samedi 16 janvier 2010

Stalinien

Comment qualifier un individu, notoirement connu, acteur politique de premier plan, qui décide de ce que doit faire une journaliste, qui décrète qu'elle doit démissionner au prétexte que le sujet de discutions proposé lui déplait. C'est proprement stalinien. En ce temps là, ce même politicien aurait certainement envoyé la journaliste au goulag.
Cette attitude est totalement indigne d'un français qui se prétends éclairé par les philosophes des Lumières. Que n'a-t-il lu ne serait-ce que Voltaire!
Faire en sorte qu'aucun opposant au pouvoir en place ne puisse venir contredire un ministre est un véritable déni de démocratie et d'un orgueil incommensurable. Comment cet individu peut-il s'arroger le droit de décider au nom de toute la Gauche?
Comment pourra-t-il demain accepter tout débat. Risque-t-il seulement d'être invité? À parier que s'il ne l'est plus, il sera le premier à se plaindre de cet ostracisme, et de dénoncer le boycott de la Gauche par “une certaine presse inféodée au Pouvoir”.
Que l'on ne me dise pas que c'est parce que le sujet était scandaleux. Le dénoncer sans le démonter ne suffit pas. Mettre en exergue les quelques dérives inacceptable qu'il a suscité est dérisoire. Tout débat public induit l'excès. Seul le débat permet de rétablir le bon sens.
Refuser le débat est refuser la démocratie. Il faut le prendre en considération, face aux Urnes, en imaginant un tel individu un jour ministre ou responsable d'une collectivité locale.

jeudi 14 janvier 2010

Taxer le WEB

Taxer le WEB. La cible semble évidement Google, objet de tous le maux puisque toute réussite est forcément diabolique.
Mais le web n'est-il pas déjà lourdement taxé?
taxe sur les abonnements, taxe sur les publicités, taxe sur l'énergie consommée (substantiel semble-t-il), taxes sur les sociétés chargées de son développement, de la gestion des sites, taxes sur les sociétés qui commercent par ce support, ….
En contre partie, le web n'est-il pas l'objet de moult intérêts?
Économies de déplacement, source de culture, d'informations, de convivialité, de démocratie, de communication, …
Se focaliser sur ce qu'il permettrait d'illégale est aussi absurde que de vouloir interdire les routes pour cause de chauffards ou les trottoirs pour cause de prostitution.
ADOPI à sonné le glas de la taxe sur les abonnements, certains ne lâchent décidément pas.
S'obstiner à chercher un biais pour sauver ces nouveaux cochers de fiacres (fondeurs de bougie, …) que sont les diffuseurs de spectacles en conserve relève du combat d'arrière garde. (voir le commentaire du 04 décembre 2009 sur ce sujet).
À contre courant du politiquement correct, je pense même que, sous réserve d'accord de libre accès, la numérisation de œuvres par Google est un service rendu à la population mondiale pour un accès à toute la culture, à toutes les cultures. Cette initiative n'a été préalablement proposée par aucun état, tous ayant reculé devant la dépense. La France dans sont pré carré est incapable d'assurer le minimum dans un délais réaliste.
Par ce moyen, la contribution (au sens de taxe, d'impôt, …) mondiale de Google est sans commune mesure avec ce qui pourrait en être soutiré avec une quelconque taxe sur quelque-chose. Vette contribution est aussi celle de toute les sociétés qui utilisent la grande toile pour se faire connaître, voir simplement pour vivre.
Il reste un point à préciser, les fournisseurs de contenu ne semblent pas participer à l'entretien du réseau dans sa partie matérielle. Il y a certainement là une idée à creuser.

scanner corporel

Quand cessera-ton de faire une Histoire de la moindre peccadille?
Les réactions autour du scanner corporel le révulsent. Comment? Il serait possible de voir au travers de mes vêtements? Quel voyeurisme inacceptable! Et de proposer que des hommes scrutent les hommes et des femmes les femmes. Quid des enfants? Et ne peut-on imaginer le scrutateur ou le scruté homosexuel? Ne faudra-t-il pas alors inverser les scrutateurs? À la demande de qui? Faudra-t-il un examens psychiatrique des scrutateurs pour s'assurer qu'ils n'ont pas de tendance pédophile pour avoir le droit de scruter des enfants?
Tous ces commentateurs zélés vivent-ils donc sous la burka?
Imaginent-ils une quelconque perversion alors que le scrutateur voit défiler des centaines de personnes chaque heure? Que retient-il de ce qu'il voit des personnes, attentif aux objets éventuellement dissimulés?
De surcroît, tout ceci est ridicule lorsque l'on voit les tenues estivales, sans même parler des piscines et des plages.
Pour ma part choisir entre la palpation ou le scanner (le tripotage ou le voyeurisme pour rééquilibrer le vocabulaire!), je préfère grandement le second, et je suis certain que, ne serait-ce que par hygiène, le personnel en charge pense de même.

