dimanche 28 décembre 2008

Vox populi

Évidemment, il est certain que la question posée aux lecteurs du Progrès de Lyon sur les personnalités 2008 n'a pas valeur de sondage.

Il n'empêche que la réponse est instructive. Parmi les Français proposés, les lecteurs ont placé au premier rang notre Président de la République. Les commentateurs sont les premiers surpris.

Un certain microcosme médiatico-politique qui n'a pas de mots assez durs pour le Chef de l'État devrait un peu plus écouter le bon peuple qui ne confond pas activité et agitation. Le fait que Notre Président soit présent sur tous les fronts n'induit pas que son action soit superficielle.

À tous ceux qui considèrent qu'il en fait trop ou pas assez, à tous ceux qui lui reprochent et son programme et de ne pas respecter ses promesses, qu'ils regardent la France qui change et qu'ils attendent 2012 pour faire le bilan.

Bonne année 2009 à tous.

mardi 16 décembre 2008

Instrumentalisés

Le gouvernement diffère le projet de modernisation des lycées. Il semble en effet nécessaire de mieux faire connaître cette réforme extrêmement progressiste. Des lycéens manifestants (et porte-parole!) interrogés par les médiats disaient manifester car ON leur cachait les vraies finalités du projet. Autrement dit les projets ministériels ont des intensions cachées forcément malveillantes et il ne faut pas croire ce qui est publier depuis juillet sur le site ministériel, ni dans les projets de lois.
Incontestablement, des groupes de pression, manipule les jeunes.
Il faut penser aussi que nombre d'enseignants dont la matière devient optionnelle craignent de ne plus avoir d'élèves et font pression pour rester dans le noyau obligatoire. Ce sentiment de devenir eux-mêmes "optionnels" ne serait pas si ces professeurs savaient attirer les élèves par la qualité de leur enseignement, mais c'est certainement un autre débat. La nécessité d'approfondir est probablement une autre crainte. Sur la liste des matières optionnelles, aucune ne mérite d'être jetée, mais, à mon sens, aucune ne mérite d'être imposée à tous, quelque soit le projet de filière.
Le projet est centré sur des notions simples (ce qui est loin d'être simpliste) :
• Une tête bien fait plutôt qu'une tête trop pleine en réduisant le nombre de matières obligatoires pour les renforcer et en approfondissant quelques matières au choix de l'élève.
• Un temps de cours raisonnable permettant aux élèves de se ressourcer et de mieux gérer le travail personnel (préparation à l'enseignement supérieur). 30 heures de cours par semaines, c'est deux fois plus que ce qui est demandé aux enseignants alors que les élèves ont des temps de préparations et de devoirs hors cours tout aussi comparables (aux dires des enseignants eux-mêmes). Il est temps car dans certaines filières, c'est actuellement plus de 40 heures avec les TP.
• Aucune matière n'est supprimée, mais des choix d'options qui permettent la découverte, l'approfondissement et le droit de changer sans tout remettre en cause. Permettre ainsi à chaque élève de construire son projet.
Ce projet a été travaillé avec tous les représentants du système enseignant, enseignants, élèves, parents, qui l'ont tous validé
http://www.education.gouv.fr/cid21733/point-de-situation-sur-la-reforme-du-lycee.html
http://media.education.gouv.fr/file/07_juillet/20/1/Reforme_lycee_points_convergence_organisations_syndicales_32201.pdf
http://media.education.gouv.fr/file/07_juillet/19/9/Reforme_lycee_points_convergence_organisations_lyceennes_32199.pdf
Manifester contre un tel progrès montre bien que les élèves sont instrumentalisés. Certaines associations de parents d'élèves ont raison de s'alarmer.

