dimanche 25 octobre 2009

L’heure d’ici

Deux fois l’an, les mêmes polémiques ressurgissent : faut-il supprimer le changement d’heure ? pourquoi restons nous à l’heure allemande ? Il est trop tôt pour ceci, trop tard pour cela.
L’heure officielle n’est qu’une convention qui n’a aucun lien direct avec l’heure solaire, laquelle n’est d’ailleurs pas la même pour tous en métropole.
Ainsi le même jour, lorsqu’il est 12h à Paris, il n’est encore que 11h42 à Brest, 11h51 à Londres et déjà 12h38 à Bastia et 12h52 à Berlin.
Plus spectaculaire encore, l’heure solaire n’est pas fixe. Ainsi pour 12hTU, il est à Paris et au soleil 11h46 fin janvier et 12h16 fin octobre.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, qu’ils visitent l’excellente présentation ici (http://fr.wikipedia.org/wiki/Équation_du_temps), et le très beau site (http://pedagogie.ac-montpellier.fr:8080/disciplines/scphysiques/Nef_Solaire/temps_legal.htm)
Pour les Bressans et ceux qui passent par là, qu’ils observent le cadran solaire au sol du parvis de l’église du prieuré de Brou. Ils y trouveront le dessin de cette courbe dite analemme qui représente la position du soleil au zénith, et qui permet d’obtenir la bonne heure selon la date en plaçant judicieusement le gnomon.

Enfin, midi, soit en principe le milieu de la journée est très loin d’être le milieu de la vie journalière lorsque l’on se lève à 6h pour se coucher à 23h. Pour profiter au mieux de la lumière naturelle, il faudrait plutôt viser la méridienne à 15h.
Alors l’heure de Londres, de Paris, de Berlin, ou d’ailleurs est très relative, pourvu que l’on se lève de bonne humeur et que l’on regarde le monde avec sympathie.

mardi 13 octobre 2009

Illégitime ?

Considérez un citoyen de plein droit. Offrez-lui la possibilité de se présenter à une élection, et d’être légitimement élu. La collectivité qu’il incarne ainsi lui confie une représentation dans un établissement public. L’occasion lui est offerte d’en briguer la présidence, voir de l’obtenir en toute légalité. Rien donc d’illégitime en soit et aux yeux de la loi.
Nul critère de compétence n’a jamais été exigé en France pour être élu, Maire, Président. La légitimité, donc la compétence, émane du seul suffrage.
Mais pour certains, parce que le citoyen en question serait fils-de, cette démarche est suspecte de passe droit, de favoritisme, voir d’abus de position dominante.
Ainsi donc être fils-de interdirait d’agir en nom propre. Haro donc sur les fils-de, épouse-de, cousin-de qui voudraient agir pour la Société à côté, voir contre leur parent célèbre. À ce titre, nombre de Maires et d’élus ont à craindre pour leur légitimité ! Quelle est cette loi non écrite qui établit une telle discrimination ? Un quasi-délit de sale gueule.
Qu’être fils-de puisse favoriser les parcours, n’est pas une découverte. Mais dans notre démocratie très policée, la voix des urnes est toujours souveraine et irréfutable. Et dans l’isoloir, être fils-de n’est pas nécessairement un avantage décisif. Jusqu’à preuve du contraire, les élections en France sont systématiquement invalidées lorsqu’elles sont entachées d’irrégularité.
Que l’on prouve que le parcours de Monsieur Jean Sarkozy est le fruit de manipulations illégitimes, et je ferais chorus avec ses détracteurs. À défaut, qu’ils se taisent et s’inclinent devant le verdict des urnes. Vox populi vox dei !

mardi 6 octobre 2009

la nasse

Ils sont seulement de passage et on leur interdit de sortir. Les nombreux migrants qui buttent sur le mur de la Manche sont pris dans un imbroglio politique incompréhensible. Ils sont entrés en douce et sans autorisation en France (et dans le fameux espace Schengen !) avec l’idée de ne faire qu’y passer.
Au nom d’accords bizarres, nous leur interdisons d’en sortir. Pourtant ils ne demandent rien d’autre. Pourquoi la France les retient-elle ? Avec ou sans accompagnement, nous leur créons une situation inacceptable.
Ils sont même prêts à payer leur billet de train ou de bateau.
Que les Anglais n’en veuillent pas ne nous concerne pas. Ils se sont créé leur propre réserve international en privilégiant leur ancien empire colonial, c’est leur problème. Nous avons bien assez à faire avec tous ceux qui souhaitent s’installer chez nous et que nous avons bien du mal à accueillir (logement, regroupement familial, travail, intégration, …).
Concentrons nous sur la chasse aux passeurs et laissons passer les passants.

