vendredi 26 février 2010

Ceci n'est pas une pipe


Il me semble que certains ne pensent qu'à « ça ».
Evidement tout le monde a vu les affiches de l'Association des droits des non-fumeurs.
Les interprétations à connotation sexuelle me semble à la fois excessives et inexacte. Détourner l'interprétation pour faire interdire l'affichage est évidement astucieux. Le rapprochement avec le vieux terme argotique pour désigner une cigarette est un peu facile. Pour ma part, je vois simplement la soumission d'une personne à une autre, en l'occurrence d'un jeune à un adulte.
Il est évident que c'est une contre offensive de quelques tartufes fumeurs qui se sont retrouvés dans l'affiche et ne le supportent pas, preuve que l'image est juste.

mercredi 24 février 2010

la chasse au marocain

Pas de méprise sur le mot, un marocain est un poste de ministre, un sous-marocain de secrétaire d'état (rapport au porte document plein cuir). Ceci étant précisé, je peu continuer sans risque de choquer.
Chaque nomination de haut fonctionnaire ou de ministre fait son lot de déçus. Le pire arrive toujours lorsque la compétence est dénichée en dehors du sénacle. Ainsi les dernières nominations du jour, cour des comptes et HALD, ont soulevé de vives contestations les notables de la majorité. Comment, il n'y a dont pas assez de compétences dans la majorité? Faudra-t-il s'inscrire au PS pour avoir un poste?
Voilà le mot est lâché, certains notables ne rêvent que de marocains. Certains donc (pas tous heureusement) se font élire, non pour servir les Français, mais pour tenter quelque poste ministériel ou quelque haute fonction bien médiatique. Le pouvoir du Parlement du Sénat ne leur suffit pas.
D'autre plus malin préfère le passage par l'ENA pour éviter les urnes, mais avec la même ambition.
Ne croyez pas que ce soit le propre d'une tendance politique, souvenez-vous des années Mitterrand et des déçus de l'époque!
Le plus choquant est qu'il ne s'en cachent plus.
Les coups-bas, les exclusions, les contre-offensives des actuelles élections régionales ne sont donc que la face visible du combat que se livrent nos futurs élus pour avoir les meilleurs fauteuils.
Étonnez-vous que l'électeur se fasse rare.

dimanche 21 février 2010

xénophobie

Il est décidément à ce demander ou ce cache la xénophobie.

Si, comme beaucoup, je considère certaines pratiques discriminatoires pour les femmes (le hijab, mais pas le foulard qui ne cache pas le visage), certains prosélytismes insupportables (la prières dans la rue, l'appel à la prière), je trouve la réaction de certains politiques au delà du simple bon sens.

Considérer qu'un fastfood halal soit une démonstration communautaire voir hyper-islamiste relève du fantasme.

A ce compte il faut interdire les pizzérias, les kebabs et les restaurants à thèmes “étrangers”, et à ce compte commencer par les boutiques à hamburger. La xénophobie commence décidément dans les assiettes!

En premier lieu, la viande halal n'est réservée à personne et le soin apporté relève de la meilleur hygiène (ce qui semble un minimum dans les contrées chaudes d'ou vient la pratique). L'abattage rituel ressemble étrangement à nos pratiques actuelles en règle générale (saigner à vif est courant, et à ce compte même le porc serait halal), si ce n'est l'impôt religieux prélevé au passage. Je suis cependant toujours un peu surpris de l'exclusivité halal alors que l'abattage se fait dans les mêmes locaux que pour la viande traditionnelle et que nombre de grandes surfaces ont des rayons halal et kasher. Mais ici comme en toute chose, le commerçant est libre de ses offres dès lors qu'elle ne contreviennent pas aux règles en vigueur.

En second lieu, rien n'étant imposé, rien n'interdit de bouder tel ou tel restaurateur par goût ou par conviction.

Enfin toute vitupération en la matière ne peu que cultiver le communautarisme. Il est dès lors compréhensible que le parti qu'il représente refusent de discuter d'identité nationale.

mardi 9 février 2010

Discimination!

