vendredi 13 février 2009

Travailleurs indépendants

Il existe de nombreuses professions indépendantes (médecin, commerçants, artisans, …) Beaucoup de ces corporations revendiquent cette autonomie et prétendent à la liberté. Mais seulement la leur individuellement, car au moindre soupçon de concurrence, les revendications protectionnistes fleurissent.

• Ainsi, les médecins ont imaginé, dans les années 70, un numerus clausus pour éviter que l'ouverture des universités ne les soumette à une concurrence, à leur goût, excessive. Démarche au surplus particulièrement violente, puisque c'est en fin de première année que la sélection est effectuée, laissant sur le carreau des milliers d'étudiants. Curieusement, l'Université si jalouse du libre accès aux études et opposée par principe à toute sélection quantitative laisse faire et a même accepté de diviser encore par deux ce quota au début des années 80, probablement sous la pression gouvernementales pour faire économiser quelques sous à la SECU.
Nous en mesurons aujourd'hui les conséquences avec encore une réaction indépendantiste contre toute régulation d'installation alors même que la médecine est largement financée par des fonds publics. Du fait de cette pénurie organisée, nous devons maintenant "importer" des médecins de pays dont le corps médical contestent la qualité de formation. Le législateur viens d'ailleurs de valider l'équivalence des diplômes et la fin des contraintes d'emploi et d'établissement. Le plus cocasse est que les étudiants français, évincés de nos universités, traversent les frontières, grâce à Erasmus, pour ce former dans ces nouveaux pays Européens. Nous aurons donc bientôt des médecins français avec des diplômes européens.
L'arroseur arrosé en quelque sorte. Nos universités s'en remettrons-t-elles?

• Ainsi les commerçants qui se disent indépendants,
mais qui réclament des régulations d'État pour les soldes,
mais qui réclament une régulation stricte pour l'installation d'autres commerces,
mais qui voudraient être les seuls ouverts certains jours, ….
Pourquoi faire légiférer contre la libre concurrence (concurrence loyale il s'entend avec les mêmes règles sociales et fiscales)? N'est-ce pas favoriser la hausse de marges alors que l'on recherche la maîtrise des prix? Faut-il protéger le libre commerce contre lui-même?
L'indépendance à un prix que chacun doit assumer.

Supprimer la taxe professionnelle?

L'explication publique de notre Président concernant la gouvernance de l'État face à la crise a le mérite d'éclaircir certains aspects. Évidemment tout le monde ne s'y retrouve pas, mais au moins savons-nous ce qui se projette et ce qui est soumis à négociation.

Deux points me semblent contradictoires :

la suppression de la taxe professionnelle et de la tranche basse des impôts sur le revenu.

En effet, à l'exemple de la CSG (instaurée par M. Rocard), et comme l'a expliqué M. Sarkozy, il faut cesser de peser aveuglément sur le coût du travail et solliciter l'ensemble des Français selon leurs possibilités. Supprimer la taxe sur les salaires et la taxe professionnelle correspond donc à baisser salutairement la pression fiscale sur le travail. Sans sombrer dans le protectionnisme, il ne serait pas incongru de solliciter les importations par une contribution sociale, de quoi freiner les tendances à la délocalisation ou à la sous-traitance "concurrentielle". La logique serait en contrepartie (car il faut bien équilibrer les comptes) de remonter la pression sur l'ensemble des revenus, plutôt que d'alléger encore, fut-ce les plus bas revenus imposables. Mais peut-être n'est-ce qu'une pose pour cause de crise.

En effet et à mon sens, l'idéal fiscal n'est pas l'exonération de l'impôt sur les revenus (vieille lune des démagogues), mais au contraire sa généralisation au premier Euro d'une contribution progressive sur tous les revenus, avec une baisse maximale des impôts "aveugles" que sont actuellement les impôts locaux assis sur des bases imaginaires et autres TVA ponctionnant sur une consommation que l'on voudrait plus dynamique.

Il faut par exemple savoir que le "paquet fiscale" à, entre autre, bénéficié à des propriétaires retraités compte tenu du montant élevé de leurs impôts locaux comparé à leurs faibles revenus. Et même si les "produits de première nécessité" sont globalement à TVA réduite, ces quelques 5,5% pèsent aveuglément sur tous les revenus.