samedi 6 décembre 2008

Travail du dimanche

Aides à domicile, personnel de santé, des centrales d'énergie, des réseaux de communication, de l'information, des radios, des télévisions, de commerces d'alimentation, de commerce de fleurs, du tourisme, de l'hôtellerie, des réseaux de transports, de services de sécurité, de police, de gendarmerie, des armées, de services de secours, de restauration, de spectacles, d'organisations sportives, d'autoroutes, d'exploitation agricoles, les élus et leurs assistants, …, se partagent le travail 7 jours sur 7, et donc le dimanche. Après une telle liste, absolument non exhaustive, la question ne me semble pas de savoir s'il faut travailler le dimanche, mais qui ne travaille pas le dimanche.
Le travail du dimanche est interdit, sauf à tous ceux pour qui c'est obligatoire, comme le travail de nuit est interdit aux femmes, sauf pour tous les services ou elle se partagent l'essentiel de cette période. Certains même s'en son fait une spécialité.
Comme tout ce qui concerne l'organisation du travail, nous sommes régis par des textes totalement archaïques et ne s'appuyant que sur le travail industriel, de la métallurgie et des mines. Il n'est nullement pris en compte les spécificités des professions que je viens de lister. Tous sont des métiers de services.
Je trouve aussi étrange que "le repos dominical", réminiscence "du jour du seigneur" soit aussi âprement défendu par les plus vigoureux tenants le la laïcité.
Pour ma part, je ne sais pas s'il faut autoriser le travail le dimanche. Je pense seulement qu'il ne faut pas laisser à quelques-uns (cf. la médiocre participation aux élections prud'homales) le pouvoir de penser pour tous. Il me semble qu'il serait suffisant de ne pas l'interdire et de l'assortir de quelques avantages spécifiques (salaire majoré, synchronisation familiale des jours de repos, volontarisme, accords de branche, …). Il est temps de cesser de s'arc-bouter sur de prétendus avantages acquis qui ne concernent plus qu'une minorité et empêche de travailler une majorité.

samedi 29 novembre 2008

Un PS démocratique?

Gros progrès au PS! La nomination du secrétaire général ne se fait plus avec un score "soviétique". Un premier secrétaire élu avec 50,xx% est effectivement la preuve que chacun est libre de s'exprimer, surtout après 5 ou 6 tours éliminatoires.
Comme pour choisir notre Président de la République, la majorité absolue implique la désignation. L'ensemble des citoyens doit se plier à la règle, quitte à protester et préparer "la revanche". Le PS réussira-t-il cette révolution? Pas sûr, certains prennent déjà la tangente pour être "vraiment de gauche", pour être "moderne".
Un des problème est que les doutes sur la régularité des votes auraient conduit à son invalidation dans n'importe quelle association ou mairie.
Un PS démocratique? À voir! Dommage.

Quel TV papa!

Carpe Diem (et oubli systématiquement le passé) est décidément le maître mot de nos syndicalistes. Tout est bon pour protester, tout et surtout son contraire, puisqu'ici et maintenant il est toujours l'heure de manifester.
Sous un certain gouvernement socialiste, la télévision publique découvre la publicité. L'objectif étant de trouver les moyens de lancer une chaine privée et codée.
GROS scandale dans le Landerneau audiovisuel. Comment! De la publicité sur les chaînes publiques? Nous, artistes, sous la férule des marchands? Inacceptable. Nous voulons une télévision libre et indépendante! Non mais!
25 ans plus tard, sous un gouvernement méchamment libéral :
Quel scandale toutes nos ressources seront issues du seul bon vouloir des politiques (et d'une taxe affectée)? C'est inadmissible! Nous, artistes, journalistes, à la botte du seul pouvoir? Nous voulons garder la publicité! Nous voulons une télévision capitaliste qui exige de l'audience pour s'enrichir!
Mais s'ont-ce encore les mêmes qui manifestent? Oui pour beaucoup, hélas.
L'âne de Buridan est mort pour moins que ça.

jeudi 13 novembre 2008

5700

5700 serait le nombre d'emplois sacrifiés sur l'hôtel de la piraterie numérique. Mais pour lutter contre ce prétendu fléau, certains persistent encore à vouloir poursuivre ceux qui ramassent ce qui traîne alors qu'en tout trafic, la règle est de poursuivre les pourvoyeurs, ici ceux qui laissent traîner.