le vote des étrangers

Revoici la tarte à la crème préférée de certains à l'approche d'élections locales. Il est vrai que l'élection des étrangers résidents sur notre territoire était dans presque tous les programmes présidentiels depuis plus d'un quart de siècle.
Il ne faut pas oublier que les Européens (de la communauté) résidents sont actuellement électeurs et éligibles au niveau municipal.
Faut-il ouvrir plus largement? J'y suis favorable, mais à une condition : être contribuable, c'est à dire redevable de l'IRPP.
Pour être franchement provocateur, je propose même que, comme il y a un siècle, seuls les contributeurs à l'IRPP soient effectivement électeurs, français comme étrangers. Peut-être alors verrons-nous enfin cesser cette chasse aux niches fiscales et l'attitude populiste qui consiste à exonérer la moitié des français du plus démocratique des impôts. Après tout, contribuer à la vie de la société, n'est-ce pas le premier devoir citoyens?
Mais alors, pourquoi se limiter aux élections municipal, voir locales?
Contribuable, donc électeur à tous points de vue.

jeudi 7 janvier 2010

la mauvaise foi

Lorsqu'en août dernier, j'exprimais mon scepticisme concernant le risque lié à la grippe A, je ne pensais pas que les charognards rodaient si près.
Mis à par quelques médecins qui exprimaient, à juste titre doit-on considérer à postériori, une conviction à l'opposé de l'alarmisme, les plus hautes autorités sanitaires mondiales prédisaient le pire et les plus grandes difficultés protéger la population. Il était question de 2 doses d'un vaccins encore à créer pour réussir.
En France ou le principe de précaution est littéralement paroxysmique (inscrit dit-on dans la constitution), il n'est pas possible d'expliquer que la maladie est maîtrisée avec seulement 30% de vaccinés.
Je peux écrire directement les invectives attendues :« comment des vaccins pour seulement 1/3 de la population? Mais qui seront les heureux protégés? Les autres peuvent donc crever? Dans quelle démocratie est-on? »
Donc le gouvernement n'a d'autre choix que de commander de quoi vacciner toute la population, de quoi la soigner toute, de quoi la protéger toute, au nom de l'égalité, fusse-t-elle inadéquate, dispendieuse et inutile.
Donc les Cassandres de la 25e heure, faute de l'avoir été de la première, ont beau jeu de crier à la gabegie lorsqu'il est prouvé qu'une seule dose protège, que la pandémie est bénigne, que la population s'est pratiquement auto-protégée, et que les décès sont rarissimes.
Ces mêmes auraient été bien aise de pouvoir se venger de leurs propres turpitudes, du genre sang contaminé, tests viraux nationalistes, ….
Donc faute de morts, ils tentent de faire prendre l'excès de précaution pour un excès de dépense.
Il n'existe pas de vaccin contre la mauvaise foi.

jeudi 24 décembre 2009

La parole et les actes

Grandes envolées lyriques de nos gouvernants au sortir de la grande rencontre de Copenhague. « Nous seront les meilleurs. Nous allons montrer l'exemple. La France sera à la pointe de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. … »
Nos députés sont probablement sourds et n'ont pas entendus ces belles déclarations. Eux qui se disent les garants de la république, eux qui disposent maintenant de plus d'autonomie vis-à-vis du gouvernement, ont adoptés une loi de finance qui contredit totalement ces belles promesses.
Les aides de l'État sont sérieusement réduites pour beaucoup de travaux permettant de réaliser des économies d'énergie; de 10 à 40% d'aide en moins sur de nombreux produits.
Même démarche sur le photovolatïque qui devra être intégré au bâti pour conserver touts les aides. Autant dire qu'il faudra refaire le toit pour en profiter, ce qui n'est pas nécessairement justifié. Le prix de rachat est lui aussi abaissé de 40%. La prévision de baisse des prix de fabrication ne justifie pas une telle mesure, cette baisse est déjà une aubaine pour l'État puisqu'il aide au prorata des coûts.
Nous sommes donc devant une grande contradiction. Comment nous inciter à améliorer notre comportement, à investir plus pour dépenser moins si l'État ne nous en a aucune reconnaissance.