Dès que l'on touche à la fonction publique, c'est le tollé et l'accusation de pratiques discriminatoires.
Certes, le dialogue social a pour objet principal de tirer l'ensemble de la population vers le haut. Mais pour cela, ne faut'il pas accepter d'en rabattre un peu dans certains cas? En particulier lorsque l'avantage est disproportionné, ou que les règles sont bafouées.
Ainsi la dernière occasion pour certains syndicats de fonctionnaires de d'indigner est le projet visant à pouvoir mettre en disponibilité un fonctionnaire qui refuserait trois mutations correspondant à ces compétences. Il est vrai que la mesure est scandaleuse, puisqu'elle remplace une mesure inappliquée qui permettait la mise en disponibilité au premier refus.
Si l'on fait le compte des écarts de situations entre salariés du public et du privé, il est aisé de monter que la discrimination est positive en faveur des premiers et d'un niveau tel qu'il coûte considérablement aux contribuables, et donc principalement aux salariés du privé.
Considérant que les salariés du public sont les salariés des citoyens, il n'est pas scandaleux que les élus des citoyens demandent des comptes.
Lorsque certains mouvements de grève dans les transports sont engagés pour s'opposer aux affectations de personnels entre deux lignes de RER, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'on réclame des formations lors de fusion de services (pôle Emploi, Finances, …) alors que les recrutements se font sur les mêmes critères, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'on réclame un régime de retraite spécial pour travail pénible (enseignants) mais que l'on refuse les mutations vers les fonctions moins stressantes ou des postes adaptés, il est normal que le citoyen s'indigne.
Lorsque l'espérance de vie conduit à avoir autant de retraités que d'actifs, et que l'on refuse de reconsidérer l'âge de départ en retraite, il est normal que le citoyen s'indigne.
Remettre en cause certains avantages qui ruinent la société, donc le citoyen, n'est pas de la discrimination, mais une simple recherche de justice sociale.

Le voile, quel voile?

La dérive du vocabulaire n'a décidément pas de limite. Énorme buzz autour d'une candidate régionale NPA voilée. Hors, les photos publiées dans la presse montre une jeune femme coiffée d'un foulard! Certes il est manifeste que le nouage du foulard montre une certaines pratique islamiste, mais le visage est totalement dégagé.
Qui sont ces tartufes qui sont ainsi scandalisés et voient un voile là ou il n'y a qu'un foulard? Jusqu'où faut-il rejeter les signes religieux pour satisfaire les plus anticléricaux des laïcards? Est-il vraiment nécessaire de devoir rappeler sans cesse que la laïcité n'est pas le bannissement des religions, mais l'indépendance de l'état envers elles?
À ce compte, il faut faire la chasse aux barbus, susceptibles d'intégrisme islamique, aux chapeautés cachant certainement une kippa, …, et raser tout édifice religieux s'affichant comme tel. En somme établir le délit de sale gueule et instaurer le totalitarisme anticlérical. La HALD a encore beaucoup de travail devant elle.
Mêmes si les religions du Livre n'ont d'exigences vestimentaires que pour les prières, il est inadmissible de stigmatiser pour si peu dès lors que l'on les porte dans la rue. Sauf évidement si c'est par pure provocation, et prosélytisme actif.
Il n'en est pas de même pour les tenues traditionnelles de certains pays qui n'ont rien de religieuse, tel burka et autres hijab. Que certains religieux intégristes tentent de les imposer pour asservir est évidement à combattre, tant sur le principe générale, qu'en pratique partout ou ces coutumes n'existent pas.
Le NPA a parfaitement réussi son coup, grâce à ces opposants.

vendredi 29 janvier 2010

Il faut choisir

Le débat autour de l'affaire Clearstream attire l'attention sur l'indépendance de la justice ne France. Mais il vas falloir choisir la posture.
À mon sens, le fait que le principal mis en cause soit relaxé démontre clairement l'indépendance. Que l'Avocat Général n'y trouve pas son compte et cherche encore qui est l'instigateur inconnu ne démontre nullement qu'il est inféodé au pouvoir politique. Il est même totalement dans son rôle et n'a besoin d'aucun ordre de quiconque pour demander à en savoir plus.
Or, à 24h de décalage, les mêmes qui ont loués la justesse du verdict, la sagesse des juges et du Président, vilipendent le même Président qui « aurait donné des ordres ».
Il faudrait savoir. Toujours à mon avis, si la justice était « aux ordres » comme il est insinué, il n'y aurait tout simplement pas eu de relaxe et le principal mis en cause condamné, ne serait-ce qu'au minimum. C'est tellement plus simple! il est toujours possible d'argumenter, dans le secret du délibéré, pour trouver un bon motif de condamner, surtout dans une affaire aussi complexe ou l'intime conviction l'emporte sur les faits tangibles.
Il est tellement facile de considérer la France comme une république bananière dès lors que l'on obtient pas entière satisfaction. C'est toujours faire injure aux juges, assez intègres pour faire le ménage dans leurs rangs.

