mercredi 26 août 2009

Grippe A

Il y a un siècle, une certaine grippe espagnole a provoqué des millions de morts. Une vrai épidémie et une catastrophe humaintaire. Aujourd’hui, avec une population mondiale triple, on cherche à nous inquiéter avec quelques décès !
Le principe de précaution conduit à des comportements extraordinaires. La découverte d’une nouvelle variante de virus de la grippe relance une surenchère de mesures.
Le plus surprenant est l’incohérence du discours, qui ne semble pourtant surprendre personne !
La grippe “aviaire” s’était développée dans le sud-est asiatique, en zone tropicale, et nous prenions moult précautions dans notre Europe très tempérée. En pure perte puisque d’épidémie, il n’y en eut guère.
La grippe H1N1 (porcine, mexicaine, A ?) est tout autant d’origine tropicales, et c’est à nouveau l’effervescence dans notre Europe très tempérée, et l’enrichissement assuré de certains laboratoires. Je passe sur les opportunistes qui en profitent pour massacrer les troupeaux de porcs au nom de la pureté islamique.
On nous annonce un développement aux antipodes, en précisant que là-bas, c’est l’hiver austral (en plein tropique !) et que nous pouvons craindre le pire dans quelques mois lorsque la température baissera chez nous (vous avez vu la météo de Nouméa ?). Ou sont les morts des zones tempérées sud ? Aucune catastrophe annoncée en Nouvelle-Zélande comme en Patagonie.
Je suis donc serein quant aux risques en Europe, et il faudra certainement un médecin très persuasif pour me faire vacciner.
À crier au loup sans cesse, bientôt, aucune annonce ne sera crédible.
Alors le pire sera vraiment à craindre.

Pour qui roule notre épargne ?

Depuis quelque temps, le grand public découvre l’arrière-cour nauséabonde des banques. Par la même occasion, il découvre aussi, même s’il s’en doutait un peu, que son épargne rapporte infiniment plus à d’autres qu’à lui-même. En ses temps où le livret A ne rapporte que des fifrelins, les opérateurs de banques encaissent un tiers des profits engendrés avec notre argent. Il reste d’ailleurs surprenant de se voir encore proposer des crédits à la consommation à 20% ! Il est évident que si prêter aux entrepreneurs rapporte dix fois moins que de spéculer sur les variations de consommations en fonction du risque de grève, ou sur les risques de variation du cours du pétrole en fonction de la spéculation, il est compréhensible que certaines banques boudent la vraie vie pour le virtuel.
La titrisation (instauré en France par le gouvernement Bérégovoy !) est l’ultime avatar du système, puisqu’il consiste à refiler la patate chaude des crédits accordés en gagnant au passage.
Il y a quelque chose de pourri dans le système. Nous dire qu’il faut en passer par là pour conserver ces génies de la magouille me laisse extrêmement septique. L’excès étant la pire des choses, promettre des montagnes de billets à certains est certainement le meilleur moyen de pousser au maximum de risques, avec les conséquences que l’on supporte.
Alors que l’intéressement est très sérieusement encadré dans la vraie vie (pas plus de 10% de la masse salariale), le système bancaire déverse 1/3 de ses profits à ses spéculateurs salariés.
Le vrai problème est que tout ceci se passe avec notre argent, et que les banques nous ponctionnent largement pour cette gestion qui leur rapporte tant. Je ne prends pas beaucoup de risque à considérer que, compte tenu des profits réalisés avec notre argent avec la spéculation, le service des comptes courants pourraient être totalement offert.