dimanche 4 octobre 2009

crise du lait

L’actuelle crise du lait, mais aussi celle des fruits et légumes, à un petit goût des années 50-60. Souvenez-vous (certains !) lorsque le lait était distribué gratuitement dans les écoles. Mais aussi les manifestations pour cause de surproductions cycliques d’artichauts, de choux-fleurs ou de pommes de terre. Comme le chante le poète, une année bonne et l’autre non.
Il m’avait semblé que, depuis, de nombreux systèmes de régulation avaient été mis en place et qu’une certaine politique agricole organisait production et marché.
Ou sont les coopératives agricole, sensée représenter les producteurs, défendre leurs coûts, mais aussi les aider à s’organiser pour limiter les risques de surproduction ? Parce si les variations sont quasi inévitables en agriculture, je suppose que pour l’élevage, il est possible d’anticiper.
Mais voilà au nom d’un certain centralisme, tous les éleveurs sont à la même enseigne et sous la même goulotte européenne. La moindre variation de quota est suivie à la lettre, à la baisse par obligation, à la hausse par automatisme.
Résultat, lorsque les aides évoluent, lorsque les quotas sont révisés, tout le monde réagis comme un seul homme. Effet papillon assuré : une variation de production à l’autre bout du monde, et c’est la panique générale. En 2007, la Nouvelle Zélande en sous production provoque de gros achats en Europe pour le SE asiatique, et c’est la flambée des prix (dont plus personne ne semble se souvenir, et en particulier ceux qui en ont bénéficier). En 2009, le problème est résolu, mais L’Europe n’en a pas tenu compte et a remonté les quotas avec pour conséquence une surproduction cause d’un effondrement des prix.
Dans un monde ou le commerce est mondial, réguler au niveau continental n’est plus suffisant. Comme pour la pêche, il faut une gouvernance mondiale, prévisionnelle et réactive de préférence.

Votation piège à C…

Encore une fois, une certaine opposition en mal d’événements réécrit les projets de loi à sa sauce pour essayer de faire peur. Ainsi le changement de statut de La Poste devient la privatisation de ce service public, comme si la Caisse des Dépôts était une banque privée. Pour créer un peu d’agitation, ils imaginent une votation sauvage, sans secret du vote, et en posant une question en dehors de la réalité et tellement orientée qu’elle contient la réponse qu’ils attendent. Bien évidemment, pratiquement seuls ceux qui les croient vont s’exprimer, et faute de contrôle, il est facile de bourrer les urnes comme certains savent si bien le faire.
Le vrai problème de La Poste est son actuelle désorganisation. Il est historiquement démontré que dans tous les secteurs, l’hypercentralisation est une catastrophe économique. Qui donc a imagé que La Poste devait fonctionner à la ville comme à la campagne ?
Or le nouveau système de tri oubli totalement que 50% des plis sont redistribués sur le secteur de leur bureau d’envoi, et sont transporté sur des distances considérables pour revenir à leur point de départ. L’abandon du premier dans les anciens bureaux de distribution est une aberration technocratique et un défit au Grenelle de l’Environnement.
Or les personnels chargés de la distribution sont regroupés sur des secteurs géographiques considérablement étendus, à partir de points de départ excentrés, au prix de déplacements supplémentaires presque toujours considérables. Certains qui distribuaient à pied se voient dotés de vélo (électrique !), pire de voiture, compte tenu des nouvelles distances à couvrir. Nouvelle abération énergétique !
Or les consignes récentes données au personnel est de ne plus distribuer les correspondances mal adressée, quand bien même La Poste saurait corriger, ce qu’elle ne manque pas de matérialiser avant de retourner l’objet à l’expéditeur. C’est un vrai déni de service.
Or certaines petites communes préfèrent payer un personnel municipal pour maintenir un mini Service Public quelques heures par semaine plutôt qu’un vrai Service Au Public largement ouvert dans un commerce de proximité.
Le vrai défit est de faire bien fonctionner La Poste, pas de savoir quel est le statut de l’entreprise.

mercredi 23 septembre 2009

Simplifier n’est pas justifier

Le bouquet fiscal est un cadeau aux riches. La taxe carbone ne sert à rien puisqu’elle est remboursée.
Il est évident que ce genre de simplification qui relève du sophisme ne permet que de s’opposer de manière simpliste.
La Contribution Climat Énergie est un moteur d’incitation aux changements de comportement en matière d’utilisation des énergies. Elle ne sera pas remboursée, c’est évident. Comme la redistribution sera plafonnée et ne tiendra pas compte des dépenses d’énergie, mais seulement des ressources, du lieu et de la composition du foyer, les plus vertueux seront les gagants.
La démonstration est simple, mais non simpliste de démonter que les plus énergétivores sont globalement les plus aisés (grands logements, grosses voitures, grands voyages, …), et les plus modestes généralement les plus économes (par nécessité économique, au mieux petite voiture, gestion parcimonieuse des dépenses, …).
Il reste que j’aurait préféré qu’elle serve à financer plus visiblement des action en faveur des énergies renouvelables, même si dans ce domaine il y a déjà des aides significatives.