De plus, dans l'obsession qui conduit à considérer tout utilisateur de système d'enregistrement comme un pirate en puissance, tout support est considéré comme base de copie illicite et taxé en conséquence. À mon sens, taxe payé, droit accordé.

Mais point n'est là mon propos.

L'évolution des techniques semble une règle de nos sociétés, et vouloir s'y opposer me semble vain. Il y a 130 ans Thomas Edison lançait un nouveau système d'éclairage. Les fabricants de chandelles se sont révoltés, ont accusé l'éclairage électrique de tous les maux imaginables et de la destruction scandaleuse d'un métier issu de la nuit des temps. Que sont-il devenus? Que reste-t-il de la première source d'incendie?

Le même grand ingénieur à inventer le principe qui fait encore la fortune des fabricants de supports numériques. Le rapprochement est plaisant à mon sens et montre qu'un cycle est tourné.

L'énergie de l'éclairage s'est dématérialisée, de la bougie à l'électron.

Le support des sons et des images animées est passé de même du solide à l'immatériel.

Messieurs, sachez regarder la réalité, réorientez vos ressources vers l'avenir immatériel d'un savoir qui ne s'encombre plus de supports aussi polluants et gourmands en énergies et produits fossiles que les chandelles fumantes que l'auteur de votre fortune a su faire disparaître.

mardi 11 novembre 2008

vous avez dit communautés?

CRAN (Conseil Représentatif des associations noires!), CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de france, CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), …, nombre de communautés sont officiellement identifiées et reconnues , mieux suscitées, par les pouvoirs publiques.
Dans le même temps, au nom de l'égalité, de la non-discrimination, de la laïcité, ces communautés ne peuvent officiellement être dénombrées. Chacune peu sans aucun contrôle possible s'annoncer de tel ou tel part de la population. Comment perdre en compte la réalité si nous sommes interdit de compter?
Nous vivons dans un pays schizophrène qui protége les communautés et refuse l'identification de chacun à ces communautés.
Ceci conduit régulièrement à bafouer le choix de vie des personnes lorsqu'elles ne sont pas en situation de s'exprimer (incompréhension linguistique, maladies, coma, décès, …). Comment respecter les personnes si l'on refuse de prendre en compte sa religion comme son origine. Cette négation est à mon sens un des creusets de la violence au nom de prétendues communautés
Combien d'années encore pour que le traumatisme de la dernière guerre soit dépassé et que nous sortions de cette forme d'obscurantisme qui nous conduit à refuser d'identifier nos différences?
De nombreux pays identifient clairement ces informations avec pour seul objectif la reconnaissance de la différence et la protection de l'individu dans toutes ses dimensions.

