mardi 28 avril 2009

Technocratie

Faut-il laisser le pouvoir aux professionnels?
À les entendre, eux seuls savent, donc eux seuls ont le droit de décider et de penser pour nous. Nous voici donc engagé sur un projet de technocratie révélée. Face à des élus faibles, nous avions une administration forte, avec toutes les dérives constatées : Éducation nationale aux mains des syndicats, Enseignement supérieur déserté par les chercheurs, hôpitaux occupés par des mandarins dans leurs services privés, syndicats de fonctionnaires dictant leur loi dans la presse et les transports contre l’intérêt général. Face au renforcement des décisions politiques, voici surgir la fronde de ceux qui possèdent ces pouvoirs occultes et que la démocratie commence à leur contester.
Il semble aujourd’hui nécessaire de combattre avec nos parlementaires, avec notre gouvernement, pour que le politique l’emporte enfin sur le technocrate. Dernier ne date, les “chefs de clinique” dont le pouvoir serait enfin contesté face à un conseil d’administration “civil” qu’ils ne pourraient noyauter. Il est temps de rendre l’hôpital public au public. Il est temps de mettre les médicaux sous contrôle. Leur savoir ne doit plus nous asservir.

Voulons-nous vraiment de l’Europe ?

Ici, ou là, surtout dans l’opposition, mais aussi chez les aigris qui se disent de la majorité ou d’ailleurs, la campagne électorale pour le renouvellement des parlementaires européens prends un aspect étrangement hexagonal. Pas ou très peu de propositions pour faire avancer l’Europe, beaucoup de critique contre le gouvernement en place, et tout particulièrement contre Notre Président (qui quoi qu’en disent certains est bien celui de TOUS les Français). Celui-ci (Gouvernement, Président!) en ferait trop et donc ne ferait rien de bon.
Combien de Français, combien d’Européens voteront ?
Pourtant, sans l’Europe, nous serions tous des Islandais, voire pires. Avons-nous pris la mesure de la protection que nous apporte l’Euro (combien aurions-nous payer notre énergie avec un Franc faible face au Dollar?), des emplois générés par un marché intérieur de près de un demi milliard habitants ? Ne prenons nous pas la mesure de 60 ans de paix intérieure, tout au moins pour les pays qui étaient dans le cercle ?
Combien ont conscience que l’essentiel de nos lois est transcription de directives adoptées par les Eurodéputés (même si chaque pays s'est jalousement réserver la solidarité et nous permet d'accuser l'Europe d'en faire l'impasse) ?
Si tout se passe comme espéré, le Traité de Lisbonne est mis en application en janvier 2010, les Députés Européens disposeront d’autant de pouvoir que nos Députés Nationaux et l’Europe trouvera une vrai souveraineté pour parler dans le concert mondial. Ne les élire que contre une situation politique internationale dont on accuse le gouvernement en place est injuste pour eux.
Les partis politiques de tous bords semblent se complaire dans cette absence de fond, et n’y engagent d’ailleurs pas leurs meilleurs éléments.
Voulons-nous vraiment de l’Europe ?

samedi 25 avril 2009

Réprimande

N’importe quel citoyen reconnu coupable de 17 ans de séquestration arbitraire sur plusieurs personnes relèverait de la cour d’assise et serait susceptible d’une condamnation à vie.

N’importe quel salarié coupable d’une telle erreur professionnelle serait susceptible d’un licenciement pour faute grave.

N’importe quel policier coupable d’abus de garde-à-vue serait au minimum mis à pied et soumis à l’audition de l’Inspection Générale des Service.

Mais un juge, mais des juges jugés entre eux ne sont, pour les mêmes motifs, passibles que d’une simple réprimande. Autrement dit rien si le juge concerné ne fait rien de répréhensible durant quelque temps. Quel mépris pour les victimes d’un tel manque de jugement, d’un tel arbitraire.