Social traître

Il m’avait semblé que depuis la fin de la guerre froide, et plus encore depuis la chute du Mur, ce terme était tombé aux oubliettes de l’Histoire.
Or cette invective s’est adressée à notre actuel Ministre de la culture, pourtant invité officiellement à la très médiatique fête de l’Huma.
Au delà du fait que certains ne sont pas sorti de la “lutte des classes”, il semble que Le Parti n’ai plus beaucoup d’autorité sur ses partisans.
De plus, je n’ai pas souvenance que Monsieur Frédéric Mittérand ait vraiment milité pour cette gauche-là, voir pour la Gauche en général.
Ce comportement qui consiste à conspuer quiconque n’adhère pas à votre conviction est de nature à entretenir guerres et conflits alors que le monde aspire à la paix et à la concorde.
Enfin, comment faire avancer sa cause, si ce n’est en étant dans l’action, c’est-à-dire ailleurs que dans une opposition vociférante. Certains (Martin Hirch, Michel Rocard, Jack Lang, …) l’ont compris et font bouger plus que les lignes.
Mais c’est peut-être cela qui irrite certains, que le monde avance sans eux, et malgré tout dans le sens qu’ils espèrent.

L’orthographe

F. De Closet ne semble pas priser le bien écrire. Le sens des mots, le sens des phrases, sont pourtant directement en rapport avec la manière de les écrire. Le dernier ouvrage qu’il a commis ne me semble pas digne d’un journaliste.
“Le maire dit le maître est un âne.” Qui est l’âne ? Seule la ponctuation bien appliquée est de nature à préciser qui méprise l’autre, et les deux sens sont possibles sans même changer l’ordre des mots.
“L’encre pollue la mer.” “L’ancre pollue la maire.” Quels sens ont ces phrases homophones ?
Vous n’aurez aucun mal à trouver d’autres jeux de mots de nature à induire en erreur le lecteur ou l’auditeur peu attentif.
Il n’est pas trop difficile de montrer que l’homonymie, l’homophonie, sont sources de quiproquo, et que la grammaire comme l’orthographe sont indispensables à la compréhension. La langue française n’est pas seule en cause, nombre de langues ne sont compréhensibles qu’avec la précision des mot et le respect de la grammaire.
S’appuyer sur l’écriture des SMS pour justifier l’anarchie scripturale, s’est oublier la difficulté de traduire les écritures dont les glyphes sont tantôt des mots tantôt des sons, et combien contre-sens sont possibles.
Monsieur de Closet devrait réfléchir avec sa tête plutôt qu’avec un miroir.

lundi 21 septembre 2009

une baguette, un timbre, un journal

Lorsque j’étais enfant, il était de coutume de dires qu’une baguette de pain, un timbre et un journal coûtaient le même prix. Aujourd’hui, la baguette coûte souvent 1,5 fois un timbre et un quotidien “national” (quoique très parisien) près de 3 fois. Ce n’est pas le cas de la PQR qui a su rester abordable et au même prix que la baguette.
Comment s’étonner alors que les Français boudent la presse quotidienne ? Outre le fait qu’elle est souvent beaucoup trop partisane pour être considérée comme informative, l’arrivée d’une presse entièrement payée par la publicité et donc offerte au lecteur permet d’approcher l’essentiel du quotidien à bon compte, au même titre que les médias radio et TV.
Il faut aussi noter que la France est championne de l’hebdomadaire et du mensuel. Ces formats ont de plus le mérite du recul et de l’approfondissement de l’information.
La presse quotidienne nationale ne s’est adaptée que très tardivement à un environnement qui a totalement changé en 1/2 siècle avec la télévision, et encore plus en une décennie avec Internet. Elle en paye le prix, mais elle n’est pas condamnée pour autant, pourvue qu’elle retrouve de l’attrait, c’est-à-dire de l’originalité.