jeudi 28 janvier 2010

Indignation sélective

Apparemment, certains partis politiques ont l'indignation très sélective.
Que l'on insulte des harkis, que l'on s'indigne de la couleurs des joueurs de l'équipe de France ne semble pas un motif suffisant pour écarter certaines personnes de leurs listes de candidats. L'intérêt électoral semble encore l'emporter.
Mais que l'on égratigne un éminent cadre du parti, et c'est alors la curée.
Que ne se relisent-ils! Mesurent-ils le poids des propos qu'ils tiennent contre notre Président de la République? Despote, Tyran, n'y sont que des vétilles.
Je comprends qu'un tel parti redoute de discuter d'identité national. Il est bien trop imbu de la sienne propre, même s'il semble en peine de la trouver.
Mais je crains aussi qu'un tel parti revienne un jour au commande de notre pays.
Le Stalinisme n'est pas mort, la Bête bouge encore.

vendredi 22 janvier 2010

L'argent des autres

La France, ou plutôt une certaine catégorie de français, développent une réelle morbidité à jalouser l'argent des autres. Et une certaine presse, et certains politiciens, d'appuyer dessus pour s'attirer lecteurs ou sympathisants.
C'est donc l'occasion de gros titres : les 100 plus riches sportifs, patrons, acteurs, rentiers, …. Et de comparer les revenus annuels de tel ou telles en mois de SMIC (j'attends que l'on compte en heures ou en minutes pour grossir encore les chiffres). Et de se scandaliser de tels écarts, et de vociférer à l'injustice, au vol. Comment peut-on gager tant! Et de jouer au loto!
Je considère que les grands patrons salariés (ceux qui ne jouent que leur avenir à court terme, jamais leur fortune) sont les nouveaux fermiers généraux, des Don Sallustre. Affirmer que c'est la loi du marché et qu'il faut garder les meilleurs est une illusion. Ou sont les milliers de diplômés des grandes écoles et des universités prestigieuses? Nous fera-t-on croire que seuls quelques uns sont capables?
Mais je pense aussi que tant qu'il y en aura près à payer, il n'est pas scandaleux qu'il y ne ai près à encaisser. En se sens, effectivement c'est la loi de l'offre et de la demande. Plus on demande, plus on donne à croire que l'on est intelligent et capable. L'audace paye.
Comme en toute chose l'excès nuis, et j'approuve la réaction de ceux qui dénoncent le cumul les revenus et des fonctions du futur patron d'EDF. Mais en même temps je m'interroge sur l'opportune publication des revenus des vedettes de la chanson. Eux ne sont pourtant pas à envier car ils gagnent leur argent à la force de leur voix, à la sueur de leur front, et, comme les sportifs, risquent chaque jour l'oubli, la disgrâce ou l'incapacité.

samedi 16 janvier 2010

A400M

Faisons un rêve : Que les programmes militaires aboutissent sans surcoût ni retard. C'est un rêve, évidement. Ayant côtoyé certains proches des programmes de développement militaire, cela relève même de l'utopie.
Un programme militaire doit satisfaire tout le monde : le meilleur moteur, toujours plus vite et plus précis, toujours plus polyvalent, plus résistant. Pourra-t-il transporter tel type d'équipement, pourra-t-il supporter tel modèle de radar, sera-t-il assez furtif, assez spacieux? Chaque évolution du projet est sévèrement critiquée, aucun qui n'y retrouvant jamais son compte. Il suffit de se rappeler les pérégrinations du développement du FAMAS (le fusil d'assaut français), et de son (in)succès commercial.
Le peu d'informations publiées sur le projet A400M me donne le même sentiment. Les rares images, au fils du temps, montrent aussi l'évolution.
Alors le retard et le surcoût du projet A400M ne me surprend nullement, et bien naïf ou hypocrite celui qui s'en étonne.
Ne pas oublier de plus que ce type de programme est source de progrès pour tout autre programme, militaire comme civil, et qu'il serait bien sot de s'en priver. Boing s'est développé grâce aux commandes militaires des USA, nous aurions bien tord de ne pas faire de même. Et qui sait si cette base ne servira pas un jour à un développement civil?