Il semble fortement probable que lorsque l’on est jugé par ses paires, la clémence prévale. Pour que la justice soit vraiment indépendante et impartiale, il est nécessaire qu’elle ne se juge pas elle-même. Je suggère, que pour de telles décisions, ce soit un collège de jurés civils, comme pour une cour d’assise, qui auditionne et sanctionne les « maladresses » des juges professionnels, car une justice libre est une justice sous contrôle des citoyens.


dimanche 19 avril 2009

l’effet Salengro

Les biographies ont la particularité de renforcer l’impression de déjà vue.
Ainsi, le lynchage médiatique qui a conduit Roger Salengro au suicide (reconstitution historique FR2 le 14 avril) rappel celui tout aussi tragique de Pierre Bérégovoy (probablement détruit par ses propres “amis”), et de quelques autres de droite comme de gauche dont le souvenir s’estompe trop vite.
Il fait aussi penser au comportement actuel de certains qui n’ont de cesse de salir le gouvernement en place et le Président démocratiquement élu.
Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose. Au nom de la liberté de la presse, certains périodiques se permettent des licences dont ils devraient avoir honte et qui rappellent trop “Gringoire” et “L’action Française”. Il ne suffit pas de se cacher derrière l’immédiateté de l’Internet pour se défendre des propos propagés. Lorsqu’en plus, certains personnages politiques de premier plan reprennent des propos supposés pour vanter leur francitude à travers le monde, la politique prend des relents nauséabonds.
Comme les promesses en politique, les propos n’engagent que ceux qui les divulguent, et il leur appartient d’en prouver l’authenticité à peine de diffamation.

samedi 18 avril 2009

Ceci n’est pas une pipe

Certains s’autorisent des choses étranges au nom de la loi. Ainsi, par crainte de tomber sous le coup des lois anti-tabac, un publicitaire iconoclaste a dénaturé une photo d’art immortalisant Jacques Tati, son solex et sa pipe. On se croirait au temps des repeints de pudeur cachant seins et sexes des œuvres des grands peintres d’antan. À ce compte, il faut interdire la diffusion de quasiment tous les films du 20e siècles, tous plus enfumés les uns que les autres. Il faut flouter toutes les photos de Gainsbourg, Pompidou, Mao, Castro, Le Che, et même De Gaule. Il faut voiler le célèbre tableau de Magritte, lequel prends pourtant la précaution de préciser que ce n’est pas une pipe, mais bien une simple image.
Les images du passé nuisent gravement à l’esprit de certains. Prendre une œuvre d’art pour de la publicité relève de la psychiatrie. Il est a espérer que le ridicule tue (médiatiquement) pour nous épargner de telles récidives.

vendredi 10 avril 2009

acte manqué ?

Il me semble que c’est ainsi que l’on désigne une situation comme celle qui vient de survenir à notre chambre haute. Le projet de loi Hadopi ne semblait avoir l’assentiment d’une bonne part des députés de la majorité. Mais comment ne pas paraître en opposition avec le gouvernement que l’on soutient et rejeter un projet de loi que l’on n’approuve pas ? En évitant d’être au bon endroit au bon moment, aidé de plus par un mode rare de vote individuel à main levée ou les seuls présents sont comptés.
Acte manqué donc pour certains députés, mais vrai acte de démocratie et d’indépendance de nos législateurs face au gouvernement.
Au surplus, l’opération reste bonne pour celui-ci : Les directives Européennes en désapprouvaient certains aspects qu’il aura donc loisir de passer à la trappe, si ce n’est tout le texte, sans paraître se déjuger face au lobbys.
Vous avez dit acte manqué ?

jeudi 26 mars 2009

Un doyen pour l’Europe

Le comportement et les propos du patron du FN méritent quelques efforts pour éviter de le voir présider la journée d’ouverture de la nouvelle mandature Européenne.
La solution est simple, évidente et totalement démocratique (tout au moins dans le respect des règles électorales) : Il suffit qu’une liste présente en position assurément éligible une personne plus âgée que ce sinistre individu. Les règles de fonctionnement de la chambre Européenne permettant de démissionner et d’être remplacé par un suivant de liste, cette élection pourrait être totalement opportuniste. Mais à opportuniste, opportuniste et demi.
Comme en tant d’autres sujets, plutôt que de polémiquer et de s’agiter, il est urgent d’agir efficacement.