dimanche 20 décembre 2009

alerte météo

Faut-il réapprendre à lire, et surtout à comprendre?
Météo France a lancé une alerte météo de neige, verglas et grand froid, autrement dit, DANGER sur une grande partie de la France.
Pourtant chacun continu à faire comme si de rien n'était, et s'indigne de ne pouvoir se déplacer à son aise.
Comment, les services techniques n'ont pas anticipé? Il sauraient évidement du déneiger avant qu'il neige! Comment, avec toutes ces voitures bloquées sur les route, il n'y a pas de déneigement, pas même de salage? Comment, il fait 10°C et les routes glissent?
J'ai grande envie de retourner le compliment : Comment, avec une telle météo vous ne vous êtes pas douté que ce serait très difficiles? Comment avec tous ces C… sur les routes, les services ne seraient-il pas bloqués?
Nombre d'employeurs ont donné des consignes de non déplacement indispensable, certains, inconscients, en ont profité pour faire les emplettes de Noël. Les sociétés des transport ont stoppées leurs camions, certains se sont obstiné et sont en travers des voies.
Dans les pays habitués au froid (tornades, tempêtes, …), tel les USA, les alertes météo sont prises en considération, et les gens restent chez eux. Tout déplacement intempestif est verbalisé pour mise en danger d'autrui.
En France, il faudrait être en été toute l'année. Des inconscients partent en montage en alerte avalanche, en mer par gros temps, …, et s'indignent de ne pas être assisté dans les plus brefs délais.
Il est certes souvent important de se déplacer, mais, quand même les trains sont obligés de ralentir, voir sont immobilisés, mêmes les avions empêchés de décoller, n'est-il pas judicieux d'en mesurer l'absolue nécessité? Pour sa propre sécurité, pour celle des autres, pour laisser la priorité au services de secours et de sécurité!

samedi 19 décembre 2009

Ils sont venus, ils sont tous là

Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud, même ceux de l'est, elle va mourir la planète.
Beaucoup d'espoirs, une longue préparations de 2 ans, un séminaire de deux semaines pour l'élite des gouvernements du monde, des centaines d'ONG pour soutenir toutes ces bonnes volontés, quelques heures de rencontre au sommet de plus de 120 chefs d'état. Résultat …, rendez-vous dans six mois pour tenter de se mettre d'accord.
Désolant, lamentable, pour ne pas dire catastrophique. L'avenir de l'Homme est en jeu, et beaucoup continuent à défendre leur pré carré.
Après la démonstration Européenne que la gouvernance par consensus est une ineptie au delà d'un petit cercle de connivence, L'ONU nous en inflige une preuve magistrale.
Il n'est plus possible de subir ainsi l'ukase d'une puissance, le véto de celle-ci, l'opposition d'un micro-état, fusse-t-il en perdition, pour mettre à mal des décisions qui concernent rien moins que l'Humanité.
Pour une vrai gouvernance mondiale, il nous faudra des prises de décision à la majorité (éventuellement qualifiée). Ce qui implique évidement que la minorité mette son poing dans sa poche et accepte la décision.
Il est à craindre que nous n'en soyons pas à la veille, mais rien ne permet de penser que c'est mission impossible. Surtout si la Nature nous rappel à l'ordre. Encore combien de morts pour convaincre?

Que le doute profite à l'accusé

En droit Français, le doute doit toujours profiter à l'accusé.
Ainsi, des centaines de salariés et d'actionnaires ont été floués par quelques dirigeants bien informés, mais faute de preuve tangible aux yeux de la justice, même l'intime conviction des juges ne permet d'en rendre justice.
Ainsi, deux associations sont détroussées par une bande de dirigeant, l'un d'entre eux pourrait même être accusé de complicité de recèle, montre de prix en main (plutôt au poignet), mais n'étant pas formellement prouvé qu'il pouvait éventuellement avoir eu connaissance de l'origine des fonds dont on a retrouvé trace sur ses comptes, il ne fait l'objet que d'un simple rappel à la loi.
Condoléances aux flouées et superbes jurisprudences pour qui est assez malin pour ne pas se faire prendre la main dans le sac.
Pour qu'il y ait délit d'initié, il faudra maintenant s'accuser soit-même, ou peu s'en faut.
Pour qu'il y ait abus de bien sociaux, il faudra maintenant laisser volontairement des traces bien tangibles.
Certains ont accusé la justice de ne pas être indépendante du pouvoir. Ces deux éléments démontrent assurément le contraire. La justice, certes, mais certains juges? Sont-ils tous tellement indépendants des puissants? Ne ménagent-t-ils pas leur avenir en se réservant des soutiens ici et là?
Les profits encaissés en connaissance de cause avant la chute des valeurs, les sommes qui circulent sans fondements d'un compte à l'autre, les associations à but non lucratif si lucratives pour certains. Tout compte fait, et justice passant, rien de bien grave en somme. Notre sens de l'équité en prend un sacré coup.
Selon que vous serez puissant ou misérable …