jeudi 30 juillet 2009

découpage électoral

Grosse émotion autour du nouveau découpage électoral. C’était pourtant une nécessité, après plus de 20 ans, pour tenir compte de l’évolution de la population. Ce devrait même être sytématique après chaque élection. Il est vrai que certains n’ont même pas eu le courage d’y toucher, même après avoir furieusement critiquer ”le charcutage Pasqua” pourtant établi avec la bienveillance du Président de l’époque.
Je trouve pour ma part que nous avons beaucoup trop d’élus et que s’aurait été une excellent occasion que réduire, au moins progressivement, la voilure.
577 Députés et 343 Sénateurs pour 65 millions de Français et 736 Députés pour 495 millions d’Européens, c’est d’une part 1 élu pour 70 000 et d’autre part 1 pour 673 000. C’est surtout plus d’élus nationaux en France que d’élus Européens ! Ce rapport de 1 à 10 a quelque chose d’indécent. Un peu comme nos communes !
Ne pourrions-nous nous satisfaire d’un député et un sénateur par département ? Même à ce compte, nous aurions encore 1 élu pour 325 000 Français, soit encore deux fois plus que pour gérer l’Europe. Certainement un peu mois de désordre dans nos instances législatives, et beaucoup moins d’amendements de blocage !
Dans ces conditions, ce remaniement est un peu un coup à blanc.
Pour ceux qui font des calculs savants pour savoir si tel parti sera gagnant ou lésé, qu’ils n’oublient pas que les circonscriptions n’appartiennent pas aux partis, mais aux électeurs (sinon pourquoi voter !) et que ce sont des personnes qui sont élues, assez souvent au-delà du parti (confère certains parachutages).
Je ne pense pas qu’un député de plus dans l’Ain (mon département) lui confère plus d’honorabilité.
Je pense par contre que découper des petites villes (Bourg-en-Bresse) entre les circonscriptions relève de la bêtise. Il est vrai que ces villes sont déjà découpées en cantons, ce qui relève de l’absurde (le principe du canton étant d’avoir une compétence intercommunale, un vote proportionnel au niveau de la commune serait plus judicieux).
Notre démocratie a décidément encore des progrès à faire.

Contribution Climat Énergie

C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour “le consommateur ordinaire”, celui qui ne se préoccupe pas de la vraie valeur des choses et pour qui “le moins cher est le mieux”. C’est aussi une mauvaise nouvelle pour les plus bas revenus pour qui toute hausse des coûts devient une réelle contrainte.
C’est aussi l’occasion de constater un florilège de “bonne raison” de la refuser :
Les opposants considèrent que c’est un impôt de plus sans contrepartie. Un impôt injuste car non progressif. Comme si la progressivité de la ponction était un signe de démocratie ? Nous sommes un des rares pays à le pratiquer, et seulement sur l’IRPP qui ne concerne plus que la moitié de la population. Les plus gros consommateurs sont bien les plus gros revenus qui disposent des plus grands logements et des voitures les plus puissantes.
Un impôt qui frappe à la campagne plus qu’à la ville, comme si c’étaient les plus mal lotis qui décidaient de s’isoler à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail urbain.
Curieusement, personne ne constate que si cette contribution frappe les carburants et autres combustibles fossiles, elle s’ajoute à une plantureuse TIPP pourtant destinée dès sa création à nous dissuader de consommer.
S’est-on autant ému en 2007 de la hausse du prix des matières premières ont sérieusement ponctionner tous les revenus ? Juste pour constater que l’on n’y pouvait rien et qu’il faudrait prendre des mesures compensatrices (hausse des revenus, baisse des taxes, …). Mais aucun n’a prévu que cette hausse serait un des moteurs de la crise économique et financière mondiale.
Depuis 35 ans, nous savons que les énergies fossiles sont épuisables et que leur usage immodéré nuit gravement à notre unique petite planète. Mais depuis ! Mais depuis 35 ans, nous raisonnons comme si c’était aux autres d’agir en se serrant la ceinture (au sens propre d’ailleurs dans certains pays étranglés par le prix des énergies).
Certains critiquent la politique de diversification des énergies lancée dans les années 70 la France, refusant le nucléaire sans contreparties alors qu’il nous assure , sans CO2 et avec les barrages l’essentiel de notre électricité à un prix encore sans concurrence. Certains prônent la décroissance sans chiffrer la population à supprimer pour y parvenir.
La Contribution Climat Énergie est un des multiples volets du grand Grenelle de l’Environnement, avec les crédits d’impôts aux investissements réducteurs de consommations et ceux d’engagement dans les énergies renouvelables, avec la disparition de certaines ampoules à incandescence, avec le bonus malus énergétique sur les véhicules, ….
Je suis chagriné de devoir subir une autre taxe sur mes consommations d’énergies, mais je continuerai à rechercher le véhicule qui correspond le mieux à mon usage avec la moindre consommation, je continuerai à améliorer mon habitat pour réduire encore et toujours ma dépendance énergétique.
Mon souhait, et pourtant, comme retraité dans la moyenne, je n’en serai certainement pas bénéficiaire, est que cette contribution soit redistribuée en compensation vers les personnes les plus dépendantes des énergies fossiles, et en aide au développement des énergies renouvelables. Je souhaite que cette CCE, la TIPP, ainsi que les 12% de taxes locales ponctionnées sur les consommations électriques soient utilisés à la promotion des énergies renouvelables. Actuellement, ce pactole est une danseuse électorale dans de nombreux départements, son but initial d’électrification rurale est atteint depuis des décennies. Les Syvu qui la gèrent rivalisent d’imagination pour le consommer : réseau gaz, nième réfection de réseau, Internet haut débit, et toutes choses n’ayant plus aucun rapport avec l’objet initial.
Cette CCE est, à mon sens indispensable, et si l’actuelle opposition était au pouvoir elle l’aurait aussi mise en place, ne serait-ce que pour satisfaire leur alliés écologistes.