mardi 24 mars 2009

100 SMIC

Vous avez dit parachute doré ?
Il y a vraiment toutes les raisons de monter du doigt ces nouveaux fermiers généraux qui s’octroient ou se font octroyer des rémunérations faramineuses.
La prime de départ (de démission ?) du président de Valéo, 32 000 000 € est expliquée : c’est 2 ans de rémunération. Un simple calcul à rebours permet de comprendre que son salaire mensuel est de 133 333 €. Très exactement cent fois le SMIC brut.
Il est possible de comprendre les rémunérations exceptionnelles de certains sportifs ou d’artiste en vogue car leur vedettariat est souvent très éphémère. Au surplus, là aussi, ce ne n’est pas dans leur poche que tombe le plus gros des recettes.
Mais un responsable de société qui n’a, en général, personnellement pas investi un Euro dans l’affaire, comment lui attribuer 100 fois plus qu’au travailleur de base ?
Évidemment, me dira-t-on, sans gros salaire point de grosses dépenses. Sans gros salaires, adieux voitures de luxe et avions privés, ainsi que les emplois induits.
Certes, si l’entreprise est prospère, il parfois de bon ton d’entretenir « une danseuse », mais en ces temps de disette et de réduction d’emplois, de telles prodigalités deviennent totalement déplacées, surtout si l’entreprise réclame le soutien de l’État pour sauver sa trésorerie, perd 207 millions d’Euros et souhaite supprimer 5 000 emplois.
La vie de PDG n’est certainement pas un lit de roses, mais une telle prime de départ pour un tel fiasco est plus qu’indécente.

mardi 17 mars 2009

Gaullistes ?

43 ans après avoir voté contre la décision du Président De Gaulle de quitter le commandement de l’OTAN, les socialistes deviennent Gaullistes et contestent le projet de réintégrer une gouvernance mondiale de la sécurité. Les arguments sont aussi bizarres que l’anti-américanisme malgré la Présidence Obama ou l’indépendance de la France malgré l’Europe. En somme ils sont contre en tout état de cause parce que la décision ne leur appartient pas.
À entendre certains arguments, nous vivons dans un monde binaire. Si nous entrons dans l’Otan, nous bradons l’Europe et la France. Est-il vraiment impossible de concilier une participation à l’Otan et la construction d’une gouvernance militaire Européenne ? Je ne le pense pas.

mercredi 11 mars 2009

téléchargement

Est-il licite d’accepter ce que l’on vous offre ? Qui est le malfaisant ? celui qui donne ce qui ne lui appartient pas ou celui qui accepte sans nécessairement connaître l’honnêteté du donateur ? La question n’est pas neutre, il y a tellement de services (musiques, filme, logiciels, …) librement accessibles en toute légalité sur la grande toile qu’il est toujours possible d’être surpris dans sa bonne fois.
Donc à mon sens, poursuivre le destinataire d’un document piraté est se tromper de cible. C’est celui qui met à disposition de manière illégale qui est le malfaiteur à traquer. Il est vrai que dans certains réseaux, les fournisseurs et les clients sont les mêmes, c’est d’ailleurs un des modes de “contribution” que de mettre à disposition pour avoir le droit de se servir. Et dans ce cas, les pirates sont sur place, et en réprimant la mise à disposition illicite, le piratage se tarit de lui-même. Et que l’on ne me dise pas “les pirates ne sont pas sur le territoire français”, c’est faut dans le cas précédent des réseaux, et il est toujours possible de d’empêcher l’accès à une adresse car les internautes Français passent nécessairement par des routeurs du territoire.
La loi nouvelle est inapplicable car son mécanisme est trop compliqué (les Firmes traquent les adresses et demandent à l’Autorité d’agir, mais quid des cybercafés, du Wifi collaboratif, … ?) et ne touchera que très ponctuellement. Mais peut-être est-ce là l’objectif que de donner l’impression de donner raison aux Firmes tout en ne se donnant pas les moyens d’appliquer.

