y a l’équité. Comment accepter aujourd’hui de telles distorsions entre les salariés? 162 trimestres de cotisations, plus demain pour le uns, 15 ans pour d'autres; calcul sur la base les 6 derniers mois ou sur les 25 “meilleures” années; retraite pleine a 55 ans, voir moins, ou fortement tronquée, retraite complète tout de suite, ou complémentaires reportées après 60 ans,....
Il semble que la fonction publique se soit largement payée avec l’argent des contribuables sans aucune considération.
Je revendique l’équité complète des retraites par répartition. Même durée de cotisation (en heures de travail effectif sur la période d'activité), suppression totale du critère d’âge , même calcul du droit (sur la totalité des rémunérations), quitte à considérer que pour certaines fonctions (et non certaines corporations), le temps de travail vaille plus sur la base statistique de l’espérance de vie et non sur le pouvoir de nuisance des syndicats.

dimanche 11 avril 2010

le parti par le bon bout

Le Parti Socialiste annonce qu'il doit construire son programme avant de trouver le chef de file qui le conduira assurément à la victoire. Le PS annonce donc de lui-même qu'il n'a pas de programme. En a-t-il jamais eu? C'est probablement pour cela qu'il vient de gagner les dernières élections (bien que là, il y avait des chefs locaux de taille a attirer des suffrages). Il est certain que sans programme, tout le monde s'y retrouve, c'est véritablement l'auberge espagnole qui permet de fédérer M. G. Frêche, Mme M. Aubry et DSK. Avril 2002 n'a décidément pas servi de leçon. Un chef qui suit ses troupes n'est jamais très charismatique. Pour avoir fait le contraire et rallier des militants à son projet, M. François Mittérand a réussi (en faisant oublier son passé), Mme Ségolène Royal y est presque arrivée.
L'histoire montre que pour réussir, il faut suivre un chef, pas les troupes. Les grandes réussites sont celles initiées par une personnalité, capable d'entrainer un collectif, pas l'inverse. Évidement, c'est bien moins satisfaisant du point de vue intellectuel, mais à vouloir oublier que la majorité des Hommes sont des suiveurs, il y a grand risque de passer à coté de la victoire.

samedi 10 avril 2010

Confusion

Une émission de télévision à soulevé une polémique qui me semble détourner le but de la protection des sources d'informations de la presse.
Que la Presse protège un honnête citoyen qui transmet une information qu'il est autorisé à détenir, mais dont la divulgation de son nom serait susceptible de lui nuire, rien que de plus logique. C'est d'ailleurs le sens du récent décret renforçant cette protection. Reste tout de même au journaliste de vérifier la qualité de l'information qu'il publie, à peine de risquer d'être poursuivit en diffamation.
Mais qu'au nom de la protection des sources il soit reproché à un journaliste de faire connaître l'auteur d'un (éventuel) délit, il me semble qu'il y a confusion des genres. La simple rétention de cette information suffirait à faire condamner tout citoyen pour entrave à la justice ou pour recèle d'information délictueuse, hors le journaliste est un citoyen comme un autre. Plus, même puisqu'un journaliste d'investigation conduit parfois de véritables enquêtes lui donnant accès à des informations confidentielles. Cette capacité l'oblige moralement à ne pas conserver d'informations relative à des délits.
Si une telle protection s'érigeait en dogme, il serait alors facile aux malfrats de faire publicité de leurs malversations en toute impunité. Quant-à considérer qu'ainsi les journalistes se transforment en auxiliaires de police, ce serait interdire à celle-ci d'utiliser toute information rendue publique pour appuyer leurs enquêtes. Les juges d'instructions lancent des investigations sur la base d'informations publiées par les médiats, pourquoi vouloir interdire à la police de faire de même?