Stalinien

Comment qualifier un individu, notoirement connu, acteur politique de premier plan, qui décide de ce que doit faire une journaliste, qui décrète qu'elle doit démissionner au prétexte que le sujet de discutions proposé lui déplait. C'est proprement stalinien. En ce temps là, ce même politicien aurait certainement envoyé la journaliste au goulag.
Cette attitude est totalement indigne d'un français qui se prétends éclairé par les philosophes des Lumières. Que n'a-t-il lu ne serait-ce que Voltaire!
Faire en sorte qu'aucun opposant au pouvoir en place ne puisse venir contredire un ministre est un véritable déni de démocratie et d'un orgueil incommensurable. Comment cet individu peut-il s'arroger le droit de décider au nom de toute la Gauche?
Comment pourra-t-il demain accepter tout débat. Risque-t-il seulement d'être invité? À parier que s'il ne l'est plus, il sera le premier à se plaindre de cet ostracisme, et de dénoncer le boycott de la Gauche par “une certaine presse inféodée au Pouvoir”.
Que l'on ne me dise pas que c'est parce que le sujet était scandaleux. Le dénoncer sans le démonter ne suffit pas. Mettre en exergue les quelques dérives inacceptable qu'il a suscité est dérisoire. Tout débat public induit l'excès. Seul le débat permet de rétablir le bon sens.
Refuser le débat est refuser la démocratie. Il faut le prendre en considération, face aux Urnes, en imaginant un tel individu un jour ministre ou responsable d'une collectivité locale.

jeudi 14 janvier 2010

Taxer le WEB

Taxer le WEB. La cible semble évidement Google, objet de tous le maux puisque toute réussite est forcément diabolique.
Mais le web n'est-il pas déjà lourdement taxé?
taxe sur les abonnements, taxe sur les publicités, taxe sur l'énergie consommée (substantiel semble-t-il), taxes sur les sociétés chargées de son développement, de la gestion des sites, taxes sur les sociétés qui commercent par ce support, ….
En contre partie, le web n'est-il pas l'objet de moult intérêts?
Économies de déplacement, source de culture, d'informations, de convivialité, de démocratie, de communication, …
Se focaliser sur ce qu'il permettrait d'illégale est aussi absurde que de vouloir interdire les routes pour cause de chauffards ou les trottoirs pour cause de prostitution.
ADOPI à sonné le glas de la taxe sur les abonnements, certains ne lâchent décidément pas.
S'obstiner à chercher un biais pour sauver ces nouveaux cochers de fiacres (fondeurs de bougie, …) que sont les diffuseurs de spectacles en conserve relève du combat d'arrière garde. (voir le commentaire du 04 décembre 2009 sur ce sujet).
À contre courant du politiquement correct, je pense même que, sous réserve d'accord de libre accès, la numérisation de œuvres par Google est un service rendu à la population mondiale pour un accès à toute la culture, à toutes les cultures. Cette initiative n'a été préalablement proposée par aucun état, tous ayant reculé devant la dépense. La France dans sont pré carré est incapable d'assurer le minimum dans un délais réaliste.
Par ce moyen, la contribution (au sens de taxe, d'impôt, …) mondiale de Google est sans commune mesure avec ce qui pourrait en être soutiré avec une quelconque taxe sur quelque-chose. Vette contribution est aussi celle de toute les sociétés qui utilisent la grande toile pour se faire connaître, voir simplement pour vivre.
Il reste un point à préciser, les fournisseurs de contenu ne semblent pas participer à l'entretien du réseau dans sa partie matérielle. Il y a certainement là une idée à creuser.