vendredi 6 mars 2009

l’option facile

Les revendications des résidents de nos départements d’outre-mer semblent trouver satisfaction. Mais à quel prix !
Alors que les autorités disposaient de la réponse pragmatique de la baisse des prix par une baisse, mieux une suppression, des multiples taxes et par une véritable gestion de la continuité territoriale, elles ont retenu la réponse démagogique de donner plus à ceux qui travaillent. À ceux qui travaillent, et c’est bien le problème. En augmentant les rémunérations, les prix vont nécessairement faire de même (les salaires sont des coûts) et manger le petit avantage grignoté après des jours de grève. De quoi s’attendre dans quelque temps à retrouver les mêmes éternelles revendications pour aboutir à l’éternelle même course inflationniste. Sans parler que ces semaines de désordre auront fait disparaître quelques entreprises et quelques centaines d’emplois (qui n’auront donc pas le bénéfice de la revendication), disparitions qu’il sera facile de mettre sur le dos de La Crise.
Il est évident que la solution sage n’est certainement pas la plus prisée des élus. Se priver d’une manne invisible du commun, sans reporter sur d’autres la raison de la vie chère, est un exercice d’abnégation rare. Mais la vraie réforme de la vie outre-mer devra nécessairement passer par là. En même temps, cette option de basse des taxes ne répondait pas directement aux revendications de hausse des revenus, et n’aurait donc probablement pas été entendue.
Le bon sens ne l’a pas emporté, ni d’un côté, ni de l’autre, mais l’option facile n’est jamais durable.

mercredi 4 mars 2009

Délit de vieillesse

Sujet cyclique de discutions : Faut-il interdire aux vieux de conduire ? Car il faut présenter crûment les propos du genre “Est-il normal de laisser conduire après 65 ou 75 ou 85 ans ?” Dans le même temps, le code du travail interdit aux employeurs une mise en retraite d’office avant 70 ans et l’Etablissement Français du Sang repousse à plus de 65 ans le droit de donner son sang. Incohérence dans les propos.
Au surplus, les conducteurs professionnels qui continuent à passer leurs visites médicales obtiennent généralement le maintien de leur permis professionnel très au-delà de 65 ans (pour exemple certains conducteurs occasionnels de car ont plus de 80 ans).
Je préfèrerais que tout le monde soit soumis tout les 10 ans à des visites médicales et des contrôles de connaissances pour valider ce droit à conduire. De notoriété publique, l’erreur humaine est la première cause d’accident, et seuls les véhicules sont sérieusement contrôlés. Sans compter que les statistiques donnent tort à ceux qui pensent que l’âge augmente le risque d’accident. Seulement, il roulent généralement un peu moins vite ce qui agasses les fous de vitesse Incohérence des décisions.
Il serait temps de ne plus considérer l’âge comme un délit ou un critère de sénescence. La recherche médicale montre que si l’espérance de vie s’allonge, l’espérance de vie en bonne santé s’allonge encore plus vite. De quoi donner espoir pour notre système de santé, et de quoi crier silence aux anti-vieux.