jeudi 17 septembre 2009

Cherche pauvre désespérément


Discours surprenant de nos gestionnaires de fonds d’aides, et du RSA en particulier. Ainsi, dans l’Ain, il n’y a que 7 000 personnes qui ont sollicité le RSA alors que l’on en attendit 3 fois plus. C’est scandaleux, je voulais aider vingt milles personnes, et seuls sept milles acceptent ! Au secours, aider moi ! Pourquoi me fuient-ils ? Ils ont le droit d’être aider, c’est leur devoir de quémander! Ou sont passés les pauvres ?
Pour partie dans des calculs idéologiques. Durant des années, le seuil de pauvreté s’établissait en dessous de 50% du revenu médian (méthode qui signifie clairement que plus le pays s’enrichi, plus il est susceptible de compter de pauvres). À ce compte, il y avait 15% de pauvres en 1970 et 6,5% en 2006. En 35 ans, le nombre de pauvres est divisé par deux, ce qui est intolérable aux yeux des misérabilistes qui prétendent en permanence que le nombre de pauvres augmente sans cesse. Donc et dorénavant, le seuil de pauvreté est relevé à 60% du revenu médian, ce qui double ipso facto le nombre de pauvres à sauver à la grande satisfaction des prophètes de malheur.
Pour partie dans la présentation qui est faite du RSA et qui fait que beaucoup croient qu’il faut avoir relevé du RMI pour prétendre au RSA, ainsi que pour la lourdeur du dispositif qui fait fuir certains.
Ainsi donc, faut-il sauver 10 000 ou 20 000 pauvres ? la question doit être posée, et je la pose.
Enfin les pauvres, telles qu’ils sont décomptés ont-ils envi d’être sauvés malgré eux ? Faut-il les aider de toute force pour satisfaire aux caprices de certains et entrer dans les statistiques (je suis plus social que toi car j’ai plus de pauvres que toi) ? En se monde biblique (aide-toi et le ciel t’aidera) est-il interdit aujourd’hui de se contenter de ce que l’on a ?

dimanche 6 septembre 2009

Contribution Climat Énergie

Certains sont contre une taxe carbone, mais pour une Contribution Climat Énergie. Certains l’ont rêvé, le gouvernement l’a fait. La démagogie et le détournement de vocabulaire n’est pas d’hier. Tous nos politiciens ont signé des deux mains le pacte de Nicolas Hulot, mais dès qu’il est question de mettre en application, il n’est pas question de laisser faire les autres (Je suis pour, mais pas comme ça !).
Pour ceux qui considèrent que le projet est illisible et qu’il y a cacophonie dans la majorité, ils oublient la méthode du gouvernement actuel. Toujours annoncer les projets dès le départ et engager publiquement le débat. Ne serait-ce le comportement de certains qui s’ingénient à en déformer le sens, le débat public est fondamental. C’en est fini des décisions bâties en petits comités et présentées toutes ficelées au Bon Peuple. C’est ainsi que certains projets ont sensiblement évolué.
Quant au sondage d’opinion, qui n’est pas un référendum, il est aisé de dire que Le Peuple est contre de nouvel impôt. Le Peuple est d’ailleurs toujours contre tous les impôts qui le concernent. Il est tout de même agréable de constater que 1/3 des Français a conscience de l’importance du projet et considère qu’il est nécessaire. Encore un peu de pédagogie, et l’adhésion progressera.
Considérer que c’est un coup tordu que de ne pas taxer l’électricité (qui reste l’usage le plus onéreux de l’énergie), c’est refuser d’accepter qu’en France, grâce au nucléaire et aux nombreux barrages, l’électricité doive très peu aux énergies fossiles. Que n’aurait-on entendu si l’on avait considéré que la TIPP suffisait pour ne pas en ajouter au prix du carburant !
Dire que taxer les Français, qui représentent si peu dans la consommation mondiale, est inutile, c’est oublier que si aucun pays ne fait rien ne se fera, que d’autre pays se sont déjà engagés sur cette voix et que d’autres s’y préparent. Si chacun balaye devant sa porte, c’est toute la ville qui est plus propre. Penser globale, agir local. Reste à considérer les mesures pour inciter les autres pays à suivre (quel bilan carbone pour un produit de Chine ou des USA ?).
Je suis chagriné de devoir compter avec une contribution supplémentaire, mais je dois aussi considérer qu’elle est nécessaire pour faire avancer le bon sens.

lundi 31 août 2009

retour en enfance

Juste pour sourire à la veilles de la rentrée scolaire.

Mesdames Charlotte de Turkein, Laurence Boccolini, Valérie Damidot symboles de la forme féminine de chef d'établissements scolaires pour les producteurs de série télévisée.

Dernièrement une Isabelle Adjani soufflées aux cortisones pour incarner un enseignant psychotique.