Il est imaginable d'asseoir tous les impôts, y compris les impôts locaux sur le niveau des revenus, qui à moduler selon d'autres critères (localisation, "fortune", …). Ce serait plus simple et plus équitable que les exonérations actuelles basées uniquement sur des cas particuliers (âge, type de revenus, …). Au surplus, en s'appuyant une une seule déclaration, il pourrait aussi y avoir un seul prélèvements, les moyens moderne de gestion permettant à tous de s'y retrouver.

Reste aussi à trouver un nouvel équilibre aux recettes des collectivités territoriale, principales dessinatrices de la taxe professionnelle.


Enseignants chercheurs

Étranges revendications que celle des enseignants chercheurs. À les entendre, le changement de leurs statuts ne pourrait que leur nuire. Je ne prétend pas faire le tour de la question, mais ici aussi, je repart des arguments tenus publiquement par les opposants à la réforme.

Ainsi, ils perdraient en autonomie en étant recruté au niveau des universités! Mais les enseignants doivent-ils êtres des électrons libres sans comptes à rendre? Les universités doivent-elles accepter les yeux fermés les enseignants nommés par les responsables syndicalistes du ministère? Certaines polémiques (révisionnistes) montrent que même les étudiants y trouvent à redire. Au surplus, nombre de CDD et vacations décrétées depuis un ministère inaccessible seraient certainement traités avec plus d'égard en proximité.

Ainsi, ils tomberaient sous la coupe de potentats locaux! Les directeurs d'université, qui sont aussi des enseignants, sont-ils à ce point méprisants pour leurs collègues? Le fait qu'il ne soient élus que pour quatre ans ne les exposent-ils pas à devoir rendre compte s'ils se comportent de manière despotique?

Ainsi Ils ne supportent plus des amphis de 400 élèves? Mais ils ne veulent pas démultiplier leurs heures de cours! Avec moins d'heures de cours par ans que d'heures de travail par mois pour n'importe quel salarié, il devrait y avoir de la marge, même pour faire de la recherche. En dédoublant les heures de cours, les amphis seraient moins chargés au bénéfice des étudiants. Évidement ces heures de cours ne constituent pas leur seule activité autour de l'enseignement, mais il faut les comparer avec les charges des autres enseignants.

Ainsi ils craignent de devoir rendre compte à des ignares qui ne comprennent pas leurs talents? Ils ne veulent êtres évalués que par leurs collègues de même spécialité. Quel orgueil que d'imaginer, à ce niveau de connaissance, qu'un chimiste puisse mépriser le projet d'un philosophe, ou un informaticien celui d'un physicien! Sont-ils les seuls dans leur discipline dans leur université? Serait-ce leur propre regard?

Les enseignants universitaires ne sont pas des professions libérales, mais des fonctionnaires comme beaucoup d'autres et pas des mieux payés d'ailleurs. Permettre aux universités de choisir leurs enseignants relève d'une logique évidente de qualité. Les meilleurs enseignants seront convoités (et peut-être mieux payés, mieux considérés, plus libre dans leurs travaux); la grande majorité pourra librement proposer ses compétences et ses projets; et les moins appréciés seront conviés à chercher d'autres voies, au plus grand bénéfice de l'enseignement, de la recherche et des étudiants. Contester cette évidence, c'est faire l'éloge de la médiocrité.

Bien venu dans le monde réel.

lundi 19 janvier 2009

gegen de poche

Vrai ou faux? Le pistolet à impulsion électrique Taser serait bientôt disponible en vente libre en France! Si tel est le cas, il me semble que le minimum serait de connaître l'identité des détenteurs et que ceux-ci participent à un minimum de formation. Cette arme prétendue non létale présente de vrai risques entre des mains au minimum maladroites. Il est en effet possible d'envoyer plusieurs impulsions avec le même projectile et donc de le transformer en véritable instrument de torture mortel. Répondre à un agresseur avec un tel outil n'est donc pas anodin.
Mais le plus risqué, à mon sens, est que de tels outils puissent êtres utilisés par les agresseurs eux-mêmes et leur donner un avantage certain avec une caution légale de risque minimum et d'efficacité maximum.
En ces temps où le moindre canif est supprimé à l'entré des avions, permettre de telles armes en toute liberté me semble incongru.