vendredi 2 avril 2010

Taxé

Belle présentation du fastueux projet du Syndicat Intercommunal d'Électrification de l'Ain en matière de liaison très haut débit. Sympathique rappel du désert rural d'il y a 60 ans en matière d'électrification.
Mais pas un mot de qui paye! Silence total sur la manne et les réserves accumulées au fils des ans. Ce n'est certes pas un secret, mais l'information doit être recherchée sur les factures d'électricité de chaque citoyen, fort discrètement sous l'appellation de « taxes locale » alors qu'elle tombe directement dans une caisse de droit privée. C'est, dans le département de l'Ain ≈ 7,5 % de la facture (8+4% sur 80% des consommations hors taxe et hors abonnement, comme quoi il est toujours possible de faire compliqué pour noyer le poisson) qui tombe ainsi discrètement dans les caisses d'un organisme au fonctionnement opaque. Et si chaque commune, chaque département, peu choisir le niveau de taxe, dans l'Ain c'est le maximum qui est retenu sans aucune justification économique.
Cette fortune est gérée en dehors de toute logique puisqu'initialement prévue pour le développement de l'électricité, elle est aujourd'hui totalement détournée de son objet. Elle a plusieurs fois servie d'outil électoraliste, et aujourd'hui, même le plus démuni paye pour développer des services sans rapport avec l'objet initial.
Je ne nie pas la nécessité de développer les réseaux d'information au meilleur niveau des technologies, mais je ne vois pas le rapport avec cette ponction obligatoire sur la base de ma consommation d'électricité. La TIPP est sensée permettre l'entretien des routes. Lorsque le Minitel a été proposé aux Français, ce fut gracieusement, les recettes d'usage payant le service. Mon opérateur de téléphonie mobile développe son réseau grâce à mes factures. Mon fournisseur d'accès Internet préféré assure très efficacement le développement des réseaux avec des recettes liées aux utilisateurs. Je ne serait pas choqué que les réseaux publics soient développés avec mes impôts.
Cette taxe devrait en toute bonne fois être réduite au strict nécessaire à la bonne gestion des réseaux d'électricité, même si je n'ai jamais vu que du personnel d'EDF sur le terrain. Au minimum, je concevrait qu'il puisse être constitué un fond d'aide aux impayés d'électricité, secourant ainsi les plus démunis.
Pour qui roule le SIEA?

lundi 22 mars 2010

À qui profite le crime?

Lorsque le gouvernement socialiste a instauré en 1985 l'élection des députés à la propositionnelle, il a été accusé de vouloir favoriser le FN pour affaiblir l'opposition. Lorsque le gouvernement actuel met en œuvre des groupes de travail pour lutter contre la xénophobie, on l'accuse de faire le lit du FN. Typiquement, c'est à la fois le nord, fief historique de La Gauche et PACA plutôt à droite qui recueille les meilleurs scores de l'extrême droite. Et il ne faut surtout pas parler de la compromission permanent du parti majoritaire avec l'extrême droite Corse qu'est le Parti Nationaliste, probablement pour espérer gagner un peu de paix. Pour le reste, le FN fait globalement le même pourcentage qu'en 2004 alors que l'abstention et aujourd'hui encore plus importante. Donc il a globalement régressé, comme tous les autres partis.
La théorie du complot ressurgit chaque fois que l'on refuse d'analyser les causes profondes du mécontentement des français.
Sans gratter bien fort, il est facile de constater que le parti au pouvoir a perdu les élections régionales depuis 30 ans. Ce n'est donc ni un titre de gloire pour le gagnant, ni une déchéance pour le perdant.
Si la majorité gouvernementale est en difficulté dans les dernières élections, elle le doit plus aux conditions internationales et à l'immobilisme chronique des français qu'à sa gouvernance, même si celle-ci n'est pas irréprochable.
Agiter le chiffon brun alors que l'on est incapable de mobiliser ses propres troupes est une preuve d'impuissance. Il semble que les politiciens l'aient bien compris en se la jouant modeste dimanche soir.

samedi 20 mars 2010

À M. Kissinger

'Europe a son numéro de téléphone, enfin.
L'Europe peut maintenant répondre à la question de M. Henry Kissinger. Pour preuve, l'Europe a un représentant unique à la rencontre sur le problème Israélo-Palestinein. Semble-t-il une première mondiale que bien peu de média ont soulignés. Ainsi donc, depuis janvier 2010, l'Europe peut parler d'une seule voix et ainsi exister au niveau international. Évidement, ceci ne peut que déplaire à tous les jememoi qui n'entendent que leur opinion, mais une communauté de ½ milliard d'individus aura incontestablement plus de poids que les quelques dizaines de millions, même cumulées de chacun de nos vieux pays. Peut-être n'entendrons-nous pas toujours ce que nous aurions voulu, mais il est probable que cette parole unique nous satisfera globalement.
Nous somme très loin de nos petites querelles Clochemerliennes. De quoi réfléchir avec humilité sur le sort de nos 36 000 communes, 2 000 cantons, 100 départements et 22 régions et des combats ridicules que nous y menons pour un instant de gloire.
L'Europe ressemble enfin à une Nation, ayons le courage de le saluer. Le sacrifice de nos aïeux n'aura pas été vain.

jeudi 18 mars 2010

De gauche?