Pourquoi ces profils de femmes fortes plutôt que des silhouettes effilées?

Je ne sais ce qu'en pensent les vrais professionnelles de la mission, mais il me semble y voir quelque réminiscence des complexes d'adolescents face à l'autorité scolaire, voir un règlement de compte sournois avec cette institution qui ne leur a peut-être pas apporté tout le bonheur qu'il y attendaient.

Un sujet pour un futur thésard?

samedi 29 août 2009

La vengeance du mâle

Étrange décision d’une cour de justice européenne que celle qui confond égalité et égalitarisme et nie totalement la réalité physiologique qui différentie les sexes. Le système de retraite français bonifie les carrières des femmes de 8 trimestres par enfant. Il m’avait semblé que c’était une reconnaissance à la maternité qui, jusqu’à preuve du contraire, est un événement spécifiquement féminin.
Il est vrai qu’au fils du temps, cet avantage, comme tant d’autres, a été détourné, puisqu’il n’est maintenant reconnu que si la naissance, mais aussi l’adoption, est suivi d’un nombre minimum de vie commune avec l’enfant.
C’est donc dans cette brèche que se sont engouffrées certaines associations du toujours plus, et des juges probablement masculins, pour faire considérer que cette vie commune concerne aussi, éventuellement, le mâle de la maison et que l’équité et la justice doivent lui reconnaître les mêmes avantages.
C’est évidemment s’asseoir sur la réalité où la carrière féminine est presque systématiquement sacrifiée au profit de la famille, sans même parler de l’autre réalité, bien physiologique et strictement féminine, de la grossesse. C’est en compensation de cette là réalité que “l’avantage enfant” a été défini en son temps. J’abonderai dans le sens égalitariste le jour ou le hommes souffriront du cancer de l’utérus et les femmes de la prostate.
Donc, s’il faut revenir dessus, il faudra prendre en considération la réalité qui n’a rien à voir avec l’égalitarisme d’une pseudo justice : qui assume la grossesse (avec d’adoption et en ces temps de projet de gestation pour autrui, il est important d’y penser), qui assume l’allaitement, qui sacrifie plus ou moins sa vie professionnelle pour s’occuper des enfants ?

mercredi 26 août 2009

Grippe A

Il y a un siècle, une certaine grippe espagnole a provoqué des millions de morts. Une vrai épidémie et une catastrophe humaintaire. Aujourd’hui, avec une population mondiale triple, on cherche à nous inquiéter avec quelques décès !
Le principe de précaution conduit à des comportements extraordinaires. La découverte d’une nouvelle variante de virus de la grippe relance une surenchère de mesures.
Le plus surprenant est l’incohérence du discours, qui ne semble pourtant surprendre personne !
La grippe “aviaire” s’était développée dans le sud-est asiatique, en zone tropicale, et nous prenions moult précautions dans notre Europe très tempérée. En pure perte puisque d’épidémie, il n’y en eut guère.
La grippe H1N1 (porcine, mexicaine, A ?) est tout autant d’origine tropicales, et c’est à nouveau l’effervescence dans notre Europe très tempérée, et l’enrichissement assuré de certains laboratoires. Je passe sur les opportunistes qui en profitent pour massacrer les troupeaux de porcs au nom de la pureté islamique.
On nous annonce un développement aux antipodes, en précisant que là-bas, c’est l’hiver austral (en plein tropique !) et que nous pouvons craindre le pire dans quelques mois lorsque la température baissera chez nous (vous avez vu la météo de Nouméa ?). Ou sont les morts des zones tempérées sud ? Aucune catastrophe annoncée en Nouvelle-Zélande comme en Patagonie.
Je suis donc serein quant aux risques en Europe, et il faudra certainement un médecin très persuasif pour me faire vacciner.
À crier au loup sans cesse, bientôt, aucune annonce ne sera crédible.
Alors le pire sera vraiment à craindre.

Pour qui roule notre épargne ?