vendredi 11 décembre 2009

l'avenir de l'Homme

La conférence de Copenhague est certainement une occasion à ne pas manquer de faire avancer une gouvernance mondiale pour l'avenir de l'Homme sur terre.
Avec bientôt 7 milliards d"humains sur terre et une perspective de 9 dans moins de 40 ans, il est certains que le problème la (sur)population humaine doit être traitée.
De manière autoritaire comme en Chine (l'enfant unique divisera la population par 2 en 1 siècle), sournoise comme en Inde (la préférence masculine aura le même effet par manque de femme, sans compter que ce manque va créer de sérieux troubles dont les femmes vont pâtir), égoïste comme dans beaucoup de pays riches (un enfant c'est chiant et ça coûte), catastrophique comme dans trop de pays pauvres (famine, SIDA, conflits, manque d'hygiène, …). De tous ces manières, la population mondiales devrait fondre sérieusement avant la fin du siècle (certains la voient même en dessous de 5 milliard en 2100). Ce problème serait donc en voie de solution pour peu que chacun persiste sur ses positions (ce qui n'est pas sans poser de vrai problèmes humains).
Le problème du moment est l'utilisation massive du carbone fossile comme source d'énergie.
Ceci conduit à en relâcher beaucoup plus dans l'atmosphère que notre planète sait en séquestrer.
Au delà du pétrole et du charbon dont les réserves connues sont limitées, il nous reste les hydrates de carbone (certains commence à s'y intéresser) et les carbonates de calcium (les lampes à carbure sont presque oubliées mais nous pourrions revenir à ce combustible). Nous sommes donc encore loin d'avoir tout épuisé, ce qui ne rassure pas, d'autant que ces dernières ressources sont très peu performantes et particulièrement polluantes.
Il faut aussi prendre en compte les élevages de ruminants, gros émetteurs de méthane que l'on ne sait canaliser(et qui est 60 fois plus efficace que le CO2 en effet de serre). Malgré les immenses troupeaux sauvages d'Afrique, la population mondiale de ruminants a décuplé en un siècle du fait des hommes.
Ceux qui se souvient de leurs cours de physique connaissent le point triple de l'eau. En augmentant l'apport en énergie dans un système point triple en équilibre, la glace ne fond pas tout de suite, la température varie très peu, mais l'agitation augmente très visiblement. Lorsque la glace est fondue, l'équilibre est rompu et la température augment alors très vite. La TERRE est un immense point triple, prenons grand soin de la glace. Nous constatons déjà une sérieuse augmentation de l'agitation (plus de tout plus fort, plus de pluie, plus de sècheresse, plus de vent, …), même si la météo ne nous semble pas si différente au fils des ans.
Ce qui est certain, est que l'homme a sérieusement modifiée son environnement et qu'il commence à en subir le contre-coup. Le nier commence à relever d'une forme de négationnisme.
Il nous faut donc organiser notre avenir en essayant de se passer du carbone (y compris en cycle court) comme source d'énergie. Ceci implique de chercher a exploiter le soleil au plus près (solaire thermique et photovoltaïque) ou au plus court (éolien, hydrolien, …). Ceci implique aussi de tirer profit des émissions de méthane de nos déchets puisque leur combustion produit un CO2 autrement moins toxique, et quant à les bruler, autant en récupérer l'énergie.
Ce qui est encourageant, c'est que les pays "émergeants" pourront éviter nos erreurs et "sauter les étapes du progrès", pour peu qu'ils soient soutenus. À l'exemple du téléphone, ils sont passé de rien au portable, économisant le passage par le fils avec toutes les économies de matières et d'énergie qui en découlent.
L'autre élément rassurant est de considérer que la croissance économique (le plus de bien-être, car n'en déplaise à certains, répartir les richesses appauvri peu les riches et n'enrichie guère les pauvres) n'implique pas nécessairement plus de consommation d'énergie (l'informations a augmenté sa capacité de traitement d'un facteur 10^9 en 30 ans et divisé sa consommation par 10^6).
L'amélioration des transports collectifs, voir la réduction des transports par le télétravail et par les circuits courts d'approvisionnement (pourquoi se faire livrer des produits alimentaires de l'autre bout du monde alors que l'on sait les produire sur place, même les industriels commencent à localiser leur production), des bâtiments plus économes, … aucune piste de peu être négligée.

jeudi 10 décembre 2009

Quelle Histoire!