L'écologie est-elle de gauche? Pour ma part, certainement pas, mais pour une poignée d'ex soixant'huitards néo-troskistes, cela semble la voie de traverse pour entrer en politique. Comme je l'ai entendu, certains écologistes sont comme les pastèques : vert dehors et rouge dedans.
Si j'ai une certaine propension à défendre les projets écologistes, et donc de voter pour eux, il ne m'est pas possible de voter pour une liste qui se compromet avec ceux qui ont considéré, et ne s'en repentent toujours pas, que l'économie communiste est globalement positive.
Ou est le projet écologiste de ceux qui ont ruinés la mer d'Aral? Qui ont construit la centrale de Tchernobyl? Qui coulent leurs sous-marins nucléaire en ruine?
Des partis en concurrences aux élections régionales n'hésitent pas à s'assoir sur leurs principes pour gagner le pouvoir.
Quelle convergence entre un front de gauche pro-nucléaire, des écologistes anti-nucléaires, et des socialistes qui détruisent les laboratoires de recherche fondamentale.
Décidément, le pouvoir corrompt, avant même d'y accéder.
Pourtant j'irai voter, c'est une obligation citoyenne, mais par pour eux.

Frais bancaires

Le gouvernement lance une enquête sur les frais bancaires. C'est une bonne chose car il semble bien qu'il y ait une forme d'entente pour limiter la concurrence, sur ce point tout au moins.
Mais il semble aussi indispensable de ne pas tordre les règles du jeu. En imposant la gratuité sur l'usage du mode de payement le plus couteux, les banques doivent bien trouver une solution pour rémunérer le personnel comme les actionnaires. Les chèques gratuits impliquent une sur-facturation de ce qui ne coûte que très peu en moyens humains comme la carte bancaire. Celle-ci fonctionne pratiquement sans aucune intervention humaine à plus de 99,99%. C'est pourtant cet outils qui semble relativement le plus taxé : taxé par abonnement (au détenteur), taxé à l'usage (au commerçant), taxé au moindre écart.
Comme dans beaucoup de domaines, imposer une véritable concurrence implique de libérer les contraintes (facilitant ce que certains appellent le nomadisme du client, mais aussi permettant de facturer ce qui coûte), mais en augmentant les contrôles. Le dirigisme a montré ses limites, mais le libéralisme doit être sous contrôle.

lundi 15 mars 2010

Mécomptes

La France a mal à sa démocratie. Dans notre pays ou le moindre soupçon de dirigisme soulève des vagues de contestations, plus de la moitié des électeurs ont boudés le urnes dimanche dernier.
Le Français ne croient plus les Politiques. Il est vrai que même les médias parlent de Classe Politique et de fait nous ne sommes pas loin d'une ploutocratie. Comment en effet ne pas s'indigner de voir les cumuls de mandats. Tel élu Européen étant aussi élu local aux différents niveau. Tel Député est aussi Maire et Conseiller régional-Conseiller, sans compter tous les mandats de second degrés dans les Communautés de Communes et autres SYVOM ou SYVU. Compte tenu des indemnités perçues chaque fois, nombre d'élu n'ont pas de souci pour boucler leur fin de mois.
Il devient urgent à la fois de limiter le nombre de mandats simultanés (un seul au suffrage directe devrait être de règle) et successifs (à l'exemple de la décision prise par notre Président National, 2 mandats à un même niveau). Ainsi aurions-nous des élus plus soucieux de leurs concitoyens et des projet à long terme que le leur prochaine candidature (et donc de la tentation de rejouer Topaze en boucle), et l'implosion de cette caste de politiciens professionnels qui s'échanges sièges et mandats.

La gouvernance des Régions y est aussi pour quelque chose. Beaucoup de communications, des actions en contradiction volontaire avec celles de l'État, des Départements ou des Communes, surtout par opposition politique, une « compétence générale » conduisant à toucher à tout, mais souvent du bout des doigts, bref un grand manque de visibilité. Ajoutez à cela un accroissement délibéré du nombre de fonctionnaires (je ne parle pas des PATOSS), le goût pour tout repersonnaliser à grands frais (les nouveaux logos) et la volonté de construire des châteaux, et nous avons un tableau presque complet de ce qui déçoit dans nos Régions.