samedi 17 janvier 2009

L'âge du capitaine

Merci à Chesley Sullenberger, valeureux et vénérable commandant de bord de l'Airbus contraint à un amerrissage forcé près de New-York en sauvant passagers et équipage.
Valeureux car il faut un réel sang-froid pour maîtriser un avion en perdition au décollage avec du carburant plein les soutes (triste souvenir d'un Concorde). Vénérable car à 57 ans en France il serait interdit de vol. Démonstration s'il en est que l'âge du capitaine ne nuit pas à ses compétences. Messieurs les décideurs, les doyens ne sont pas tous séniles. Lorsque l'espérance de vie a pratiquement doublé en un siècle et approche justement le siècle, il faut cesser de retraiter les travailleurs à mi-parcours.
Pour les grincheux qui trouvent que certains méritent le repos plus tôt, il est évident que certains métiers sont usants et méritent considération. Mais la liste est plus courte qu'ils le pensent. Nous sommes, en France, loin de Germinal ou la bête humaine.

pluie verglaçante

Grosse émotion pour les automobilistes et les piétons mercredi 14 janvier dans l'Ain en particulier. Après une nuit réfrigérante, une méchante pluie a transformé les routes et les trottoirs en piège de glace.
Je suis toujours surpris de la réaction de beaucoup face a un événement heureusement rarissime. YAKA, YFAUCON, YFALLIATQUE. Un minimum de modestie suffit à prendre en compte un phénomène climatique plutôt improbable et de patienter. Les employeurs eux-mêmes confronté aux mêmes circonstances sont généralement compréhensibles. Même les régions habituées aux conditions climatiques extrêmes (Canada, Japon, New-York, Detroit), et donc proportionnellement suréquipés, acceptent que ces épisodes climatiques les bloquent quelques jours par ans.
Restons modestes face aux forces de la nature.

samedi 10 janvier 2009

À qui profite le buzz?

La presse regorge de gros titres, et parfois de longs développements et témoignages de citoyens indignés.
Deux exemples :
- Suicide en prison. Gros scandale. Après analyse, il y a proportionnellement moins de suicide en prison qu'en dehors.
- Morts dans les hôpitaux. Il y a même des associations qui se constituent pour rameuter l'opinion au moindre décès. Hors les hôpitaux sont par excellence les lieux où l'on recueille les malades les plus mal en point. Quoi de plus normal que certains ne survivent pas!
Certes chaque décès est un drame pour les familles. Mais faut-il chaque fois trouver un coupable? Sommes-nous au Moyen-Âge ou il faut à tout prix exorciser le Mal en exécutant Le responsable?
Ceci ne veut pas dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais cette amplification médiatique est plus que douteuse quant aux intensions. Elle nuit au personnel de ces établissements qui n'en demande pas tant. Elle nuit aux institutions chargées de les faire fonctionner. Mais elle semble profiter à tous ceux qui auraient avantage à affaiblir un pouvoir qui doit faire avec ce que d'autres ont refusé de faire quant ils étaient aux affaires. Aucuns travaux d'amélioration ni reconstruction des prisons dans les années 80, numerus clausus de formation des personnels médicaux divisé par 2 durant la même période. Toutes choses qu'il faudra encore des années à réparer.
Il est trop facile aujourd'hui de pointer les carences et de feindre l'anmésie.