dimanche 22 février 2009

Le prix des Îles

Les revendications de nos concitoyens des territoires lointains révèlent la sclérose de notre belle administration.
A : D'une part, il y a des aides très importantes pour réduire le coût des transports et assurer la fameuse continuité territoriale. D'autre part, il y a des taxes très élevées (au profit des collectivités locales) à l'entrée des produits dans ces territoires. De quoi inciter les collectivités locales à exporter les produits locaux (ce qui est aussi subventionné) et importer de quoi nourrir les résidents. Le pactole. Ce qui explique que les bananes caraïbes soient plus chères sur place qu'en métropole. Ne serait-il pas plus logique de doter directement les collectivités locales selon leurs nécessités? Ne serait-il pas plus logique de favoriser la production locale, créatrice d'emplois et réduisant de plus la signature carbone?
B : D'une part il y a des aides importantes (la continuité territoriale) pour assurer l'équité entre les citoyens des DOM et de métropole, et d'autre part TOUS les fonctionnaires bénéficient d'une prime de vie chère revalorisant de 40% leurs rémunérations (outre d'autres avantages) par rapport à ceux de métropole. Et le même SMIC (depuis peu au nom de l'équité!) pour le secteur privé. Équité dite-vous? De quoi faire monter les prix au détriment des salariés du secteur privé. De quoi rendre l'emploi légal privé impossible car hors de prix. Est-il possible de retrouver une certaine équité? Est-il possible de revenir sur une situation aussi scandaleuse aujourd'hui qu'elle avait du sens il y a 60 ans?
Oui nos compatriotes ultramarins ont raison de se révolter contre la vie chère. Mais ce sont les prix qu'il faut faire baisser (en réduisant les prélèvements).

mardi 17 février 2009

Subvention et vie chère

C'est peut-être passé inaperçu pour beaucoup, mais un événement commercial m'a attiré l'attention : EasyJet a obtenu l'autorisation de désservir la Corse. Résultat un aller-retour vers l'Ile de Beauté ne coûte plus que 62 € alors que la "continuité territoriale subventionnée" est facturée 197 €. Compte tenu du cadencement proposé, il ne me semble pas qu'il soit question d'une activité de niche ou d'un écrémage du plus facile. Qui perd, qui gagne? Pour qui payons-nous l'impôt qui permet de multiplier par quatre ce que le libre commerce offre à si bon prix?
Sans être un acharné de la libre entreprise, il est légitime de se poser la question, d'autant que le cas n'est pas isolé. Le problème est le même pour les liaisons vers nos départements d'outre-mer, pour les liaisons maritimes de "continuité territoriale". Il existe aussi chaque fois que des aides publiques et des avantages fiscaux prétendent soutenir le développement de tel ou tel secteur.
Pourquoi les équipements solaires sont 30% plus coûteux en France qu'en Allemagne ou en Italie?
Pourquoi certains services à la personne montent à 40 euro de l'heure alors que les intervenants sont au SMIC ou presque?
Chaque fois, l'avantage semble tomber dans la poche de l'installateur, du constructeur, du prestataire, plutôt que d'aider le client.
De quoi réfléchir aux finalités de certaines aides, et souhaiter rapidement l'ouverture de certains marchés.

Baisse du niveau des élèves

Évidemment, il est plus facile de casser le thermomètre que d'accepter certaines évidences.
Ainsi l'évaluation, même imparfaite, du niveau des élèves devant entrer en 6e soulève beaucoup de crainte des enseignants les moins scrupuleux. Mais qu'en disent les autres? Constater que l'approche de l'enseignement en primaire est perfectible n'est pas une critique des enseignants, mais de ce qu'on leur impose, à eux comme aux enfants. Prétendre qu'il faille arriver en 6e avec un bagage culturel important est déjà une sélection par l'échec, et l'échec des élèves est l'échec de l'enseignement. Les élèves qui n'ont pas acquis les bases pour seulement comprendre ne peuvent pas apprendre. C'est la seule mission à confier à l'école primaire.
À mon sens, il ne devrait pas y avoir d'autres matières au programme des écoles primaires que "français-math-langue". Le reste n'est qu'accessoire en primaire. Rien n'interdit de s'appuyer sur des éléments culturels pour y parvenir, car l'apprentissage à besoin de sens, mais sans ces bases, il est illusoire de vouloir donner envie de culture. Un élève qui ne déchiffre pas un énoncé de quoi que ce soit ne saura jamais répondre. Le plaisir d'apprendre passe par l'aisance à comprendre. Ce doit être le maître mots de l'enseignement primaire.
La culture viendra ensuite, seulement, et seulement si, l'élève y prends goût car il dispose des bases pour comprendre et y prendre plaisir.