Pour en revenir au 14 mars 2010, avec si peu de suffrages exprimer, c'est toute la classe politique qui prends une claque. Les pourcentages de chacun de doivent leurrer personne. Certains partis, tel le FN, sont capable de mobiliser fortement et donc de donner l'illusion du nombre alors qu'ils ont eu souvent moins de voix qu'en 2004. L'abstention a toujours fait le jeu des extrêmes, 2001 a vite été oublié. Ajoutez pléthore de listes avec la certitude que certaines se regrouperons au second tour après s'être violemment combattues au premier, et il est compréhensible que beaucoup aient boudé la consultation.
Comme le disait un chanteur célèbre, « que ceci serve de leçon à tous ceux qui s'écartent du droit chemin ».

vendredi 26 février 2010

Ceci n'est pas une pipe


Il me semble que certains ne pensent qu'à « ça ».
Evidement tout le monde a vu les affiches de l'Association des droits des non-fumeurs.
Les interprétations à connotation sexuelle me semble à la fois excessives et inexacte. Détourner l'interprétation pour faire interdire l'affichage est évidement astucieux. Le rapprochement avec le vieux terme argotique pour désigner une cigarette est un peu facile. Pour ma part, je vois simplement la soumission d'une personne à une autre, en l'occurrence d'un jeune à un adulte.
Il est évident que c'est une contre offensive de quelques tartufes fumeurs qui se sont retrouvés dans l'affiche et ne le supportent pas, preuve que l'image est juste.

mercredi 24 février 2010

la chasse au marocain

Pas de méprise sur le mot, un marocain est un poste de ministre, un sous-marocain de secrétaire d'état (rapport au porte document plein cuir). Ceci étant précisé, je peu continuer sans risque de choquer.
Chaque nomination de haut fonctionnaire ou de ministre fait son lot de déçus. Le pire arrive toujours lorsque la compétence est dénichée en dehors du sénacle. Ainsi les dernières nominations du jour, cour des comptes et HALD, ont soulevé de vives contestations les notables de la majorité. Comment, il n'y a dont pas assez de compétences dans la majorité? Faudra-t-il s'inscrire au PS pour avoir un poste?
Voilà le mot est lâché, certains notables ne rêvent que de marocains. Certains donc (pas tous heureusement) se font élire, non pour servir les Français, mais pour tenter quelque poste ministériel ou quelque haute fonction bien médiatique. Le pouvoir du Parlement du Sénat ne leur suffit pas.
D'autre plus malin préfère le passage par l'ENA pour éviter les urnes, mais avec la même ambition.
Ne croyez pas que ce soit le propre d'une tendance politique, souvenez-vous des années Mitterrand et des déçus de l'époque!
Le plus choquant est qu'il ne s'en cachent plus.
Les coups-bas, les exclusions, les contre-offensives des actuelles élections régionales ne sont donc que la face visible du combat que se livrent nos futurs élus pour avoir les meilleurs fauteuils.
Étonnez-vous que l'électeur se fasse rare.

dimanche 21 février 2010

xénophobie

Il est décidément à ce demander ou ce cache la xénophobie.

Si, comme beaucoup, je considère certaines pratiques discriminatoires pour les femmes (le hijab, mais pas le foulard qui ne cache pas le visage), certains prosélytismes insupportables (la prières dans la rue, l'appel à la prière), je trouve la réaction de certains politiques au delà du simple bon sens.

Considérer qu'un fastfood halal soit une démonstration communautaire voir hyper-islamiste relève du fantasme.

A ce compte il faut interdire les pizzérias, les kebabs et les restaurants à thèmes “étrangers”, et à ce compte commencer par les boutiques à hamburger. La xénophobie commence décidément dans les assiettes!

En premier lieu, la viande halal n'est réservée à personne et le soin apporté relève de la meilleur hygiène (ce qui semble un minimum dans les contrées chaudes d'ou vient la pratique). L'abattage rituel ressemble étrangement à nos pratiques actuelles en règle générale (saigner à vif est courant, et à ce compte même le porc serait halal), si ce n'est l'impôt religieux prélevé au passage. Je suis cependant toujours un peu surpris de l'exclusivité halal alors que l'abattage se fait dans les mêmes locaux que pour la viande traditionnelle et que nombre de grandes surfaces ont des rayons halal et kasher. Mais ici comme en toute chose, le commerçant est libre de ses offres dès lors qu'elle ne contreviennent pas aux règles en vigueur.