scanner corporel

Quand cessera-ton de faire une Histoire de la moindre peccadille?
Les réactions autour du scanner corporel le révulsent. Comment? Il serait possible de voir au travers de mes vêtements? Quel voyeurisme inacceptable! Et de proposer que des hommes scrutent les hommes et des femmes les femmes. Quid des enfants? Et ne peut-on imaginer le scrutateur ou le scruté homosexuel? Ne faudra-t-il pas alors inverser les scrutateurs? À la demande de qui? Faudra-t-il un examens psychiatrique des scrutateurs pour s'assurer qu'ils n'ont pas de tendance pédophile pour avoir le droit de scruter des enfants?
Tous ces commentateurs zélés vivent-ils donc sous la burka?
Imaginent-ils une quelconque perversion alors que le scrutateur voit défiler des centaines de personnes chaque heure? Que retient-il de ce qu'il voit des personnes, attentif aux objets éventuellement dissimulés?
De surcroît, tout ceci est ridicule lorsque l'on voit les tenues estivales, sans même parler des piscines et des plages.
Pour ma part choisir entre la palpation ou le scanner (le tripotage ou le voyeurisme pour rééquilibrer le vocabulaire!), je préfère grandement le second, et je suis certain que, ne serait-ce que par hygiène, le personnel en charge pense de même.

le vote des étrangers

Revoici la tarte à la crème préférée de certains à l'approche d'élections locales. Il est vrai que l'élection des étrangers résidents sur notre territoire était dans presque tous les programmes présidentiels depuis plus d'un quart de siècle.
Il ne faut pas oublier que les Européens (de la communauté) résidents sont actuellement électeurs et éligibles au niveau municipal.
Faut-il ouvrir plus largement? J'y suis favorable, mais à une condition : être contribuable, c'est à dire redevable de l'IRPP.
Pour être franchement provocateur, je propose même que, comme il y a un siècle, seuls les contributeurs à l'IRPP soient effectivement électeurs, français comme étrangers. Peut-être alors verrons-nous enfin cesser cette chasse aux niches fiscales et l'attitude populiste qui consiste à exonérer la moitié des français du plus démocratique des impôts. Après tout, contribuer à la vie de la société, n'est-ce pas le premier devoir citoyens?
Mais alors, pourquoi se limiter aux élections municipal, voir locales?
Contribuable, donc électeur à tous points de vue.

jeudi 7 janvier 2010

la mauvaise foi

Lorsqu'en août dernier, j'exprimais mon scepticisme concernant le risque lié à la grippe A, je ne pensais pas que les charognards rodaient si près.
Mis à par quelques médecins qui exprimaient, à juste titre doit-on considérer à postériori, une conviction à l'opposé de l'alarmisme, les plus hautes autorités sanitaires mondiales prédisaient le pire et les plus grandes difficultés protéger la population. Il était question de 2 doses d'un vaccins encore à créer pour réussir.
En France ou le principe de précaution est littéralement paroxysmique (inscrit dit-on dans la constitution), il n'est pas possible d'expliquer que la maladie est maîtrisée avec seulement 30% de vaccinés.
Je peux écrire directement les invectives attendues :« comment des vaccins pour seulement 1/3 de la population? Mais qui seront les heureux protégés? Les autres peuvent donc crever? Dans quelle démocratie est-on? »
Donc le gouvernement n'a d'autre choix que de commander de quoi vacciner toute la population, de quoi la soigner toute, de quoi la protéger toute, au nom de l'égalité, fusse-t-elle inadéquate, dispendieuse et inutile.
Donc les Cassandres de la 25e heure, faute de l'avoir été de la première, ont beau jeu de crier à la gabegie lorsqu'il est prouvé qu'une seule dose protège, que la pandémie est bénigne, que la population s'est pratiquement auto-protégée, et que les décès sont rarissimes.
Ces mêmes auraient été bien aise de pouvoir se venger de leurs propres turpitudes, du genre sang contaminé, tests viraux nationalistes, ….
Donc faute de morts, ils tentent de faire prendre l'excès de précaution pour un excès de dépense.
Il n'existe pas de vaccin contre la mauvaise foi.