dimanche 26 juillet 2009

Arbitre

Je trouve très dangereuse la dérive ces relations sociales actuelles.
Séquestrer cadre ou patron, menacer de saborder l’outil de travail, sont des méthodes mafieuses alors qu’il existe en France un Code du Travail et des arbitres (les Conseils de Prud’Hommes) pour le faire respecter.
Encore faut-il que les salariés, eux-mêmes, ou plus précisément les syndicats qui les représentent ne scient pas la branche qui les supporte. Dans de nombreux départements, depuis les dernières élections (décembre 2008), les Délégués Prud’hommes de certains syndicats de salariés refusent de siéger en contestation de dispositions encadrant le fonctionnement des Conseils. Cette grève (mais est-ce une grève où un déni de mandat, puisqu’ils sont élus ?) contre le pouvoir législatif porte gravement préjudice aux salariés comme aux employeurs. Et cette action de blocage peu duré puisqu’elle ne porte pas atteinte à ce contre quoi elle prétends combattre (Député et Sénateur, eux aussi élus démocratiquement, ne subissent aucun préjudice dans cette action). Et, faute de rendre justice, tout reste en suspends et de nombreux salariés, de nombreux employeurs, sont privés de la reconnaissance de leurs droits.
Les Conseils de Prud’hommes sont les arbitres du droit du travail. Pourquoi séquestrer un cadre pour contester une sanction estimée injuste puisque le CPH peu donner la juste réponse ? Pourquoi menacer de faire sauter une usine pour une prime licenciement si le CPH peu évaluer la juste indemnité ? Probablement parce que certains groupes préfèrent le spectaculaire (médiatique !) à l’efficace, la violence (révolutionnaire !) au droit (d’essence démocratique et paritaire). Dans notre société, celui qui ne déteint pas (plus !) le pouvoir s’estime en droit de violence alors que depuis 30 ans, moult outils de médiations sont là pour le protéger et le défendre.
Notre démocratie est malade de son pouvoir trop fort et de la déliquescence des contre-pouvoirs et de l’opposition. Sans arbitre, tout combat est voué à la revanche, pire, à la vendetta sans fin.

jeudi 23 juillet 2009

prix agricoles

Propos tenu par un responsable agricole : « en 2007, avec l’augmentation de la demande internationale qui a entraîné une augmentation du prix du lait, nous étions alors au bon prix. En 2008, la surproduction pose à nouveau problème »
Autrement dit, puisque ce qui est rare est chère, il faut créer et entretenir la pénurie. Je trouve le propos assez inacceptable.
Les prix agricoles ont augmenté de 30% en 2007 et baissé de 20% en 2008. C’est tout de même une hausse de 10% sur 2 ans, ce que peu de particuliers comme d’entrepreneurs peuvent revendiquer en ces temps de crise (crise dont les prix agricoles de 2007 ne sont pas totalement étrangés).
D’autant que, quoi que l’on fasse, il y a matière à critiquer :
L’établissement de quota permet de maintenir un prix de marché élevé avec comme contreparties : un prix défavorable au consommateur, une production limitée contrariant les producteurs les plus dynamiques, lesquels réclament la liberté de produire.
La liberté de produire, et donc la liberté des prix, surtout après une pénurie, conduit à une augmentation de la production, ce qui induit une baisse de prix. Les mêmes qui voulaient la liberté réclament alors l’encadrement.
Qui se souvient des prix yoyo des pommes de terre ou des choux-fleurs dans les années 50 et 60 ? Qu’une année marque une forte hausse des prix, et l’année suivante tout le monde voulait produire, ce qui conduisait imancablement à une chute spectaculaire des cours. 1/2 siècle plus tard, il semble que certains n’aient rien appris !
De plus, il est beaucoup question des prix agricoles, jamais des revenus des agriculteurs. Or, les gains de productivité ne sont pas des légendes. Les gains de productivité ont permis de passer en 2 siècles de près de 50% de la population attacher à l’agriculture à moins de 5%, et cette productivité continue encore à progresser visiblement. Si les prix étaient restés identiques, le pain serait au prix du homard, et les dépenses alimentaires consommeraient encore l’essentiel des revenus.
Enfin, dès le 19e siècle, les agriculteurs se sont regroupés en coopératives pour contrôler leur prix face à des acheteurs pratiquant l’entente. Aujourd’hui, face aux puissantes centrales d’achat des grands réseaux de distribution, ces coopératives semblent impuissantes. Existent-elles encore ? Remplissent-elles encore ce rôle de régulateur ? Les agriculteurs ne se sont-il pas tirer une balle dans le pied en les court-circuitant (pour gagner, quelques temps, quelques sous de plus en vendant directement aux centrales d’achat) ?
Dans une économie mondialisée, il est illusoire de demander à l’Europe, encore moins d’un État, de créer une zone de protection.