En second lieu, rien n'étant imposé, rien n'interdit de bouder tel ou tel restaurateur par goût ou par conviction.

Enfin toute vitupération en la matière ne peu que cultiver le communautarisme. Il est dès lors compréhensible que le parti qu'il représente refusent de discuter d'identité nationale.

mardi 9 février 2010

Discimination!

Dès que l'on touche à la fonction publique, c'est le tollé et l'accusation de pratiques discriminatoires.
Certes, le dialogue social a pour objet principal de tirer l'ensemble de la population vers le haut. Mais pour cela, ne faut'il pas accepter d'en rabattre un peu dans certains cas? En particulier lorsque l'avantage est disproportionné, ou que les règles sont bafouées.
Ainsi la dernière occasion pour certains syndicats de fonctionnaires de d'indigner est le projet visant à pouvoir mettre en disponibilité un fonctionnaire qui refuserait trois mutations correspondant à ces compétences. Il est vrai que la mesure est scandaleuse, puisqu'elle remplace une mesure inappliquée qui permettait la mise en disponibilité au premier refus.
Si l'on fait le compte des écarts de situations entre salariés du public et du privé, il est aisé de monter que la discrimination est positive en faveur des premiers et d'un niveau tel qu'il coûte considérablement aux contribuables, et donc principalement aux salariés du privé.
Considérant que les salariés du public sont les salariés des citoyens, il n'est pas scandaleux que les élus des citoyens demandent des comptes.
Lorsque certains mouvements de grève dans les transports sont engagés pour s'opposer aux affectations de personnels entre deux lignes de RER, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'on réclame des formations lors de fusion de services (pôle Emploi, Finances, …) alors que les recrutements se font sur les mêmes critères, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'on réclame un régime de retraite spécial pour travail pénible (enseignants) mais que l'on refuse les mutations vers les fonctions moins stressantes ou des postes adaptés, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'espérance de vie conduit à avoir autant de retraités que d'actifs, et que l'on refuse de reconsidérer l'âge de départ en retraite, il est normal que le citoyen s'indigne.
Remettre en cause certains avantages qui ruinent la société, donc le citoyen, n'est pas de la discrimination, mais une simple recherche de justice sociale.

Le voile, quel voile?

La dérive du vocabulaire n'a décidément pas de limite. Énorme buzz autour d'une candidate régionale NPA voilée. Hors, les photos publiées dans la presse montre une jeune femme coiffée d'un foulard! Certes il est manifeste que le nouage du foulard montre une certaines pratique islamiste, mais le visage est totalement dégagé.
Qui sont ces tartufes qui sont ainsi scandalisés et voient un voile là ou il n'y a qu'un foulard? Jusqu'où faut-il rejeter les signes religieux pour satisfaire les plus anticléricaux des laïcards? Est-il vraiment nécessaire de devoir rappeler sans cesse que la laïcité n'est pas le bannissement des religions, mais l'indépendance de l'état envers elles?
À ce compte, il faut faire la chasse aux barbus, susceptibles d'intégrisme islamique, aux chapeautés cachant certainement une kippa, …, et raser tout édifice religieux s'affichant comme tel. En somme établir le délit de sale gueule et instaurer le totalitarisme anticlérical. La HALD a encore beaucoup de travail devant elle.
Mêmes si les religions du Livre n'ont d'exigences vestimentaires que pour les prières, il est inadmissible de stigmatiser pour si peu dès lors que l'on les porte dans la rue. Sauf évidement si c'est par pure provocation, et prosélytisme actif.
Il n'en est pas de même pour les tenues traditionnelles de certains pays qui n'ont rien de religieuse, tel burka et autres hijab. Que certains religieux intégristes tentent de les imposer pour asservir est évidement à combattre, tant sur le principe générale, qu'en pratique partout ou ces coutumes n'existent pas.
Le NPA a parfaitement réussi son coup, grâce à ces opposants.

