jeudi 8 novembre 2012

5 10 20

Pour le calcul de la TVA, plus besoin de calculette, le calcul mental va suffire. Un grand bien pour notre mémoire … en 2014.
Pourquoi attendre si longtemps quand il y a le feu à la maison?
Mais pour le coup, c'est bien tout le monde qui va payer même si les produits de première nécessité bénéficieront d'une petite faveur avec une baisse potentielle de … 0,5% qui ne sera certainement pas répercuté par un commerce de détail qui a bien d'autres soucis.
La TVA à 10% sera payée par tout le monde au quotidien et concerne principalement des biens et services indélocalisables (transport, restauration, logement …). Ce qu'il aurait justement été judicieux d'épargner. Car compenser les baisses de cotisation par une hausse de taxe, c'est reprendre d'une main ce que l'on donne de l'autre. Tout au plus l'espoir de récupérer un peu sur le tourisme avec les chambres d'hôtel.
Curieusement, la TVA à 20%, qui concerne la quasi-totalité des produits importés est la moins majorée. C'est vraiment l'occasion manquée de recréer un écart de compétitivité avec les produits importés.
Incompréhensible.

vendredi 26 octobre 2012

Kerviel

Pour faire court, je trouverai crédible la condamnation de M. Kerviel pour avoir bricolé les limites de la spéculation autorisées lorsque les mêmes banques feront condamner les traders qui leur ont fait gagner des milliards dans les mêmes conditions.
Car qui pourrait croire que l'on ne peu que perdre lorsqu'on triche ?
Et qui pourrait croire que ses supérieurs ne savaient pas ? Je pense plutôt que tant qu'il gagnait, le silence était de mise.
En quelque sorte, comme pour le sport “ON a gagné, IL a perdu”

lundi 22 octobre 2012

Action-réaction

Fermeture d'une usine, et projet de loi antilicenciement.
Prévarication et collusion mafieuse à Marseille, instauration d'un Préfet de Police en métropole phocéenne.
Crime en Corse, augmentation des moyens de l'État.
La liste est longue depuis quelques mois…
Un événement, une décision!
Dire que cela rappelle une situation antérieure et vivement critiquée de la majorité actuelle est évidemment dénuée de tout fondement.

mercredi 17 octobre 2012

Officines ?

Notre Président a promis aux chefs d'États africains la fin des officines. Il semble que ce soit réservé aux problèmes africains. Parce que pour la France. Si ce ne sont pas des officines, ce sont les lobbys, et leur influence semble maximale.
– Tentative d'intégrer tout le capital dans l'évaluation de la fortune, y compris les œuvres d'art, ce qui à mon sens n'est que logique, compte tenu de l'influence des œuvres d'art sur le redressement productif : tollé des possédants, et machine arrière.
– Présomption de taxation des téléviseurs des résidences secondaires, ce qui, par les temps qui courent, ne concerne évidemment que les plus aisés : tollé des possédants, et machine arrière.
– Projet de taxation des plus values de cession d'entreprise, ce qui ne va manifestement pas dans le sens du développement de l'emploi : vole de pigeons mécontents, et marche arrière.
– Projet de réduction réelle des effectifs de telle ou telle fonction publique ici ou là : menace de grève des syndicats à fort pouvoir de nuisance, et marche arrière. Et beaucoup d'imagination pour sauver le soldat de certains ministères en inventant une usine à gaz fiscaliste avec la prétention de mettre en place une facturation progressive des énergies.
Pour une gauche qui prétend faire payer les riches, l'influence de ceux-ci sur les décisions de l'État semble plus que compromettante.
Merci à DELESTRE

samedi 6 octobre 2012

moi, pas tout comprendre

“Une certaine catégorie de personnelle” de France Télévision, et des radios publiques était en grève pour cause de réduction de budget.
Et dans le même temps, le gouvernement annonce une hausse de la redevance audiovisuelle.
Où passe l'argent ?