Jusque 70 ans, si je veux

Il est décidément trop facile de déformer les informations pour le plaisir de noircir le tableau et entretenir le cœur des pleureuses, les lamentations des éternels insatisfaits et les discours des opposants par principe.
Le projet de loi concerne l'interdiction faite aux employeurs de mettre en retraite d'office (donc sans son consentement) un salarié avant 70 ans (le projet initial avait même supprimé toutes limites, comme au Royaume-Uni!). Il n'est ici nullement question d'obliger quiconque à travailler jusque-là. Il est toujours possible de faire valoir le droit à la retraite à partir de 60 ans. Les générations à venir apprécieront de ne pas devoir se contenter d'une retraite partielle par décision arbitraire des employeurs, avec 42 ou plus de cotisation pour une retraite pleine.
Il me semble que le projet concerne surtout ceux qui, pour des études longues, pour avoir suspendu leur activité (maladie, éducation des enfants, volontariat international, …) risquent de ne pas avoir une retraite (pleine, satisfaisante, suffisante, …, Rayez les Mentions Inutiles) à 60 ou 65 ans et se sentent suffisamment vaillants pour poursuivre.
Le projet n'est pas d'imposer de travailler plus longtemps, mais la possibilité de travailler plus tard pour ceux qui ont commencer plus tard, justement.
De plus, il faut arrêter l'hypocrisie qui consiste à imposer un départ en retraite pour autoriser ensuite une reprise à temps partiel, ou une création de micro entreprise (c'est mon cas, car, à mon sens, ne plus avoir d'activité social quant on est en pleine forme est se comporter en parasité de la société), ou du travail "dissimulé".
Ne pas oublier que la seule richesse créée est celle issue du travail, tout le reste n'est que recyclage.
Pour ceux qui pensent que c'est priver de travail les jeunes, je rappelle que :
  • La France est le pays qui a à la fois le moins de jeunes comme le moins de seniors au travail; que la mise à la retraite constitue une perte de revenus de ≈30% pour les salariés du secteur privé (petit rappel pour les trop nombreux décideurs qui ne connaissent que la fonction publique) , et donc autant d'activité économique en moins, donc autant d'emplois perdus, …. Le travail des seniors est l'activé des jeunes. Le travail des seniors est aussi le pouvoir d'achat des jeunes, car cette activité réduit d'autant les ponctions nécessaires au payement des retraites.
  • Pour ce qui concerne les jeunes au chômage, le pourcentage annoncé ne concerne que ceux qui ne sont plus scolarisés, or nous sommes un des pays ou la scolarité est la plus longue. De fait, annoncer 24% de chômage pour les jeunes (population de 16 à 25 ans) correspond à ≈ 10% de jeunes effectivement au chômage compte tenu du nombre de jeunes scolarisés. Excusez de l'écart. C'est évidement encore trop, mais est plus conforme à la réalité. Ici encore, les informations sont insatisfaisantes car trompeuses.

dimanche 19 octobre 2008

taux usuraire

Les organismes de prêt ne sont pas autorisés à pratiquer des taux d'intérêts supérieurs à un certain niveau dit taux d'usure. Le taux d'usure est actuellement de l'ordre de 20% selon la nature du prêt. Ce taux est régulièrement proposé dans la publicité. Il est évident que quiconque a du temps et des garanti, trouvera de bien meilleures conditions. Le prêt au taux maximum est donc le lots des plus pauvres.
Mais lorsque l'on place de l'argent, il n'y a pas de plafond aux propositions, surtout si les placements sont conséquents. Il est possible de trouver du placement à terme à 15%. Le taux élevés sont alors le privilège des plus aisés.
Conclusion : Comme pour les subprimes, ce sont les plus pauvres qui permettent aux plus riches de s'enrichir encore plus.
S'il y a une réforme à faire, c'est bien la moralisation des circuits financiers, car pour offrir des placements très rémunérateurs, il faut nécessairement taxer fortement les prêts.
Autres réformes:
interdire les mises partielles sur les opérations boursières à terme.
Imposer une durée minimum de conservation des actions pour lutter contre les coup de bourse et permettre aux société gérer avec la confiance des actionnaires.

du prix du blé

L'hiver dernier, gros scandale autour des prix des matières premières. Le prix des céréales a doublé en un ans. LES fautifS : les agrocarburants. À vouloir diversifier nos sources d'énergie, et surtout rechercher des énergies renouvelables, nous sommes accusés d'affameurs. D'ailleurs aux yeux de certains que se prétendent écologistes, tout est à rejeter : Les voies navigables détruisent le paysages, les éoliennes les oiseaux, les barrages les poissons, les agrocarburants conduisent à la famine mondiale.
Les récoltes 2008 font pleurer les paysans qui retrouvent les prix de 2006, et il n'y a plus personne pour accuser les agrocarburants. Il est même possible que les agrocarburants viennent au secours de la chute des prix tant la récolte est abondante.
Notons au passage que la hausse des prix du blé avait motivé de fortes hausse des prix alimentaires, il serait bien que le retour à l'état antérieur conduise à un retours des prix dans les mêmes proportions.