jeudi 24 décembre 2009

La parole et les actes

Grandes envolées lyriques de nos gouvernants au sortir de la grande rencontre de Copenhague. « Nous seront les meilleurs. Nous allons montrer l'exemple. La France sera à la pointe de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. … »
Nos députés sont probablement sourds et n'ont pas entendus ces belles déclarations. Eux qui se disent les garants de la république, eux qui disposent maintenant de plus d'autonomie vis-à-vis du gouvernement, ont adoptés une loi de finance qui contredit totalement ces belles promesses.
Les aides de l'État sont sérieusement réduites pour beaucoup de travaux permettant de réaliser des économies d'énergie; de 10 à 40% d'aide en moins sur de nombreux produits.
Même démarche sur le photovolatïque qui devra être intégré au bâti pour conserver touts les aides. Autant dire qu'il faudra refaire le toit pour en profiter, ce qui n'est pas nécessairement justifié. Le prix de rachat est lui aussi abaissé de 40%. La prévision de baisse des prix de fabrication ne justifie pas une telle mesure, cette baisse est déjà une aubaine pour l'État puisqu'il aide au prorata des coûts.
Nous sommes donc devant une grande contradiction. Comment nous inciter à améliorer notre comportement, à investir plus pour dépenser moins si l'État ne nous en a aucune reconnaissance.

dimanche 20 décembre 2009

alerte météo

Faut-il réapprendre à lire, et surtout à comprendre?
Météo France a lancé une alerte météo de neige, verglas et grand froid, autrement dit, DANGER sur une grande partie de la France.
Pourtant chacun continu à faire comme si de rien n'était, et s'indigne de ne pouvoir se déplacer à son aise.
Comment, les services techniques n'ont pas anticipé? Il sauraient évidement du déneiger avant qu'il neige! Comment, avec toutes ces voitures bloquées sur les route, il n'y a pas de déneigement, pas même de salage? Comment, il fait 10°C et les routes glissent?
J'ai grande envie de retourner le compliment : Comment, avec une telle météo vous ne vous êtes pas douté que ce serait très difficiles? Comment avec tous ces C… sur les routes, les services ne seraient-il pas bloqués?
Nombre d'employeurs ont donné des consignes de non déplacement indispensable, certains, inconscients, en ont profité pour faire les emplettes de Noël. Les sociétés des transport ont stoppées leurs camions, certains se sont obstiné et sont en travers des voies.
Dans les pays habitués au froid (tornades, tempêtes, …), tel les USA, les alertes météo sont prises en considération, et les gens restent chez eux. Tout déplacement intempestif est verbalisé pour mise en danger d'autrui.
En France, il faudrait être en été toute l'année. Des inconscients partent en montage en alerte avalanche, en mer par gros temps, …, et s'indignent de ne pas être assisté dans les plus brefs délais.
Il est certes souvent important de se déplacer, mais, quand même les trains sont obligés de ralentir, voir sont immobilisés, mêmes les avions empêchés de décoller, n'est-il pas judicieux d'en mesurer l'absolue nécessité? Pour sa propre sécurité, pour celle des autres, pour laisser la priorité au services de secours et de sécurité!

samedi 19 décembre 2009

Ils sont venus, ils sont tous là

Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud, même ceux de l'est, elle va mourir la planète.
Beaucoup d'espoirs, une longue préparations de 2 ans, un séminaire de deux semaines pour l'élite des gouvernements du monde, des centaines d'ONG pour soutenir toutes ces bonnes volontés, quelques heures de rencontre au sommet de plus de 120 chefs d'état. Résultat …, rendez-vous dans six mois pour tenter de se mettre d'accord.
Désolant, lamentable, pour ne pas dire catastrophique. L'avenir de l'Homme est en jeu, et beaucoup continuent à défendre leur pré carré.
Après la démonstration Européenne que la gouvernance par consensus est une ineptie au delà d'un petit cercle de connivence, L'ONU nous en inflige une preuve magistrale.
Il n'est plus possible de subir ainsi l'ukase d'une puissance, le véto de celle-ci, l'opposition d'un micro-état, fusse-t-il en perdition, pour mettre à mal des décisions qui concernent rien moins que l'Humanité.
Pour une vrai gouvernance mondiale, il nous faudra des prises de décision à la majorité (éventuellement qualifiée). Ce qui implique évidement que la minorité mette son poing dans sa poche et accepte la décision.
Il est à craindre que nous n'en soyons pas à la veille, mais rien ne permet de penser que c'est mission impossible. Surtout si la Nature nous rappel à l'ordre. Encore combien de morts pour convaincre?