La culture est ce qui reste lorsque l’on a tout oublié (Édouard Herriot).
La polémique systématique soulevée par certains enseignants dès que l'on touche à LEUR CULTURE est impressionnante et révèle surtout l'étroitesse de leur monoculture.
Un sondage effectué presque chaque année auprès des élèves de terminale montre qu'ils savent parfaitement gérer l'accumulation des matières imposées : Ils font le tri en fonction des coefficients et de l'orientation espérée. Résultat, nombre de matières sont zappées au plus grand bénéfice globale, et si certains ajoutent des options, elle sont volontaires et parfaitement ciblées sur l'objectif.
C'est en partie sur ce constat (mais aussi pour réduire la rigidité des filières) que sont projetés les modifications de programmes : plus de matières générales avant la terminale et un effort particulier en terminale sur les choix d'orientation.
Rien n'est oublié, seulement hiérarchisé, et les décomptes horaires pusillanimes n'auraient de sens que si les élèves ne triaient pas par nécessité.
J'attends avec impatience le jour ou les enseignants auront autant d'heures de cours que leurs élèves. Avec tout ce qu'ils leur imposent en dehors des cours, les élèves sont au moins aussi chargés au domicile que les enseignants (dont chacuns, se jugeant indispensable, à cœur de charger la mule à souhait). Peut-être alors mesureront-ils ce qu'ils imposent aux élèves.
J'ai fait ma terminale et les 2 années suivantes avec 40 heures de cours par semaines. Je mets les enseignants au défit de suivre. J'ai évidement fait des choix draconiens, ne serait-ce que pour survivre.
Mais sortie des écoles, la culture a enfin pu m'approcher avec grand plaisir, par la lecture en particulier, aujourd'hui aussi avec l'audiovisuel. Avec d'autant plus de plaisir que rien ni personne ne me l'impose, juste le plaisir de découvrir.
Le jour ou les enseignants auront compris qu'il est plus important d'apprendre à apprendre que de bourrer les cerveaux à l'envie, l'enseignement aura enfin atteint l'âge de raison.
Le jour ou les enseignats auront compris que l'objectif de l'enseignement n'est pas de former des puits de sciences mais des citoyens utiles aux autres citoyens, l'école sera enfin l'école de la République.

mercredi 9 décembre 2009

L'identité nationale

Certains partis politiques ont vraiment mal à leur passé, et toujours un peu mal à leur présent. Glorieux pour avoir accueillis de grandes figures, ils souffrent encore d'avoir compté et de compter encore des leurs de tristes figures. Comment, lorsqu'avant guerre leur parti, au pouvoir, à combattu « l'ennemi de l'intérieur », lorsque certains trouvent les sportifs de couleur trop sombre à leur goût, lorsque beaucoup supportent que des femmes soient condamnées à se voiler « au nom de la liberté », lorsque certains maires instaurent des jours réservés aux femmes dans leurs piscines, ce parti pourrait-il concevoir que l'on puisse parler d'une identité nationale?
L'identité nationale, c'est l'union et le respect de tous par tous. Pas de ségrégation, mais la reconnaissance de l'identité de l'autre, du respect de ses croyances, mais aussi de l'exigence de liberté. L'identité nationale s'inscrit toute entière dans notre devise nationale : Liberté (d'agir, de penser, d'être, mais toujours dans la limite du respect de l'autre), égalité (ce qui n'est pas égalitarisme mais équité et justice, respect de tous, hommes et femme), et fraternité (soit le refus de l'exclusion et de la discrimination).
En ces temps ou nos Présidents ont reconnus certains aspect peu glorieux de notre passé, il serait bien que certains partis fassent de même pour ce qui les concerne. Il leur sera alors possible de passer de plain-pied dans le monde moderne, celui qui autorise à parler de tout car tout peu être évoqué lorsque l'on a l'esprit libre et débarrassé des scories du passé (ce qui n'a rien à voir avec l'oubli).

La grande peur

Une grande catastrophe s'abat sur les futurs enseignants : Ils vont devoir sortir de l'école et affronter le monde réel, enfin presque. Fini l'école repliée sur elle même qui formait les futurs enseignants. Leur formation les mettra directement au contacts d'individus incroyables qui n'ont pas l'intention d'enseigner, pire, la volonté de travailler probablement dans l'industrie ou les services.
Pourtant, tout s'est fait en douceur, jadis École Normal (avec tout ce que cela sous-tend de mépris pour ceux qui ne passent pas par là, de n'être pas Normalien, pour ne pas oser dire normal), actuellement Institue Universitaire de Formation des Maîtres (mais il n'y a plus de maîtres, élevés au titre de Professeurs des écoles), demain, ce seront de simples étudiants. Ils devaient donc bien s'y attendre, le parcours semble balisé.
C'est donc la fin de cette école d'exception qui isolait du monde, tels des séminaristes, les futurs hussards de la république. Espérons la fin de ce splendide isolement qui offrira enfin une vision du monde réelle à cette élite entre son apprentissage et la transmission de son savoir.
Il reste à espérer que l'ultime année de formation soit assurée par alternance et soit centrée sur la pédagogie. Ce serait alors une vrai novation, au grand bénéfice des générations futures d'élèves.
La grande peur des futurs enseignant est infondée, si ce n'est au travers de leurs enseignants qui vont eux aussi devoir affronter le monde réel. Pour eux, probablement un vrai défi.