lundi 5 janvier 2009

Qualité postale

Je vais sûrement en surprendre certains car je vais défendre le personnel de La Poste contre son organisation.
La nouvelle organisation des services postaux relève plus de la désorganisation que du bon sens.
Les "bureaux distributeurs" ont été mis en place en 1972 afin de mieux organiser le service. En particulier, le courrier local restait sur place et la distribution partait (justement) de ces bureaux. Du point de vue économique, nous étions proche de l'optimum car les tournées fonctionnaient dans la proximité sur quelques communes et le courrier local était redistribué le lendemain (directement trié par les facteurs et sans tenir compte du tarif). Les centres de tri départementaux étaient directement connectés au train (globalement électrifié) et celui-ci assurait l'essentiel des liaisons interdépartementales.
Aujourd'hui, pour prendre l'exemple de l'Ain, tout le courrier part dans un autre département. La quasi-totalité du transport est assurée par camions et le courrier local fait le même parcours. Les tournées partent d'une plateforme locale qui n'a de local que le nom puisqu'elles couvrent chacune une large partie du département et sert de point de départ de nombre des tournées. Résultat, le courrier, même local, parcours en camion au moins 166 km de plus que s'il était trié sur place au grand mépris des engagements gouvernementaux sur la maîtrise des énergies et passe certainement entre plus de mains qu'auparavant, ce qui n'est pas non plus une économie de personnel. Les facteurs subissent, pour certains, et en particulier en campagne, des tournées deux à trois fois plus longues (en distance, et sans tenir compte qu'ils doivent rejoindre Bourg par leurs propres moyens) et ce n'est pas le folklore des quelques véhicules électriques, plus en photos que sur le terrain, qui rattrapera un bilan carbone ainsi mis à mal.
Le courrier, même rapide, est rarement distribué le lendemain, plus souvent 3 à 4 jours plus tard, quant aux écolpis, c'est en semaines qu'il faut parfois compter. Les observations transmises au personnel ne semblent pas être entendues par la direction. Faut-il lui écrire personnellement?
La Poste s'est gravement désorganisée avec cette nouvelle organisation. Après le transfert du courrier-papier aux télécopies, et maintenant aux mels, c'est vers le privé que La Poste se prépare à livrer ce qui reste de ses services par dépits des "usagers" qui ne sont ni considérés ni écoutés.
Pour le coup, je suis de tout cœur avec le personnel.

dimanche 28 décembre 2008

Vox populi

Évidemment, il est certain que la question posée aux lecteurs du Progrès de Lyon sur les personnalités 2008 n'a pas valeur de sondage.

Il n'empêche que la réponse est instructive. Parmi les Français proposés, les lecteurs ont placé au premier rang notre Président de la République. Les commentateurs sont les premiers surpris.

Un certain microcosme médiatico-politique qui n'a pas de mots assez durs pour le Chef de l'État devrait un peu plus écouter le bon peuple qui ne confond pas activité et agitation. Le fait que Notre Président soit présent sur tous les fronts n'induit pas que son action soit superficielle.

À tous ceux qui considèrent qu'il en fait trop ou pas assez, à tous ceux qui lui reprochent et son programme et de ne pas respecter ses promesses, qu'ils regardent la France qui change et qu'ils attendent 2012 pour faire le bilan.

Bonne année 2009 à tous.

mardi 16 décembre 2008

Instrumentalisés

Le gouvernement diffère le projet de modernisation des lycées. Il semble en effet nécessaire de mieux faire connaître cette réforme extrêmement progressiste. Des lycéens manifestants (et porte-parole!) interrogés par les médiats disaient manifester car ON leur cachait les vraies finalités du projet. Autrement dit les projets ministériels ont des intensions cachées forcément malveillantes et il ne faut pas croire ce qui est publier depuis juillet sur le site ministériel, ni dans les projets de lois.
Incontestablement, des groupes de pression, manipule les jeunes.
Il faut penser aussi que nombre d'enseignants dont la matière devient optionnelle craignent de ne plus avoir d'élèves et font pression pour rester dans le noyau obligatoire. Ce sentiment de devenir eux-mêmes "optionnels" ne serait pas si ces professeurs savaient attirer les élèves par la qualité de leur enseignement, mais c'est certainement un autre débat. La nécessité d'approfondir est probablement une autre crainte. Sur la liste des matières optionnelles, aucune ne mérite d'être jetée, mais, à mon sens, aucune ne mérite d'être imposée à tous, quelque soit le projet de filière.
Le projet est centré sur des notions simples (ce qui est loin d'être simpliste) :
• Une tête bien fait plutôt qu'une tête trop pleine en réduisant le nombre de matières obligatoires pour les renforcer et en approfondissant quelques matières au choix de l'élève.
• Un temps de cours raisonnable permettant aux élèves de se ressourcer et de mieux gérer le travail personnel (préparation à l'enseignement supérieur). 30 heures de cours par semaines, c'est deux fois plus que ce qui est demandé aux enseignants alors que les élèves ont des temps de préparations et de devoirs hors cours tout aussi comparables (aux dires des enseignants eux-mêmes). Il est temps car dans certaines filières, c'est actuellement plus de 40 heures avec les TP.
• Aucune matière n'est supprimée, mais des choix d'options qui permettent la découverte, l'approfondissement et le droit de changer sans tout remettre en cause. Permettre ainsi à chaque élève de construire son projet.
Ce projet a été travaillé avec tous les représentants du système enseignant, enseignants, élèves, parents, qui l'ont tous validé
http://www.education.gouv.fr/cid21733/point-de-situation-sur-la-reforme-du-lycee.html
http://media.education.gouv.fr/file/07_juillet/20/1/Reforme_lycee_points_convergence_organisations_syndicales_32201.pdf
http://media.education.gouv.fr/file/07_juillet/19/9/Reforme_lycee_points_convergence_organisations_lyceennes_32199.pdf
Manifester contre un tel progrès montre bien que les élèves sont instrumentalisés. Certaines associations de parents d'élèves ont raison de s'alarmer.