mercredi 3 octobre 2012

NOUNOU

Bel article hier dans LeProgrès sur les assistantes maternelles.
Mais curieuse présentation. Car en pratique, moins il y a de travail, plus il y a de nounous ! Plus les horaires de travail sont atypiques, moins il y a d'assistantes maternelles pour y répondre.
Cherchez donc à faire garder des enfants lorsque vous postez à 6 h du matin, ou que vous débrayez à 22 h ! Il n'y bien peu de réponses. Bien peu aussi si vous travaillez le samedi ou en août ! Et que dire de l'accompagnement des enfants scolarisés. Combien d'assistantes maternelles acceptent cette prise en charge partielle pourtant indispensable ?
Un vrai déni de service, un vrai problème qui laisse tant de personnes au chômage.
En fait l'article semble bien loin de refléter la réalité du problème de la garde d'enfant pour les personnes qui travaillent.

Une bouée pour Bayrou

L'ex-candidat centriste aux présidentielles doit se sentir bien seul. Après avoir dit pire que tout sur M. Borloo, voici qui espère partager avec ce dernier la place de premier du nouveau groupe centriste. Car M. Bayrou ne pense même pas que sa place puisse être ailleurs qu'au sommet.
Ne mesure-t-il pas la distance qui le sépare du PRV, lui qui a courtisé Mme Royale et préconisé le vote Hollande ?
Une bien pitoyable posture, une bouée qui risque de se dégonfler sous le poids de sa suffisance.

Vivre à crédit

Je suis toujours surpris d'entendre des ténors de partis politiques penser qu'il est normal que l'État persiste à vivre à crédit et dépense toujours plus que ce qu'il a le courage de prélever. Le moindre ménage dans une telle situation serait depuis longtemps sous contrôle de la commission de surendettement de la Banque de France.
Au surplus le gouvernement ne va pas au bout de la logique. En effet, en se suffisant d'équilibrer les comptes, il ne règle pas le problème de la dette. Et tant que dette il y aura, déficit il restera.
Il faut ensuite se méfier des chiffres 30 milliards, ce n'est au bout du compte que moins de 3% du budget de l'État. Faut-il faire tant de tapage pour si peu et que tant de ménages règlent chaque mois ?
Il faudra en plus ajouter les quelques 20 milliards pour les comptes de la santé, et combien pour le chômage ?

Fuite en avant

D'aucuns qui accusaient le précédent gouvernement de légiféré à l'événement devraient regarder un peu l'actuel gouvernement. Un Préfet de Police à Marseille suite à quelques meurtres, une Zone Prioritaire de Sécurité à Grenoble après un meurtre gratuit, un projet de loi obligeant les industriels à vendre leur bien plutôt que de fermer suite à l'arrêt d'un haut-fourneau…
Si ce n'est pas piloter “à la culotte”, il faut m'expliquer !

lundi 17 septembre 2012

Démocratie?

Ce n'est pas nouveau, mais cela ne change pas. La fébrilité législative du gouvernement ne semble pas suivie par les élus de la République.
Dernier exemple flagrant : le vote concernant les emplois d'avenir avec 50 Députés dans l'hémicycle. Même en considérant les délégations de vote, il est impensable d'imaginer que chaque député avait 10 pouvoirs.
Alors que la moindre association ne peut généralement prendre valablement de décisions sans un quorum minimum, les lois de la République sont votées en catimini.
L'argument serait que les élus auraient aussi du travail de terrain, et qu'ils n'auraient pas que ce mandat.
Raison de plus pour considérer qu'il faut démocratiquement (j'ai failli écrire impérativement!) limiter les mandats électifs à un seul au suffrage direct et un seul au suffrage indirect, chaque mandat ne pouvant être renouvelé qu'une fois.

mardi 11 septembre 2012

Auto-subvention

Au même titre que tous les emplois pour rien créés depuis les TUC, les emplois d'avenir défient l'entendement économique.
Les fonds publics servent à atténuer les coûts d'emploi publics.
Et lorsque ce sont les associations qui embauchent, cette aide est de tout temps le prétexte à réduire les aides publiques.
Autrement dit l'état prétend réduire l'emploi public, tout en en créant, il prêtant aider les associations en subventionnant des emplois au lieu de les aider directement.