Depuis quelque temps, le grand public découvre l’arrière-cour nauséabonde des banques. Par la même occasion, il découvre aussi, même s’il s’en doutait un peu, que son épargne rapporte infiniment plus à d’autres qu’à lui-même. En ses temps où le livret A ne rapporte que des fifrelins, les opérateurs de banques encaissent un tiers des profits engendrés avec notre argent. Il reste d’ailleurs surprenant de se voir encore proposer des crédits à la consommation à 20% ! Il est évident que si prêter aux entrepreneurs rapporte dix fois moins que de spéculer sur les variations de consommations en fonction du risque de grève, ou sur les risques de variation du cours du pétrole en fonction de la spéculation, il est compréhensible que certaines banques boudent la vraie vie pour le virtuel.
La titrisation (instauré en France par le gouvernement Bérégovoy !) est l’ultime avatar du système, puisqu’il consiste à refiler la patate chaude des crédits accordés en gagnant au passage.
Il y a quelque chose de pourri dans le système. Nous dire qu’il faut en passer par là pour conserver ces génies de la magouille me laisse extrêmement septique. L’excès étant la pire des choses, promettre des montagnes de billets à certains est certainement le meilleur moyen de pousser au maximum de risques, avec les conséquences que l’on supporte.
Alors que l’intéressement est très sérieusement encadré dans la vraie vie (pas plus de 10% de la masse salariale), le système bancaire déverse 1/3 de ses profits à ses spéculateurs salariés.
Le vrai problème est que tout ceci se passe avec notre argent, et que les banques nous ponctionnent largement pour cette gestion qui leur rapporte tant. Je ne prends pas beaucoup de risque à considérer que, compte tenu des profits réalisés avec notre argent avec la spéculation, le service des comptes courants pourraient être totalement offert.

jeudi 30 juillet 2009

découpage électoral

Grosse émotion autour du nouveau découpage électoral. C’était pourtant une nécessité, après plus de 20 ans, pour tenir compte de l’évolution de la population. Ce devrait même être sytématique après chaque élection. Il est vrai que certains n’ont même pas eu le courage d’y toucher, même après avoir furieusement critiquer ”le charcutage Pasqua” pourtant établi avec la bienveillance du Président de l’époque.
Je trouve pour ma part que nous avons beaucoup trop d’élus et que s’aurait été une excellent occasion que réduire, au moins progressivement, la voilure.
577 Députés et 343 Sénateurs pour 65 millions de Français et 736 Députés pour 495 millions d’Européens, c’est d’une part 1 élu pour 70 000 et d’autre part 1 pour 673 000. C’est surtout plus d’élus nationaux en France que d’élus Européens ! Ce rapport de 1 à 10 a quelque chose d’indécent. Un peu comme nos communes !
Ne pourrions-nous nous satisfaire d’un député et un sénateur par département ? Même à ce compte, nous aurions encore 1 élu pour 325 000 Français, soit encore deux fois plus que pour gérer l’Europe. Certainement un peu mois de désordre dans nos instances législatives, et beaucoup moins d’amendements de blocage !
Dans ces conditions, ce remaniement est un peu un coup à blanc.
Pour ceux qui font des calculs savants pour savoir si tel parti sera gagnant ou lésé, qu’ils n’oublient pas que les circonscriptions n’appartiennent pas aux partis, mais aux électeurs (sinon pourquoi voter !) et que ce sont des personnes qui sont élues, assez souvent au-delà du parti (confère certains parachutages).
Je ne pense pas qu’un député de plus dans l’Ain (mon département) lui confère plus d’honorabilité.
Je pense par contre que découper des petites villes (Bourg-en-Bresse) entre les circonscriptions relève de la bêtise. Il est vrai que ces villes sont déjà découpées en cantons, ce qui relève de l’absurde (le principe du canton étant d’avoir une compétence intercommunale, un vote proportionnel au niveau de la commune serait plus judicieux).
Notre démocratie a décidément encore des progrès à faire.