lundi 13 octobre 2008

réformer dans la crise

Partant du principe que l'on ne change pas une équipe qui gagne, il n'y a aucune raison de réformer lorsque tout va bien.
Lorsqu'il y a crise, il y a nécessité de corriger le tir. C'est le principe de réforme que tout aficionados de sport collectif connaît bien (lorsque l'équipe perd, il faut sacrifier l'entraîneur, puisque les joueurs, évidemment …).
Je trouve donc surprenant d'entendre de personnages politiques, qui se disent respectables, de réclamer une pose dans les réformes au nom de la crise, même si la vrai raison est que ce ne sont pas LEUR réforme. D'autant que si crise il y a, il faut l'écrire au pluriel, et qu'en ce monde imparfait, il y a peu de chance de trouver une période de calme suffisante pour oublier ce mot (oubli qui fera de facto oublier le mot réforme).
Je considère que la situation est suffisamment grave pour que toute réforme soit menée sans retard, plus quelques autres. Les chantiers sont nombreux, et certain sont et seront douloureux, mais ils me semblent tous nécessaires et doivent être menés de front pour réussir.
C'est donc tout à l'honneur du gouvernement que nous avons porté au pouvoir de persister dans la réalisation des promesses électorales.
Évidemment, toutes les réformes ne sont pas du goût de tout le monde, mais une majorité les ont accepté en élisant Président et Députés.
Les deux précédents Présidents ont soigneusement enterré leurs projets sitôt élus pour ne pas risquer leur popularité. Nous en mesurons aujourd'hui les conséquences, et je formule le vœu que le Président actuel utilise son dynamisme pour rattraper le retard, même et surtout si les circonstances internationales ne sont pas favorables.

mercredi 8 octobre 2008

subprime

Serons-nous un jour prochain confrontés aux mêmes problèmes que les banques américaines et pour les mêmes problèmes? Le principe de subprime est couramment utilisé par les marchands de crédit. Il n'est pas d'hebdomadaire où l'on ne trouve de telles propositions :
> 3 mois avant de rembourser et un taux d'intérêt à la limite de l'usure
> 4,5%, affiché en gros, valable 6 mois pour continuer avec un taux à 19,95%, affiché en 20 fois plus petit (ce taux est tellement aberrant que j'ai relus plusieurs fois pour le croire, et c'est ainsi que j'ai découvert que le taux d'usure est de 20,76%).
Avec de tels taux, il est évident que rares sont ceux qui rembourseront sans problème, sans reprendre un nouveau crédit pour couvrir le précédent, ….
Combien de français tombent dans cette course à la trésorerie avec de telles tromperies?
Combien de nouveaux dossiers arrivent aux commissions de surendettement pour s'êtres laissés bernés par ces marchands de misère?
Les banques américaines comme les marcands de crédit français on compris qu'l est facile de voler les pauvres en les appauvrissants encor plus.
Ce n'est plus du libéralisme, même sauvage, c'est presque du racket.
C'est aussi la démonstration que les régulations qui organisent les marchés, même libéraux, ont été oubliés et sont régulièrement bafouées.

dimanche 28 septembre 2008

Du pain et des jeux

Je ne sais si l'ex-futur-Présidente a régalé le bon peuple de quelques pains, brioches ou autres nourritures terrestres, mais le fait est qu'elle renoue brillamment avec les pratiques de l'Empire Romain. En ces temps là, les sénateurs s'attiraient les bonnes grâces des électeurs en leur offrant force réjouissances, et et de quoi faire bombance. J'ose espérer qu'elle n'ira pas jusqu'au clientélisme, cette pratique romaine qui consistait à payer ses électeurs, mais qui sait en cette période du faire valoir et du pouvoir d'achat?
Tout compte fait, Madame Royale apporte de l'eau au moulin de notre Président-Élu. En offrant du spectacle gratuit (à qui a pu entrer!), elle a apporté à quelques-uns un peu de pouvoir d'achat.
Face au Président bling-bling, voici donc la candidate show-bizz. Qui a dit que la crise serait triste?