Baisse du niveau des élèves

Évidemment, il est plus facile de casser le thermomètre que d'accepter certaines évidences.
Ainsi l'évaluation, même imparfaite, du niveau des élèves devant entrer en 6e soulève beaucoup de crainte des enseignants les moins scrupuleux. Mais qu'en disent les autres? Constater que l'approche de l'enseignement en primaire est perfectible n'est pas une critique des enseignants, mais de ce qu'on leur impose, à eux comme aux enfants. Prétendre qu'il faille arriver en 6e avec un bagage culturel important est déjà une sélection par l'échec, et l'échec des élèves est l'échec de l'enseignement. Les élèves qui n'ont pas acquis les bases pour seulement comprendre ne peuvent pas apprendre. C'est la seule mission à confier à l'école primaire.
À mon sens, il ne devrait pas y avoir d'autres matières au programme des écoles primaires que "français-math-langue". Le reste n'est qu'accessoire en primaire. Rien n'interdit de s'appuyer sur des éléments culturels pour y parvenir, car l'apprentissage à besoin de sens, mais sans ces bases, il est illusoire de vouloir donner envie de culture. Un élève qui ne déchiffre pas un énoncé de quoi que ce soit ne saura jamais répondre. Le plaisir d'apprendre passe par l'aisance à comprendre. Ce doit être le maître mots de l'enseignement primaire.
La culture viendra ensuite, seulement, et seulement si, l'élève y prends goût car il dispose des bases pour comprendre et y prendre plaisir.

Je me moi

Certains syndicats ont un étrange concept de la solidarité.

En ces temps ou les entreprises ont moins de travail et licencient, il y en a encore qui réclament des augmentations de salaires alors que les prix sont en pleine récession. Les mêmes syndicats refusent une réforme de l'UNEDIC ayant pour objectif de mieux prendre en charge les demandeurs d'emplois (ce refus n'est qu'une posture car, étant minoritaires, le projet sera adopté). Il est vrai que ce sont les mêmes qui imaginent interdire les licenciements, ce qui supprimerait, selon eux, le problème des chômeurs, comme si le plein emploi pouvait se décréter. Ils réclament aussi plus de fonctionnaires mieux payés, comme si leurs salaires n'étaient pas nos impôts.

Il serait temps que chacun regarde la réalité en face et considère la solidarité avant les intérêts individuels. Il est temps de sortir de cette guerre des tranchées qu'est "la lutte des classes".

Si certains hauts revenus ont un parfum de scandale, si les revenus les plus modestes doivent être pris en considération, il y a des questions à ce poser sur les revenus moyens. Comment comprendre cette revendication globale quand, en moins de 10 ans, les dépenses de confort ont triplé? François de Closet a raison, pour certains, plus n'est jamais assez.

De plus, "la relance par la consommation" n'a jamais apporté que de l'inflation supplémentaire qui a toujours mangé en quelques mois l'avantage ainsi arraché.

Le seul moyen de pouvoir augmenter les revenus est de créer plus d'activité. Le jour ou le PIB ne décomptera que l'augmentation des richesse et non plus l'argent qui tourne en rond, nous aurons une meilleure vision de la réalité.


lundi 16 février 2009

La marche à l'envers

Les règles convenues de la démocratie conduisent au renouvellement régulier des dirigeants. Toute démocratie avancée limite même les mandats des élus. 
La France vient de retenir cette solution, alors même que l'âge du capitaine pouvait lui promettre de longues années au pouvoir. Nous retrouvons la même approche jusque dans les associations.
C'est donc sans surprise (les pressions lors de la campagne référendaire ne laissaient aucun doute sur l'instrumentation de la population), mais avec beaucoup d'inquiétude que je vois le Venezuela faire la marche à l'envers et retourner vers cette sorte de monarchie élective qui caractérise tous les futurs gouvernements totalitaires. De la possibilité d'être réélu sans limites à la réélection à vie, il n'y a que l'espace de la conscience politique. Et le pouvoir à cette étrange capacité à annihiler cette conscience. D'ou la règle démocratique de limitation des mandats pour sauvegarder la santé sociale des dirigeants.
Ceci ne remet pas en cause le travail de reconstruction réalisé par M. Chavez, mais alors que la conjoncture économique se renverse, même pour les pays   pétroliers, cette main mise sur le pays n'augure rien de positif.