Que le doute profite à l'accusé

En droit Français, le doute doit toujours profiter à l'accusé.
Ainsi, des centaines de salariés et d'actionnaires ont été floués par quelques dirigeants bien informés, mais faute de preuve tangible aux yeux de la justice, même l'intime conviction des juges ne permet d'en rendre justice.
Ainsi, deux associations sont détroussées par une bande de dirigeant, l'un d'entre eux pourrait même être accusé de complicité de recèle, montre de prix en main (plutôt au poignet), mais n'étant pas formellement prouvé qu'il pouvait éventuellement avoir eu connaissance de l'origine des fonds dont on a retrouvé trace sur ses comptes, il ne fait l'objet que d'un simple rappel à la loi.
Condoléances aux flouées et superbes jurisprudences pour qui est assez malin pour ne pas se faire prendre la main dans le sac.
Pour qu'il y ait délit d'initié, il faudra maintenant s'accuser soit-même, ou peu s'en faut.
Pour qu'il y ait abus de bien sociaux, il faudra maintenant laisser volontairement des traces bien tangibles.
Certains ont accusé la justice de ne pas être indépendante du pouvoir. Ces deux éléments démontrent assurément le contraire. La justice, certes, mais certains juges? Sont-ils tous tellement indépendants des puissants? Ne ménagent-t-ils pas leur avenir en se réservant des soutiens ici et là?
Les profits encaissés en connaissance de cause avant la chute des valeurs, les sommes qui circulent sans fondements d'un compte à l'autre, les associations à but non lucratif si lucratives pour certains. Tout compte fait, et justice passant, rien de bien grave en somme. Notre sens de l'équité en prend un sacré coup.
Selon que vous serez puissant ou misérable …

vendredi 11 décembre 2009

l'avenir de l'Homme

La conférence de Copenhague est certainement une occasion à ne pas manquer de faire avancer une gouvernance mondiale pour l'avenir de l'Homme sur terre.
Avec bientôt 7 milliards d"humains sur terre et une perspective de 9 dans moins de 40 ans, il est certains que le problème la (sur)population humaine doit être traitée.
De manière autoritaire comme en Chine (l'enfant unique divisera la population par 2 en 1 siècle), sournoise comme en Inde (la préférence masculine aura le même effet par manque de femme, sans compter que ce manque va créer de sérieux troubles dont les femmes vont pâtir), égoïste comme dans beaucoup de pays riches (un enfant c'est chiant et ça coûte), catastrophique comme dans trop de pays pauvres (famine, SIDA, conflits, manque d'hygiène, …). De tous ces manières, la population mondiales devrait fondre sérieusement avant la fin du siècle (certains la voient même en dessous de 5 milliard en 2100). Ce problème serait donc en voie de solution pour peu que chacun persiste sur ses positions (ce qui n'est pas sans poser de vrai problèmes humains).
Le problème du moment est l'utilisation massive du carbone fossile comme source d'énergie.
Ceci conduit à en relâcher beaucoup plus dans l'atmosphère que notre planète sait en séquestrer.
Au delà du pétrole et du charbon dont les réserves connues sont limitées, il nous reste les hydrates de carbone (certains commence à s'y intéresser) et les carbonates de calcium (les lampes à carbure sont presque oubliées mais nous pourrions revenir à ce combustible). Nous sommes donc encore loin d'avoir tout épuisé, ce qui ne rassure pas, d'autant que ces dernières ressources sont très peu performantes et particulièrement polluantes.
Il faut aussi prendre en compte les élevages de ruminants, gros émetteurs de méthane que l'on ne sait canaliser(et qui est 60 fois plus efficace que le CO2 en effet de serre). Malgré les immenses troupeaux sauvages d'Afrique, la population mondiale de ruminants a décuplé en un siècle du fait des hommes.
Ceux qui se souvient de leurs cours de physique connaissent le point triple de l'eau. En augmentant l'apport en énergie dans un système point triple en équilibre, la glace ne fond pas tout de suite, la température varie très peu, mais l'agitation augmente très visiblement. Lorsque la glace est fondue, l'équilibre est rompu et la température augment alors très vite. La TERRE est un immense point triple, prenons grand soin de la glace. Nous constatons déjà une sérieuse augmentation de l'agitation (plus de tout plus fort, plus de pluie, plus de sècheresse, plus de vent, …), même si la météo ne nous semble pas si différente au fils des ans.
Ce qui est certain, est que l'homme a sérieusement modifiée son environnement et qu'il commence à en subir le contre-coup. Le nier commence à relever d'une forme de négationnisme.
Il nous faut donc organiser notre avenir en essayant de se passer du carbone (y compris en cycle court) comme source d'énergie. Ceci implique de chercher a exploiter le soleil au plus près (solaire thermique et photovoltaïque) ou au plus court (éolien, hydrolien, …). Ceci implique aussi de tirer profit des émissions de méthane de nos déchets puisque leur combustion produit un CO2 autrement moins toxique, et quant à les bruler, autant en récupérer l'énergie.
Ce qui est encourageant, c'est que les pays "émergeants" pourront éviter nos erreurs et "sauter les étapes du progrès", pour peu qu'ils soient soutenus. À l'exemple du téléphone, ils sont passé de rien au portable, économisant le passage par le fils avec toutes les économies de matières et d'énergie qui en découlent.
L'autre élément rassurant est de considérer que la croissance économique (le plus de bien-être, car n'en déplaise à certains, répartir les richesses appauvri peu les riches et n'enrichie guère les pauvres) n'implique pas nécessairement plus de consommation d'énergie (l'informations a augmenté sa capacité de traitement d'un facteur 10^9 en 30 ans et divisé sa consommation par 10^6).
L'amélioration des transports collectifs, voir la réduction des transports par le télétravail et par les circuits courts d'approvisionnement (pourquoi se faire livrer des produits alimentaires de l'autre bout du monde alors que l'on sait les produire sur place, même les industriels commencent à localiser leur production), des bâtiments plus économes, … aucune piste de peu être négligée.