mardi 23 septembre 2008

libérer le courrier

La libéralisation de la poste, contrairement aux affirmations de certains, c'est libérer le courrier. Déjà aujourd'hui, plus de la moitié des emplois de La Poste sont de droit privé. Tous les exemples de sortie des monopoles publics ont conduit à de meilleurs services et à des baisses de prix. Voir le téléphone, si l'on excepte l'anti-exemple du 12 en se souvenant que l'Internet assure un service non-payant, il est aujourd'hui possible de téléphoner pour moins chère que jamais alors que les tarifs de l'opérateur public n'ont jamais été aussi élevés.
Pour le courrier, la Suède montre, avec 15 ans d'expérience, que les prix peuvent baisser et le service être amélioré grâce à la concurrence. 95% de tout le courrier y est distribué dans les 48H, nous sommes loin de nos écoplis à temps de livraison incertain. Certes, les bureaux de poste ont largement été supprimés, mais pour confier leurs missions à des commerces dont les horaires d'ouverture assurent un meilleur service au public.
Car le SERVICE AU PUBLIC n'est pas une exclusivité du service public. Depuis toujours, les commerces apportent un service au public que jamais les services public ne sauraient assurer.
Évidemment, dans ces conditions, sauver le service au public, ce n'est pas sauver les emplois publics. Mais c'est un choix de société et un autre sujet. Il n'est pas dit d'ailleurs que, comme pour le téléphone, la libéralisation ne crée pas plus d'emplois privés qu'elle de fait perdre d'empois publics.

samedi 13 septembre 2008

laïcité

Intéressante polémique autour de la laïcité à l'occasion de la visite de l'Evêque de Rome.
Au sens de la loi de 1905 “la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte, mais elle assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes" (ce qui n'empêche pas de maintenir le concordat dans certaines régions, ce qui n'interdit pas de restaurer les monuments religieux au nom des monuments historiques, ce qui n'interdit pas l'occupation gratuite de ces monuments propriété de l'État ou des collectivités territoriales par des institutions religieuses, ce qui n'interdit pas les communes, qui ne sont pas l'État, d'aider les associations à but religieux). Ce qui n'a rien à voir avec le refus de reconnaissance des religions qu'est l'anticléricalisme. La laïcité est la reconnaissance de la liberté individuelle de pensée, ce qui n'a rien a voir avec l'endoctrinement des systèmes politiques qui ont eu la prétention (mais qui ont tous échoués) de vouloir bannir toute forme de religion. L'anticléricalisme, c'est Staline, Mao, et Pol pot. La laïcité, c'est la liberté de penser, pas l'interdiction de croire.
La Révolution Française, loin de la laïcité, avait instauré une nouvelle religion. "La révolution n'a pas besoin de savants", mais elle a eu besoin de spiritualité.
Relire aussi La déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : "§10 Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses".
Nos grands défenseurs de la laïcité ont certainement aussi oubliés leurs références du Siècle des Lumières : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme". Qu'est-ce que l'âme sans spiritualité?