vendredi 4 décembre 2009

Tous coupables, suite

La Sacem et l'Adami (!) souhaitent faire payer les fournisseurs d'accès à internet car à leur sens, TOUS les internautes sont des voleurs de musique.
Autrement dit, la loi Hadopi ne satisfait pas ces chasseurs de primes incapables d'évoluer dans un monde qui bouge.
Ils se sont battus pour taxer aveuglément les internautes, mais nos élus ont sagement et démocratiquement décidé qu'il n'en sera rien. Ils reviennent donc à la charge au travers de leurs réseaux de ponction.
Je dénie le droit à ces ayatollah de me déclarer coupable de téléchargement illicite et je les mets au défit de le prouver.
En conséquence, je dénonce cette tentative de racket qui, après avoir réussi à taxer tout ce qui pourrait éventuellement contenir de la musique (y compris, il y a 30 ans, en se ridiculisant avec une taxe sur les microcassettes qui n'ont jamais servies qu'à certains ordinateurs et surtout aux répondeurs téléphonique), voudrait maintenant pouvoir pomper aussi tout ce qui pourrait éventuellement en véhiculer de manière illicite (et en taxant ainsi arbitrairement, ils surtaxeraient de qui est acquit légalement par ce moyen), sans jamais être capable de prouver que là est la cause de leurs déboires.
Par dessus le marché, tous les supports d'enregistrement que j'ai légalement acheté, taxe comprise, n'ont jamais servis qu'a enregistrer mes propre œuvres qui n'ont vraiment rien de musicales. J'ai donc contribué, à mon corps défendant et sans contrepartie à les enrichir. En France, l'enrichissement sans cause est un délit qu'il serait temps de réprimer réellement.
La musique est immatériel par essence et le redevient par la grâce des nouvelles technologies. Il reste à rémunérer les vrais acteurs de ce plaisir. De tout temps ce fut avec le spectacle vivant, il serait bien d'y penser.
Les fabricants de bougies ont-ils fait procès aux inventeurs de lampes électrique? Les conducteurs de fiacres ont-il brulé les automobiles? Les moines ont-ils combattus Gutenberg?
Il serait temps que les diffuseurs de musiques reconnaissent qu'il est indécent de vendre 15 € ce qui leur en coûte 2, rémunération des artistes inclus. Quand Apple vend 1 € une musique par iTunes, tous y gagnent et le reconnaissent. En ses temps ou certains se plaisent à dénoncer les gros revenus, il serait bien qu'ils se penchent sur ceux des diffuseurs de musique.

lundi 30 novembre 2009

populisme vérifié

J'exprimais il y a peu le risque populiste de la démocratie directe, donc du référendum. C'était pour constater que la perception du citoyen, circonvenu par les bonimenteurs politiques permettait de rejeter des propositions hautement démocratiques et humanistes en s'appuyant sur des vétilles (le plombier polonais, une interprétation fallacieuse de tel ou tel article, …, pour l'organisation européenne)
La votation helvétique sur le minarets confirme cette conviction. Outre le fait que la question est inversée « est-vous contre les minaret ? ». Il fallait répondre oui si on est contre et non si on est pour. Sans prendre les citoyens comme des niais, de l'ambigüité de la question nait l'incertitude de la réponse. Et le cas fut fréquent par le passé.
La démocratie participative permet de prendre en compte l'avis de la population (sans distinction de droit de vote qui plus est) alors que le référendum enjoint aux seuls électeurs de trancher un débat qui, trop souvent, le dépasse.
Sous notre 5e République, les référendums ont tous virés au plébiscite, et qui plus est, rarement en faveur de celui qui l'a initié.
Depuis les dernières présidentielles, la démocratie participative est devenue réalité. Gouvernement, régions, départements, communes, tous ont lancés des débats publics en s'appuyant souvent sur les moyens de l'Internet. Mais dans tous les cas, se sont les instances législatives ou décisionnaires qui ont conclues. Et fort heureusement ce qui a permit de prendre des option circonstanciées.

lundi 23 novembre 2009

1700

Notre Président National parle aujourd'hui devant les 1700 directeurs de Pole-Emploi.
1700. Le nombre me semble astronomique, il est cependant confirmé par de nombreux médias. C'est en moyenne 17 directeurs par département français. Je comprends un peu mieux ou partent les cotisations chômage.
Il est vrai qu'il a fallu faire avec la fusion ANPE-ASSEDIC, sans forcément augmenter les liste de chômeurs, mais l'exemple est symptomatique de la pléthore administrative française. Pourquoi tant de directeurs? Combien de personnel actif par directeur? Aucune entreprise, même de dimension nationale, n'a autant de directeurs pour servir le territoire français. Il est inévitable que dans ces conditions, la justification de la mission passe par la multiplication des réunions, au détriment de la productivité. Dans le même temps, la charge de travail réel dans les agences est telle pour les actifs que les files d'attentes s'allongent.
Je suggère de ne conserver qu'un seul directeur par département (aller, plus un par région) et de rendre le reste à la production. Plus de 1550 actifs supplémentaires à Pole-Emploi (et autant de risque de réunions en moins), cela devrait donner un peu d'air aux services.
Hélas, Courteline est encore vivant.