Métropole

Le mot est lâché, l'agglomération marseillaise a rang de métropole. Mais alors, il faut pousser la logique au bout du bon sens.
Pourquoi dans ces conditions maintenir le découpage par commune pour sanctionner le manque de logements sociaux? À ce compte, il faudrait analyser la situation par arrondissement marseillais, tant il est vrai que la disparité est grande du nord au sud, et le raisonnement tient autant à Lyon, Paris…
La métropole, le bassin de vie, sont d'autant plus la bonne échelle qu'il est évident que les offices de construction marseillais ne sont pas restés intramuros et ont largement débordé sur les communes voisines.
Cela étant, il est urgent de déconstruire ces agglomérations à ségrégation horizontale (les riches au vent de l'agglomération, les autres sous le vent) pour revenir aux villes verticales intégrant dans le même immeuble artisanat, commerce, et tous les niveaux sociaux, comme cela existait encore il y a un siècle. Assurément le seul moyen de rapprocher les gens et de recréer ce lien social qui se délite si facilement.

dimanche 9 septembre 2012

Tarif des énergies

Avant de passer à la facturation progressive, il serait certainement possible de revenir à la facturation au réel, comme à une époque, ancienne, il est vrai, mais réactualisé il y a peu, des compteurs à pièce.
Il faut supprimer l'abonnement qui fait payer même lorsque l'on ne consomme pas, et ceci d'autant plus cher que la puissance nécessaire, souvent proportionnelle à la vétusté du logement et à sa taille, en proportion de celle de la famille, est plus élevée. Ce qui implique peut-être d'augmenter le tarif unitaire.
Pour soutenir les plus démunis, il serait possible d'instaurer un crédit d'impôt à hauteur des diverses taxes (TVA, taxes locales) payées sur l'énergie à ceux dont les revenus, et non les niches fiscales, les exonèrent de l'IRPP.
Deux mesures simples, faciles à mettre en œuvre, loin de l'usine à gaz envisagée, qui ne méritent pas un an de recherche tout en restant suffisamment équitables. Il est à ce demander si certains fonctionnaires de Bercy ne cherchent pas une échappatoire aux réductions d'effectifs.
Cela étant, je suis surpris que cette idée issue des pays les plus capitalistes soit reprise par l'actuel gouvernement, alors même ce certain, très à gauche il est vrai, prônent la gratuité de l'énergie comme de l'eau.

TV

Notre Président Normal parle aux Français depuis les studios de TF1.
Surprise, cette chaine privée n'est plus diabolisée par celui qui en d'autres temps accusait le précédent Président de favoriser la chaine des Grands Patrons au détriment des chaines publiques.
Les copains auraient-ils changé de bord?
Il n'y a décidément pas de morale en politique.
Cela étant, vu les annonces supputées, il n'est pas certain que le service public ait été le meilleur support.

jeudi 6 septembre 2012

Le prix du carburant

Tout est dit dans ce graphique.
Évidemment, vous pouvez toujours contester d’authenticité des informations, mais elles sont aisément vérifiables. Il en est de même pour l'électricité et pour le gaz.