vendredi 17 juillet 2009

Seuil de pauvreté

L’évaluation de la pauvreté en France (et dans les pays « développés ») est source de polémique permanente. Toutes les statistiques vérifiées montrent que la pauvreté est en baisse continue depuis la fin de la dernière grande guerre. Mais la manipulation des chiffres permet d’affirmer le contraire en permanence. Ainsi, selon le seuil de pauvreté, qui détermine les personnes qui perçoivent moins que la moitié du revenu médian des français (autant de Français qui gagnent plus que de Français qui gagnent moins), c’est en 2006 6,3% des Français qui sont concernés. (sur les mêmes bases, ils étaient 15% en 1970). C’est déjà beaucoup trop, mais au regard de certains, le chiffre n’est pas assez alarmant et ils modifient les règles et calculent sur la base de 60%, et doublent ainsi le nombre calculé de pauvres. Les mêmes qui comparent les anciens chiffres sur la base de 50% aux nouveaux sur la base de 60% se gardent bien de dire que toute choses égales, les chiffres baissent régulièrement et continûment.
En même temps, comme les aides sociales progressent pas à-coups et les revenus régulièrement, selon que l’on calcul avant ou après réévaluation, le nombre de pauvre augmente ou régresse.
Caricature : À chaque fois que les lobbys obtiennent des hausses de revenus (des salariés, des agriculteurs, des fonctionnaires, des retraités, …), ils augmentent mathématiquement le nombre de pauvres. Ainsi, si le nombre (calculé) de pauvres augmentent, c’est que les revenus de l’ensemble de la population augmentent. Les revenus des uns font la pauvreté des autres, et annoncer l’augmentation du nombre de pauvre, ce n’est pas annoncer l’augmentation de la pauvreté mais l’augmentation de la richesse de l’ensemble de la population. Mais ceci est politiquement très incorrecte.
Méfions nous des chiffres et allons toujours chercher les données à la source.

mardi 7 juillet 2009

La belle excuse

Selon le BEH (!), chez les primo-inscrits à l’université, un étudiant sur quatre serait concerné par des troubles psychiatriques avec un retentissement important sur leurs études, ce qui pourrait en partie expliquer le taux d’échec.
Alors, évidemment, dans ces conditions, ni les enseignants, ni le mode d’organisation de l’université ne sont responsables de l’épuration en fin de première année. Ce n’est même pas de la faute des étudiant puisqu’il sont malade ! Il faudra tout de même nous expliquer pourquoi seules les universités publiques françaises sont touchées par ce syndrome et que ni les IUT, ni les grandes écoles ne sont concernées. À ma connaissance, il n’y a pourtant pas d’examens psychiatriques à l’entrée de ses filières.
L’échec de l’université vient de l’absence dramatique de sélection à l’entrée de la première année, ce qui conduit à une sélection par l’échec plus tard, avec la pression qui va avec, et surtout avec l’absence d’adéquation entre les formations délivrées et les capacités de l’étudiant. Ce reliquat de mai 68 ou l’université doit être ouverte à tous sans restriction montre ses limites avec 80% d’une classe d’âge au niveau du Bac.
Il n’y a rien de psychiatrique là-dedans, sauf peut-être pour ceux qui ont conduit cette étude bizarre et qui semble surtout destinée à dédouaner un fonctionnement universitaire anachronique.
Il est urgent de réformer cette institution, et surtout de contrôler les capacités et les connaissances de ceux qui poursuivent des études au frais du contribuable.