vendredi 12 septembre 2008

écopli

Le marketing à le sens des mots qui cache parfois le sens des choses. Pour justifier de sa maîtrise des tarifs, La Poste a inventé, il y a quelques années un tarif "petite vitesse". Aujourd'hui "écopli" opposé à "lettre prioritaire".
Avant 2008, tous ces plis étaient pré triés dans les "bureaux distributeurs" (l'origine des codes postaux) et restaient sur place si nécessaires. Ils étaient donc rapidement redistribués.
Aujourd'hui les bureaux distributeurs ont disparus et tout le courrier fait des dizaines de kilomètres en camion pour être trié ailleurs (souvent hors du département). Et les écoplis qui ne sont donc pas des "lettre prioritaire" ne sont plus du tout prioritaires et restent en souffrances des jours, voir des semaines avant d'arriver, sans garanti, à leur destinataire. Et ne posez pas de question au personnel de votre bureau de poste : Ils sont de "La banque Postal" et ne savent plus rien du courrier, si ce n'est les tarifs.
Je ne parle même pas du bilan carbone d'une telle manipulation qui consiste à déplacer des tonnes de papier par camion pour revenir au point de départ. Même remarque pour les facteurs qui doivent aller chercher leurs tournées à des kilomètres. Ne vous trompez donc pas "écoplis" n'est pas un pli écologique, pas même économique, c'est la négation totale du service postal.
À la veille de la libération de toute la distribution du courrier, c'est à croire que l'organisation de la poste fait volontairement le lit de la concurrence et défit le gouvernement qui tente de nous enseigner la maître des énergies et le contrôle des déplacements.

dimanche 7 septembre 2008

1000 Milliards

Les budgets publics cumulent plus de 1000 milliards d'Euros. Le montant est colossal et relativise les déficits de tels ou tels dès lors qu'ils ne sont "que" de quelques milliards.
Cette base interroge aussi sur certaines déclarations. Lorsque les économies à réaliser par l'état sont de quelques pourcents, c'est tout de suite de dizaines de milliards qu'ils est question. De quoi en effet créer des perturbations dans l'organisation des services publics et avoir envie "de demander plus à l'impôt et moins au contribuable".
Mais lorsque l'on cherche autant d'économies, et que l'on prétend les avoir trouvés, il ne me semble pas raisonnable de demander encore un peu aux contribuables pour 3 petits milliards. C'est pourtant ce qui est proposé pour financer le RSA. Même s'il y à 20 ans, l'ISF a été inventé pour financer le RMI, rien n'obligeait à recommencer.
Aussi nécessaire que soit la mise en place du RSA (et du sens donné à cette aide), ajouter pour ce faire des impôts à qui que se soit ne me semble pas du meilleurs augure en ce qui concerne la réduction des déficits publics.

Edwige

Nous sommes tous fichés dès notre naissance. Que le fichier soit papier où numérique ne change guère que le temps pour retrouver l'information. Nous sommes identifiés sur des centaines de fichiers (SÉCU, INSEE, CPAM, CAF, impôts, banques, employeurs, caisse de retraite, commerces, …). La CNIL veille à ce qu'il y ait un minimum d'interconnexions afin de protéger notre vie privée.
Les RG gèrent de tout temps les informations sur les associations, syndicats, commerces, entreprises et autres organismes de droit privé ou public, et les honorables citoyens qui les dirigent. Rien donc de niveau sous le soleil. Je considère même que ne pas recenser les origines ethniques ou les croyances religieuses est une erreur laissant la porte ouverte à des interprétations et à des revendications invérifiables.
Les services de police et de gendarmerie gèrent depuis la nuit de temps les informations sur les personnes moins recommandables ayant contrevenus plus ou moins gravement aux règles de notre société. Toujours rien de nouveau sous le soleil.
Là ou edwige me semble inacceptable, c'est que ces deux catégories de citoyens soient regroupés dans un même fichier. Me voici donc, honorable citoyen responsable d'association, identifiable dans un fichier regroupant aussi des personnes ayant commis des actes réprouvés par la société, et surveillés de ce fait.
Je revendique le droit d'interpeller (que ferais-je sinon dans une association?), mais je refuse d'être confondu dans le même fichier que les brûleurs de voitures, les saccageurs de cimetière et les criminels. Cette assimilation me choque, et est de nature à créer de graves confusions.
Laissons donc à chaque service le soins de gérer ses fichiers, les regrouper, pire les confondre, me semble, hors de toute polémique, contraires à l'intérêt général.