dimanche 22 novembre 2009

Identité nationale

Il y a décidément des gents qui ont de vrais problèmes avec le vocabulaire.
Alors qu'il est proposé de discuter de l'identité nationale, certains entendent nationalisme, xénophobie, chauvinisme, racisme, …. C'est évidement pour éviter cette confusion qu'un débat est lancé. Refuser le débat est implicitement refuser de faire la différence et entretenir cet amalgame douteux. Ceci rappelle le silence assourdissant, si ce n'est la complicité, du Font-populaire lorsque qu'une certaine presse s'acharnait sur le juif, avec les conséquences que l'on connaît.
Trop longtemps, nous n'avons accueilli des travailleurs qu'avec l'espoir de les renvoyer chez eux après usage. C'était encore hier la polémique avec le plombier polonais.
Réfléchir sur l'identité nationale, c'est justement essayer de comprendre comment notre culture millénaire peu cohabiter sans heurts avec les multiples cultures de ceux qui nous rejoignent. C'est cultiver le respect de l'autre afin d'obtenir de l'autre le respect de soit.
L'identité nationale, ce n'est pas le replis sur soit, c'est au contraire l'ouverture aux autres pour que les nouveaux arrivant se sentent ici chez eux sans nous enfermer chez nous. C'est donc un combat permanent contre toute forme de ghettoïsation, source de repli sur elle-même des communautés. Mais ce n'est pas rejeter les communautés, source de perpétuation des cultures.
L'identité nationale, c'est accepter que dans l'espace de la nation, les lois de la république soit les mêmes pour tous. C'est accepter que la même langue permette de communiquer entre tous, sans interdire que chacun cultive sa propre langue pour garder son histoire.
L'identité nationale, c'est convenir de relations sociales et de mode de vie; c'est dire que le mariage ne peut être que consenti; c'est dire que l'école est un droit; c'est dire que l'enfant est respecté; ….
Refuser d'en discuter, c'est implicitement considérer qu'il faut laisser faire à chacun ce qu'il veut au risque de se voir imposer ce que nous rejetons.

samedi 21 novembre 2009

Mistigri

La taxe professionnelle finance l'AGGLO depuis sa création (pardon CABB, mais je n'ai pas encore compris cette obsession de certains de changer à grand frais les noms ou les logos des collectivités territoriales en prenant le pouvoir. Ainsi, le nouveau logo de la région Rhône-Alpe n'a même pas été pensé pour être visible qui les nouvelles plaques de voiture alors que le précédent aurait été immédiatement identifiable. Cette manie fait penser à ceux qui ont rebaptisé toutes les villes de Russie il y a un siècle.). Donc plusieurs équipes municipales de droite comme de gauche ont su gérer la ville de Bourg-en-Bresse sans cette précieuse manne. Je trouve curieux, voir suspect que, subitement, cette recette manque à l'équipe présente. Or donc, plutôt que de considérer que les conditions économiques actuelles justifient un certain repli dans les projets, certains trouvent plus aisé de vilipender les équipes précédentes, voire de les accuser de dépenses somptuaires. Pour avoir personnellement proposé une suggestion d'amélioration je me suis vu répondre sans ambages “les autres n'ont rien fait de bien, il nous faut tout reprendre”. Et de laisser entendre que L'AGGLO aurait été doté de moyens considérables sans contreparties. Une danseuse en quelque sorte.
Devons nous comprendre que l'AGGLO ne gère rien? La liste substentielle des compétences affichées sur son site (Economie, Tourisme, Aménagement/Corstruction, Habitat/Gens du Voyage/Politique de la Ville, Déplacements, Équipements de loisirs, Environnement, Service aux communes, Carré d'eau, Enseignement Musical) serait donc mensongère?
Chercher à refiler le mistigri par temps de disette semble donc être la tac-tic de certains élus. Ce sera d'autan plus facile que, contrairement au passé, les élus de Bourg en Bresse ont fait main basse sur le pourvoir dans l'AGGLO. Il était tacitement convenu, depuis le regretté Bernard Chanel, que la ville de bourg ne présiderait pas l'AGGLO et n'y serait pas majoritaire au Bureau. Ce n'est plus le cas, ce qui vas permettre à la ville de Bourg-en-Bresse de se débarrasser de ce qui la dérange ou ne l'intéresse plus (le théâtre, la musique, les associations), quitte à conserver ce qui est prestigieux (la médiathèque, …).
Les propos outranciers entendus à l'occasion d'une émission télévisée (C dans l'Air, France 5, 19-11-2009) ne sont pas dignes d'un élu. Peut-être serait-il utile de rappeler à nos édiles qu'ils ne sont pas inamovibles et qu'ils risquent de prendre en retour leurs propres critiques aux sortir des prochaines élections (et de relire Topaze).