dimanche 5 juillet 2009

Des dangers de notre société

Certaines associations antitout considèrent que le nucléaire doit être banni sous toutes ses formes. Dernier argument en l’air : la distribution de pilules d’iodes à proximité des centrales électriques serait la preuve que le pire est envisagé, et qu’à leur avis, il serait donc inévitable. À ce compte, il est nécessaire de reconsidérer tous les cas de mesures préventives : supprimer les voitures car airbag et ceinture de sécurité sont la preuve que l’accident est envisagé, supprimer l’électricité car les disjoncteurs …, supprimer les feux car les extincteurs …, supprimer les constructions car les mesures parasismiques …, supprimer les rapports sexuels car les préservatifs…, ….
Dans tous les cas, dans nos pays extrêmement précautionneux, en prévision des risques, naturels comme industriels, le pire n’est qu’envisagé que pour en limiter la probabilité et réduire le danger en cas de survenance.
Le risque zéro n’existe nulle part.

OGM

La preuve par la pratique.
Certains prétendent que le maïs OGM est néfaste pour la nature et serait susceptible de créer des variétés sauvages indésirable. Faut-il rappeler que le maïs est un étranger et un envahisseur en Europe et que c’est globalement lui qu’il faudrait bannir, OGM ou pas. De même pour les pommes de terre, les tomates, les platanes, et quelques autres produits introduits, volontairement ou non, par opportunisme ou par inadvertance, sur le vieux continent. Il est donc totalement improbable qu’une variante de cette plante puisse avoir une interaction avec une plante locale (l’hybridation naturelle implique un minimum de points communs). De plus, comme nombre de ces nouvelles variétés, ce maïs est un hybride dont les graines sont stériles, ce qui exclus toute prolifération accidentelle comme volontaires.
Le reste est probablement à l’avenant, car on ne devient carotte en mangeant des carottes. Depuis des années, les plantes OGM sont consommées de par le monde sans qu’il apparaisse seulement le début d’un problème.
Le maïs est l’exemple type de ces envahisseurs qui nous ont fait du bien, et tout progrès sur cette plante me semble bienvenu.
Il est évident qu’il faille vérifier la non toxicité de toute nouvelle plante destinée à l’alimentation. Considérer à priori qu’elle est néfaste relève du procès d’intention et de l’obscurantisme.
À mon sens, le véritable coté néfaste des OGM à caractère productiviste est commun à tous les produits hybrides : Ils sont stériles ou instables et rendent les agriculteurs captifs de sociétés très envahissantes, elles.

La confusion des genres

L’ouverture à la concurrence des services aux publics mérite une véritable différentiation des missions. L’exemple de confusion des genres vient d’être rappelé par France Télécom. Parce qu’il lui est demandé de partager ses équipements, cette société à vocation de service public décide de cesser ses investissements dans le câblage optique. Conséquence, le service public est en panne et d’autres opérateurs labourent les villes et la nature pour proposer du service là ou c’est le plus rentable.
La position actuelle de France Télécom (ou faut-il dire Wanadoo, ou encore Orange ?) qui assume à la fois la responsabilité des tuyaux et la relation clients utilisateurs est forcément source de position dominante et de tous les abus que cela suppose. Il y aurait certainement aussi de très grosses économies d’échelles à faire en gérant collectivement les multiples réseaux qui se déploient. Qui se déploient avec chacun leur protocole pour mieux capter clientèle et services ! Dans ce domaine aussi, FT veut imposer sa loi, même si elle est à la limite de l’obselescence.
À l’image de RFF (Réseau Ferré) et de RTE (Électricité haute tension), il me semble urgent de mettre en place un service public de transport des informations qui soit totalement indépendant de la gestion des contenus. Sur le même principe que les autres réseaux, ceci implique des protocoles communs établis par une autorité indépendante.