jeudi 10 décembre 2009

Quelle Histoire!

La culture est ce qui reste lorsque l’on a tout oublié (Édouard Herriot).
La polémique systématique soulevée par certains enseignants dès que l'on touche à LEUR CULTURE est impressionnante et révèle surtout l'étroitesse de leur monoculture.
Un sondage effectué presque chaque année auprès des élèves de terminale montre qu'ils savent parfaitement gérer l'accumulation des matières imposées : Ils font le tri en fonction des coefficients et de l'orientation espérée. Résultat, nombre de matières sont zappées au plus grand bénéfice globale, et si certains ajoutent des options, elle sont volontaires et parfaitement ciblées sur l'objectif.
C'est en partie sur ce constat (mais aussi pour réduire la rigidité des filières) que sont projetés les modifications de programmes : plus de matières générales avant la terminale et un effort particulier en terminale sur les choix d'orientation.
Rien n'est oublié, seulement hiérarchisé, et les décomptes horaires pusillanimes n'auraient de sens que si les élèves ne triaient pas par nécessité.
J'attends avec impatience le jour ou les enseignants auront autant d'heures de cours que leurs élèves. Avec tout ce qu'ils leur imposent en dehors des cours, les élèves sont au moins aussi chargés au domicile que les enseignants (dont chacuns, se jugeant indispensable, à cœur de charger la mule à souhait). Peut-être alors mesureront-ils ce qu'ils imposent aux élèves.
J'ai fait ma terminale et les 2 années suivantes avec 40 heures de cours par semaines. Je mets les enseignants au défit de suivre. J'ai évidement fait des choix draconiens, ne serait-ce que pour survivre.
Mais sortie des écoles, la culture a enfin pu m'approcher avec grand plaisir, par la lecture en particulier, aujourd'hui aussi avec l'audiovisuel. Avec d'autant plus de plaisir que rien ni personne ne me l'impose, juste le plaisir de découvrir.
Le jour ou les enseignants auront compris qu'il est plus important d'apprendre à apprendre que de bourrer les cerveaux à l'envie, l'enseignement aura enfin atteint l'âge de raison.
Le jour ou les enseignats auront compris que l'objectif de l'enseignement n'est pas de former des puits de sciences mais des citoyens utiles aux autres citoyens, l'école sera enfin l'école de la République.