samedi 6 décembre 2008

Travail du dimanche

Aides à domicile, personnel de santé, des centrales d'énergie, des réseaux de communication, de l'information, des radios, des télévisions, de commerces d'alimentation, de commerce de fleurs, du tourisme, de l'hôtellerie, des réseaux de transports, de services de sécurité, de police, de gendarmerie, des armées, de services de secours, de restauration, de spectacles, d'organisations sportives, d'autoroutes, d'exploitation agricoles, les élus et leurs assistants, …, se partagent le travail 7 jours sur 7, et donc le dimanche. Après une telle liste, absolument non exhaustive, la question ne me semble pas de savoir s'il faut travailler le dimanche, mais qui ne travaille pas le dimanche.
Le travail du dimanche est interdit, sauf à tous ceux pour qui c'est obligatoire, comme le travail de nuit est interdit aux femmes, sauf pour tous les services ou elle se partagent l'essentiel de cette période. Certains même s'en son fait une spécialité.
Comme tout ce qui concerne l'organisation du travail, nous sommes régis par des textes totalement archaïques et ne s'appuyant que sur le travail industriel, de la métallurgie et des mines. Il n'est nullement pris en compte les spécificités des professions que je viens de lister. Tous sont des métiers de services.
Je trouve aussi étrange que "le repos dominical", réminiscence "du jour du seigneur" soit aussi âprement défendu par les plus vigoureux tenants le la laïcité.
Pour ma part, je ne sais pas s'il faut autoriser le travail le dimanche. Je pense seulement qu'il ne faut pas laisser à quelques-uns (cf. la médiocre participation aux élections prud'homales) le pouvoir de penser pour tous. Il me semble qu'il serait suffisant de ne pas l'interdire et de l'assortir de quelques avantages spécifiques (salaire majoré, synchronisation familiale des jours de repos, volontarisme, accords de branche, …). Il est temps de cesser de s'arc-bouter sur de prétendus avantages acquis qui ne concernent plus qu'une minorité et empêche de travailler une majorité.

samedi 29 novembre 2008

Un PS démocratique?

Gros progrès au PS! La nomination du secrétaire général ne se fait plus avec un score "soviétique". Un premier secrétaire élu avec 50,xx% est effectivement la preuve que chacun est libre de s'exprimer, surtout après 5 ou 6 tours éliminatoires.
Comme pour choisir notre Président de la République, la majorité absolue implique la désignation. L'ensemble des citoyens doit se plier à la règle, quitte à protester et préparer "la revanche". Le PS réussira-t-il cette révolution? Pas sûr, certains prennent déjà la tangente pour être "vraiment de gauche", pour être "moderne".
Un des problème est que les doutes sur la régularité des votes auraient conduit à son invalidation dans n'importe quelle association ou mairie.
Un PS démocratique? À voir! Dommage.