vendredi 26 juin 2009

Principe de réalité

Il serait difficile de taxer la CGT de d’attitude antisociale. En effet, voici plus d’un an qu’elle accueille (qu’elle subit !) dans ses locaux des travailleurs sans papiers. De réunion en occupation, d’occupation en résidence (squat !), la CGT a mis le doigt dans une action louable et s’y est fait prendre le bras.
Des mois qu’elle propose des solutions. Des mois qu’elle tente de convaincre que cette situation est insupportable pour tous. Mais quoi de mieux qu’un logement gratuit ? Nombre de travailleurs sans papier trouvent des solutions d’habitation qui, à défaut d’être digne, sont pour le moins acceptable en payant régulièrement (et parfois au prix fort) ce droit au logement. Certains considèrent que tout leur est dû et que le logement, le chauffage, l’énergie, la nourriture doivent être librement et gratuitement accessible à tous dans notre pays qu’ils ont préféré au leur ou tout ceci leur était refusé.
La CGT se trouve donc confronté au principe de réalité qui veut que notre société ne peut accueillir qu’avec un minimum de respect mutuel. Il arrive nécessairement un moment ou il fait se faire respecter.
La régularisation de ces travailleurs est un noble combat auquel j’adhère, encore faut-il que ces victimes (qui sont tout de même hors la loi) ne pourrissent pas la vie de leurs bienfaiteurs et se comportent en citoyens honnêtes.

mardi 23 juin 2009

Permis blanc

Une décision au plus haut niveau autorise un professionnel de la route à conduire sans permis en attendant une décision de justice. C’et donc un retour 17 ans en arrière et un coup bas contre le permis à points.
Retour arrière puisque cette pratique permettait de ménager un peu d’humanité face aux trop fréquents retraits administratifs qui prévalaient avant l’instauration du permis à point. Et coup bas contre celui-ci puisque la notion de tolérance incluse dans le permis à points est alors considéré comme insuffisant, voir obsolète. C’est la porte ouverte aux démarches administratives et judiciaires en vue de laisser les plus mauvais conducteurs à continuer à pourrir la vie des honnêtes citoyens.
Pour ma part, et j’ai fait partie des gros rouleurs avec plus de 50 000 km par an, je considère le permis à point comme un espace de tolérance considérable et assez bien adapté. En effet, le nouveau conducteur est plus contraint et est donc incité à plus de vigilance, le conducteur moyen se voit excuser d’une parties des fautes liées à sa faible pratique, et un professionnel, par nature, devrait être exemplaire. Dans tous les cas, la faute comme la récidive ne sont tolérées qu’avec modération.
Fort de cette appréciation, je ne suis pas certain que les professionnels de la route soient plus exposés que les autres à la perte de leur droit à conduire. Donc considérer qu’il faille leur accorder plus de tolérance me semble en totale contradiction avec leur professionnalisme. Plus grave, il est à craindre que ce précédent n’induise un sentiment d’impunité pour des professionnels sans scrupule et les conduisent à se plus mal conduire encore. Danger.

dimanche 21 juin 2009

Sinistre tartuferie

Toutes les religions passent par une phase d’interprétation littérale de leur texte. Le phénomène est d’autant plus flagrant que leur organisation est décentralisée, ce qui induit une course frénétique à l’orthodoxie.
Dans le même temps, les hommes, sensibles à la beauté des femmes (cette beauté est là pour çà), et très peu sur de leurs comportements, transfèrent vers les autres leurs propres pulsions et craignent pour leurs épouses. Ne croyez pas que l’islamisme étriqué de certains soit une novation. Relisez Tartufe, regardez l’époque Victorienne, voyez certaines congrégations chrétiennes.
Hors des lieux de prière, rien dans les textes religieux n’impose de véritables contraintes vestimentaires aux hommes comme aux femmes. Il leur est seulement recommandé de ne pas provoquer, et chaque lieu, chaque époque, détermine la convention. Au début du XXe siècle en Europe, il était indécent d’exposer la moindre parcelle de jambe et la gorge était couverte, fusse de dentelles. Aujourd’hui, sur les plages, seuls les organes sexuels restent généralement cachés, mais en ville même les hommes ne sauraient être torse nu. Le Moyen-Orient très musulman a inventé la danse des 7 voiles et le climat induit des tenus très légères, mais au moment des prières, l’humilité implique de voiler son corps.
L’attitude actuelle de certaines branches musulmanes à enfermer leurs femmes (par la persuasion ou la contrainte) sous des voiles masquant toute forme humaine est une sinistre tartuferie et montre l’hypocrisie de personnes qui n’ont pas confiance en leurs contemporains, et doutent certainement d’eux-mêmes.