lundi 3 septembre 2012

Tabou

Il est des mots qui sonnent curieusement en politique.
Ainsi, le mot "morale" fait partie des mots tabous.
Dire que l'on veut moraliser la vie politique laisse sournoisement croire que les prédécesseurs se sont allègrement assis dessus. Autrement dit, avant nous, prébende, république bananière et autres Topazeries. Comme si notre République bicentenaire, sa cinquième Constitution, ses 71 Codes et ces multiples cours et chambres avait encore des leçons à prendre!
Dire que l'on veut réintroduire l'enseignement de la morale à l'école fait immédiatement ressortir l'État Français de sinistre mémoire, et de dire de surcroit qu'il n'est pas question d'instruction civique, autre tabou. Comme si le vivre ensemble ne devait pas s'apprendre, comme si seuls les droits primaient à l'exclusion de tout devoir!
Est-il possible un jour que l'intelligence des uns reconnaisse la capacité des autres à proposer, organiser, agir, dans l'intérêt général?
Vivra-t-on un jour dans une démocratie apaisée ou tous agissons pour le bien de tous?
Car comme disait M. Martin Lutherking
"Nous devons vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons tous ensemble comme des idiots."

dimanche 2 septembre 2012

L'avenir des emplois

Après les TUC, les emplois jeunes, voici les emplois d'avenir. Avenir de quoi, de qui, pour des contrats limités à 3 ans?
Et si nous parlions plutôt de l'avenir des emplois? Aider les jeunes à trouver un premier emploi est assez sympathique, si nous cherchions en plus à leur offrir un métier?
Car servir de supplétif dans les administrations, ou de complément au manque d'accompagnement financier des associations ne sont pas des objectifs durables. Même à considérer que la pyramide des âges sauve naturellement l'emploi dans les années à venir, ses emplois sans avenir sont un gaspillage humain, économique et financier.
Il y a beaucoup de métiers dits en tension pour lesquels il est urgent de former du personnel. Un soutien à la formation en alternance sur ces métiers ne couterait pas plus que ces milliards dépensés sans autre avenir que le retour à la case départ pour les jeunes concernés.

jeudi 30 août 2012

Faut-il choisir?

Curieuse remarque d'un responsable syndical à l'occasion le la visite du Premier Ministre à une réunion du MEDEF : "Le gouvernement doit choisir entre les travailleurs et les patrons".
Comme si un choix s'imposait! Restera-t-il des travailleurs lorsqu'il n'y aura plus de patrons? Restera-t-il du travail lorsque les entreprises disparaitront faute d'investisseurs?
Quand cessera-t-on cette absurdité que certains appellent encore "lutte des classes" mais qui n'est qu'une posture aussi idiote que stérile pour enfin ouvrir le dialogue afin de défendre raisonnablement les entreprises, donc les emplois?

La science ou les sondages?

Alors que depuis des années les observateurs scientifiques considèrent que la semaine scolaire doit s'organiser sur 5 jours, y compris le samedi matin afin de maintenir des horaires de sommeil régulier.
Curieusement, un syndicat d'enseignant "sonde" le bon peuple, et en conclu que la bonne semaine de travail vas du lundi au vendredi, compris le mercredi.
Faut-il donc opposer un sondage au travail d'éminents scientifiques?
Certes, un week-end de deux jours arrangerait bien les familles décomposées, mais probablement encore plus certaines enseignantes qui ne pensent qu'à eux.

mercredi 29 août 2012

pas de contrôle

C'est décidé, le décret instituant l'évaluation des enseignants par les chefs d'établissement est abrogé.
Rien de plus normal alors même que tous les employeurs du secteur privé ont cette obligation vis-à-vis de leurs salariés, au grand bénéfice de ces derniers qui peuvent ainsi faire valoir leur souhait de formation et leur projet professionnel.
Mais évidemment les enseignants sont au-dessus de ces contingences, ils sont infaillibles, leur avenir est assuré, quelle que soit la qualité de leur travail.
Ainsi une nouvelle fois, le pouvoir de nuisance des syndicats d'enseignants a fait son œuvre. Le nouveau ministre de l'Enseignement vient ainsi de remettre les clés du ministère aux syndicats les plus conservateurs et réactionnaires du monde.
Dire qu'il y en a qui pensent que la formation est réformable !