vendredi 29 janvier 2010

Il faut choisir

Le débat autour de l'affaire Clearstream attire l'attention sur l'indépendance de la justice ne France. Mais il vas falloir choisir la posture.
À mon sens, le fait que le principal mis en cause soit relaxé démontre clairement l'indépendance. Que l'Avocat Général n'y trouve pas son compte et cherche encore qui est l'instigateur inconnu ne démontre nullement qu'il est inféodé au pouvoir politique. Il est même totalement dans son rôle et n'a besoin d'aucun ordre de quiconque pour demander à en savoir plus.
Or, à 24h de décalage, les mêmes qui ont loués la justesse du verdict, la sagesse des juges et du Président, vilipendent le même Président qui « aurait donné des ordres ».
Il faudrait savoir. Toujours à mon avis, si la justice était « aux ordres » comme il est insinué, il n'y aurait tout simplement pas eu de relaxe et le principal mis en cause condamné, ne serait-ce qu'au minimum. C'est tellement plus simple! il est toujours possible d'argumenter, dans le secret du délibéré, pour trouver un bon motif de condamner, surtout dans une affaire aussi complexe ou l'intime conviction l'emporte sur les faits tangibles.
Il est tellement facile de considérer la France comme une république bananière dès lors que l'on obtient pas entière satisfaction. C'est toujours faire injure aux juges, assez intègres pour faire le ménage dans leurs rangs.

jeudi 28 janvier 2010

Indignation sélective

Apparemment, certains partis politiques ont l'indignation très sélective.
Que l'on insulte des harkis, que l'on s'indigne de la couleurs des joueurs de l'équipe de France ne semble pas un motif suffisant pour écarter certaines personnes de leurs listes de candidats. L'intérêt électoral semble encore l'emporter.
Mais que l'on égratigne un éminent cadre du parti, et c'est alors la curée.
Que ne se relisent-ils! Mesurent-ils le poids des propos qu'ils tiennent contre notre Président de la République? Despote, Tyran, n'y sont que des vétilles.
Je comprends qu'un tel parti redoute de discuter d'identité national. Il est bien trop imbu de la sienne propre, même s'il semble en peine de la trouver.
Mais je crains aussi qu'un tel parti revienne un jour au commande de notre pays.
Le Stalinisme n'est pas mort, la Bête bouge encore.

vendredi 22 janvier 2010

L'argent des autres

La France, ou plutôt une certaine catégorie de français, développent une réelle morbidité à jalouser l'argent des autres. Et une certaine presse, et certains politiciens, d'appuyer dessus pour s'attirer lecteurs ou sympathisants.
C'est donc l'occasion de gros titres : les 100 plus riches sportifs, patrons, acteurs, rentiers, …. Et de comparer les revenus annuels de tel ou telles en mois de SMIC (j'attends que l'on compte en heures ou en minutes pour grossir encore les chiffres). Et de se scandaliser de tels écarts, et de vociférer à l'injustice, au vol. Comment peut-on gager tant! Et de jouer au loto!
Je considère que les grands patrons salariés (ceux qui ne jouent que leur avenir à court terme, jamais leur fortune) sont les nouveaux fermiers généraux, des Don Sallustre. Affirmer que c'est la loi du marché et qu'il faut garder les meilleurs est une illusion. Ou sont les milliers de diplômés des grandes écoles et des universités prestigieuses? Nous fera-t-on croire que seuls quelques uns sont capables?
Mais je pense aussi que tant qu'il y en aura près à payer, il n'est pas scandaleux qu'il y ne ai près à encaisser. En se sens, effectivement c'est la loi de l'offre et de la demande. Plus on demande, plus on donne à croire que l'on est intelligent et capable. L'audace paye.
Comme en toute chose l'excès nuis, et j'approuve la réaction de ceux qui dénoncent le cumul les revenus et des fonctions du futur patron d'EDF. Mais en même temps je m'interroge sur l'opportune publication des revenus des vedettes de la chanson. Eux ne sont pourtant pas à envier car ils gagnent leur argent à la force de leur voix, à la sueur de leur front, et, comme les sportifs, risquent chaque jour l'oubli, la disgrâce ou l'incapacité.