lundi 8 juin 2009

Et le vainqueur est…

L’abstention était certainement le score le plus attendu. Hélas pour l’Europe, le record a encore été battu en frisant les 60%.
En conséquence, le résultat de chaque parti n’est guère représentatif de l’électorat. Chercher une attitude ceci ou cela dans l’abstention n’est que se chercher des excuses à ses propres déboires. Les abstentionnistes sont soit inciviques, soit indifférents. Le drame est que ce laissez faire ouvre des portes aux extrémistes. Que ceux qui se revendiquent des abstentionnistes considèrent qu’en matière politique “qui ne dit mot consent” et se souviennent du 21 avril 2002.
D’autre part il serait illusoire de créditer la gauche de la totalité du résultat des verts car il semble qu’à l’exemple de moi-même, au moins 1/4 des votants pour les verts européens aurait voté à droite pour des élections nationale. C’est en effet le seul groupe qui ait fait campagne uniquement sur le thème de l’Europe (L’UMP n’a que vanté son action et les autres n’ont que tiré sur le Président). Ils récupèrent le fruit de leur travail, même si à plusieurs titres ils n'ont pas la perfection qu'ils prétendent.
Les électeurs européens, et français en particulier n’ont donc pas suivi tous ceux qui prônaient le vote sanction. Que ceci serve de leçon aux politiciens de tout poil qui pensent que la gloriole, la vindicte ou la haine peuvent être des moteurs électoraux.
L’Europe a donc le Parlement que ceux qui ont eu le courage de s’exprimer lui a donné. Que les autres en prennent acte et se taisent.

jeudi 4 juin 2009

Ils vont tous gagner

Ils vont tous gagner !

Les élections Européennes se solderont par un festival de victoire.

Le parti qui aura le plus de voix, quelqu’en soit le pourcentage, aura gagné la première place.

Les partis qui ont fait campagne contre le gouvernement pourront totaliser leurs scores et prétendrent qu’ils ont mis le Président en minorité, quand bien même ce n’est pas l’objet de l’élection et que cela n’aura certainement pas d’incidence notable sue la politique nationale (sauf à rallier au gouvernement encore quelques notoriétés).

Les partis qui auront progressé pourront pavoiser, même sans élus.

Coup de chance, aucun parti ne prône l’abstention, car alors lui aussi pourrai alors très certainement sabrer le champagne pour avoir battu son record.

Il n’est pas certain, par contre, que La Politique en sorte grandie.


Plus que moi tu meurs

Sauf erreur, il n’y a pas d’imposture. Il me semble cependant que “plus que moi tu meurs” est la règle dans la campagne électorale. Sur les 30 listes candidates, beaucoup se revendiquent de la même orientation.
- Front de Gauche, Communistes, NPA, LU, Parti humaniste, le PS, PRG, et même L’UMP (si, si “la gauche moderne”), s’annoncent de gauche.
- Europe décroissance, La terre sinon rien, Mouvement pour la France-Chasse, Alliance écologiste indépendante, Europe décroissance, Europe écologie se disent toutes écologistes.
Dans les deux cas, chacune des listes se prétend la plus pure dans son projet et dénonce les autres comme traître, imposteurs ou dissidents.
Dans les deux cas, il est manifeste que la multiplication des listes ne peu que desservir tout le monde. Il est fortement probable que nombre de tête de liste n’obtiennent pas leur visa pour le Parlement Européen.
Comment choisir ? La notoriété des têtes de liste ? Nombre sont d’illustres inconnus, voir des ONVI en politique. La qualité de leur projet ? Nombre des professions de foi se ressemblent outrageusement, jusque, pour beaucoup, dans le positionnement anti-gouvernemental, ce qui n’est pas en soit un projet pour l’Europe.
Dans tous les cas, le parti de l’abstention risque de gagner, et c’est bien dommage pour l’Europe.

mercredi 3 juin 2009

Quelle écologie ?

