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lundi 17 janvier 2011

De quel droit!

De quel droit des salariés (tout au moins un certain nombre, pas tous fort heureusement) de l'Éducation Nationale s'opposent-ils à leur employeur? Sont-ils maltraités? Victimes de discriminations? Harcelés?
Non ils refusent simplement que leur travail soit évalué.
En refusant de faire simplement leur travail, en sabotant les méthodes d'évaluations mises en place au niveau du ministère en accord avec leurs représentants, ils commentent des actes qui les conduiraient devant un risque de licenciement dans n'importe quelle entreprise de droit privé.
Le fait qu'ils semblent suivis par une association de parents d'élèves n'atténue en rien le délit lorsque l'on sait que celle-ci est totalement noyauté, sinon par des enseignants eux-même, à tout le moins par des sympathisants largement politisés et en opposition ouverte avec le gouvernement en place (confère son silence assourdissant aux heures de la Gauche Glorieuse).
Il est temps de sortir de cette gouvernance d’exception ou des salariés sensés être au service de tous puisque du Service Public, ne sont qu'au service de leurs intérêts personnels et corporatistes.
Comme de plus nous sommes obligés de constater que ces Fonctionnaires d'État occupent sans contre-partie des bâtiments des Collectivités Locales à qui ils imposent leurs exigences. De quel droit!

mercredi 8 décembre 2010

école

Marronnier récurant que celui des rythmes scolaires. Après avoir fait le panégyrique de la semaine de 4 jours, la voici vouée aux gémonies.
Mais nous devons bien constater que jamais l'enfant n'est pris réellement en considération. Jadis, les congés scolaires ont été organisés en fonction des travaux agricoles, aujourd'hui, ils le sont selon les activités de loisirs (l'hiver à la neige, l'été au soleil). Prôner la semaine de 4 jours était à la fois satisfaire les problèmes de catéchèse et celui des départs en week-end. Proposer 4,5 jours relève un peu de l'anticléricalisme sans rien changer à la journée des enfants, contrainte par celle des parents. Ceux-ci trop souvent obliger de travailler tous les deux (lorsqu'ils sont encore 2!) lèvent les enfants aux aurores pour les confier aux nounous ou aux institutions et les récupérer au crépuscule après qu'ils aient été trimbalés de-ci de-là, de l'école au club, du sport à la musique. Quoiqu'il arrive, la journée de l'enfant sera de 12 heures hors du foyer dès le plus jeune âge et 5 jours par semaine.
Alors le rythme scolaire hebdomadaire là dedans est de peu d'importance. À mon sens, c'est celui de la journée qu'il faut seul considérer.
Et c'est aussi le contenu. Quand cessera-ton de vouloir tout apprendre dès le primaire. Cette période devrait être uniquement consacrée à apprendre à comprendre. Lire, Écrire, Compter. Français, Math, Langue. Il est inadmissible d'être jeté dans les collèges sans ces acquis. C'est le péché capital de notre système éducatif. Quant à la culture, il suffit d'en faire le support de ces fondamentaux. Découvrir la littérature ou l'histoire en langues, les sciences en math, …, quels meilleurs supports!
À entendre les censeurs d'aujourd'hui, je perçois l'écho des années 50 lorsque j'étais élève. Un certain ministre avait bien raison de considérer l'inertie de notre système éducatif comme son principal problème.

lundi 9 août 2010

responsable mais pas coupable

Certains persistent et signent
L'ex-Premier-Ministre du sang contaminé persiste et signe sur le thème “responsable mais pas coupable”.
Sur le principe que l'éducation des enfants est nécessairement une affaire collective, il considère qu'il est inacceptable de demander des comptes aux parents. Autrement dit, la responsabilité collective impliquerai la non-responsabilité individuelle (ce qui n'est pas l'irresponsabilité). Ainsi donc les adultes en responsabilité d'enfants ne seraient pas responsables des actes de ces derniers? Il me semble que les lois qui nous régissent, et il n'est pas nécessaire d'en ajouter, juste de les rappeler, ne sont pas basées sur cette idée.
Admettons le principe, mais alors, s'il y a responsabilité collective, il doit y avoir accusation collective. J'attends donc de voir les juges appeler ensemble, parents, enseignants, travailleurs sociaux, élus, …, lorsqu'un mineurs à un comportement inacceptable, et d'évaluer la responsabilité de chacun. Je pourrai déjà décrire les véhémences.
Nous sommes dans le domaine de l'absurde. Au sens de la loi, les parents ont en charge l'éducation des enfants (et les enseignants se défendent bien de ne pas toucher à ce domaine bien qu'il dépendent du Ministère de l'Éducation Nationale). Ils sont en devoir de leur apporter gite, couvert, alimentation, soins ET ÉDUCATION. S'il sont malveillant envers eux, la société est en droit de leur demander des comptes. La mauvaise éducation et une forme de malveillance en ce qu'elle n'en fait pas des citoyens respectueux et sociaux.
Comme en toute chose, lorsqu'il n'y a pas de borne, il n'y a pas de limite. L'accompagnement social (l'éducation des parent?) n'a de sens que si des limites claires indiquent le périmètre du comportement acceptable (ce qui n'est en rien normatif). Le franchissement de ces limites étant susceptible de sanctions.

mardi 7 juillet 2009

La belle excuse

Selon le BEH (!), chez les primo-inscrits à l’université, un étudiant sur quatre serait concerné par des troubles psychiatriques avec un retentissement important sur leurs études, ce qui pourrait en partie expliquer le taux d’échec.
Alors, évidemment, dans ces conditions, ni les enseignants, ni le mode d’organisation de l’université ne sont responsables de l’épuration en fin de première année. Ce n’est même pas de la faute des étudiant puisqu’il sont malade ! Il faudra tout de même nous expliquer pourquoi seules les universités publiques françaises sont touchées par ce syndrome et que ni les IUT, ni les grandes écoles ne sont concernées. À ma connaissance, il n’y a pourtant pas d’examens psychiatriques à l’entrée de ses filières.
L’échec de l’université vient de l’absence dramatique de sélection à l’entrée de la première année, ce qui conduit à une sélection par l’échec plus tard, avec la pression qui va avec, et surtout avec l’absence d’adéquation entre les formations délivrées et les capacités de l’étudiant. Ce reliquat de mai 68 ou l’université doit être ouverte à tous sans restriction montre ses limites avec 80% d’une classe d’âge au niveau du Bac.
Il n’y a rien de psychiatrique là-dedans, sauf peut-être pour ceux qui ont conduit cette étude bizarre et qui semble surtout destinée à dédouaner un fonctionnement universitaire anachronique.
Il est urgent de réformer cette institution, et surtout de contrôler les capacités et les connaissances de ceux qui poursuivent des études au frais du contribuable.