samedi 16 janvier 2010

A400M

Faisons un rêve : Que les programmes militaires aboutissent sans surcoût ni retard. C'est un rêve, évidement. Ayant côtoyé certains proches des programmes de développement militaire, cela relève même de l'utopie.
Un programme militaire doit satisfaire tout le monde : le meilleur moteur, toujours plus vite et plus précis, toujours plus polyvalent, plus résistant. Pourra-t-il transporter tel type d'équipement, pourra-t-il supporter tel modèle de radar, sera-t-il assez furtif, assez spacieux? Chaque évolution du projet est sévèrement critiquée, aucun qui n'y retrouvant jamais son compte. Il suffit de se rappeler les pérégrinations du développement du FAMAS (le fusil d'assaut français), et de son (in)succès commercial.
Le peu d'informations publiées sur le projet A400M me donne le même sentiment. Les rares images, au fils du temps, montrent aussi l'évolution.
Alors le retard et le surcoût du projet A400M ne me surprend nullement, et bien naïf ou hypocrite celui qui s'en étonne.
Ne pas oublier de plus que ce type de programme est source de progrès pour tout autre programme, militaire comme civil, et qu'il serait bien sot de s'en priver. Boing s'est développé grâce aux commandes militaires des USA, nous aurions bien tord de ne pas faire de même. Et qui sait si cette base ne servira pas un jour à un développement civil?

Stalinien

Comment qualifier un individu, notoirement connu, acteur politique de premier plan, qui décide de ce que doit faire une journaliste, qui décrète qu'elle doit démissionner au prétexte que le sujet de discutions proposé lui déplait. C'est proprement stalinien. En ce temps là, ce même politicien aurait certainement envoyé la journaliste au goulag.
Cette attitude est totalement indigne d'un français qui se prétends éclairé par les philosophes des Lumières. Que n'a-t-il lu ne serait-ce que Voltaire!
Faire en sorte qu'aucun opposant au pouvoir en place ne puisse venir contredire un ministre est un véritable déni de démocratie et d'un orgueil incommensurable. Comment cet individu peut-il s'arroger le droit de décider au nom de toute la Gauche?
Comment pourra-t-il demain accepter tout débat. Risque-t-il seulement d'être invité? À parier que s'il ne l'est plus, il sera le premier à se plaindre de cet ostracisme, et de dénoncer le boycott de la Gauche par “une certaine presse inféodée au Pouvoir”.
Que l'on ne me dise pas que c'est parce que le sujet était scandaleux. Le dénoncer sans le démonter ne suffit pas. Mettre en exergue les quelques dérives inacceptable qu'il a suscité est dérisoire. Tout débat public induit l'excès. Seul le débat permet de rétablir le bon sens.
Refuser le débat est refuser la démocratie. Il faut le prendre en considération, face aux Urnes, en imaginant un tel individu un jour ministre ou responsable d'une collectivité locale.

jeudi 14 janvier 2010

Taxer le WEB

Taxer le WEB. La cible semble évidement Google, objet de tous le maux puisque toute réussite est forcément diabolique.
Mais le web n'est-il pas déjà lourdement taxé?
taxe sur les abonnements, taxe sur les publicités, taxe sur l'énergie consommée (substantiel semble-t-il), taxes sur les sociétés chargées de son développement, de la gestion des sites, taxes sur les sociétés qui commercent par ce support, ….
En contre partie, le web n'est-il pas l'objet de moult intérêts?
Économies de déplacement, source de culture, d'informations, de convivialité, de démocratie, de communication, …
Se focaliser sur ce qu'il permettrait d'illégale est aussi absurde que de vouloir interdire les routes pour cause de chauffards ou les trottoirs pour cause de prostitution.
ADOPI à sonné le glas de la taxe sur les abonnements, certains ne lâchent décidément pas.
S'obstiner à chercher un biais pour sauver ces nouveaux cochers de fiacres (fondeurs de bougie, …) que sont les diffuseurs de spectacles en conserve relève du combat d'arrière garde. (voir le commentaire du 04 décembre 2009 sur ce sujet).
À contre courant du politiquement correct, je pense même que, sous réserve d'accord de libre accès, la numérisation de œuvres par Google est un service rendu à la population mondiale pour un accès à toute la culture, à toutes les cultures. Cette initiative n'a été préalablement proposée par aucun état, tous ayant reculé devant la dépense. La France dans sont pré carré est incapable d'assurer le minimum dans un délais réaliste.
Par ce moyen, la contribution (au sens de taxe, d'impôt, …) mondiale de Google est sans commune mesure avec ce qui pourrait en être soutiré avec une quelconque taxe sur quelque-chose. Vette contribution est aussi celle de toute les sociétés qui utilisent la grande toile pour se faire connaître, voir simplement pour vivre.
Il reste un point à préciser, les fournisseurs de contenu ne semblent pas participer à l'entretien du réseau dans sa partie matérielle. Il y a certainement là une idée à creuser.