Belle profession de fois écologiste que les anti-éoliens (EPAW). Récapitulons : Sans sortir des énergies renouvelables, si nous prenons en compte les anti-éoliens pour cause d’esthétique (comme si les moulins à vents dataient d’hier, et comme si TOUS les oiseaux allaient venir s'y suicider), les anti-canaux parce que dans leur jardin (et par démagogie électoraliste), les anti-barrages pour sauver les saumons sauvages de France (vous en avez vu sur les étals ?), les anti-photovoltaïque à cause de métaux lourds (il ne me semble pas que nous les jetions n'importe ou), les anti-bio-carburants pour lutter contre la faim dans le monde (comme si cultiver nos jachères nous privait de quoi que ce soit, même s'il est vrai que certains pays ont choisi de mauvaises solution), les anti-bois-énergie pour sauver les forêts (disent-ils, mais laisser pourrir sur place est générateur de méthane 80 fois plus polluant), je cherche vainement comment créer les milliers d’emplois qu’ils promettent dans les énergies renouvelables.
Qu'en reste-t-il d'ailleurs?
Car, si nous écoutons chacun de ses anti-xx au non du principe de précaution, il ne nous reste plus qu'à retourner nous coucher et attendre tranquillement la fin du monde.
Tous ces Anti-xx raisonnent généralement comme si seul ce qu’ils rejettent était destiné à tout remplacer et démontrent ainsi que c’est matériellement impossible, excessif et insupportable. Effectivement, à ce compte le tout-xx est inacceptable, même le nucléaire ne saurait dépasser les 80% sans poser de sérieux problèmes de gestion.
Mais l’écologie est justement l’art de tirer parti de tout et seulement selon les disponibilités. Donc des éoliennes là ou il y a du vent, donc un peu partout, le solaire itou, des barrages là ou il y a de l’eau, le bois pour utiliser les restes, les canaux pour éviter les camions, … . Alors là, il y a des emplois en puissance. Enfin il ne faut pas oublier que la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas. Donc : ne voyager que par nécessité, limiter le chauffage, le froid, la vitesse, l’éclairage, …. Mais est-ce créateur d’emploi ?
L’avenir passera certainement aussi par moins de monde sur terre, mais c’est un autre débat.

mardi 5 mai 2009

Il a tout compris

Oui, le PS a tout compris. Augmenter le SMIC, créer 100 000 emplois aidés, verser 500 € « aux pauvres », dépenser 50 milliards de plus en croissance verte ( ! j’ai pourtant cru comprendre que l’avenir selon les verts était la décroissance !), baisser encore plus les recettes de l’état en baissant la TVA (comme si 1 point de moins ferait baisser les prix !), annuler le « paquet fiscal » (les salariés vont lui dire merci en payant plus d’impôts), porter à 3% du PIB le financement de la recherche, un plan de lutte contre les déserts médicaux, l’indexation des retraites, … 32 pages d’un programme qu’il faut évidemment avoir lu.
Il est vrai qu’en d’autre temps, autre crise, un certain gouvernement Maurois, exemplaire, avait : bloqué le SMIC, inventé les TUC, supprimé l’indexation à l’inflation des retraites, des allocations logement (on voit le résultat) et les allocations familiales, relevé brutalement le plafond cotisations sociales, divisé par 2 les formations de médecins et d’infirmiers (d’ou le désert médical en devenir), divisé par 3 la construction de logements sociaux (expliquant l’essentiel de la pénurie actuelle), bloqué tous les projets de construction et de rénovation des prisons (on voit les conséquences), fermé des postes de chercheurs, …, ….
Alors évidemment, sans pouvoir de décision, le PS semble avoir tout compris, compris surtout que les promesses sont toujours pleines d’avenir, et n’engagent évidemment que ceux qui veulent bien y croire.
Mémoire courte et méthode Coué ne sont pas de bonne gouvernance.

Paradoxe

Alors que le PS a généralement le soutien du monde artistique (il est vrai ce celui-ci lui doit l’avantageux statut des intermittents du spectacle) le voici qui l’oubli totalement par principe d’opposition politique en voulant faire capoter la loi contre le piratage des œuvres par téléchargement.
L’argument serait qu’il est trop tard pour rétablir l’ordre (il est vrai que l’ordre n’est pas non plus leur première préoccupation) et qu’il serait préférable de taxer aveuglément tout le monde avec l’instauration de la « licence globale ». Autrement dit, vous auriez le droit de voler puisque vous auriez payé par avance une amende forfaitaire.
Le PS n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il est l’inventeur des taxes sur les supports d’enregistrements. Petit rappel pour certains : même les microcassettes qui n’ont jamais servi qu’aux enregistreurs de messages téléphoniques ont été (et sont encore) taxées. Il faut remonter XIIe siècle (il me semble) pour retrouver un tel système d’indulgences, à savoir payer avant pour avoir le droit de fauter. Peut-être qu’ensuite, chacun pourra évaluer le montant de sa faute et payer en conséquence pour obtenir l’absolution de la justice terrestre ! Il est vrai que les socialistes ne sont pas nécessairement férus de Droit Canon, car peut-être alors auraient-ils évité de le plagier.
Je ne suis pas un farouche partisan de la loi ATOPI que je considère inadéquat (c’est celui qui met en ligne qu’il faut sanctionner, pas celui qui ramasse ce qui traîne), mais au moins elle ne dédouane pas à priori, ce qui est une marque de droit et d’équité.