dimanche 15 février 2009

Une carte de France à l'échelle de l'Europe

Le début du commencement de l'ouverture de la campagne pour l'élection des Députés européens montre un découpage de la France qui me laisse rêveur.
Seulement huit circonscriptions. Pourrait-on imaginer, en ces temps de réflexion sur la réorganisation administrative, que ceci préfigure de nouvelles régions? Enfin des entités administratives à l'échelle de l'Europe! Enfin des régions dont la dimension permettrait une véritable gestion du territoire! Enfin des régions ou les départements retrouveraient du sens par la proximité!
C'est en même temps, de quoi réfléchir sur le sens de 577 Députés et 343 Sénateurs pour légiférer en France, et le plus souvent simplement ratifier les décisions des 736 Députés européens. C'est, proportionnellement, dix fois plus d'élus, dix fois plus de dépenses, et à mon avis, pour pas plus d'efficacité ni plus de citoyenneté.
Quand cesserons-nous la multiplication des élus? Pour quand des Maires à l'échelle des Cantons (élus par des comités à l'échelle de nos trop petites communes)? Ces Maires constituant les Conseils départementaux et Régionaux pour assurer du sens et de la cohérence. Un seul Député et un seul Sénateur par département. Voilà de quoi reconstituer une structure politique forte car ou chacun aurait suffisamment de place pour exister.
Voilà aussi de quoi réduire réellement notre train de vie politique et administratif tout en renforçant l'efficacité.

vendredi 13 février 2009

Je me moi

Certains syndicats ont un étrange concept de la solidarité.
En ces temps ou les entreprises ont moins de travail et licencient, il y en a encore qui réclament des augmentations de salaires alors que les prix sont en pleine récession.
Les mêmes syndicats refusent une réforme de l'UNEDIC ayant pour objectif de mieux prendre en charge les demandeurs d'emplois (ce refus n'est qu'une posture car, ces syndicats étant minoritaires, le projet sera adopté). Il est vrai que ce sont les mêmes qui imaginent interdire les licenciements, ce qui supprimerait, selon eux, le problème des chômeurs. Il n'ont certainement pas le souvenir de ce que sont devenu les société qui ont eu la prétention de vouloir supprimer le chômage par la contrainte. Il réclament aussi plus de fonctionnaires, comme si leurs salaires n'étaient pas nos impôts Et puis pour quoi faire alors que nous avons déjà la plus forte administration d'Europe?
Il serait temps que chacun regarde la réalité en face et considère la solidarité avant les intérêts individuels. Il est temps de sortir de cette guerre des tranchées qu'est "la lutte des classes". Et de quelles classes parle-t-on? Des ouvriers contre les cadres? Des salariés du privé contre les fonctionnaires? N'avons-nous pas élu nos dirigeants?

Si certain haut revenus ont un parfum de scandale, si les revenus les plus modestes doivent être pris en considération, il y a des questions à ce poser sur les revenus moyens. Comment comprendre cette revendication globale quand, en moins de 10 ans, les dépenses de confort ont triplé? François de Closet a raison, pour certains, plus n'est jamais assez.
De plus, "la relance par la consommation" n'ai jamais apporté que de l'inflation supplémentaire et à toujours mangé en quelques mois l'avantage ainsi arraché. Il suffit de comparer l'évolution des prix et les "grandes victoires syndicales" récentes (Le Grenelle, les 39h et la 5e semaine, les 35h). L'accélération de l'inflation à toujours suivi de tels événements.