Quel TV papa!

Carpe Diem (et oubli systématiquement le passé) est décidément le maître mot de nos syndicalistes. Tout est bon pour protester, tout et surtout son contraire, puisqu'ici et maintenant il est toujours l'heure de manifester.
Sous un certain gouvernement socialiste, la télévision publique découvre la publicité. L'objectif étant de trouver les moyens de lancer une chaine privée et codée.
GROS scandale dans le Landerneau audiovisuel. Comment! De la publicité sur les chaînes publiques? Nous, artistes, sous la férule des marchands? Inacceptable. Nous voulons une télévision libre et indépendante! Non mais!
25 ans plus tard, sous un gouvernement méchamment libéral :
Quel scandale toutes nos ressources seront issues du seul bon vouloir des politiques (et d'une taxe affectée)? C'est inadmissible! Nous, artistes, journalistes, à la botte du seul pouvoir? Nous voulons garder la publicité! Nous voulons une télévision capitaliste qui exige de l'audience pour s'enrichir!
Mais s'ont-ce encore les mêmes qui manifestent? Oui pour beaucoup, hélas.
L'âne de Buridan est mort pour moins que ça.

jeudi 13 novembre 2008

5700

5700 serait le nombre d'emplois sacrifiés sur l'hôtel de la piraterie numérique. Mais pour lutter contre ce prétendu fléau, certains persistent encore à vouloir poursuivre ceux qui ramassent ce qui traîne alors qu'en tout trafic, la règle est de poursuivre les pourvoyeurs, ici ceux qui laissent traîner.

De plus, dans l'obsession qui conduit à considérer tout utilisateur de système d'enregistrement comme un pirate en puissance, tout support est considéré comme base de copie illicite et taxé en conséquence. À mon sens, taxe payé, droit accordé.

Mais point n'est là mon propos.

L'évolution des techniques semble une règle de nos sociétés, et vouloir s'y opposer me semble vain. Il y a 130 ans Thomas Edison lançait un nouveau système d'éclairage. Les fabricants de chandelles se sont révoltés, ont accusé l'éclairage électrique de tous les maux imaginables et de la destruction scandaleuse d'un métier issu de la nuit des temps. Que sont-il devenus? Que reste-t-il de la première source d'incendie?

Le même grand ingénieur à inventer le principe qui fait encore la fortune des fabricants de supports numériques. Le rapprochement est plaisant à mon sens et montre qu'un cycle est tourné.

L'énergie de l'éclairage s'est dématérialisée, de la bougie à l'électron.

Le support des sons et des images animées est passé de même du solide à l'immatériel.

Messieurs, sachez regarder la réalité, réorientez vos ressources vers l'avenir immatériel d'un savoir qui ne s'encombre plus de supports aussi polluants et gourmands en énergies et produits fossiles que les chandelles fumantes que l'auteur de votre fortune a su faire disparaître.

mardi 11 novembre 2008

vous avez dit communautés?

CRAN (Conseil Représentatif des associations noires!), CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de france, CFCM (Conseil Français du Culte Musulman), …, nombre de communautés sont officiellement identifiées et reconnues , mieux suscitées, par les pouvoirs publiques.
Dans le même temps, au nom de l'égalité, de la non-discrimination, de la laïcité, ces communautés ne peuvent officiellement être dénombrées. Chacune peu sans aucun contrôle possible s'annoncer de tel ou tel part de la population. Comment perdre en compte la réalité si nous sommes interdit de compter?
Nous vivons dans un pays schizophrène qui protége les communautés et refuse l'identification de chacun à ces communautés.
Ceci conduit régulièrement à bafouer le choix de vie des personnes lorsqu'elles ne sont pas en situation de s'exprimer (incompréhension linguistique, maladies, coma, décès, …). Comment respecter les personnes si l'on refuse de prendre en compte sa religion comme son origine. Cette négation est à mon sens un des creusets de la violence au nom de prétendues communautés
Combien d'années encore pour que le traumatisme de la dernière guerre soit dépassé et que nous sortions de cette forme d'obscurantisme qui nous conduit à refuser d'identifier nos différences?
De nombreux pays identifient clairement ces informations avec pour seul objectif la reconnaissance de la différence et la protection de l'individu dans toutes ses dimensions.