Contribution Climat Énergie

C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour “le consommateur ordinaire”, celui qui ne se préoccupe pas de la vraie valeur des choses et pour qui “le moins cher est le mieux”. C’est aussi une mauvaise nouvelle pour les plus bas revenus pour qui toute hausse des coûts devient une réelle contrainte.
C’est aussi l’occasion de constater un florilège de “bonne raison” de la refuser :
Les opposants considèrent que c’est un impôt de plus sans contrepartie. Un impôt injuste car non progressif. Comme si la progressivité de la ponction était un signe de démocratie ? Nous sommes un des rares pays à le pratiquer, et seulement sur l’IRPP qui ne concerne plus que la moitié de la population. Les plus gros consommateurs sont bien les plus gros revenus qui disposent des plus grands logements et des voitures les plus puissantes.
Un impôt qui frappe à la campagne plus qu’à la ville, comme si c’étaient les plus mal lotis qui décidaient de s’isoler à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail urbain.
Curieusement, personne ne constate que si cette contribution frappe les carburants et autres combustibles fossiles, elle s’ajoute à une plantureuse TIPP pourtant destinée dès sa création à nous dissuader de consommer.
S’est-on autant ému en 2007 de la hausse du prix des matières premières ont sérieusement ponctionner tous les revenus ? Juste pour constater que l’on n’y pouvait rien et qu’il faudrait prendre des mesures compensatrices (hausse des revenus, baisse des taxes, …). Mais aucun n’a prévu que cette hausse serait un des moteurs de la crise économique et financière mondiale.
Depuis 35 ans, nous savons que les énergies fossiles sont épuisables et que leur usage immodéré nuit gravement à notre unique petite planète. Mais depuis ! Mais depuis 35 ans, nous raisonnons comme si c’était aux autres d’agir en se serrant la ceinture (au sens propre d’ailleurs dans certains pays étranglés par le prix des énergies).
Certains critiquent la politique de diversification des énergies lancée dans les années 70 la France, refusant le nucléaire sans contreparties alors qu’il nous assure , sans CO2 et avec les barrages l’essentiel de notre électricité à un prix encore sans concurrence. Certains prônent la décroissance sans chiffrer la population à supprimer pour y parvenir.
La Contribution Climat Énergie est un des multiples volets du grand Grenelle de l’Environnement, avec les crédits d’impôts aux investissements réducteurs de consommations et ceux d’engagement dans les énergies renouvelables, avec la disparition de certaines ampoules à incandescence, avec le bonus malus énergétique sur les véhicules, ….
Je suis chagriné de devoir subir une autre taxe sur mes consommations d’énergies, mais je continuerai à rechercher le véhicule qui correspond le mieux à mon usage avec la moindre consommation, je continuerai à améliorer mon habitat pour réduire encore et toujours ma dépendance énergétique.
Mon souhait, et pourtant, comme retraité dans la moyenne, je n’en serai certainement pas bénéficiaire, est que cette contribution soit redistribuée en compensation vers les personnes les plus dépendantes des énergies fossiles, et en aide au développement des énergies renouvelables. Je souhaite que cette CCE, la TIPP, ainsi que les 12% de taxes locales ponctionnées sur les consommations électriques soient utilisés à la promotion des énergies renouvelables. Actuellement, ce pactole est une danseuse électorale dans de nombreux départements, son but initial d’électrification rurale est atteint depuis des décennies. Les Syvu qui la gèrent rivalisent d’imagination pour le consommer : réseau gaz, nième réfection de réseau, Internet haut débit, et toutes choses n’ayant plus aucun rapport avec l’objet initial.
Cette CCE est, à mon sens indispensable, et si l’actuelle opposition était au pouvoir elle l’aurait aussi mise en place, ne serait-ce que pour satisfaire leur alliés écologistes.

dimanche 26 juillet 2009

Arbitre

Je trouve très dangereuse la dérive ces relations sociales actuelles.
Séquestrer cadre ou patron, menacer de saborder l’outil de travail, sont des méthodes mafieuses alors qu’il existe en France un Code du Travail et des arbitres (les Conseils de Prud’Hommes) pour le faire respecter.
Encore faut-il que les salariés, eux-mêmes, ou plus précisément les syndicats qui les représentent ne scient pas la branche qui les supporte. Dans de nombreux départements, depuis les dernières élections (décembre 2008), les Délégués Prud’hommes de certains syndicats de salariés refusent de siéger en contestation de dispositions encadrant le fonctionnement des Conseils. Cette grève (mais est-ce une grève où un déni de mandat, puisqu’ils sont élus ?) contre le pouvoir législatif porte gravement préjudice aux salariés comme aux employeurs. Et cette action de blocage peu duré puisqu’elle ne porte pas atteinte à ce contre quoi elle prétends combattre (Député et Sénateur, eux aussi élus démocratiquement, ne subissent aucun préjudice dans cette action). Et, faute de rendre justice, tout reste en suspends et de nombreux salariés, de nombreux employeurs, sont privés de la reconnaissance de leurs droits.
Les Conseils de Prud’hommes sont les arbitres du droit du travail. Pourquoi séquestrer un cadre pour contester une sanction estimée injuste puisque le CPH peu donner la juste réponse ? Pourquoi menacer de faire sauter une usine pour une prime licenciement si le CPH peu évaluer la juste indemnité ? Probablement parce que certains groupes préfèrent le spectaculaire (médiatique !) à l’efficace, la violence (révolutionnaire !) au droit (d’essence démocratique et paritaire). Dans notre société, celui qui ne déteint pas (plus !) le pouvoir s’estime en droit de violence alors que depuis 30 ans, moult outils de médiations sont là pour le protéger et le défendre.
Notre démocratie est malade de son pouvoir trop fort et de la déliquescence des contre-pouvoirs et de l’opposition. Sans arbitre, tout combat est voué à la revanche, pire, à la vendetta sans fin.