ajouté le 15 septembre

Je commence à trouver que la polémique EDVIGE prend une tournure ridicule.
Presque tous les opposants à ce projet semblent découvrir qu'il est possible d'être fiché. La plus part considèrent de plus cette idée très à droite. Soit ces réactions sont celles de naïfs qui découvrent qu'il existe des fichiers tenus par les RG, la police et la justice, et il est heureux qu'ils ouvrent les yeux, soit ce sont des hypocrites qui trouvent ainsi une tribune et une raison de s'opposer pour le principe.
Pour la mémoire de certains, je rappelle une certaine affaire d'écoute téléphonique, pour preuve que ficher est universel. Pour ceux qui pense bien connaître les anciens services des pays de l'Est, qu'ils se souviennent qu'il y avait des écoles primaire dans certain camps de travail. N'était-ce pas pour des enfants? L'excuse de minorité ne tiens pas si l'on sait qu'en général les enfants "délinquants" sont dirigés par des adultes. S'inquiéter des uns est pouvoir se saisir des autres, et ainsi protéger les enfants. Pour les âmes sensibles, être fiché est indolore si on n'a rien à se reprocher.
Je ne suis pas favorable à la fusion des fichiers, mais j'ai eu plus a faire avec les RG dans les années 80 que maintenant.

samedi 30 août 2008

Le bon bout de la raison

La grande période des universités d'été (ou de ce qui en tient lieu) de nos grandes institutions politiques et sociales est ouverte. Voici donc un sujet de réflexion à leur soumettre :
Du chef ou du projet que doit-on choisir en premier?
L'histoire a souvent montré que le chef prime et que le projet suit ou s'adapte. Pour ne citer que quelques exemples : Le communisme ici ou là, la fin de la 4e république, la victoire socialiste de 1981, la victoire de la droite en 2007, toutes ont été incarnées par un chef parfois autoproclamé. Pour les défaites, je laisse à chacun le soin de trouver.
En effet, pour donner corps à une idée, il faut un chef qui la transcende, ce qui implique une certaine personnalisation. Mais cette incarnation n'est jamais exempte de défaut (voir les exemples cruels ou glorieux du XXe siècle).
Vouloir donner la primauté à l'idée conduit à se choisir un chef consensuel, donc sans panache (je ne citerai pas l'exemple qui me vient à l'esprit) et donc sans réussite, surtout dans un pays ou l'essentiel se joue sur la personnalité à quelques % près.
Le bon bout de la raison me semble donc être de se choisir un chef qui ait su comprendre nos idées et les valoriser au risque de ne par tout retrouver (pour paraphraser Lacan : valoriser nos idées, certes, mais toutes, ce n'est pas possible).

lundi 25 août 2008

Bingo (la suite du bal de hypocrites)

un précédent billet "le bal des hypocrites", j'épinglais un PS qui descendait en parole le projet de révision constitutionnelle, mais qui s'est arrangé pour qu'il soit voté. Je faisais alors le pari qu'il irait jusqu'au bout de l'hypocrisie en profitant de la première occasion pour réclamer sa mise en application à leur avantage.
C'est chose faite sur un drame de guerre. En réclamant un débat parlementaire sur la crise de l'Afghanistan (nouveauté de la constitution rénovée qui ne devrait être applicable qu'au printemps 2009 et pour les seuls nouveaux engagements militaires), il contresigne sa forfaiture. Fort de cette approbation (inconsciente?), le gouvernement en place y donne une suite favorable.
Comment faire confiance à un parti qui fait le contraire de ce qu'il claironne?
Au demeurant, ce n'est pas la France qui est engagée en Afghanistan, mais les Nations Unies. Nous serions vraiment de mauvais citoyens du monde, nous qui osons réclamer le sauvetage de ces populations (peut-on les laisser aux mains de fous de dieu pires que nos inquisiteurs) sans y participer. Ce pays est en guerre, nous tentons d'y apporter la paix, mais certains ne le souhaitent pas car ils ont plus à gagner du malheur des hommes. Ne pas les combattre est objectivement les soutenir.