Jusque 70 ans, si je veux

Il est décidément trop facile de déformer les informations pour le plaisir de noircir le tableau et entretenir le cœur des pleureuses, les lamentations des éternels insatisfaits et les discours des opposants par principe.
Le projet de loi concerne l'interdiction faite aux employeurs de mettre en retraite d'office (donc sans son consentement) un salarié avant 70 ans (le projet initial avait même supprimé toutes limites, comme au Royaume-Uni!). Il n'est ici nullement question d'obliger quiconque à travailler jusque-là. Il est toujours possible de faire valoir le droit à la retraite à partir de 60 ans. Les générations à venir apprécieront de ne pas devoir se contenter d'une retraite partielle par décision arbitraire des employeurs, avec 42 ou plus de cotisation pour une retraite pleine.
Il me semble que le projet concerne surtout ceux qui, pour des études longues, pour avoir suspendu leur activité (maladie, éducation des enfants, volontariat international, …) risquent de ne pas avoir une retraite (pleine, satisfaisante, suffisante, …, Rayez les Mentions Inutiles) à 60 ou 65 ans et se sentent suffisamment vaillants pour poursuivre.
Le projet n'est pas d'imposer de travailler plus longtemps, mais la possibilité de travailler plus tard pour ceux qui ont commencer plus tard, justement.
De plus, il faut arrêter l'hypocrisie qui consiste à imposer un départ en retraite pour autoriser ensuite une reprise à temps partiel, ou une création de micro entreprise (c'est mon cas, car, à mon sens, ne plus avoir d'activité social quant on est en pleine forme est se comporter en parasité de la société), ou du travail "dissimulé".
Ne pas oublier que la seule richesse créée est celle issue du travail, tout le reste n'est que recyclage.
Pour ceux qui pensent que c'est priver de travail les jeunes, je rappelle que :
  • La France est le pays qui a à la fois le moins de jeunes comme le moins de seniors au travail; que la mise à la retraite constitue une perte de revenus de ≈30% pour les salariés du secteur privé (petit rappel pour les trop nombreux décideurs qui ne connaissent que la fonction publique) , et donc autant d'activité économique en moins, donc autant d'emplois perdus, …. Le travail des seniors est l'activé des jeunes. Le travail des seniors est aussi le pouvoir d'achat des jeunes, car cette activité réduit d'autant les ponctions nécessaires au payement des retraites.
  • Pour ce qui concerne les jeunes au chômage, le pourcentage annoncé ne concerne que ceux qui ne sont plus scolarisés, or nous sommes un des pays ou la scolarité est la plus longue. De fait, annoncer 24% de chômage pour les jeunes (population de 16 à 25 ans) correspond à ≈ 10% de jeunes effectivement au chômage compte tenu du nombre de jeunes scolarisés. Excusez de l'écart. C'est évidement encore trop, mais est plus conforme à la réalité. Ici encore, les informations sont insatisfaisantes car trompeuses.

dimanche 19 octobre 2008

taux usuraire

Les organismes de prêt ne sont pas autorisés à pratiquer des taux d'intérêts supérieurs à un certain niveau dit taux d'usure. Le taux d'usure est actuellement de l'ordre de 20% selon la nature du prêt. Ce taux est régulièrement proposé dans la publicité. Il est évident que quiconque a du temps et des garanti, trouvera de bien meilleures conditions. Le prêt au taux maximum est donc le lots des plus pauvres.
Mais lorsque l'on place de l'argent, il n'y a pas de plafond aux propositions, surtout si les placements sont conséquents. Il est possible de trouver du placement à terme à 15%. Le taux élevés sont alors le privilège des plus aisés.
Conclusion : Comme pour les subprimes, ce sont les plus pauvres qui permettent aux plus riches de s'enrichir encore plus.
S'il y a une réforme à faire, c'est bien la moralisation des circuits financiers, car pour offrir des placements très rémunérateurs, il faut nécessairement taxer fortement les prêts.
Autres réformes:
interdire les mises partielles sur les opérations boursières à terme.
Imposer une durée minimum de conservation des actions pour lutter contre les coup de bourse et permettre aux société gérer avec la confiance des actionnaires.