jeudi 23 juillet 2009

prix agricoles

Propos tenu par un responsable agricole : « en 2007, avec l’augmentation de la demande internationale qui a entraîné une augmentation du prix du lait, nous étions alors au bon prix. En 2008, la surproduction pose à nouveau problème »
Autrement dit, puisque ce qui est rare est chère, il faut créer et entretenir la pénurie. Je trouve le propos assez inacceptable.
Les prix agricoles ont augmenté de 30% en 2007 et baissé de 20% en 2008. C’est tout de même une hausse de 10% sur 2 ans, ce que peu de particuliers comme d’entrepreneurs peuvent revendiquer en ces temps de crise (crise dont les prix agricoles de 2007 ne sont pas totalement étrangés).
D’autant que, quoi que l’on fasse, il y a matière à critiquer :
L’établissement de quota permet de maintenir un prix de marché élevé avec comme contreparties : un prix défavorable au consommateur, une production limitée contrariant les producteurs les plus dynamiques, lesquels réclament la liberté de produire.
La liberté de produire, et donc la liberté des prix, surtout après une pénurie, conduit à une augmentation de la production, ce qui induit une baisse de prix. Les mêmes qui voulaient la liberté réclament alors l’encadrement.
Qui se souvient des prix yoyo des pommes de terre ou des choux-fleurs dans les années 50 et 60 ? Qu’une année marque une forte hausse des prix, et l’année suivante tout le monde voulait produire, ce qui conduisait imancablement à une chute spectaculaire des cours. 1/2 siècle plus tard, il semble que certains n’aient rien appris !
De plus, il est beaucoup question des prix agricoles, jamais des revenus des agriculteurs. Or, les gains de productivité ne sont pas des légendes. Les gains de productivité ont permis de passer en 2 siècles de près de 50% de la population attacher à l’agriculture à moins de 5%, et cette productivité continue encore à progresser visiblement. Si les prix étaient restés identiques, le pain serait au prix du homard, et les dépenses alimentaires consommeraient encore l’essentiel des revenus.
Enfin, dès le 19e siècle, les agriculteurs se sont regroupés en coopératives pour contrôler leur prix face à des acheteurs pratiquant l’entente. Aujourd’hui, face aux puissantes centrales d’achat des grands réseaux de distribution, ces coopératives semblent impuissantes. Existent-elles encore ? Remplissent-elles encore ce rôle de régulateur ? Les agriculteurs ne se sont-il pas tirer une balle dans le pied en les court-circuitant (pour gagner, quelques temps, quelques sous de plus en vendant directement aux centrales d’achat) ?
Dans une économie mondialisée, il est illusoire de demander à l’Europe, encore moins d’un État, de créer une zone de protection.

vendredi 17 juillet 2009

Seuil de pauvreté

L’évaluation de la pauvreté en France (et dans les pays « développés ») est source de polémique permanente. Toutes les statistiques vérifiées montrent que la pauvreté est en baisse continue depuis la fin de la dernière grande guerre. Mais la manipulation des chiffres permet d’affirmer le contraire en permanence. Ainsi, selon le seuil de pauvreté, qui détermine les personnes qui perçoivent moins que la moitié du revenu médian des français (autant de Français qui gagnent plus que de Français qui gagnent moins), c’est en 2006 6,3% des Français qui sont concernés. (sur les mêmes bases, ils étaient 15% en 1970). C’est déjà beaucoup trop, mais au regard de certains, le chiffre n’est pas assez alarmant et ils modifient les règles et calculent sur la base de 60%, et doublent ainsi le nombre calculé de pauvres. Les mêmes qui comparent les anciens chiffres sur la base de 50% aux nouveaux sur la base de 60% se gardent bien de dire que toute choses égales, les chiffres baissent régulièrement et continûment.
En même temps, comme les aides sociales progressent pas à-coups et les revenus régulièrement, selon que l’on calcul avant ou après réévaluation, le nombre de pauvre augmente ou régresse.
Caricature : À chaque fois que les lobbys obtiennent des hausses de revenus (des salariés, des agriculteurs, des fonctionnaires, des retraités, …), ils augmentent mathématiquement le nombre de pauvres. Ainsi, si le nombre (calculé) de pauvres augmentent, c’est que les revenus de l’ensemble de la population augmentent. Les revenus des uns font la pauvreté des autres, et annoncer l’augmentation du nombre de pauvre, ce n’est pas annoncer l’augmentation de la pauvreté mais l’augmentation de la richesse de l’ensemble de la population. Mais ceci est politiquement très incorrecte.
Méfions nous des chiffres et allons toujours chercher les données à la source.