dimanche 15 novembre 2009

La parole retournée

Nos personnages politiques ont parfois d'inquiétantes manières de s'exprimer.
« Les militants ne comprennent pas la position de M. Peillon ». Ainsi donc l'ex-future-présidente a sondé les cœurs et les âmes des militants et peut donc s'exprimer en leur nom à tous. Mais qui est donc ce personnage pour ainsi parler au nom du Peuple?
« J'avais toute la confiance de M. Peillon ». Mais alors qui fait confiance à qui pour représenter le Parti? Il me semble que c'est aux militants et à leurs représentants de faire confiance au candidat, et au candidat de mériter cette confiance en étant à leur écoute. En tout état de cause la confiance ne peut être que réciproque.
Ceci me rappelle certains propos de perdants d'après suffrage du style «Les électeurs n'ont rien compris ». Ne serait-ce pas plutôt aux candidats de comprendre le citoyens afin d'obtenir leurs suffrages? Et de s'expliquer pour être justement compris. Ont-ils oublié que justement le suffrage universel consistait à donner la voix au peuple en application de l'affirmation « vox populi vox dei » et d'en respecter la décision.
Ce retournement systématique de la parole est inquiétant à plus d'un titre. Il est très caractéristique des systèmes totalitaires ou le Chef s'autorise à penser, et donc à parler, au nom de Son Peuple. Pour son bien évidement affirme-t-il. C'est sur cette base qu'ont été érigés les Goulags et autres camps de travail.
Il est tout aussi caractéristique de constater que tous ces systèmes qui se sont déclaré agir au nom du Peuple et par idéologie socialiste ont virés au totalitarisme le plus inhumain qui soit (National Socialisme, République Socialiste, République Populaire Démocratique & Socialiste - il faut bien lourdement cumuler les termes pour s'en convaincre soi-même probablement-, …). Faite seulement le tour de tous Ces pays qui se prétendent de pensée socialiste, le résultat est édifiant. Dire que les mêmes se disent généralement libertaires et prétendent défendre la liberté individuelle!

Je suis profondément sociale en pensée comme en action, mais j'ai depuis longtemps une très grande méfiance envers ceux qui se prétendent socialistes pour parler ainsi au nom des autres. L'Histoire a gravé derrière ce mot trop de relents totalitaires, trop de décisions arbitraires, trop de massacres, trop d'injustices, trop de guerres. Ce mot est aussi sanglant que le drapeau qui l'accompagne généralement.

dimanche 1 novembre 2009

La démocratie éparpillée

L’Europe arrive enfin à un niveau d’intégration qui devrait lui permettre de progresser démocratiquement comme socialement.

L’Union Européenne compte près de 500 000 habitants. Il a été demandé à chaque pays, et dans certains à chaque électeur de s’exprimer sur une nouvelle gouvernance de l’Europe. 24 pays sur 27 l’on approuvé sans difficulté. Il aurait été normal qu’en conséquence le traité fût appliqué. Mais trois pays ont tenté le référendum, et la démagogie l’a emporté d’à peine plus de 50%. Ainsi moins de 8% de la population ont risqués de mettre en échec un vaste projet démocratique (en réalité, en ordre dispersé et chacun de leur coté, 6,4% d’européens électeurs français, 1,7% d’Européens électeurs néerlandais, et 0,4% d’européens électeurs irlandais auraient pu mettre à mal ce projet.). Plus grave, un seul homme a bloqué le progrès démocratique et social au nom de sa propre conviction, sa posture et ses dérisoires exigences, et contre la décision de son peuple.

Voici donc mis fin à cette démocratie éparpillée ou l’intérêt, voir l’égoïsme de certains pouvait l’emporter sur la volonté majoritaire.

Certes, il restera quelques domaines ou certains disposeront encore d’une capacité de blocage, mais les pouvoirs de l’assemblée, émanation des peuples, vont devenir palpables et l’Europe vas enfin pouvoir tenir une posture unique dans le concert mondial. C’est le moindre que l’on peu espérer pour continuer à être entendu avec moins de 10% de la population mondiale.

Un vrai progrès qui mériterait d’être gravé dans le marbre et commémoré comme il se doit.