du prix du blé

L'hiver dernier, gros scandale autour des prix des matières premières. Le prix des céréales a doublé en un ans. LES fautifS : les agrocarburants. À vouloir diversifier nos sources d'énergie, et surtout rechercher des énergies renouvelables, nous sommes accusés d'affameurs. D'ailleurs aux yeux de certains que se prétendent écologistes, tout est à rejeter : Les voies navigables détruisent le paysages, les éoliennes les oiseaux, les barrages les poissons, les agrocarburants conduisent à la famine mondiale.
Les récoltes 2008 font pleurer les paysans qui retrouvent les prix de 2006, et il n'y a plus personne pour accuser les agrocarburants. Il est même possible que les agrocarburants viennent au secours de la chute des prix tant la récolte est abondante.
Notons au passage que la hausse des prix du blé avait motivé de fortes hausse des prix alimentaires, il serait bien que le retour à l'état antérieur conduise à un retours des prix dans les mêmes proportions.

lundi 13 octobre 2008

réformer dans la crise

Partant du principe que l'on ne change pas une équipe qui gagne, il n'y a aucune raison de réformer lorsque tout va bien.
Lorsqu'il y a crise, il y a nécessité de corriger le tir. C'est le principe de réforme que tout aficionados de sport collectif connaît bien (lorsque l'équipe perd, il faut sacrifier l'entraîneur, puisque les joueurs, évidemment …).
Je trouve donc surprenant d'entendre de personnages politiques, qui se disent respectables, de réclamer une pose dans les réformes au nom de la crise, même si la vrai raison est que ce ne sont pas LEUR réforme. D'autant que si crise il y a, il faut l'écrire au pluriel, et qu'en ce monde imparfait, il y a peu de chance de trouver une période de calme suffisante pour oublier ce mot (oubli qui fera de facto oublier le mot réforme).
Je considère que la situation est suffisamment grave pour que toute réforme soit menée sans retard, plus quelques autres. Les chantiers sont nombreux, et certain sont et seront douloureux, mais ils me semblent tous nécessaires et doivent être menés de front pour réussir.
C'est donc tout à l'honneur du gouvernement que nous avons porté au pouvoir de persister dans la réalisation des promesses électorales.
Évidemment, toutes les réformes ne sont pas du goût de tout le monde, mais une majorité les ont accepté en élisant Président et Députés.
Les deux précédents Présidents ont soigneusement enterré leurs projets sitôt élus pour ne pas risquer leur popularité. Nous en mesurons aujourd'hui les conséquences, et je formule le vœu que le Président actuel utilise son dynamisme pour rattraper le retard, même et surtout si les circonstances internationales ne sont pas favorables.

mercredi 8 octobre 2008

subprime

Serons-nous un jour prochain confrontés aux mêmes problèmes que les banques américaines et pour les mêmes problèmes? Le principe de subprime est couramment utilisé par les marchands de crédit. Il n'est pas d'hebdomadaire où l'on ne trouve de telles propositions :
> 3 mois avant de rembourser et un taux d'intérêt à la limite de l'usure
> 4,5%, affiché en gros, valable 6 mois pour continuer avec un taux à 19,95%, affiché en 20 fois plus petit (ce taux est tellement aberrant que j'ai relus plusieurs fois pour le croire, et c'est ainsi que j'ai découvert que le taux d'usure est de 20,76%).
Avec de tels taux, il est évident que rares sont ceux qui rembourseront sans problème, sans reprendre un nouveau crédit pour couvrir le précédent, ….
Combien de français tombent dans cette course à la trésorerie avec de telles tromperies?
Combien de nouveaux dossiers arrivent aux commissions de surendettement pour s'êtres laissés bernés par ces marchands de misère?
Les banques américaines comme les marcands de crédit français on compris qu'l est facile de voler les pauvres en les appauvrissants encor plus.
Ce n'est plus du libéralisme, même sauvage, c'est presque du racket.
C'est aussi la démonstration que les régulations qui organisent les marchés, même libéraux, ont été oubliés et sont régulièrement bafouées.